Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Toussaint – Introït


Ant. ad Introitum.
Gaudeámus omnes in Dómino, diem festum celebrántes sub honóre Sanctórum ómnium, de quorum solemnitáte gaudent Angeli et colláudant Fílium Dei.
Ps. 32, 1.
Exsultáte, iusti, in Dómino : rectos decet collaudátio. Justes, exultez dans le Seigneur : aux coeurs droits convient sa louange. Alléluia.
V/. Glória Patri.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico
Les Saints du Ciel – Bienheureux Fra Angelico

Que nos cœurs soient remplis d’une douceur céleste
Et nos visages pleins d’une joie manifeste :
Célébrons aujourd’hui toute l’armée des saints
Qui de Dieu sont vêtus et du Seigneur sont ceints.
Le chœur des purs esprits chante avec allégresse
Celui qui racheta la race pécheresse.
Ô justes, glorifiez et louez Votre Dieu :
C’est à vous que revient ce droit si précieux.

 

Saint Dominique - Fra Angelico

Saint Dominique – Alléluia (Rit romain)


Allelúia. V/. Osee 14, 6. Iustus germinábit sicut lílium : et florébit in ætérnum ante Dóminum. Allelúia.

Saint Dominique - Fra Angelico
Saint Dominique – Fra Angelico

Dans les prés
Empyrées,
L’homme plein de justice
Fleurira comme un lys.

Sous les yeux
De son Dieu
S’ouvrira son calice
Aux plus tendres délices.

 

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Toussaint – Graduel


Graduale. Ps. 33, 10 et 11.
Timéte Dóminum, omnes Sancti eius : quóniam nihil deest timéntibus eum.
V/. Inquiréntes autem Dóminum, non defícient omni bono.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico
Les Saints du Ciel – Bienheureux Fra Angelico

Que manque-t-il, Seigneur, à celui qui Vous craint ?
Il a plus qu’aucun roi n’aura sur cette terre ;
Vous lui donnez les biens qui jamais ne s’altèrent
Et les anges forment son train.

Chaque jour, cherche Dieu ; chante Dieu chaque jour ;
Chaque jour, Dieu t’octroie des bienfaits plus nombreux,
Et Dieu te comptera parmi les bienheureux
Qui peuplent l’éternelle cour.

Saints Côme et Damien greffant une jambe - Fra Angelico

Saints Côme et Damien – Communion


Ant. ad Communionem. Ps. 78, 2 et 11.
Posuérunt mortália servórum tuórum, Dómine, escas volatílibus cæli, carnes Sanctórum tuórum béstiis terræ : secúndum magnitúdinem bráchii tui pósside fílios morte punitórum.

Saints Côme et Damien greffant une jambe - Fra Angelico
Saints Côme et Damien greffant une jambe – Fra Angelico

Ils ont jeté les cadavres sanglants
De Vos martyrs pour nourrir les vautours ;
Et balancé sous leurs becs jubilants
Les corps offerts à la mort par amour.

Ô Tout-Puissant, étendez Votre bras
Et protégez les fils de Vos martyrs ;
Leur descendance à jamais Vous louera
Avec le chant, la cithare et la lyre.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Toussaint – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Matth. 11, 28. Veníte ad me, omnes, qui laborátis et oneráti estis : et ego refíciam vos. Allelúia.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico
Les Saints du Ciel – Bienheureux Fra Angelico

Immortels Bienheureux qui trouvèrent la mort
Pour vous être montrés fidèles dans la foi ;
Ô Saints qui n’avez point connu cet heureux sort,
Mais avez, vous aussi, porté la lourde croix ;
Ô saints connus du monde ou que le monde ignore,
Vous dont la chair souffrit, venez auprès de Moi.
Ô faibles, vous peinez : Me voici, Je suis fort ;
Vous souffrez, et J’arrive, et prends tout avec joie.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Dix-huitième dimanche après la Pentecôte – Graduel (fin)


Graduale. Ps. 121, 1 et 7.
[…]
V/. Fiat pax in virtúte tua : et abundántia in túrribus tuis.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico
Les Saints du Ciel – Bienheureux Fra Angelico

La maison du Seigneur est ceinte de remparts,
D’indestructibles tours et de puissants donjons ;
Tant qu’il n’est pas encor trop tard,
Pauvres mortels, songeons, songeons,
À ce qui nous attend après le grand départ.

