Saint Pierre

Tau – Psaume #118 (fin) – Distiques #51


Saint Pierre
Saint Pierre

Voici donc la dernière strophe de notre paraphrase du psaume 118. C’est la fin, mais, comme disait je ne sais plus quel auteur, les grands poèmes ne s’achèvent qu’au ciel. C’est le cas de ce psaume, à défaut de ma pauvre paraphrase.

Tau

169 Appropinquet deprecatio mea in conspectu tuo, Domine ;
juxta eloquium tuum da mihi intellectum.
170 Intret postulatio mea in conspectu tuo ;
secundum eloquium tuum eripe me.
171 Eructabunt labia mea hymnum,
cum docueris me justificationes tuas.
172 Pronuntiabit lingua mea eloquium tuum,
quia omnia mandata tua æquitas.
173 Fiat manus tua ut salvet me,
quoniam mandata tua elegi.
174 Concupivi salutare tuum, Domine,
et lex tua meditatio mea est.
175 Vivet anima mea, et laudabit te,
et judicia tua adjuvabunt me.
176 Erravi sicut ovis quæ periit : quære servum tuum,
quia mandata tua non sum oblitus.

Tau

Seigneur, que ma prière atteigne Vos oreilles :
Donnez-moi d’embrasser Votre loi nonpareille !

Pitié, prêtez l’oreille à ma supplication :
Arrachez de mon cœur l’horrible damnation !

Et quand je connaîtrai Votre loi sans mélange,
Je ferai retentir une hymne de louange !

Vos préceptes sacrés, je les proclamerai,
Car l’Homme doit savoir qu’il n’en est d’autre vrai.

Que Votre main, mon Dieu, me saisisse et me sauve,
Car j’ai gardé Vos lois sous la griffe du fauve.

J’ai médité Vos lois, et sans fin j’ai voulu,
Par dessous tout, Seigneur, avoir Votre salut !

Rempli de vie, mon cœur chantera Votre gloire :
Au jour du Jugement, Vous m’aurez en mémoire.

Cherchez moi, retrouvez Votre brebis perdue,
Car à garder Vos lois, j’ai été assidu.

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Les tentations de saint Antoine

Sin – Psaume #118 – Distiques #50


Les tentations de saint Antoine
Les tentations de saint Antoine

Sin

161 Principes persecuti sunt me gratis,
et a verbis tuis formidavit cor meum.
162 Lætabor ego super eloquia tua,
sicut qui invenit spolia multa.
163 Iniquitatem odio habui, et abominatus sum,
legem autem tuam dilexi.
164 Septies in die laudem dixi tibi,
super judicia justitiæ tuæ.
165 Pax multa diligentibus legem tuam,
et non est illis scandalum.
166 Exspectabam salutare tuum, Domine,
et mandata tua dilexi.
167 Custodivit anima mea testimonia tua,
et dilexit ea vehementer.
168 Servavi mandata tua et testimonia tua,
quia omnes viæ meæ in conspectu tuo.

Sin

Je ne crains nullement l’homme persécuteur,
Mais de Vous oublier, ne serait-ce qu’une heure.

Quel bonheur, ô mon Dieu, quand je revêts Vos lois,
Comme un guerrier qui prend les dépouilles d’un Roi !

Qu’il est affreux, Seigneur, de Vous être rebelle ;
Votre législation, en revanche, est si belle !

Sept fois le jour, Seigneur, pour elle, je Vous loue,
Du lever du soleil jusqu’entre chien et loup.

L’amoureux de Vos lois a la paix pour salaire ;
Rien ne peut le séduire, à qui Dieu seul peut plaire !

J’attendais, Dieu très bon, la venue du salut,
Et j’ai, sur Vos décrets, jeté mon dévolu.

Voyez ! Ils sont gravés tout au fond de mon âme,
Et chaque lettre semble une lettre de flamme.

Oui, je leur obéis avec scrupule et soin :
De mon cœur Vous voyez les plus petits recoins.

