Dieu le Père - Cima da Conegliano

Mercredi de la deuxième semaine de Carême – Graduel


Graduale. Ps. 27,9 et 1.
Salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic hereditáti tuæ.
V/. Ad te, Dómine, clamávi : Deus meus, ne síleas a me, et ero símilis descendéntibus in lacum.

Dieu le Père - Cima da Conegliano
Dieu le Père – Cima da Conegliano

Ô Seigneur et Père,
Daignez donner le Salut
À tous ceux qu’il Vous a plu
De faire les frères
De Votre Fils, de Votre Élu.

Entendez mon râle,
Ô divin Prince des Cieux !
Ne restez pas silencieux
Ou l’antre infernal
M’engloutit avaricieux !

Mercredi de la deuxième semaine de Carême – Epître


Esth. 13, 8-11 et 15-17.
In diébus illis : Orávit Mardochǽus ad Dóminum, dicens : Dómine, Dómine, Rex omnípotens, in dicióne enim tua cuncta sunt pósita, et non est, qui possit tuæ resístere voluntáti, si decréveris salváre Israël. Tu fecísti cælum et terram, et quidquid cæli ámbitu continétur. Dóminus ómnium es, nec est, qui resístat maiestáti tuæ. Et nunc, Dómine Rex, Deus Abraham, miserére pópuli tui, quia volunt nos inimíci nostri pérdere, et hereditátem tuam delére. Ne despícias partem tuam, quam redemísti tibi de Ægýpto. Exáudi deprecatiónem meam, et propítius esto sorti et funículo tuo, et convérte luctum nostrum in gáudium, ut vivéntes laudémus nomen tuum, Dómine, et ne claudas ora te canéntium, Dómine, Deus noster.

Seigneur, Seigneur, Roy tout puissant,
Seul prince digne de l’encens,
La création Vous est soumise,
Et seuls les insensés s’épuisent
Et pensent pouvoir affronter
Votre éternelle volonté :
Qui peut écraser Israël
Si Vous nous prenez sous Votre aile ?
Ciel et terre sont grâce à Vous,
Et l’ennemi même l’avoue.
Mon Dieu, sous la voûte céleste,
Du nord au sud et d’est en ouest,
Véritablement, je ne vois
Rien qui ne fut fait par mon Roy !
Vous seul régnez sur l’univers
Et seul un fou pourrait se plaire
A chercher à Vous contester
Votre sublime Majesté.
Et maintenant, Dieu d’Abraham,
Éloignez les terribles flammes
Auxquelles nos durs ennemis
Veulent que nous soyons remis !
Pour Votre peuple en son malheur,
Ayez pitié, pitié, Seigneur !
Ô Vous qui fûtes assez bon
Pour libérer de Pharaon
Et pour protéger d’âge en âge
Votre peuple, Votre héritage,
Ne le secourrez-Vous donc point
Quand l’adversaire est sur le point
De le perdre et l’anéantir
Malgré nos pleurs et nos soupirs ?
Par plus de mille sacrés liens,
Cette nation Vous appartient ;
Soyez propice à ma prière,
Et n’ayez pas un cœur de pierre.
Ô mon Dieu, mon Seigneur, mon Roy,
Transformez notre deuil en joie,
Pour que, vivants, matin et soir,
Nous puissions chanter Votre gloire
Et magnifier d’un cœur constant
Votre saint nom à tout instant.
Par les mains d’un bourreau farouche,
Mon Dieu, fermerez-Vous les bouches
De ceux qui, du milieu des loups,
Vous rendent honneur et Vous louent ?