Mise au tombeau des saints Tiburce et Valérien - Amico Aspertini

Saint Tiburce et sainte Suzanne – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Te Mártyrum candidátus laudat exércitus, Dómine. Allelúia.

Mise au tombeau des saints Tiburce et Valérien - Amico Aspertini
Mise au tombeau des saints Tiburce et Valérien – Amico Aspertini

L’armée de Vos martyrs
Au Ciel fait retentir
Vos louanges, mon Dieu !

Rouges quand vint leur soir,
Les voici blancs miroirs
Du Christ victorieux.

 

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Saint Gaétan de Thienne – Communion


Ant. ad Communionem. Matth. 24,46-47.
Beátus servus, quem, cum vénerit dóminus, invénerit vigilántem : amen, dico vobis, super ómnia bona sua constítuet eum.

Diedci-Solimena-SangaetanoCelui que vous voyez est un homme puissant
Dont le creux de la main contient mille richesses,
Dont la parole est crainte et pleine de noblesse,
Et qu’un millier de rois écoute obéissant.

Son maître l’a choisi parmi ses serviteurs
Pour être le second et le maître après lui ;
On l’écoute le jour, on l’éveille la nuit,
Et c’est cet homme-ci qu’on consulte à toute heure.

Son maître avait, jadis, fait un voyage au loin ;
Revenu sous la lune, il trouve l’un qui dort,
Un autre disparu, un troisième ivre mort,
Et des biens du domaine, un seul avait pris soin.

 

Saint Dominique - Fra Angelico

Saint Dominique – Alléluia (Rit romain)


Allelúia. V/. Osee 14, 6. Iustus germinábit sicut lílium : et florébit in ætérnum ante Dóminum. Allelúia.

Saint Dominique - Fra Angelico
Saint Dominique – Fra Angelico

Dans les prés
Empyrées,
L’homme plein de justice
Fleurira comme un lys.

Sous les yeux
De son Dieu
S’ouvrira son calice
Aux plus tendres délices.

 

Histoire de France

Histoire de France – Sommaire


Notre petite histoire de France en vingt épisodes est maintenant achevée. Voici un sommaire pour vous y retrouver plus facilement.

  1. Création, chute et Rédemption.
  2. Conversion de Clovis.
  3. Généalogie de la maison de Clovis.
  4. Avènement de la maison de Charles – Généalogie.
  5. Division de la maison de Charles.
  6. Avènement de la maison de Robert – Début de la généalogie.
  7. Suite de la généalogie : de Philippe II à Henri III.
  8. Fin de la généalogie.
  9. Faiblesse des premiers rois de la maison de Robert.
  10. Lutte contre Henri [Plantagenêt] et expéditions pour la défense de la Chrétienté.
  11. Saint Louis.
  12. Les derniers rois de la branche aînée.
  13. La guerre de cent ans.
  14. Guerre contre la Bourgogne et en Italie.
  15. Le royaume ravagé par l’hérésie.
  16. Le royaume consacré à la Sainte Vierge.
  17. La révolution.
  18. L’établissement de la république rebelle.
  19. La fin du royaume.
  20. Le début de l’éternité.
Histoire de France

Histoire de France #20


20. Quelques instants ou quelque mille ans plus tard, il se fit de grands bouleversements dans le monde et c’est à peine s’il resta un peu de foi parmi les hommes. Le Seigneur revint comme Il l’avait promis et mit fin aux siècles de miséricorde pour entrer dans ceux de la justice. Tous les hommes ressuscitèrent dans leur chair et l’Oint du Seigneur en majesté les jugea, et Son jugement fut infaillible : aux uns furent accordées les félicités éternelles, aux autres revinrent les éternelles condamnations. C’est ainsi que l’Histoire prit fin et que l’éternité commença. Les âmes élues furent parfaitement remplies d’un honneur et d’une joie indicibles, et le Christ trôna au-milieu d’elles.

Histoire de France

Histoire de France #19


19. Le vingtième siècle après la naissance de Jésus-Christ fut, contrairement aux proclamations mensongères des faux prophètes, le plus terrible siècle que le monde ait jamais connu : le serpent qui avait décapité le roi enroulait l’univers dans ses anneaux. La Sainte Église fut bouleversée. La foi disparut presque complètement. La France combattit contre l’Allemagne au cours des deux guerres les plus horribles de son histoire, perdit tout l’empire qu’elle avait en Afrique et en Asie et fut soumise à l’influence de l’Union des républiques soviétiques et des États-Unis d’Amérique. Enfin, ceux qui dirigeaient le royaume ayant résolu depuis longtemps de le perdre, ils parfirent leur dessein, et, le peuple, abreuvé de venin, donna son consentement.