Saint Jean continuant à prier dans son martyre

Res – Psaume #118 – Distiques #49


Saint Jean continuant à prier dans son martyre
Saint Jean continuant à prier dans son martyre

Res

153 Vide humilitatem meam, et eripe me,
quia legem tuam non sum oblitus.
154 Judica judicium meum, et redime me :
propter eloquium tuum vivifica me.
155 Longe a peccatoribus salus,
quia justificationes tuas non exquisierunt.
156 Misericordiæ tuæ multæ, Domine ;
secundum judicium tuum vivifica me.
157 Multi qui persequuntur me, et tribulant me ;
a testimoniis tuis non declinavi.
158 Vidi prævaricantes et tabescebam,
quia eloquia tua non custodierunt.
159 Vide quoniam mandata tua dilexi, Domine :
in misericordia tua vivifica me.
160 Principium verborum tuorum veritas ;
in æternum omnia judicia justitiæ tuæ.

Res

Voyez mon affliction, délivrez Votre esclave :
Mon cœur est une table où Votre loi se grave.

Rachetez-moi, Seigneur, au jour de mon procès,
Et rendez-moi la vie quand viendra le décès.

Il est loin du salut, le pécheur qui s’obstine,
Qui veut poser ses pas loin de la voie divine.

Votre miséricorde, on ne peut la sonder :
Que Votre vie, Seigneur, veuille bien m’inonder !

Voyez ! Qu’ils sont nombreux, ceux qui me persécutent !
Mais je Vous loue encor sous les coups de ces brutes.

J’ai chu lorsque j’ai vu le cœur des apostats,
Qui combattent, haineux, le très doux Potentat.

Voyez plutôt, Dieu bon, à quel point je Vous aime :
Pénétrez en mon cœur et soyez ma Vie même !

C’est sur la vérité que s’assied Votre voix,
Sur un trône éternel que siège Votre loi !

Jésus priant au Jardin des Oliviers

Coph – Psaume #118 – Distiques #48


Jésus priant au Jardin des Oliviers
Jésus priant au Jardin des Oliviers

Coph

145 Clamavi in toto corde meo : exaudi me, Domine ;
justificationes tuas requiram.
146 Clamavi ad te ; salvum me fac :
ut custodiam mandata tua.
147 Præveni in maturitate, et clamavi :
quia in verba tua supersperavi.
148 Prævenerunt oculi mei ad te diluculo,
ut meditarer eloquia tua.
149 Vocem meam audi secundum misericordiam tuam, Domine,
et secundum judicium tuum vivifica me.
150 Appropinquaverunt persequentes me iniquitati :
a lege autem tua longe facti sunt.
151 Prope es tu, Domine,
et omnes viæ tuæ veritas.
152 Initio cognovi de testimoniis tuis,
quia in æternum fundasti ea.

Coph

Que j’ai crié vers Vous ! Ma voix faillit se rompre !
Formez-moi sans jamais, Seigneur, Vous interrompre.

Oui, j’ai crié vers Vous : sauvez-moi, sauvez-moi,
Afin que jusqu’au bout je conserve Vos lois.

Oui, j’ai crié vers Vous, j’ai précédé l’aurore,
Car j’espère en Vous seul, Verbe efficient et fort !

Ô Père bien aimé, voyez comme mes yeux
Se dépêchent pour voir le visage de Dieu.

Ayez pitié, Seigneur, écoutez ma prière ;
Remplissez mes poumons, ô ma Vie, de Votre air.

Dans la Ville du vice est l’homme au cœur méchant :
La Cité de la loi, il la fuit en péchant.

Vous êtes près de moi, mon Seigneur : que craindrai-je ?
Vos voies, ô Vérité, sont blanches comme neige !

Dès l’instant que j’ai su que mon Seigneur m’aimait,
J’ai compris que Lui seul règnerait à jamais.

Moïse devant le buisson ardent

Sade – Psaume #118 – Distiques #47


Moïse devant le buisson ardent
Moïse devant le buisson ardent

Sade

137 Justus es, Domine,
et rectum judicium tuum.
138 Mandasti justitiam testimonia tua,
et veritatem tuam nimis.
139 Tabescere me fecit zelus meus,
quia obliti sunt verba tua inimici mei.
140 Ignitum eloquium tuum vehementer,
et servus tuus dilexit illud.
141 Adolescentulus sum ego et contemptus ;
justificationes tuas non sum oblitus.
142 Justitia tua, justitia in æternum,
et lex tua veritas.
143 Tribulatio et angustia invenerunt me ;
mandata tua meditatio mea est.
144 Æquitas testimonia tua in æternum :
intellectum da mihi, et vivam.

Sade1

Gloire au Juge sacré, gloire au Juste des justes !
Gloire à Ses jugements qui sont sûrs et robustes !

