Dieu le Père trônant, entouré de la Vierge Marie et du Christ

Dimanche de la Passion – Introït


Ant. ad Introitum. Introitus. Ps. 42, 1-2.
Iúdica me, Deus, et discérne causam meam de gente non sancta : ab homine iníquo et dolóso éripe me : quia tu es Deus meus et fortitúdo mea.
Ps. ibid., 3.
Emítte lucem tuam et veritátem tuam : ipsa me de duxérunt et adduxérunt in montem sanctum tuum et in tabernácula tua.

Dieu le Père trônant, entouré de la Vierge Marie et du Christ
Dieu le Père trônant, entouré de la Vierge Marie et du Christ

Rends-Moi justice, ô Mon Dieu,
Et M’arrache au peuple odieux,
Car cette infidèle engeance
Veut de Moi tirer vengeance.

Je T’en prie, rejette au loin
Le fourbe et le faux-témoin
Dont le sinistre désir
Est de Me faire mourir.

Je n’ai d’autre Dieu que Toi,
En Toi seul Je mets Ma foi,
Car Toi seul est Mon rempart,
À Toi nul ne se compare.

Fais que Je sois habité
De Ta seule vérité :
Mes yeux par Tes mains ouverts,
Qu’ils reçoivent Ta lumière.

Loin des pièges des démons,
Dirige-Moi jusqu’au mont
Où Ta lumière éclatante
A planté Sa noble tente.

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Le Baptême de Notre-Seigneur - Dominique Antoine Magaud - CC Rvalette

Commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ (Introït)


Ant. ad Introitum. Malach. 3, 1 ; 1 Par. 29, 12.
Ecce, advénit dominátor Dóminus : et regnum in manu eius et potéstas et impérium.
Ps. 71, 1.
Deus, iudícium tuum Regi da : et iustítiam tuam Fílio Regis.
V/.Glória Patri.

Le Baptême de Notre-Seigneur - Dominique Antoine Magaud - CC Rvalette
Le Baptême de Notre-Seigneur – Dominique Antoine Magaud – CC Rvalette

Voici que vient le Maître et le puissant Seigneur,
Celui qui régit tout, la matière et les cœurs !
Donnez au Roy, mon Dieu, le pouvoir de juger !
Déposez, Tout-Puissant, l’empire dans Sa paume !
Il vient, il vient le temps, le temps de l’apogée,
Les temps qu’ont tant chantés le prophète et le psaume !

La Main de Dieu - Fresque du douzième siècle

Dix-septième dimanche après la Pentecôte – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 118, 137 et 124.
Iustus es, Dómine, et rectum iudicium tuum : fac cum servo tuo secúndum misericórdiam tuam.
Ps. ibid., 1.
Beáti immaculáti in via : qui ámbulant in lege Dómini.
V/.Glória Patri.

La Main de Dieu - Fresque du douzième siècle
La Main de Dieu – Fresque du douzième siècle

Vous êtes juste, ô Seigneur : juste est Votre jugement.
Daignez agir envers moi, qui veux servir humblement,
Avec un cœur plein d’amour et plein de miséricorde.

Car bienheureux est celui que Vous guidez sur la voie
Et qui dirige sa marche au doux son de Votre voie !
Heureux seul qui sans détour à la loi de Dieu s’accorde.

La naissance de la Sainte Vierge - Domenico Ghirlandaio

Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/.
Felix es, sacra Virgo María, et omni laude digníssima : quia ex te ortus est sol iustítiæ, Christus, Deus noster. Allelúia.

La naissance de la Sainte Vierge - Domenico Ghirlandaio
La naissance de la Sainte Vierge – Domenico Ghirlandaio

Sainte Vierge Marie devant qui tous les anges
Se tiennent sans cesse inclinés,
Vous êtes bienheureuse et digne de louanges
Puisque de votre sein le Seigneur nous est né !

Nous étions dans la nuit ; d’une mer bienfaitrice
S’élève un astre sans rivaux,
Un soleil sans égal, un soleil de justice,
Et le monde à nos yeux parut soudain nouveau.

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Saint Pie X

Saint Pie X – Graduel


Graduale. Ps. 39, 10-11.
Annuntiávi iustítiam in cœtu magno ; ecce lábia mea non cohíbui : Dómine, tu nosti.
V/. Iustítiam tuam non abscóndi in corde meo ; fidelitátem tuam et auxílium tuum narrávi.

Saint Pie X
Saint Pie X

Devant le peuple, j’ai parlé ;
Non, je n’ai point fermé les lèvres
Ni prononcé des choses mièvres
Qui plaisent aux écervelés.

Mais j’ai dit : « Voici la justice.
Ô mon peuple, aime, espère et crois,
Ou meurs sous le coup de la loi,
Car il n’est pas de subreptice. »

Non, mon cœur n’est pas un coffret
Qui dans l’ombre garde un trésor ;
C’est un phare près du grand port
Qui dispense partout ses rais.

