Statue de saint Paul au Vatican - CC AngMoKio

Quatrième dimanche après l’Épiphanie – Épître


Léctio Epístolæ beáti Páuli Apóstoli ad Romános.
Rom. 13, 8-10.
Fratres : Némini quidquam debeátis, nisi ut ínvicem diligátis : qui enim díligit próximum, legem implévit. Nam : Non adulterábis, Non occídes, Non furáberis, Non falsum testimónium dices, Non concupísces : et si quod est áliud mandátum, in hoc verbo instaurátur : Díliges próximum tuum sicut teípsum. Diléctio próximi malum non operátur. Plenitúdo ergo legis est diléctio.

Statue de saint Paul au Vatican - CC AngMoKio
Statue de saint Paul au Vatican – CC AngMoKio

Frère, n’aie qu’une dette, une dette d’amour,
Car tu devras aimer ton prochain chaque jour.
Tu as, fils de Moïse, appris la sainte Loi,
Et lorsqu’Il est venu, le Fils du divin Roy
N’a point jeté d’un coup ses préceptes par terre,
Mais Il est parmi nous venu pour la parfaire.
Aussi, ne vole pas, ne mens pas, ne tue point,
Ne trahis pas la femme à qui Dieu t’a conjoint,
Ne livre pas ta bouche aux jurons, aux blasphèmes,
En un mot comme en cent, en un mot, mon frère, aime.
La charité n’est pas ce pauvre sentiment
Qui fait vibrer ton cœur et qui parfois te ment,
Mais elle vient du Ciel, et non de l’animal,
Et fait toujours le bien, toujours, jamais le mal.
Au Ciel, même, que font les anges et les saints
Sinon servir l’Amour qui les tient en Son sein ?
Aime donc ton prochain, frère, comme toi-même,
Aime par-dessus tout, voilà la loi suprême.

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Le Caravage - La Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas

Conversion de saint Paul – Collecte


Oratio.
Deus, qui univérsum mundum beáti Pauli Apóstoli prædicatióne docuísti : da nobis, quǽsumus ; ut, qui eius hódie Conversiónem cólimus, per eius ad te exémpla gradiámur.

Le Caravage - La Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas
Le Caravage – La Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas

Saul, enragé de haine et l’épée à la main,
Persécutait le Christ dans Ses humbles fidèles,
Quand, miracle, le Christ, au milieu du chemin
Ouvrit son œil rétif aux clartés éternelles.

Paul prit alors la route, et dans le monde entier,
Dieu daigna s’exprimer par sa petite bouche.
Il sema, tant et tant, que des arbres fruitiers
S’élevèrent partout sur de solides souches.

Puissions-nous, ô Seigneur, laisser à chaque pas
Des graines dans la terre, et des graines fécondes
Qui puissent s’enfoncer, germer, ne mourir pas,
Et, grandies, recouvrir de Votre ombre le monde.

Saint Paul apôtre

Troisième dimanche de l’Avent – Épître


Lectio Epístolæ beáti Páuli Apóstoli ad Philippénses
Philipp. 4, 4–7
Fratres : Gaudéte in Dómino semper : íterum dico, gaudéte. Modéstia vestra nota sit ómnibus homínibus : Dóminus prope est. Nihil sollíciti sitis : sed in omni oratióne et obsecratióne, cum gratiárum actióne, petitiónes vestræ innotéscant apud Deum. Et pax Dei, quæ exsúperat omnem sensum, custódiat corda vestra et intellegéntias vestras, in Christo Iesu, Dómino nostro.

Saint Paul apôtre
Saint Paul apôtre

Frères, réjouissez-vous, quittez vos mines tristes !
Que vos cœurs soient toujours pleins de la joie du Christ.
Que le païen voit dans vos yeux
Et l’impie dans votre regard :
« Le Seigneur viendra sans retard,
Il viendra bientôt, notre Dieu ! »

Surtout, ne tremblez point si les temps vous sont durs,
Mais suppliez le Christ d’une voix humble et sûre,
Et présentez avec respect
Tout ce qui vous est nécessaire :
Car, en plus de vous satisfaire,
Il vous fera don de Sa paix.

Le Christ en croix

Exaltation de la Sainte Croix – Graduel (Sonnet)


Graduale. Ibid., 8-9.
Christus factus est pro nobis obœdiens usque ad mortem, mortem autem crucis.
V/. Propter quod et Deus exaltávit illum, et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.

Le Christ en Croix
Le Christ en Croix

Contemplez, ô chrétiens, ce suprême mystère,
Admirez-le, silencieux ;
Que votre vaine bouche accepte de se taire,
Et craigne les arrêts des Cieux.