Gloire à Vos lois, Seigneur, qui sont droites et vraies,
Gloire à Vos jugements, et gloire à Vos arrêts !

J’ai proclamé Vos lois ; hélas, quels vains efforts !
De tous mes ennemis, qui s’en rappelle encor ?

Votre parole, ô Verbe, est un brasier violent,
Et mon œil, devant elle, est tout étincelant.

Je suis jeune, mon Dieu, mes joues sont encor lisses,
Mais je garde Vos lois, j’aime Votre justice.

Justice, non du temps, mais de l’éternité,
Car Votre loi, Seigneur, vient de la vérité.

Si je vis accablé d’angoisse et de douleurs,
Je médite Vos lois pour assécher mes pleurs.

Vos préceptes, mon Dieu, sont éternels et vrais :
Donnez-moi la sagesse, et sans fin je vivrai.

1 Il va sans dire que le nom de cette lettre, parfois orthographié Tsade, n’a rien à voir avec l’écrivain.

Jésus représenté en pasteur

Phe – Psaume #118 – Distiques #46


Jésus représenté en pasteur
Jésus représenté en pasteur

Phe

129 Mirabilia testimonia tua :
ideo scrutata est ea anima mea.
130 Declaratio sermonum tuorum illuminat,
et intellectum dat parvulis.
131 Os meum aperui, et attraxi spiritum :
quia mandata tua desiderabam.
132 Aspice in me, et miserere mei,
secundum judicium diligentium nomen tuum.
133 Gressus meos dirige secundum eloquium tuum,
et non dominetur mei omnis injustitia.
134 Redime me a calumniis hominum
ut custodiam mandata tua.
135 Faciem tuam illumina super servum tuum,
et doce me justificationes tuas.
136 Exitus aquarum deduxerunt oculi mei,
quia non custodierunt legem tuam.

Phe

Commandements de Dieu, que mon cœur vous admire !
Sur mon âme, ô Seigneur, étendez Votre empire.

Que Votre loi, Seigneur, fait grandir le petit,
Qui ne possède rien, sauf de Vous l’appétit !

Dieu bon, j’ouvre la bouche et veux toujours Vous plaire :
J’aspire à Votre loi comme un noyé de l’air.

Grâce pour moi, pour nous, pour ceux que Vous jugez,
Qui se sont par amour envers Vous engagés !

Dirigez-moi, Berger, sur la route parfaite,
Extirpez l’injustice, Ô Mire1, de ma tête.

Venez me délivrer du venin du crapaud !
Que Votre loi me soit un haubert sur la peau.

Sur Votre serviteur, penchez Votre visage,
Ensoleillez mon cœur de Vos règles sans âge.

Mes yeux sont une source et mes pleurs des ruisseaux
Car je vois Votre loi moquée par des pourceaux.

1 Mire : ancien mot français qui signifie médecin, docteur.

Un oiseau nourrit son petit

Ain – Psaume #118 – Distiques #45


Un oiseau nourrit son petit
Un oiseau nourrit son petit

Ain

123 Feci judicium et justitiam :
non tradas me calumniantibus me.
122 Suscipe servum tuum in bonum :
non calumnientur me superbi.
123 Oculi mei defecerunt in salutare tuum,
et in eloquium justitiæ tuæ.
124 Fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam,
et justificationes tuas doce me.
125 Servus tuus sum ego : da mihi intellectum,
ut sciam testimonia tua.
126 Tempus faciendi, Domine :
dissipaverunt legem tuam.
127 Ideo dilexi mandata tua
super aurum et topazion.
128 Propterea ad omnia mandata tua dirigebar ;
omnem viam iniquam odio habui.

Ain

Je tâche d’être droit, de sortir de la bourbe :
Dieu ! Ne me livrez pas entre les mains des fourbes.

Mettez Votre oisillon au creux de Votre nid,
Et qu’on ne jette plus sur moi de calomnies.

Mes yeux sont languissants après les joies du ciel,
Et Vous attend bien plus que ma langue le miel.

Envers moi, soyez juste et miséricordieux,
Et Votre serviteur, instruisez-le, mon Dieu.

Quel est ce serviteur ? C’est moi ! Rendez-moi sage,
Et digne de Vous rendre, ô Seigneur, témoignage.

Agissez, ô mon Roy ; venez donc, il est temps,
Car ils brisent Vos lois et déifient satan.

