Saint Pie X

Saint Pie X – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ps. 33, 12.
Veníte, fílii, audíte me : timorem Dómini docébo vos.

Saint Pie X
Saint Pie X

Venez, mes fils, écoutez-moi
Et la sagesse de la voix
De l’homme au front couvert de neige.
Venez ! Que vous enseignerai-je ?
À briser vos cœurs orgueilleux,
À craindre Votre Seigneur Dieu,
Car craindre Dieu n’est point faiblesse,
Mais le début de la sagesse.

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Dieu - Viktor Vasnetsov

Troisième dimanche de Carême – Collecte


Oratio.
Quǽsumus, omnípotens Deus, vota humílium réspice : atque, ad defensiónem nostram, déxteram tuæ maiestátis exténde. Per Dóminum nostrum.

Dieu - Viktor Vasnetsov
Dieu – Viktor Vasnetsov

Seigneur tout-puissant
Et compatissant,
Daignez poser l’œil
Sur ceux qui Vous prient
Avec un esprit
Dépourvu d’orgueil.

Étendez le bras,
Et le scélérat
Qui hait Vos fidèles
Devra s’écarter
Et laisser monter
Vos enfants au Ciel.

Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège

Octave des Saints Pierre et Paul – Communion (avant 1955)


Ant. ad Communionem. Sap. 3, 1, 2 et 3.
Iustórum ánimæ in manu Dei sunt, et non tanget illos torméntum malítiae : visi sunt óculis insipiéntium mori : illi autem sunt in pace.

Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège
Saint Paul et saint Pierre – Le Corrège

L’âme du juste est dans la main de Dieu,
Entre Ses doigts et sous Ses divins yeux.
Que peut lui faire
L’esprit damné qui règne sur l’enfer,
Qui se croit fort, et qui n’est qu’orgueilleux ?

L’homme insensé croit que le juste est mort :
Ignorant l’âme, il ne voit que le corps.
Esprit épais !
Tu ne vois point que le juste est en paix
Et que plus rien ne peut lui faire tort.

Christ en majesté - CC Aristeas

Mercredi des Quatre-Temps de Carême – Oraison sur le peuple


Super populum : Orémus. Humiliáte cápita vestra Deo.
Oratio.
Mentes nostras, quǽsumus, Dómine, lúmine tuæ claritátis illústra : ut vidére póssimus, quæ agénda sunt ; et, quæ recta sunt, agere valeámus. Per Dóminum nostrum.

Prions. Fidèles, devant Dieu,
Inclinez vos fronts orgueilleux.

Éclairez nos esprits, Seigneur, de Vos lumières
Pour que nous puissions voir ce que nous devons faire,
Et puissions l’accomplir pour complaire à Vos yeux.

Image : Christ en majesté – CC Aristeas

La Sainte Famille - CC Père Igor

La Sainte Famille – Communion (Sonnet)


Ant. ad Communionem. Luc. 2, 51.
Descéndit Iesus cum eis, et venit Názareth, et erat súbditus illis.

Humilité du Christ, admirable entre toutes,
Que le Seigneur si bon accorde aux orgueilleux,
Dont la bouche et l’esprit sont si secs, une goutte
Qui puisse nous ouvrir et le cœur et les yeux !

Ô Jésus, Vos parents angoissés sur la route,
Ne Vous retrouvant plus, Vous cherchent en tous lieux ;
Quand ils Vous voient enfin, des sages Vous écoutent
Témoigner devant eux que Vous connaissez Dieu.

Car Vous manifestiez la connaissance intime
Que Vous avez du Père, et les liens si étroits
Que Vous entretenez dans Votre union sublime.

Pourtant, Vous, le Seigneur, le Monarque et le Roy,
Avez daigner vouloir, malgré Votre puissance,
A deux êtres humains prêter obéissance.

Missel romain de 1962 (édition chinoise)

In nomine Patris… – Ordo Missae – Prières au bas de l’autel


Voilà déjà quelques mois que ce blogue paraphrase le temporal et le sanctoral. Mais pourquoi se limiter au propre, et ne pas paraphraser également l’ordinaire de la messe ? Voici donc une toute première paraphrase de l’Ordo Missae, qui commence par les prières au bas de l’autel, lesquelles commencent elles-mêmes par un signe de Croix.