L’impie croit-il pouvoir fouler le parapet
De cette forteresse, ou défoncer ses portes ?
Mais qui s’y rend avec respect
Trouvera dans la place forte
L’abondance et la joie, le bonheur et la paix.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Troisième dimanche après la Pentecôte – Communion


Ant. ad Communionem. Luc. 15, 10. Communion
Dico vobis : gáudium est Angelis Dei super uno peccatóre pœniténtiam agénte.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico
Les Saints du Ciel – Bienheureux Fra Angelico

Un frisson parcourt les Cieux,
Et tous les anges tressaillent ;
L’éclair brille dans les yeux
Et la joie dans les entrailles.

Est-ce la venue d’un saint,
D’une âme entre toutes belle
Qui fait palpiter le sein
Des purs habitants du Ciel ?

Non, c’est un homme tremblant
Qui bat sa pauvre poitrine ;
De son cœur devenu blanc
Dieu a lavé la sentine.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Fête de tous les saints – Epitre


Léctio libri Apocalýpsis beáti Ioánnis Apóstoli.
Apoc. 7, 2-12.
In diébus illis : Ecce, ego Ioánnes vidi álterum Angelum ascendéntem ab ortu solis, habéntem signum Dei vivi : et clamávit voce magna quátuor Angelis, quibus datum est nocére terræ et mari, dicens : Nolíte nocére terræ et mari neque arbóribus, quoadúsque signémus servos Dei nostri in fróntibus eórum. Et audívi númerum signatórum, centum quadragínta quátuor mília signáti, ex omni tribu filiórum Israël, Ex tribu Iuda duódecim mília signáti. Ex tribu Ruben duódecim mília signáti. Ex tribu Gad duódecim mília signati. Ex tribu Aser duódecim mília signáti. Ex tribu Néphthali duódecim mília signáti. Ex tribu Manásse duódecim mília signáti. Ex tribu Símeon duódecim mília signáti. Ex tribu Levi duódecim mília signáti. Ex tribu Issachar duódecim mília signati. Ex tribu Zábulon duódecim mília signáti. Ex tribu Ioseph duódecim mília signati. Ex tribu Béniamin duódecim mília signáti. Post hæc vidi turbam magnam, quam dinumeráre nemo póterat, ex ómnibus géntibus et tríbubus et pópulis et linguis : stantes ante thronum et in conspéctu Agni, amícti stolis albis, et palmæ in mánibus eórum : et clamábant voce magna, dicéntes : Salus Deo nostro, qui sedet super thronum, et Agno. Et omnes Angeli stabant in circúitu throni et seniorum et quatuor animalium : et ceciderunt in conspéctu throni in fácies suas et adoravérunt Deum, dicéntes : Amen. Benedíctio et cláritas et sapiéntia et gratiárum actio, honor et virtus et fortitúdo Deo nostro in sǽcula sæculórum. Amen.

Venez, écoutez-moi, vous qui peuplez le sol,
Car tout ce que j’ai vu sera dans mes paroles.
Voici ce que moi, Jean, dans mes visions je vis :
Un ange, au front frappé du sceau du Dieu de vie,
Se dressa de l’orient, s’éleva vers le ciel,
Et parla d’une voix à la fois forte et belle :
« Puissants anges à qui Dieu confia la mission
De livrer l’univers à l’annihilation,
Patientez ! Retenez votre courroux funeste,
Car nous devons d’abord marquer du sceau céleste
Tous ceux dont l’existence eut l’agrément des Cieux
Ceux qui sont demeurés les serviteurs de Dieu. »
Alors, je vis venir des enfants d’Israël
Ceux qui avaient reçu le stigmate éternel.
Je fus émerveillé que fussent si nombreux
Ceux qui furent marqués sur leur front bienheureux !
« Regarde ces tribus, dit une voix gracile.
Chacune de ces douze en compte douze mille ! »
Mais qui pourra compter les myriades que Dieu
Mit aussitôt après sous mes indignes yeux ?
Je vis venir de l’est, de l’ouest, du nord, du sud,
Une incroyable, immense et vaste multitude.
Je vis tous les pays et toutes les nations
Réunis en ce lieu par milliards et millions ;
Ils étaient si nombreux que mon faible regard
N’en pouvait embrasser qu’une bien mince part.
Une palme à la main, dans leurs vêtements blancs,
Ils fixaient du regard le trône étincelant,
Ils contemplaient l’Agneau plus brillant qu’un soleil,
Et leur puissante voix sonnait à mes oreilles :
« C’est en Vous, ô Seigneur, que siège le salut ;
Et voici Votre Agneau qui sauve les élus ! »
Or, je vis aussitôt les anges qui jetèrent
Leurs visages, si beaux et si purs, contre terre ;
Enflammés par l’amour et par l’adoration,
Ils clamaient : « Gloire à Dieu, Roy de la création !
Que tout Lui rende honneur ! Que tout Lui rende grâces !
Créature, loue-Le, si ton cœur est vérace !
Bénissons le Seigneur, notre Dieu tout puissant,
Qui triompha du mal en répandant Son sang,
Et vous que le Seigneur créa, hommes et anges,
Faites sans fin sonner vos hymnes de louanges !