Car le Seigneur qui siège aux côtés de Son Père,
Ce Prince noble et glorieux,
Descendit parmi nous et foula cette terre
Sans nous montrer qu’Il était Dieu.

Ainsi, devant Son Père, humblement fut le Fils,
Et pour nous racheter Il fut obéissant
Jusqu’à verser Son propre Sang.

Or, Dieu Se souvenant de ce saint Sacrifice,
Et ce trépas cruel plus que déshonorant,
Fit du plus humble le plus grand.

Saint Paul de la Croix - Philippe Plet

Saint Paul de la Croix – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ephes. 5, 2.
Ambuláte in dilectióne, sicut et Christus diléxit nos, et trádidit semetípsum pro nobis oblatiónem et hóstiam Deo in odórem suavitátis. (T.P. Allelúia.)

Saint Paul de la Croix - Philippe Plet
Saint Paul de la Croix – Philippe Plet

Marchez sur la voie de l’amour,
Et imitez, jour après jour,
Jésus-Christ, qui nous aima tant,
Qui, lorsqu’Il était dans le temps
S’immola, très-sainte victime !
Dans le sacrifice sublime
Qu’Il offrit au Roy de bonté
Pour que l’homme fût racheté.

Martyre de saint Paul

Saint Don – Postcommunion (Diocèses de Nancy et Toul)


Postcommunio
Sumpta, Dómine, sacraménta fidem nostram reddant inexpugnábilem : ut sancti Donát$

Que le Saint Sacrement qu’a reçu notre coeur,
Rende invincible notre foi ;
Qu’avec ce bouclier, nous puissions, ô Seigneur,
Suivre à la guerre notre Roy.

Marchons à la bataille, avançons-nous derrière
Le saint chef que Dieu nous donna,
Et recevons ensuite, en quittant cette terre,
Le nimbe que reçut Donat.

Nota : je cherche une image de saint Don qui soit libre de droit (ou qui vous appartienne) ; si vous avez un lien ou un fichier, merci de me contacter.

Enterrement de sainte Agathe - Giulio Campi

Sainte Agathe – Epitre


Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Corinthios.
1. Cor. 1, 26-31.
Fratres : Vidéte vocatiónem vestram : quia non multi sapiéntes secúndum carnem, non multi poténtes, non multi nóbiles : sed quæ stulta sunt mundi elégit Deus, ut confúndat sapiéntes : et infírma mundi elégit Deus, ut confúndat fórtia : et ignobília mundi et contemptibília elégit Deus, et ea quæ non sunt, ut ea quæ sunt destrúeret : ut non gloriétur omnis caro in conspéctu eius. Ex ipso autem vos estis in Christo Iesu, qui factus est nobis sapiéntia a Deo, et iustítia, et sanctificátio, et redémptio : ut, quemádmodum scriptum est : Qui gloriátur, in Dómino gloriétur.

Ignorez-vous pourquoi le Christ vous appela ?
De qui de vous le monde a-t-il dit : Quel grand sage !
De qui : Quelle puissance !, et de qui : Quel éclat ! ?
Frères, c’est pourtant vous qui, seuls, rendez l’hommage
Que tout homme doit rendre au Seigneur des nations.
Êtes-vous forts ? Que non ! Dieu choisit la faiblesse
Pour confondre à jamais la vaine prétention
De ceux qui se croient pleins de force ou de sagesse.
Dieu désigne celui qui pour la chair n’est rien,
Verse au fond de son coeur Son infini pouvoir,
L’élève aux yeux de tous, l’exalte et le fait Sien,
Et la chair ne peut pas supporter Son regard.
Nous sommes dans le Christ en qui nous avons foi ;
C’est Lui notre Salut, c’est Lui notre grandeur,
Lui notre Rédemption ! Frère, glorifie-toi,
Mais cherche seulement la gloire en ton Seigneur.

Le Monogramme de Jésus (dans l'église Gesu, à Rome)

Très Saint Nom de Jésus – Introït


Ant. ad Introitum. Phil. 2, 10-11.
In nómine Iesu omne genu flectátur, cæléstium, terréstrium et infernórum : et omnis lingua confiteátur, quia Dóminus Iesus Christus in glória est Dei Patris.
Ps. 8, 2.
Dómine, Dóminus noster, quam admirábile est nomen tuum in univérsa terra !

Qu’au saint nom de Jésus les habitants des Cieux,
Les mortels ici-bas, et les morts aux enfers
Jettent leurs genoux jusqu’à terre ;
Qu’ils chantent gravement que Jésus-Christ est Dieu,
Et partage à jamais la gloire de Son Père.