Histoire de France

Histoire de France #18


18. Les temps qui suivirent la décollation du roi ne furent qu’une suite incessante de désordres et de dépravations. Après l’exil de Napoléon, le frère du roi, Louis, monta sur le trône, et son frère Charles après lui, mais ce dernier fut chassé du trône par une révolte qui mit son parent Louis-Philippe sur le trône. Ce prince, dont les veines étaient pleines de poison, se fit appeler roi des Français, et fut le dernier de la lignée de Robert car il fut à son tour chassé par une nouvelle révolte. Ce fut un homme de la lignée de Napoléon, nommé Louis-Napoléon, qui monta sur le trône et se fit appeler roi des rois. Une guerre contre le roi de Prusse l’envoya à son tour en exil et l’on fonda une république qui ne fut qu’une suite de désordres. Tous ceux qui se succédèrent à sa tête étaient remplis du venin et vouaient à la Sainte Église une haine farouche, tant et si bien qu’ils refusèrent de reconnaître le règne de Dieu et chassèrent du royaume tous ceux qui s’étaient consacrés à Lui. Hélas, l’impiété ne cessa de grandir et bien des hommes prétendirent même ne pas connaître Dieu.

Histoire de France

Histoire de France #17


17. Louis, dixième de sa lignée à porter ce nom, régna longtemps mais gouverna peu. Il se livra, comme une grande part de sa cour, à une débauche de plus en plus répugnante, perdit tout contrôle sur les Indes Orientales comme sur les Indes Occidentales, et laissa se répandre le venin du démon dans les cœurs et les esprits de ses sujets. Son successeur régna peu et le royaume fut frappé de plaies plus terribles que celles qui tombèrent sur Pharaon, car on multiplia les massacres d’innocents, on fit la guerre à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur contre toutes les nations, le roi fut décapité et mourut saintement, la religion fut renversée, les prêtres persécutés, et ceux qui ne se livraient pas à la folie de l’athéisme érigèrent une abomination grotesque qu’ils adorèrent. En aucun pays on ne vit pareil bouleversement, pas même en Angleterre sous le règne d’Élizabeth, cette nouvelle Jézabel ; c’est pourquoi on l’appela révolution, car tout semblait avoir été renversé. Le Seigneur, ayant décidé que le temps du châtiment était achevé, envoya pour juger le royaume un homme du nom de Napoléon. Peu d’hommes reçurent autant que lui de grâces et de bienfaits du Ciel, car il savait admirablement mener les hommes au combat, il gouvernait et organisait avec une habileté sans pareille, il avait une pénétration sans égale de beaucoup de choses. Mais rempli de superbe, il outragea le Souverain Pontife, il se sacra lui-même roi des rois, mena de terribles guerres contre toutes les nations alentour, les soumit à son empire et répandit le venin du démon dans tous les pays où il se rendit. Vaincu enfin après quinze ans de règne, il fut exilé sur un roc désolé où il périt.

Histoire de France

Histoire de France #16


16. Henri, quatrième de sa lignée à porter ce nom, fut assassiné, et son fils Louis lui succéda encore enfant. Il combattit avec vigueur les hérétiques qui avaient de puissantes forteresses et brisa les nobles du royaume qui cherchaient à lui obéir aussi peu que possible. Il élut Armand, évêque de Luçon, qui s’était déjà signalé par son zèle pour appliquer les décisions du saint Concile qui s’était tenu à Trente, et en fit son principal serviteur. Mais, alors que son père avait eu d’innombrables concubines, Louis eut le plus grand mal à avoir du Ciel un seul enfant. Lorsqu’il lui fut donné Louis-Dieudonné, il consacra selon son vœu le royaume tout entier à la Très Sainte Vierge Marie. Son fils, qui lui succéda encore enfant, donna à la France un éclat insurpassable. Sa cour fut la plus brillante de toutes et reconnue jusqu’aux extrémités du monde. Il expulsa du royaume tous ceux qui professaient l’infernale hérésie du moine Martin et tenta en vain de soumettre les disciples de l’évêque Cornelius qui s’écartaient de la saine doctrine.

Histoire de France

Histoire de France #15


15. Au cours du règne de François, premier du nom, se répandirent dans toute la chrétienté l’abominable idée qui voulait mettre la créature au centre de toutes les préoccupations, et l’hérésie de l’infâme moine Martin. Il semblait que l’ennemi du genre humain avait été libéré des chaînes de l’enfer. Le roi François, afin de repousser le roi des rois, Charles, qui régnait sur l’Allemagne et les Espagnes, contracta alliance avec les princes hérétiques qui s’étaient révoltés contre leur maître. Il fit pis encore en liant ses intérêts avec ceux du roi des Ottomans mahométans et en permettant que le royaume de Hongrie tombât entre ses mains. À sa mort, la moitié du royaume se livra à la fornication de l’hérésie et une guerre civile entre les fidèles et les hérétiques ravagea la France. Henri, qui succéda à son père François, eut trois fils qui prirent l’un après l’autre la place sur le trône et périrent sans enfant. Il s’en fallut de peu que la France ne chût, comme l’Angleterre, dans l’abomination, car Henri, roi de Navarre, resta hérétique jusqu’à ce qu’il abjurât l’erreur pour pouvoir ceindre la couronne. Ainsi le royaume retrouva-t-il la foi et la paix.

