Saint Louis de Gonzague - Goya

Épître – Saint Louis de Gonzague


Léctio libri Sapiéntiæ.
Eccli. 31, 8-11.
Beátus vir, qui invéntus est sine mácula, et qui post aurum non ábiit, nec sperávit in pecúnia et thesáuris. Quis est hic, et laudábimus eum ? fecit enim mirabília in vita sua. Qui probátus est in illo, et perféctus est, erit illi glória ætérna : qui potuit tránsgredi, et non est transgréssus : fácere mala, et non fecit : ídeo stabilíta sunt bona illíus in Dómino, et eleemósynis illíus enarrábit omnis ecclésia sanctórum.

Saint Louis de Gonzague - Goya
Saint Louis de Gonzague – Goya

Heureux l’homme qui monte aux Cieux
Et se présente devant Dieu
Avec un habit sans souillures ;
Heureux qui détourna les yeux
Des trésors qui sont si précieux
Pour corrompre les âmes pures.

Dites-nous qui a mérité
D’entrer dans la félicité
Dont votre cœur est plein, saints anges !
Si sur terre il a tout quitté,
C’est du Ciel qu’il a hérité,
Et nous lui ferons nos louanges !

Il put trahir la sainte loi,
Il put faire de l’or son roi
Et de son cœur un criminel ;
Mais il a conservé la foi,
Il a porté sa lourde croix
Et reçu la gloire éternelle.

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Saint Pierre

Chaire de Saint Pierre – Trait


Tractus. Matt 16:18-19
Tu es Petrus, et super hanc petram ædificábo Ecclésiam meam.
V. Et portæ ínferi non prævalébunt advérsus eam: et tibi dabo claves regni coelórum.
V. Quodcúmque ligáveris super terram, erit ligátum et in coelis.
V. Et quodcúmque sólveris super terram, erit solútum et in coelis.

Saint Pierre
Saint Pierre

Voici que J’ai posé Mon peuple sur ton roc
Afin que sur ton dos il ne craigne aucun choc.

Les portes de l’enfer pourront vomir satan,
Mais en vain claqueront ses sinistres battants.

Mais toi, reçois les clefs des admirables portes
Que J’ouvre de nouveau pour l’humanité morte.

Prince, règne en Mon Nom droit, miséricordieux,
Afin que l’univers suive la Loi de Dieu.

Statue de saint Paul au Vatican - CC AngMoKio

Quatrième dimanche après l’Épiphanie – Épître


Léctio Epístolæ beáti Páuli Apóstoli ad Romános.
Rom. 13, 8-10.
Fratres : Némini quidquam debeátis, nisi ut ínvicem diligátis : qui enim díligit próximum, legem implévit. Nam : Non adulterábis, Non occídes, Non furáberis, Non falsum testimónium dices, Non concupísces : et si quod est áliud mandátum, in hoc verbo instaurátur : Díliges próximum tuum sicut teípsum. Diléctio próximi malum non operátur. Plenitúdo ergo legis est diléctio.

Statue de saint Paul au Vatican - CC AngMoKio
Statue de saint Paul au Vatican – CC AngMoKio

Frère, n’aie qu’une dette, une dette d’amour,
Car tu devras aimer ton prochain chaque jour.
Tu as, fils de Moïse, appris la sainte Loi,
Et lorsqu’Il est venu, le Fils du divin Roy
N’a point jeté d’un coup ses préceptes par terre,
Mais Il est parmi nous venu pour la parfaire.
Aussi, ne vole pas, ne mens pas, ne tue point,
Ne trahis pas la femme à qui Dieu t’a conjoint,
Ne livre pas ta bouche aux jurons, aux blasphèmes,
En un mot comme en cent, en un mot, mon frère, aime.
La charité n’est pas ce pauvre sentiment
Qui fait vibrer ton cœur et qui parfois te ment,
Mais elle vient du Ciel, et non de l’animal,
Et fait toujours le bien, toujours, jamais le mal.
Au Ciel, même, que font les anges et les saints
Sinon servir l’Amour qui les tient en Son sein ?
Aime donc ton prochain, frère, comme toi-même,
Aime par-dessus tout, voilà la loi suprême.

La Main de Dieu - Fresque du douzième siècle

Dix-septième dimanche après la Pentecôte – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 118, 137 et 124.
Iustus es, Dómine, et rectum iudicium tuum : fac cum servo tuo secúndum misericórdiam tuam.
Ps. ibid., 1.
Beáti immaculáti in via : qui ámbulant in lege Dómini.
V/.Glória Patri.

La Main de Dieu - Fresque du douzième siècle
La Main de Dieu – Fresque du douzième siècle

Vous êtes juste, ô Seigneur : juste est Votre jugement.
Daignez agir envers moi, qui veux servir humblement,
Avec un cœur plein d’amour et plein de miséricorde.