Seigneur, notre Seigneur, que Votre nom est doux !
Il fait l’admiration de Vos heureux fidèles,
Et, plus sûr qu’une citadelle,
Ce prodigieux Salut dont Votre nom les doue,
Est, de tous Vos bienfaits, la grâce la plus belle.

Sainte Marthe fustigeant la Tarasque

Sainte Marthe – Epitre


Sainte Marthe fustigeant la Tarasque
Sainte Marthe fustigeant la Tarasque

Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Corínthios.
2. Cor. 10, 17-18 ; 11, 1-2.
Fratres : Qui gloriátur, in Dómino gloriétur. Non enim, qui seípsum comméndat, ille probátus est ; sed quem Deus comméndat. […]

La terre est pleine d’orgueilleux ;
Le monde est plein de sépultures.
Qu’elle est faible, notre nature !
Que notre gloire soit en Dieu.

Statue de saint Paul au Vatican - CC AngMoKio

Saint Pierre et saint Paul – Introït et Collecte


Statue de saint Paul au Vatican - CC AngMoKio
Statue de saint Paul au Vatican – CC AngMoKio

C’est pour moi un jour tout à fait particulier puisque je fête aujourd’hui l’anniversaire de ma première communion.

Ant. ad Introitum. Act. 12, 11.
Nunc scio vere, quia misit Dóminus Angelum suum : et erípuit me de manu Heródis et de omni exspectatióne plebis Iudæórum.
Ps. 138, 1-2.
Dómine, probásti me et cognovísti me : tu cognovísti sessiónem meam et resurrectiónem meam.
V/.Glória Patri.

Maintenant je le sais, je le sais sans conteste :
Loué soit le Seigneur, le Seigneur généreux,
Qui dépêcha vers moi Son Envoyé céleste,
Et m’ôta de la main d’Hérode et des Hébreux !

Vous m’avez éprouvé, Vous connaissez mon cœur,
Et comme un nouveau-né, devant Vous, je suis nu ;
Que je tombe ou me lève, est-il rien, ô Seigneur,
Qui demeure un instant à Votre œil inconnu ?

Oratio. (Collecte)
Deus, qui hodiérnam diem Apostolórum tuórum Petri et Pauli martýrio consecrásti : da Ecclésiæ tuæ, eórum in ómnibus sequi præcéptum ; per quos religiónis sumpsit exórdium. Per Dóminum nostrum.

Nous Vous le demandons, ô Seigneur tout-puissant,
En ce jour bienheureux où saint Pierre et saint Paul
Souffrirent le martyre et versèrent leur sang,
Que tous leurs successeurs restent à leur école,
Que, jusque dans la mort, ils imitent Vos saints ;
Faites que le Saint-Père entraîne Votre Église
A suivre leur modèle et Vos glorieux desseins,
Nous vous en supplions, par leur sainte entremise.

Le Greco - Saint Pierre et saint Paul

Sanctis apostolis Petro et Paulo – Confiteor #5 – Stances #81


Le Greco - Saint Pierre et saint Paul
Le Greco – Saint Pierre et saint Paul

Invocation préliminaire

Ô saint Pierre, ô saint Paul, donnez-moi l’éloquence !
Je creuse ma cervelle et n’y découvre rien.
Je voudrais aux lecteurs offrir une défense
De ce Confiteor où je vois tant de bien,
Mais si je reste seul avec mes pauvres forces,
Vous savez mieux que moi que c’est peine perdue.
Je suis jeune, orgueilleux, je bombe trop le torse,
Mais que votre bonté soit sur moi répandue.

Poème

Pardon pour mes péchés et mes fautes sans nombre,
Ô Pierre, ô premier pape, apôtre des Hébreux,
Ô socle de l’Église à qui mon cœur trop sombre
A causé tant de fois des désordres affreux.

Au lointain descendant d’une race païenne,
Pardonnez, ô saint Paul, apôtre des Gentils ;
Vous m’avez apporté l’existence chrétienne :
Voyez ma contrition et mon cœur repenti.

Ô saint Pierre, ô saint Paul, colonnes de l’Église,
Ardents propagateurs du Nouveau Testament,
De la Nouvelle Alliance, absolvez mes traîtrises,
Et par amour pour Dieu soyez pour moi cléments.