Je n’ai point jeté ma lumière,
Mais celle de Votre salut
Afin de guider les élus
Vers la demeure de leur Père.

Texte de la Vulgate :

Annuntiavi justitiam tuam in ecclesia magna ; ecce labia mea non prohibebo : Domine, tu scisti.
Iustitiam tuam non abscondi in corde meo ; veritatem tuam et salutare tuum dixi.
(On note plusieurs changements notables : ecclesia pour coetu, veritatem pour fidelitatem, et salutare pour auxilium. Indéniablement, le texte de saint Jérôme a un caractère autrement plus spirituel que celui du cardinal Béa, employé dans le missel. On pourrait aussi parler de la différence entre nosti et scisti : le premier vient de nosco, qui veut dire apprendre, le second de scio, qui veut dire simplement connaître. Or, on voit mal comment Dieu pourrait apprendre quoi que ce soit, puisqu’Il connaît tout de toute éternité. Nosco désigne donc un processus, dont nosti est l’aboutissement, d’où le sens de savoir, tandis que scio désigne un état, ce qui est plus conforme à la nature intangible de Dieu.)

Sainte Jeanne d'Arc - Manuscrit datant de 1505

Sainte Jeanne d’Arc – Graduel


Graduale. Iudic. 5, 8.
Nova bella elégit Dóminus, et portas hóstium ipse subvértit.
V/. Ibid., 11. Ubi collísi sunt currus et hóstium suffocátus est exercitus, ibi narréntur iustítiæ Dómini, et cleméntia in fortes Israël.

Sainte Jeanne d'Arc - Manuscrit datant de 1505
Sainte Jeanne d’Arc – Manuscrit datant de 1505

Dieu choisit de nouveaux combats,
Et les portes de l’adversaire,
Et ses puissants remparts de pierre,
De Sa main Il les jette bas.

Sur le champ de bataille où dans l’ombre agonisent
Les restes de l’armée de l’ennemi de Dieu,
Sur ces prés rougissants d’où répandent les brises
Les râles des vaincus et les chants victorieux,
Rappelle à l’univers la divine justice,
Rappelle du Seigneur le terrible courroux,
Et chante la bonté qu’Il témoigne à Ses fils,
Chante combien pour eux Il est aimable et doux !

Biographie de Sainte Jeanne d’Arc

Fille d’humbles paysans, elle entendit les voix de Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite qui lui enjoignaient de sauver la France, alors en pleine guerre de Cent Ans. Elle alla trouver le dauphin Charles à Chinon, gagna de nombreuses victoires et libéra des villes. A Reims, elle fit couronner le roi sous le nom de Charles VII (1429) et continua ses reconquêtes. Capturée à Compiègne, elle fut emmenée à Rouen, condamnée pour blasphèmes et hérésie, brûlée vive et ses cendres furent jetées dans la Seine. Elle est la patronne secondaire de la France. (Merci à mon épouse pour son aide.)

Saint Augustin de Cantorbéry (cathédrale de Cantorbéry) - CC Saforrest

Saint Augustin de Cantorbéry – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 131, 9-10.
Sacerdótes tui, Dómine, índuant iustítiam, et sancti tui exsúltent : propter David servum tuum, non avértas fáciem Christi tui. (T.P. Allelúia, allelúia.)
Ps. Ibid, 1.
Meménto, Dómine, David : et omnis mansuetúdinis eius.
V/. Glória Patri.

Saint Augustin de Cantorbéry (cathédrale de Cantorbéry) - CC Saforrest
Saint Augustin de Cantorbéry (cathédrale de Cantorbéry) – CC Saforrest

Que Vos prêtres, Seigneur, s’habillent de justice,
Que Vos saints exultent de joie :
Votre serviteur, notre roi,
Se soumit à Vos saintes lois ;
Tournez, tournez vers nous les yeux de Votre Fils.

Tournez les yeux, Seigneur, au fond de Votre esprit,
Et voyez dans Vos souvenirs
Combien David, avec sa lyre,
Vous procurait de doux plaisirs,
Combien, dans Votre cœur, il Vous était chéri !

Mathias Stom - Les Mages

Epiphanie du Seigneur – Introit


Ant. ad Introitum. Malach. 3, 1 ; 1 Par. 29, 12.
Ecce, advénit dominátor Dóminus : et regnum in manu eius et potéstas et impérium.
Ps. 71, 1.
Deus, iudícium tuum Regi da : et iustítiam tuam Fílio Regis.

Tremblez, tremblez, mortels, car le Seigneur approche ;
L’univers tressaillant reçoit son Souverain,
Ce Maître dont le trône est plus dur que la roche
Et Son sceptre brillant plus ferme que l’airain.

Ô Dieu plein de bonté, donnez à Votre Fils
Le pouvoir de juger et de régir la terre ;
Remettez à ce Roy, grand Roy, Votre justice,
Pour que la création Vous glorifie, ô Père !