Pendant que l’univers meurt, s’écroule, s’embrase,
J’aime les lois de Dieu plus qu’or, argent, topaze.

Car tout mal, tout péché, je l’ai toujours haï :
A Vos commandements, sans cesse j’obéis.

Le Jugement

Samech – Psaume #118 – Distiques #44


Le Jugement
Le Jugement

Samech

113 Iniquos odio habui,
et legem tuam dilexi.
114 Adjutor et susceptor meus es tu,
et in verbum tuum supersperavi.
115 Declinate a me, maligni,
et scrutabor mandata Dei mei.
116 Suscipe me secundum eloquium tuum, et vivam,
et non confundas me ab exspectatione mea.
117 Adjuva me, et salvus ero,
et meditabor in justificationibus tuis semper.
118 Sprevisti omnes discedentes a judiciis tuis,
quia injusta cogitatio eorum.
119 Prævaricantes reputavi omnes peccatores terræ ;
ideo dilexi testimonia tua.
120 Confige timore tuo carnes meas ;
a judiciis enim tuis timui.

Samech

Péché, que je te hais ! Que tu me fais horreur !
Mais je loue Votre loi, je Vous aime Seigneur.

Vous êtes, Tout Puissant, mon glaive et mon écu :
Si je suis avec Vous, je me sais invaincu.

Déguerpissez, maudits, et laissez-moi, pervers,
M’imprégner de la règle et la tourner en vers.

Dieu, sans Votre soutien, puis-je me dire en vie ?
Ah, ne permettez pas, Seigneur, que je dévie.

Si Vous me voulez sauf, accordez-moi Votre aide :
Je lirai Votre loi, mon unique remède.

Accumulant sur lui le plus juste mépris,
Sur la balance, enfin, l’inique a peu de prix.

Heureux l’homme de foi ! Mais tous les incrédules
Et tous les pécheurs sont du monde les pustules.

Brisez ma chair, Seigneur, brisez-la durement,
Car j’ai peur qu’à ma mort vienne le châtiment.

Un ostensoir, symbole de Jésus lumière du monde

Nun – Psaume #118 – Distiques #43


Un ostensoir, symbole de Jésus lumière du monde
Un ostensoir, symbole de Jésus lumière du monde

Nun

105 Lucerna pedibus meis verbum tuum,
et lumen semitis meis.
106 Juravi et statui
custodire judicia justitiæ tuæ.
107 Humiliatus sum usquequaque, Domine ;
vivifica me secundum verbum tuum.
108 Voluntaria oris mei beneplacita fac, Domine,
et judicia tua doce me.
109 Anima mea in manibus meis semper,
et legem tuam non sum oblitus.
110 Posuerunt peccatores laqueum mihi,
et de mandatis tuis non erravi.
111 Hæreditate acquisivi testimonia tua in æternum,
quia exsultatio cordis mei sunt.
112 Inclinavi cor meum ad faciendas justificationes tuas in æternum,
propter retributionem.

Nun

Ô Dieu, Votre parole est sur ma route un phare
Qui guide dans la nuit mes pas et mes regards.

Devant Vous, ô Seigneur, j’en ai fait le serment,
Et, fidèle, ai gardé tous Vos commandements.

Oh, quelle humiliation, et quel opprobre extrême,
Jadis ! Mais désormais, faites que je Vous aime !

Vous m’avez accordé, Dieu très doux, le pardon ;
J’ai fait une promesse : agréez-en le don.

Je tiens toujours mon âme au milieu de mes paumes,
Et n’ai point oublié les édits du Royaume.

Les pécheurs ont voulu me prendre dans leurs rets,
Mais je me suis soumis à Vos très saints décrets.

J’ai reçu Vos leçons comme mon héritage,
Comme un legs éternel qui dure d’âge en âge.

Qu’il est doux d’obéir à Votre volonté !
Grande sera pour moi, Maître, Votre bonté.

Jésus enfant faisant l'admiration des docteurs de la loi

Mem – Psaume #118 – Distiques #42


Jésus enfant faisant l'admiration des docteurs de la loi
Jésus enfant faisant l’admiration des docteurs de la loi

MEM

97 Quomodo dilexi legem tuam, Domine !
tota die meditatio mea est.
98 Super inimicos meos prudentem me fecisti mandato tuo,
quia in æternum mihi est.
99 Super omnes docentes me intellexi,
quia testimonia tua meditatio mea est.
100 Super senes intellexi,
quia mandata tua quæsivi.
101 Ab omni via mala prohibui pedes meos,
ut custodiam verba tua.
102 A judiciis tuis non declinavi,
quia tu legem posuisti mihi.
103 Quam dulcia faucibus meis eloquia tua !
super mel ori meo.
104 A mandatis tuis intellexi ;
propterea odivi omnem viam iniquitatis.