IN NOMINE Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti. Amen.

Que l’on voit de beautés, ô poète, en tes vers !
Tu sais flatter l’oreille ; à l’homme, tu sais plaire.
Que ta lyre et tes chants sont doux et harmonieux !
Mais que valent tes vers s’ils ne chantent point Dieu ?
S’ils se sont égarés en des sujets profanes,
Crains que ta langue morte à jamais les condamne.
Poète, plein d’orgueil, tu parles en ton nom.
Chaque jour que Dieu fait, pourtant, nous apprenons
Grâce à tel papyrus d’une ruine égyptienne
Qu’il existait un homme à cette époque ancienne
Dont ses contemporains disaient beaucoup de bien,
Dont excepté le nom, nous ne savons plus rien.
Eh ! Que vaut-il ce nom ? Donne-moi sa valeur !
Qu’en savons-nous hormis qu’il plaisait en son heure ?
Il eût été bien mieux que ce nom fût perdu
Et qu’eussent perduré les vers d’un inconnu.
Je ne parlerai pas en mon nom périssable :
Le temps l’emportera, comme le vent, le sable.
Je chanterai plutôt la céleste Cité
Que gouverne le Roy de toute éternité,
Au nom de ce Seigneur à Qui seul je veux plaire,
Au nom du Saint-Esprit, et du Fils, et du Père.

Dieu créant l'univers

Vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte – Introit


Dieu créant l'univers
Dieu créant l’univers

Ant. ad Introitum. Esth. 13, 9 et 10-11.
In voluntáte tua, Dómine, univérsa sunt pósita, et non est, qui possit resístere voluntáti tuæ : tu enim fecísti ómnia, cælum et terram et univérsa, quæ cæli ámbitu continéntur : Dominus universórum tu es.
Ps. 118, 1.
Beáti immaculáti in via : qui ámbulant in lege Dómini.

Le sceptre du Seigneur pèse sur l’univers.
Qui pourrait résister à Votre volonté ?
Seul un fol plein d’orgueil dirait pour se vanter :
J’ai tiré du néant quelques grains de poussière.

Mais, ô Seigneur mon Dieu, tout ce que nous voyons
Et tout ce qui demeure ignoré de notre œil,
L’ange, l’homme, et la bête, et le fruit que l’on cueille,
Le rocher et l’eau, tout est Votre Création !

Devant tant de grandeur, ô mon Seigneur, nous sommes
Semblables aux cirons, débiles et petits.
Que tout le reconnaisse empreint de modestie,
Tant l’animal que l’ange, et tant l’arbre que l’homme !

L’infime créature au cœur trop ambitieux
N’est qu’une âme malade et un esprit immonde ;
Seul est digne vraiment de régner sur le monde
Dieu, le Roy de la terre, et l’empereur des Cieux.

Heureux l’homme au cœur pur soumis à son Seigneur,
Qui ne s’égare point dans de funestes voies,
Et suit sans hésiter la route de la Loi :
Cet homme, vraiment sage, aura le vrai bonheur.

Job - Léon Bonnat

Sit nomen Domini benedictum. – Stances #81


Job - Léon Bonnat
Job – Léon Bonnat

Bien loin de moi l’idée de me prendre pour Job ; n’empêche, se faire pirater son compte bancaire n’est jamais une chose agréable. En revanche, cela fait toujours une bonne leçon. C’est comme cela que je crois devoir voir la chose.

Dominus dedit, Dominus abstulit ; sicut Domino placuit, ita factum est. Sit nomen Domini benedictum.

Job, I, 21

Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris,
Béni soit le nom du Seigneur.

J’étais, voilà dix jours, un orgueilleux vainqueur,
Fier de m’être emparé d’un bien de peu de prix.
La sagesse du ciel, me voulant voir meilleur,
Décida sans tarder d’abaisser mon esprit.

Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris,
Béni soit le nom du Seigneur.

Au triomphe risible ont succédé les pleurs ;
Voilà des cris de joie, voici de tristes cris.
Ainsi l’homme toujours passe-t-il d’heure en heure,
Ainsi l’homme, fragile, en ce monde varie.

Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris,
Béni soit le nom du Seigneur.

Orgueil, infâme orgueil, abandonne mon cœur,
Ce cœur qui s’est bercé de tes sorcelleries ;
Que ton voile arraché m’apporte la lueur,
Et que le châtiment soit justement compris.

Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris,
Béni soit le nom du Seigneur.

Jésus et la Cananéenne

Les petits chiens


Jésus et la Cananéenne
Jésus et la Cananéenne

Du Maître, approchons-nous comme des petits chiens,
D’un air humble et soumis pour sustenter notre âme ;
Que nul, avec orgueil, n’avance et ne réclame
Ainsi qu’un créancier qui veut avoir son bien,
Car le Seigneur ne nous doit rien ;
A celui qui mendie, humble devant Sa face,
Généreux et prodigue, Il accorde Sa grâce.

Une porte bien murée

Le mur d’orgueil – Stances #66


Une porte bien murée
Une porte bien murée

Voici la porte de mon âme :
Hélas, un grand mur l’obstrue tant
Qu’il n’y a guère qu’une lame
Qui puisse entrer, en insistant.

C’est un horrible mur d’orgueil,
D’ambitions, de vains appétits ;
Oui, c’est un mur qui Vous accueille,
Et c’est un mur que j’ai bâti.

Je voudrais bien le mettre à terre,
Puisque je m’en suis repenti ;
Mais je suis enfermé derrière,
Seul, sans courage et sans outils.

Dans les ténèbres de ces pierres,
Par les interstices, souvent,
Je vois s’infiltrer la lumière,
J’en suis touché, je suis vivant.

Venez, venez, mon bon Seigneur,
Armé d’un solide marteau ;
Et pour pénétrer dans mon cœur,
Abattez ce mur au plus tôt !

Jésus prêchant devant la foule

Zaïn – Psaume #118 – Distiques #36


Jésus prêchant devant la foule
Jésus prêchant devant la foule

L’Évangile de ce jour n’est pas sans rapport avec ce psaume 118 dont nous continuons la paraphrase jour après jour. Voici l’extrait qui m’a tout particulièrement intéressé :

Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire. Car, je vous le dis en vérité, jusqu’à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Voilà qui doit nous donner le désir de lire ce psaume 118 qui, quoique s’appliquant à loi de l’Ancienne Alliance, reste valable pour la loi parfaite par Notre Seigneur.

Zain

49 Memor esto verbi tui servo tuo,
in quo mihi spem dedisti.
50 Hæc me consolata est in humilitate mea,
quia eloquium tuum vivificavit me.
51 Superbi inique agebant usquequaque ;
a lege autem tua non declinavi.
52 Memor fui judiciorum tuorum a sæculo, Domine,
et consolatus sum.
53 Defectio tenuit me,
pro peccatoribus derelinquentibus legem tuam.
54 Cantabiles mihi erant justificationes tuæ
in loco peregrinationis meæ.
55 Memor fui nocte nominis tui, Domine,
et custodivi legem tuam.
56 Hæc facta est mihi,
quia justificationes tuas exquisivi.

Zaïn

Souvenez-Vous, Dieu bon, de Vos douces promesses :
De Votre serviteur, c’est la seule richesse.

Ô paroles de vie, douce consolation
Lorsque l’homme est à terre et rempli d’affliction !

Je vis les orgueilleux agir avec malice,
Mais jamais, ô Seigneur, je ne fus leur complice.

De Votre antique loi, je me suis souvenu,
Et l’ai, comme un habit, mise sur mon cœur nu.

Mais quand j’ai vu combien d’insensés l’abandonnent,
Qu’attendez-Vous pour que Votre colère tonne ?

De l’ombre de l’exil où j’erre sans arrêt,
Je loue Vos lois pour que l’Éclat me trouve prêt.

Vos règles dans le cœur, nuit et jour je médite
Sur elles, ô Seigneur, et sur leurs grands mérites.

Cette grâce, Seigneur, Vous m’en avez fait don,
Car ma quête jamais ne fut à l’abandon.