Conversion de saint Augustin - Bienheureux Fra Angelico

Saint Augustin – Communion


Conversion de saint Augustin - Bienheureux Fra Angelico
Conversion de saint Augustin – Bienheureux Fra Angelico

Ant. ad Communionem. Luc. 12, 42.
Fidélis servus et prudens, quem constítuit dóminus super famíliam suam : ut det illis in témpore trítici mensúram.

Voici le serviteur fidèle autant que sage :
Le Seigneur lui remit les clefs de Sa maison
Pour donner le froment à la bonne saison ;
Les hommes le loueront sans cesse d’âge en âge.

Conversion de saint Augustin - Bienheureux Fra Angelico

Le meurtre et l’adultère – Le Décachorde de saint Augustin


Conversion de saint Augustin - Bienheureux Fra Angelico
Conversion de saint Augustin – Bienheureux Fra Angelico

Dernier extrait du Décachorde de saint Augustin. (Première et deuxième partie)

12. […] Si, ce qu’à Dieu ne plaise, on commet un meurtre au milieu de vous, vous voulez chasser le coupable de son pays, le bannir à l’instant même, quand il est possible. Vous détestez le voleur et refusez de le voir. Un faux témoin est pour vous un objet d’abomination, il ne vous paraît pas un homme. On estime comme un ravisseur et comme un injuste celui qui convoite les propriétés d’autrui. On aime au contraire et on caresse celui qui se prostitue avec ses servantes ; ici le crime n’est qu’un jeu ; et s’il se rencontre un homme qui se prétende chaste, exempt d’adultère et le soit manifestement, il rougit de paraître devant qui ne l’imite point, il craint d’être insulté, tourné en dérision et de passer pour n’être pas un homme. Ainsi la perversité humaine en est venue à faire considérer comme un homme celui qui est vaincu par la passion, tandis qu’elle regarde comme n’en étant pas un celui qui en est vainqueur. Les uns tressaillent de leur victoire et ils ne sont pas des hommes ! Les autres demeurent abattus dans la défaite et ils sont des hommes ! Si tu étais au spectacle, le gladiateur étendu sous les pieds du lion te paraîtrait donc plus fort que le gladiateur qui fait tomber le lion sous son glaive ? (Traduction de l’abbé Jean-Pierre Raulx)

Saint Dominique - Fra Angelico

Saint Dominique – Introit


Saint Dominique - Fra Angelico
Saint Dominique – Fra Angelico

Ant. ad Introitum. Ps. 36, 30-31.
Os iusti meditábitur sapiéntiam, et lingua eius loquétur iudícium : lex Dei eius in corde ipsíus.
Ps. Ibid., 1.
Noli æmulári in malignántibus : neque zeláveris faciéntes iniquitátem.

La sagesse est un met que le juste savoure,
Et la justice un plat qu’il goûte avec amour.
Il est comme un enfant que le Seigneur nourrit :
En lui la loi de Dieu croît, s’élève et fleurit.

N’envie pas le méchant qui parait réussir;
Car le Seigneur attend avant que de punir.
Aussi n’emprunte pas la voie de perdition,
Suis plutôt le sentier qui te mène à Sion.

Conversion de saint Augustin - Bienheureux Fra Angelico

Le malade et le médecin – Le Décachorde de saint Augustin


Conversion de saint Augustin - Bienheureux Fra Angelico
Conversion de saint Augustin – Bienheureux Fra Angelico

Voici un deuxième extrait du Décachorde de saint Augustin (Première partie).