Mem

Pour Votre loi, grand Dieu, mon cœur se rompt d’amour !
J’aime la méditer tout l’espace du jour.

Vos préceptes, Seigneur, m’ont rendu plus prudent
Que celui qui me hait, car ils sont sur mes dents.

Oh, si je comprends mieux que mes maîtres eux-mêmes,
Je ne le dois qu’à Vous, parce que je Vous aime.

Si je suis plus savant que les vieillards chenus,
Je le dois à Vos lois que j’ai bien retenues.

Oui, j’ai banni mes pas de toute fausse route,
Car je garde Vos lois et toujours les écoute.

A Votre jugement je ne me soustrais pas,
Car Vous fixez la règle, et j’y pose mes pas.

Qu’elle est douce au palais, ô Dieu, Votre parole !
Est moins exquis le miel de l’abeille qui vole.

Je suis sage, ô Seigneur, par Vos enseignements,
Et hais la voie qui sort de Vos commandements.

Une représentation du ciel empyrée

Lamed – Psaume #118 – Distiques #41


Une représentation du ciel empyrée
Une représentation du ciel empyrée

Lamed

89 In æternum, Domine,
verbum tuum permanet in cælo.
90 In generationem et generationem veritas tua ;
fundasti terram, et permanet.
91 Ordinatione tua perseverat dies,
quoniam omnia serviunt tibi.
92 Nisi quod lex tua meditatio mea est,
tunc forte periissem in humilitate mea.
93 In æternum non obliviscar justificationes tuas,
quia in ipsis vivificasti me.
94 Tuus sum ego ; salvum me fac :
quoniam justificationes tuas exquisivi.
95 Me exspectaverunt peccatores ut perderent me ;
testimonia tua intellexi.
96 Omnis consummationis vidi finem,
latum mandatum tuum nimis.

Lamed

Dans le ciel empyrée demeure hors d’atteinte
Éternelle, Seigneur, Votre parole sainte.

Le père à son enfant transmettra Votre loi
Jusqu’à la fin des temps, créés par Vous grand Roi !

C’est Vous qui permettez le lever du soleil,
Car tout être obéit au Maître sans pareil.

Oh, si de Votre loi je ne m’étais vêtu,
N’aurais-je point péri dans le péché qui tue ?

Jamais je n’oublierai Vos sacrées ordonnances,
Car elles ont toujours conduit mon existence.

Je suis Vôtre, Seigneur : offrez-moi le salut,
Car je veux obéir à Vos lois absolues.

Les pécheurs ont cherché à me faire déchoir :
Quel échec ! Car j’avais Vos décrets en mémoire.

Ce qui semble parfait trouve toujours sa fin ;
Mais de Vous, ô Seigneur, l’homme aura toujours faim.

L'Agneau de Dieu

Caph – Psaume #118 – Distiques #40


L'Agneau de Dieu
L’Agneau de Dieu

Caph

81 Defecit in salutare tuum anima mea,
et in verbum tuum supersperavi.
82 Defecerunt oculi mei in eloquium tuum,
dicentes : Quando consolaberis me ?
83 Quia factus sum sicut uter in pruina ;
justificationes tuas non sum oblitus.
84 Quot sunt dies servi tui ?
quando facies de persequentibus me judicium ?
85 Narraverunt mihi iniqui fabulationes,
sed non ut lex tua.
86 Omnia mandata tua veritas :
inique persecuti sunt me, adjuva me.
87 Paulominus consummaverunt me in terra ;
ego autem non dereliqui mandata tua.
88 Secundum misericordiam tuam vivifica me,
et custodiam testimonia oris tui.

Caph

Après Votre salut mon âme est languissante :
C’est si dur ! Mais je sais Vos paroles puissantes.

Après Vos doux serments se languissent mes yeux
Quand consolerez-Vous mon âme, Seigneur Dieu ?

Ma face s’est fripée, ma peau rongée de rides,
Mais je n’ai point suivi la vipère bifide.