Car bienheureux est celui que Vous guidez sur la voie
Et qui dirige sa marche au doux son de Votre voie !
Heureux seul qui sans détour à la loi de Dieu s’accorde.

Saint Nicolas de Tolentino

Saint Nicolas de Tolentino – Graduel (Messe Justus ut palma)


Graduale. Ps. 36, 30-31.
Os iusti meditábitur sapiéntiam, et lingua eius loquétur iudícium.
V/. Lex Dei eius in corde ipsíus : et non supplantabúntur gressus eius.

Saint Nicolas de Tolentino
Saint Nicolas de Tolentino

La bouche du juste est pleine de sagesse
Et sa langue indique une voie d’équité.
La loi du Seigneur est sa seule maîtresse :
Dieu vint dans son cœur, et ne l’a point quitté.

Tous ses ennemis voudront le faire choir,
Ils voudront en vain, et n’y parviendront pas ;
Le saint posera, quand viendra le soir,
Sur le seuil du Ciel son suprême pas.

Saint Pie X

Saint Pie X – Graduel


Graduale. Ps. 39, 10-11.
Annuntiávi iustítiam in cœtu magno ; ecce lábia mea non cohíbui : Dómine, tu nosti.
V/. Iustítiam tuam non abscóndi in corde meo ; fidelitátem tuam et auxílium tuum narrávi.

Saint Pie X
Saint Pie X

Devant le peuple, j’ai parlé ;
Non, je n’ai point fermé les lèvres
Ni prononcé des choses mièvres
Qui plaisent aux écervelés.

Mais j’ai dit : « Voici la justice.
Ô mon peuple, aime, espère et crois,
Ou meurs sous le coup de la loi,
Car il n’est pas de subreptice. »

Non, mon cœur n’est pas un coffret
Qui dans l’ombre garde un trésor ;
C’est un phare près du grand port
Qui dispense partout ses rais.

Je n’ai point jeté ma lumière,
Mais celle de Votre salut
Afin de guider les élus
Vers la demeure de leur Père.

Texte de la Vulgate :

Annuntiavi justitiam tuam in ecclesia magna ; ecce labia mea non prohibebo : Domine, tu scisti.
Iustitiam tuam non abscondi in corde meo ; veritatem tuam et salutare tuum dixi.
(On note plusieurs changements notables : ecclesia pour coetu, veritatem pour fidelitatem, et salutare pour auxilium. Indéniablement, le texte de saint Jérôme a un caractère autrement plus spirituel que celui du cardinal Béa, employé dans le missel. On pourrait aussi parler de la différence entre nosti et scisti : le premier vient de nosco, qui veut dire apprendre, le second de scio, qui veut dire simplement connaître. Or, on voit mal comment Dieu pourrait apprendre quoi que ce soit, puisqu’Il connaît tout de toute éternité. Nosco désigne donc un processus, dont nosti est l’aboutissement, d’où le sens de savoir, tandis que scio désigne un état, ce qui est plus conforme à la nature intangible de Dieu.)

Saint Bernard de Clairvaux (vitrail de Cluny)

Saint Bernard – Graduel


Graduale. Ps. 36, 30-31.
Os iusti meditábitur sapiéntiam, et lingua eius loquétur iudícium.
V/. Lex Dei eius in corde ipsíus : et non supplantabúntur gressus eius.

Saint Bernard de Clairvaux (vitrail de Cluny)
Saint Bernard de Clairvaux (vitrail de Cluny)

Écoute la bouche du saint
Car ses dents macèrent sans cesse
La plus céleste des sagesses.

Le souffle qui sort de son sein
Est une juste et douce haleine
Qui de l’Esprit est toute pleine.

Non, ce n’est pas de l’air qu’il vit,
Mais c’est de la sainte doctrine
Qui se répand dans sa poitrine.

Démon, celui que Dieu ravit,
Tu ne peux en être vainqueur,
Car c’est Dieu qui bat en son cœur.

Le Sacré-Cœur de Jésus - CC Carolus

Sacré-Coeur – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 32, 11 et 19.
Cogitatiónes Cordis eius in generatióne et generatiónem : ut éruat a morte ánimas eórum et alat eos in fame.
Ps. ibid., 1.
Exsultáte, iusti, in Dómino : rectos decet collaudátio.
V/.Glória Patri.

Le Sacré-Cœur de Jésus - CC Carolus
Le Sacré-Cœur de Jésus – CC Carolus

Le Seigneur est doux et droit,
Juste et bon est le Seigneur !
Il fait le don de Sa loi
Aux plus infâmes pécheurs
Pour qu’ils marchent sur Sa voie.

Il enseigne aux humbles cœurs
A suivre Son cœur de Roy ;
Aux hommes plein de douceur
Il montre Sa sainte Croix
Afin qu’ils la fassent leur.

