Ézéchiel - Michel Ange

Jeudi de la première semaine de Carême – Epître


Ezech. 18, 1-9.
In diébus illis : Factus est sermo Dómini ad me, dicens : Quid est, quod inter vos parábolam vértitis in provérbium istud in terra Israël, dicéntes : Patres comedérunt uvam acérbam, et dentes filiórum obstupéscunt ? Vivo ego, dicit Dóminus Deus, si erit ultra vobis parábola hæc in provérbium in Israël. Ecce, omnes ánimæ meæ sunt : ut ánima patris, ita et ánima fílii mea est : ánima, quæ peccáverit, ipsa moriétur. Et vir si fúerit iustus, et fécerit iudícium et iustítiam, in móntibus non coméderit, et óculos suos non leváverit ad idóla domus Israël : et uxórem próximi sui non violáverit, et ad mulíerem menstruátam non accésserit : et hóminem non contristáverit : pignus debitóri reddíderit, per vim nihil rapúerit : panem suum esuriénti déderit, et nudum operúerit vestiménto : ad usúram non commodáverit, et ámplius non accéperit : ab iniquitáte avértent manum suam, et iudícium verum fécerit inter virum et virum : in præcéptis meis ambuláverit, et iudícia mea custodíerit, ut fáciat veritátem : hic iustus est, vita vivet, ait Dóminus omnípotens.

La parole de Dieu vint au fond de mon cœur :
Ô ma bouche, redis ce que dit le Seigneur !
J’entends parmi Mon peuple un proverbe insensé,
Que si le père a bu quelque suc trop acide,
Les dents de ses enfants en seront agacées :
Cela n’est-il pas faux, détestable et stupide ?
Moi, J’en fais le serment : vous n’aurez désormais
Plus la moindre raison de répéter encor
Ces mots selon lesquels Dieu Lui-même permet
Que l’on doive d’un autre assumer tous les torts.
Toute âme que Je fis est en Ma possession,
L’âme du père autant que l’âme de son fils ;
Je n’ai point, Moi, le Roy, donné la permission
Qu’en dehors du pécheur aucun homme périsse.
Ne pèche point, sois juste, agis selon le droit ;
Ne va pas adorer les infâmes idoles ;
Le péché de la chair, garde-le loin de toi,
Et souviens-toi toujours de suivre Mes paroles.
N’agresse pas ton frère, et ne l’opprime point ;
Rends ce qui t’est prêté mais, loin d’être un voleur,
Accorde aux malheureux les plus suaves soins,
Ton pain à l’affamé, ta compassion aux pleurs,
Ton habit à celui qui dans le froid, gît nu,
Ton aide à l’homme qui demande ton secours,
Ton pardon à l’ingrat qui sera revenu,
Enfin, à celui-là que l’on hait, ton amour.
L’homme de qui la main chasse l’iniquité,
L’homme qui fait toujours ce qu’ordonne le Ciel,
Qui juge à bon escient selon la vérité,
S’attache à la sagesse et demeure fidèle,
Cet homme,souviens-t’en, est un juste à mes yeux,
Et vivra pour toujours, car ainsi parle Dieu.

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