Histoire de France

Histoire de France #14


14. Le roi Charles, qui fut sacré roi grâce à l’action de Jeanne, envoyée de Dieu, eut un fils nommé Louis, qui se révolta plusieurs fois contre lui dans sa jeunesse et qui, devenu roi à son tour, combattit son parent, Charles, prince de Bourgogne, qui se révolta contre lui et dont il finit par avoir raison. Sous son règne, le royaume devint puissant et redouté de ses voisins. Ses successeurs cherchèrent à s’emparer de l’Italie et menèrent de nombreuses expéditions dans ce pays, mais ne parvinrent jamais à leurs fins. Le dernier à tenter de prendre l’Italie, François, fut même capturé.

Histoire de France

Histoire de France #13


13. Philippe, dernier de sa lignée à porter ce nom, neveu de Philippe le quatrième, fut sacré à son tour, mais Édouard, roi d’Angleterre, prétendit être le roi de France légitime parce que sa parenté avec les trois défunts rois était plus étroite. Cent ans durant, le royaume fut ravagé par une guerre terrible. Jean, fils de Philippe, fut fait prisonnier. Charles, fils de Jean, dut faire face à des révoltes et aux agressions du roi de Navarre, mais grâce à sa sagesse et à l’habileté de Bertrand, son principal général, il parvint à recouvrer la plus grande partie de son royaume. Le Souverain Pontife lui accorda le titre de Très-Chrétien, à lui, ainsi qu’à tous ceux qui lui succéderaient sur le trône. Hélas, deux fléaux frappèrent alors la chrétienté : il y eut d’abord une peste venue d’Asie qui fit mourir tant de gens qu’on vit les cadavres joncher les rues ; mais il y eut pis, car on vit bientôt plusieurs personnes se parer du titre de Souverain Pontife, et les saints eux-mêmes ne savaient à qui il fallait obéir. Pour mettre le comble au malheur, le fils de Charles, devenu roi, perdit complètement la raison, et son épouse, à sa mort, livra la moitié du royaume au roi d’Angleterre. Le Seigneur ne voulut point que la France tombât : Il se choisit une jeune vierge, une simple paysanne qui portait le nom de Jeanne et qui, nouvelle Judith, fit sacrer Charles et libéra le royaume des envahisseurs. Plein de haine, les serviteurs et alliés du roi d’Angleterre se saisirent d’elle et la brûlèrent vive. Le Souverain Pontife Pie la fit honorer sur les autels en 1920.

Histoire de France

Histoire de France #12


12. Philippe succéda au saint roi Louis, et Philippe, quatrième de sa lignée à porter ce nom, à son père. Philippe gouverna le royaume d’une main de fer, sans la mansuétude ni la sainteté de son aïeul, et il brisa l’éminent ordre du Temple, qui avait protégé le tombeau du Sauveur, et il combattit le Souverain Pontife, lui envoya une troupe armée pour l’arrêter et le conduire devant un tribunal, et il s’empara du pouvoir pontifical sur l’église de France. Il expulsa pour toujours les descendants du peuple théoctone. Tous ses crimes ne restèrent point impunis, et les fils souffrirent des errements du père : leurs épouses violèrent les liens sacrés du mariage, et chacun d’eux régna l’un après l’autre sans avoir de fils. Ainsi s’éteignit la branche aînée, dans la honte et le déshonneur.

Histoire de France

Histoire de France #11


11. Lorsque périt Louis, fils de Philippe, il laissa un enfant pour lui succéder. Il se nommait aussi Louis, quatrième de sa maison à porter ce nom, et il se conduisit en saint sa vie durant. Il défendit la couronne contre ses serviteurs, qui avaient osé se lever contre lui, mais fit toujours preuve d’une telle justice et miséricorde qu’il obtint le respect non seulement de ceux qui le servaient, mais encore de ceux qui lui faisaient la guerre, comme les princes étrangers. À plusieurs reprises, il fut arbitre entre les puissants. Le peuple n’était pas moins admiratif, car il rendait la justice sans faire acception du rang, donnait aux pauvres, soignait les lépreux et se rendait en tout admirable. Sous son règne, le royaume vécut dans une grande opulence inconnue jusque-là. Enfin, il mena deux expéditions contre les Sarrasins mahométans pour délivrer le tombeau du Sauveur et convertir les infidèles. Là, il fit l’admiration des princes égyptiens, souffrit grandement, enfin périt de la peste en Afrique, étendu sur un lit de cendres. Le Souverain Pontife le fit honorer sur les autels vingt-sept ans après son trépas. Le reste des actions de Louis, modèle de tous les rois, est raconté par Jean, fils de Simon, qui fut son compagnon durant de longues années.