Récitation du Confiteor par le célébrant (penché)

Défense du Confiteor – Confiteor #1 – Deo omnipotenti – Liturgie #5


Récitation du Confiteor par le célébrant (penché)
Récitation du Confiteor par le célébrant (penché)

On entend souvent que les textes traditionnels de l’Église, notamment de la messe tridentine (forme extraordinaire), sont redondants, remplis de termes inutiles, pleins de répétitions dépourvues d’intérêt. Je ne m’attarderai pas sur la prétention qu’il y a à juger aussi péremptoirement des textes écrits au cours des siècles de la part de personnes qui n’en ont jamais plus d’un. Mais puisqu’on a renversé les rôles, et que c’est à la tradition de se défendre contre l’innovation, défendons, autant qu’on le peut. Le Confiteor est un bon exemple de l’émondement qui a été opéré. On est passé ainsi de :

Je confesse à Dieu Tout-Puissant,
à la Bienheureuse Marie toujours vierge,
à Saint Michel Archange,
à Saint Jean-Baptiste,
aux Saints Apôtres Pierre et Paul,
à tous les Saints,
et à vous, mon Père,
que j’ai beaucoup péché, par pensées,
par paroles et par actions.
C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute.
C’est pourquoi je supplie la Bienheureuse Marie toujours vierge,
Saint Michel Archange,
Saint Jean-Baptiste,
les Saints Apôtres Pierre et Paul,
tous les Saints et vous mon Père,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

à :

Je confesse à Dieu tout-puissant,
Je reconnais devant mes frères
que j’ai péché,
en pensée, en parole, par action et par omission.
Oui, j’ai vraiment péché.
C’est pourquoi, je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

On s’est débarrassé de la Sainte Vierge, de saint Michel, de saint Jean-Baptiste, de saint Pierre et de saint Paul. Pourquoi se confesser aussi à eux ? La raison en est simple, et cette série de poèmes ne prétendra que l’illustrer. Mais à tout Seigneur, tout honneur, bien que la mention « Deo omnipotenti » ait été conservée.

C’est à Vous, ô mon Dieu, c’est à Vous tout d’abord
Que j’ai par mes péchés fait chaque fois du tort.
Hélas, si je devais énumérer Vos dons,
Je serais sans tarder contraint à l’abandon
Avant d’en avoir pu dire le millionième,
Après avoir écrit mil vers de ce poème.
De Vous j’ai tout reçu, mon Seigneur et mon Dieu ;
Rien ne me fut offert sans descendre des Cieux.
A l’Être qui créa les splendeurs de la terre,
Qui m’accorda la vie par mon père et ma mère,
Qui par l’eau de l’Esprit fit de moi Son enfant,
Qui contre vingt démons chaque jour me défend,
Ah ! comment décider de Lui désobéir,
Comment donc ai-je pu, ai-je osé Le trahir ?
Il a créé le monde, Il est mort sur la Croix,
Et moi j’ose déplaire à cet auguste Roy,
J’ose me révolter, oui, j’ose être rebelle,
J’ose, ingrat, mépriser Ses lois saintes et belles
– Et non pas une fois, par hasard, par oubli,
Mais bien conscient, du saut au retour dans le lit,
Sept fois le jour je pèche et commets quelque faute,
Je le mûris, le veux, le fais – vanité haute,
Par quoi je me voudrais l’auteur même des lois,
Par quoi sous le péché tout aussitôt je ploie.
Je ressens aussitôt le poids de ma misère,
Mais j’aurais beau gémir, cette pointe de fer
Que j’ai plantée moi-même au fond de mon esprit,
Je ne puis l’arracher, et bientôt dépéris.
Dans mon profond malheur, vers qui me tournerai-je ?
Qui peut rendre à mon cœur sa pureté de neige ?
Il a créé le monde, Il a versé Son sang ;
Que l’impotent supplie l’unique Tout-Puissant.

Saint Paul apôtre

La source du malheur – Stances #61


Saint Paul apôtre
Saint Paul apôtre

Le poème qui suit part (et s’éloigne un peu) de cette phrase de saint Paul, dans l’épitre du jour (Cor. 1,3-7) :

Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut.

Si vous ne cherchez, ô Seigneur,
Qu’à combler l’Homme de bonheur,
Pourquoi donc exiger de lui
Tant de souffrances inhumaines
Qui semblent absurdes et vaines
Dans les profondeurs de sa nuit ?

Si l’Homme verse tant de pleurs
Et si d’innombrables malheurs
Tombent du ciel comme la pluie,
Que pour responsable il se tienne
Car il a bu la coupe pleine
Du jus du plus immonde fruit.

Oh, ce poison persécuteur,
Par la faute duquel il meurt
Et qu’il a lui-même introduit
Dans ses artères et ses veines,
Voilà la source de ses peines,
De ses douleurs, voilà le puits !

De notre âme, de notre cœur,
Certes Jésus est le Sauveur :
Par Lui l’Homme point ne périt ;
Mais si puissante est la gangrène
Que pour ne point la laisser reine,
Il faut couper, malgré les cris.