Antiphonaire - CC ignis

Te Deum – Liturgie #9


Antiphonaire - CC ignis
Antiphonaire – CC ignis

Il était d’usage, après les grandes victoires, de célébrer un Te Deum pour remercier Dieu de l’appui qu’Il avait accordé. Bien que je ne sois pas une nation, j’ai reçu de nombreuses grâces pour obtenir un concours, la semaine dernière précisément, raison pour laquelle je n’ai pas publié de poème sur ce blogue. Rassurez-vous, toutefois, la cadence va reprendre, à un rythme plus soutenu.

Mon Seigneur, ô mon Dieu, je chante Vos louanges !
Avec toute la création,
Avec l’armée des saints et le chœur de Vos anges,
J’entonne un chant de gloire et de bénédiction.

De leur plus belle voix, les puissances du Ciel,
Derrière Vos grands séraphins,
Glorifient Votre Nom, ô Seigneur éternel,
Et tressaillant d’amour, ils répètent sans fin :

« Qui peut se dire saint, sinon Vous, ô Seigneur,
Vous dont la perfection,
La majesté, la gloire, éblouit à toute heure
Les cohortes du ciel et les mille nations ? »

Du crépuscule à l’aube et du matin au soir,
Qu’importe le lion ou le loup !
Le prophète et l’apôtre, ô Prince plein de gloire,
Et le martyr candide, à l’unisson Vous louent.

L’Église immaculée proclame Vos mérites,
Vous, ô Père radieux,
Vous, ô Fils, divin Fils, dans son plus noble rite,
Et Vous, ô Saint-Esprit, qui n’êtes pas moins Dieu !

Fils éternel du Père, ô Christ, je Vous adore !
Ô Jésus, très doux Souverain,
Qui pour revêtir l’homme et rejeter la mort
N’avez point dédaigné la Vierge pour écrin !

Sur le hideux péché, Seigneur Dieu, quel triomphe !
Tous ceux qui croient en Votre Nom
Pourront Vous voir siéger au trône chrysogomphe
Parmi tous Vos guerriers portant Vos gonfanons.

Un jour, avec le sceptre et la main de justice,
Vous reviendrez pour nous juger ;
Pitié ! Dès maintenant, extirpez tous nos vices ;
Avant le Jugement, venez nous corriger.

Conduisez Votre peuple, ô Colonne de flammes,
Jusques aux joies du Paradis ;
Faites souffrir nos chairs, mais délivrez nos âmes ;
Que l’homme soit sauvé comme il lui fut prédit.

Tous les jours, ô Seigneur, que Votre main nous donne,
Avec ma trompette fendue,
Dans le sombre du cœur, ou la foule, je sonne,
Je chante en Votre honneur, me sachant entendu.

Nous Vous en supplions, regardez en ce jour
Votre serviteur à genoux ;
A nos supplications, ne demeurez point sourd :
Loin du péché, Seigneur, par pitié, tenez-nous.

Nous avons mis en Vous une grande espérance :
Soyez-nous miséricordieux ;
Ô Seigneur, Votre amour est pour nous plus qu’immense :
Laissez-nous pour toujours Vous rejoindre, ô mon Dieu.

Un oiseau nourrit son petit

Ain – Psaume #118 – Distiques #45


Un oiseau nourrit son petit
Un oiseau nourrit son petit

Ain

123 Feci judicium et justitiam :
non tradas me calumniantibus me.
122 Suscipe servum tuum in bonum :
non calumnientur me superbi.
123 Oculi mei defecerunt in salutare tuum,
et in eloquium justitiæ tuæ.
124 Fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam,
et justificationes tuas doce me.
125 Servus tuus sum ego : da mihi intellectum,
ut sciam testimonia tua.
126 Tempus faciendi, Domine :
dissipaverunt legem tuam.
127 Ideo dilexi mandata tua
super aurum et topazion.
128 Propterea ad omnia mandata tua dirigebar ;
omnem viam iniquam odio habui.

Ain

Je tâche d’être droit, de sortir de la bourbe :
Dieu ! Ne me livrez pas entre les mains des fourbes.

Mettez Votre oisillon au creux de Votre nid,
Et qu’on ne jette plus sur moi de calomnies.

Mes yeux sont languissants après les joies du ciel,
Et Vous attend bien plus que ma langue le miel.

Envers moi, soyez juste et miséricordieux,
Et Votre serviteur, instruisez-le, mon Dieu.

Quel est ce serviteur ? C’est moi ! Rendez-moi sage,
Et digne de Vous rendre, ô Seigneur, témoignage.

Agissez, ô mon Roy ; venez donc, il est temps,
Car ils brisent Vos lois et déifient satan.

Pendant que l’univers meurt, s’écroule, s’embrase,
J’aime les lois de Dieu plus qu’or, argent, topaze.

Car tout mal, tout péché, je l’ai toujours haï :
A Vos commandements, sans cesse j’obéis.