Ô jours ! Vous déclinez, précédant le trépas.
Contre mon ennemi, ne sévirez-Vous pas ?

Les méchants m’ont bercé de si séduisants songes…
Mais j’ai lu Votre loi : ce n’étaient que mensonges.

Car Vos commandements seuls sont justes et vrais,
Et ne mélangent point le froment et l’ivraie.

Pour n’avoir point trahi, ils m’ont laissé pour mort,
Tous mes persécuteurs, ces hommes sans remords.

Ô Seigneur, par pitié, faites vivre ma boue,
Et je pourrai garder Vos leçons jusqu’au bout !

Création d'Adam

Jod – Psaume #118 – Distiques #39


Création d'Adam
Création d’Adam

Jod

73 Manus tuæ fecerunt me, et plasmaverunt me :
da mihi intellectum, et discam mandata tua.
74 Qui timent te videbunt me et lætabuntur,
quia in verba tua supersperavi.
75 Cognovi, Domine, quia æquitas judicia tua,
et in veritate tua humiliasti me.
76 Fiat misericordia tua ut consoletur me,
secundum eloquium tuum servo tuo.
77 Veniant mihi miserationes tuæ, et vivam,
quia lex tua meditatio mea est.
78 Confundantur superbi, quia injuste iniquitatem fecerunt in me ;
ego autem exercebor in mandatis tuis.
79 Convertantur mihi timentes te,
et qui noverunt testimonia tua.
80 Fiat cor meum immaculatum in justificationibus tuis,
ut non confundar.

Jod

Ne m’abandonnez pas, mains qui m’ont fait d’argile !
Donnez-moi, pour comprendre, une âme ailée, agile.

Que contemplent mon sort tous ceux qui craignent Dieu
Car ce n’est pas en vain que je suis juste et pieux.

Si Vous m’avez châtié, c’était avec justice :
Vos jugements sont droits et, quoique durs, propices.

Ayez pitié de moi, contemplez mes sanglots :
Selon Votre serment, épongez-en les flots.

Consolez-moi, Seigneur, que je puisse survivre,
Et seule Votre loi, si sage ! me délivre.

Il m’a fait tant de mal : confondez le méchant
Qui me hait quand je loue Votre loi dans mes chants.

Oh, qu’ils viennent à moi, les hommes qui Vous craignent,
Qui, respectant Vos lois, attendent Votre règne !

Rendez mon esprit blanc, qu’avec l’esprit perdu,
Esprit noir, je ne sois, ô Seigneur, confondu.

Le Christ et le jeune homme riche

Teth – Psaume #118 – Distiques #38


Le Christ et le jeune homme riche
Le Christ et le jeune homme riche

Teth

65 Bonitatem fecisti cum servo tuo, Domine,
secundum verbum tuum.
66 Bonitatem, et disciplinam, et scientiam doce me,
quia mandatis tuis credidi.
67 Priusquam humiliarer ego deliqui :
propterea eloquium tuum custodivi.
68 Bonus es tu, et in bonitate tua
doce me justificationes tuas.
69 Multiplicata est super me iniquitas superborum ;
ego autem in toto corde meo scrutabor mandata tua.
70 Coagulatum est sicut lac cor eorum ;
ego vero legem tuam meditatus sum.
71 Bonum mihi quia humiliasti me,
ut discam justificationes tuas.
72 Bonum mihi lex oris tui,
super millia auri et argenti.

Teth

Vous avez été bon pour Votre serviteur :
Oh, qui pourra jamais Vous traiter de menteur ?

Doux Maître, rendez-moi bon, docile et savant,
Car Vos ordres jamais ne furent décevants.

Avant mon châtiment, que j’ai commis de fautes !
Mais je garde à présent Votre loi sous mes côtes.

Soyez loué, Seigneur, ô Bonté infinie :
Instruisez-moi pour que je ne sois plus puni.

Or j’étudie Vos lois, mais les démons me traquent
Et veulent me jeter dans quelque affreux cloaque.

Leurs cœurs se sont figés comme caille le lait,
Mais méditer Vos lois, voilà ce qui me plait.

Il me fut bon, Seigneur, de souffrir maintes peines,
Pour graver dans mon cœur Vos préceptes pérennes.

L’or et l’argent, pour moi, n’ont aucun intérêt :
Seules Vos lois, Seigneur, ont pour moi de l’attrait.