4. […] Pour nous, frères, nous considérons vos dangers et non vos volontés. Quel médecin guérirait le malade, s’il faisait attention à sa volonté ? Qu’on ne fasse donc pas ce qui n’est pas à faire, qu’on ne fasse pas ce que Dieu défend. Qui croit en Dieu, entend de lui ce que nous disons ici ; et s’il en est quelques-uns qui refusent de se corriger, mieux vaudrait pour eux sans aucun doute que nous ne soyons pas venus pour parler ainsi, ou qu’après être venus dans ce dessein nous ne l’exécutions pas.
9. […] En effet, les hommes ainsi disposés succombent à cette pensée ; ils disent : Dieu ne devrait-Il pas s’abstenir de nous menacer, de faire entendre par ses prophètes ce qui est de nature à détourner de Lui ? Ne devrait-Il pas, avant de venir, user d’indulgence envers tous, pardonner à tous, venir ensuite et ne jeter personne dans l’enfer ? Ainsi, parce que tu es injuste, tu veux que Dieu le soit ! Dieu veut te rendre semblable à Lui, et tu travailles à rendre Dieu semblable à toi ? Aime donc Dieu tel qu’Il est, et non tel que tu veux qu’Il soit. Car tu es mauvais et tu désires que Dieu soit comme toi plutôt que comme Il est. Mais si tu L’aimes tel qu’Il est, tu te corrigeras, et tu soumettras ton cœur à cette règle dont s’écarte aujourd’hui ta difformité. Aime Dieu tel qu’Il est, chéris-Le tel qu’Il est : pour Lui Il ne t’aime pas, Il te hait plutôt tel que tu es. Sa compassion consiste à te haïr tel que tu es pour te rendre ce que tu n’es pas encore 1. […]
10. Considère un malade. Il se hait en tant que malade et par là, il commence à s’entendre avec le médecin, qui le hait aussi comme malade. Si en effet il combat en lui la fièvre, c’est qu’il veut le guérir ; il lutte contre le mal, pour en délivrer celui qui l’endure. L’avarice et l’amour déréglé, la haine et la concupiscence, la luxure et la folie des spectacles sont aussi comme les fièvres qui dévorent ton âme, et tu dois les haïr avec le médecin. […] Combien il en coûte aux malades de prendre de la nourriture ! Ils préfèrent le moment de leur accès au moment où il faut manger. Cependant, ne s’efforcent-ils pas comme le veut le médecin ? Et malgré toute leur répugnance, ils se domptent pour accepter quelque chose. […] (Traduction de l’abbé Jean-Pierre Raulx)

1 Si cette phrase vous scandalise, relisez-la plusieurs fois.

Conversion de saint Augustin - Bienheureux Fra Angelico

Plein de miséricorde et de vérité – Le Décachorde de Saint Augustin


Conversion de saint Augustin - Bienheureux Fra Angelico
Conversion de saint Augustin – Bienheureux Fra Angelico

A lire le Décachorde de saint Augustin, on est frappé de l’actualité de ce sermon prononcé il y a un millénaire et demi. On croirait qu’il réplique aux arguments fallacieux de monseigneur Kasper, Marx, et consorts, sur la question de la dureté du coeur de l’homme, de la miséricorde divine, de l’adultère, etc. Aux paroles venimeuses qui engourdissent, le saint docteur répond par des arguments francs, mais profonds, que je vous invite à lire.

Voici donc un premier extrait de ce long et admirable sermon:

1. Le Seigneur notre Dieu est clément et compatissant, Il est lent à s’irriter et plein de miséricorde et de vérité : mais autant Il prodigue la miséricorde dans ce siècle, autant Il menace d’un jugement sévère dans le siècle futur. […] Ce qui plaît singulièrement aux pécheurs et aux amis de ce siècle, c’est que « le Seigneur est clément et compatissant, lent à punir et plein de miséricorde ». Mais si tu es heureux de ces doux traits sous lesquels Il se peint, redoute aussi ce dernier : « et plein de vérité ». S’il était dit seulement : « Le Seigneur est clément, compatissant, lent à punir, et plein de miséricorde », tu pourrais songer peut-être à l’impunité, à la sécurité, à la licence du mal, faire ce que tu veux, user du siècle autant qu’il est permis ou que la passion t’y porterait. Si alors de sages avertissements essayaient, par le reproche et la terreur, de t’engager à ne point te laisser aller sans frein à tes passions et à l’oubli de ton Dieu, tu pourrais interrompre ces importuns, lever hardiment le front, citer une autorité divine et lire en quelque sorte dans un livre sacré : Pourquoi me faire peur de notre Dieu ? « Il est clément, compatissant et plein de miséricorde. » Mais pour ôter aux hommes ce prétexte, le prophète ajoute un dernier mot : « Et plein de vérité », dit-il. Ainsi il tarit la joie d’une téméraire présomption et invite à la crainte de la pénitence. Que la miséricorde de Dieu provoque donc nos transports, mais que sa justice nous pénètre de frayeur. […] Ceux qui ne veulent pas, et ils sont nombreux, garder la fidélité à leurs épouses, voudraient que je ne dise rien de ce sujet. Mais, qu’ils y consentent ou s’y opposent, j’en parlerai. Car si je ne vous engage point à vous accorder avec la parole de Dieu, je demeurerai moi-même en guerre avec elle. Celui qui vous commande d’agir, nous commande de parler. Si vous êtes ses adversaires en ne faisant pas ce qu’il vous commande de faire, nous resterons aussi ses adversaires en ne disant pas ce qu’il nous commande de dire. (Traduction de l’abbé Jean-Pierre Raulx)