Le Visage du Christ - Meister Bertram von Minden

Premier dimanche après la Pentecôte – Graduel


Graduale. Ps. 40, 5 et 2.
Ego dixi : Dómine, miserére mei : sana ánimam meam, quia peccávi tibi.
V/. Beátus, qui intéllegit super egénum et páuperem : in die mala liberábit eum Dóminus.

Le Visage du Christ - Meister Bertram von Minden
Le Visage du Christ – Meister Bertram von Minden

Seigneur, ayez pitié de moi !
Ô Dieu qui régnez sur les cimes,
Lavez mon âme de mon crime,
Car j’ai péché contre mon Roy,
Mais pitié ! que sur Votre loi
Votre miséricorde prime.

Qui se sait pauvre et miséreux
Sait qu’il doit mendier sa pitance
– Honteuse, humiliante indigence !
Mais que cet homme soit heureux :
Au jour du malheur, généreux,
Dieu lui donnera Sa puissance.

Saint Marc - Jean Bourdichon

Saint Marc – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Ps. 88, 6. Confitebúntur cæli mirabília tua, Dómine : étenim veritátem tuam in ecclésia sanctórum.
Allelúia. V/. Ps. 20, 4. Posuísti, Dómine, super caput eius corónam de lápide pretióso. Allelúia.

Saint Marc - Jean Bourdichon
Saint Marc – Jean Bourdichon

Les Cieux publieront Vos exploits,
Ô mon Seigneur !
Ils rappelleront Votre loi,
Votre Vérité dans le cœur
Du peuple dont Vous êtes Roy.

Combien ce serviteur Vous aime !
Sur son front pieux,
Vous avez posé un diadème
D’or serti de rubis précieux
Quand s’est achevé son carême.

Saint Justin Martyr - André Thévet

Saint Justin – Introït


Saint Justin Martyr - André Thévet
Saint Justin Martyr – André Thévet

Ant. ad Introitum. Ps. 118, 85 et 46.
Narravérunt mihi iníqui fabulatiónes, sed non ut lex tua : ego autem loquébar de testimóniis tuis in conspéctu regum, et non confundébar. (T.P. Allelúia, allelúia.)
Ps. Ibid., 1.
Beáti immaculáti in via : qui ámbulant in lege Dómini.

L’inique, en sa folie, voulut troubler mon cœur,
Inonder mon esprit de discours faux et vains ;
Mais rien, je Vous le dis, rien, ô mon doux Seigneur,
N’égalait de la loi les préceptes divins.

J’osai parler devant les princes ;
Je leur ai parlé de Vos lois ;
J’entends encor leurs dents qui grincent
Quand j’ai redit : « Dieu seul est Roy. »

Je leur ai dit d’une voix forte
Sans me troubler : « Repentez-vous !
Votre corps vit, votre âme est morte :
Qu’à Dieu seul votre âme se voue. »

Heureux qui suit la voie que trace notre Maître,
Heureux qui, sans défaut, suit Ses commandements :
Jamais il ne craindra l’affreuse main du traître,
Et lorsqu’il périra, Dieu lui sera clément.

Vision du pape Clément Ier - Giovanni Battista Tiepolo

Saint Clément Ier – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ierem. 1, 9-10.
Ecce, dedi verba mea in ore tuo : ecce, constítui te super gentes et super regna, ut evéllas et destruas, et ædífices et plantes.

C’est Moi qui parle par ta voix ;
Je t’ai mis au-dessus des rois,
Et des peuples de l’univers,
Pour que, juge strict et sévère,
Tu libères sur eux les lions,
Et les jettes dans l’affliction.
Mais dépose parfois le glaive,
Et de ta bouche, alors, élève,
Fais connaître aux peuples Ma loi
Et hisse les nations vers Moi.

Statue de saint Charles Borromée

Saint Charles Borromée, évêque et confesseur – Graduel


Graduale. Eccli. 44, 16.
Ecce sacérdos magnus, qui in diébus suis plácuit Deo.
V/. Ibid., 20. Non est invéntus símilis illi, qui conserváret legem Excélsi.

Contemplez, ô fidèles,
Dans le Ciel,
Le grand prêtre qui plut à Dieu !

Son cœur fut saint et pur,
Sans souillure :
Le voici maintenant glorieux.

Il n’a point de rival,
Point d’égal,
Dans l’obéissance à la loi.

Louons ce confesseur
Du Seigneur
Qui fut toujours fort dans la foi.

La cathédrale de Toul

Saint Alchas, évêque – Graduel (diocèse de Nancy et Toul) (avant 1955) (Pantoun)


Graduale. Eccli. 3, 2.
Iudícium patris audíte, fílii : et sic fácite, ut salvi sitis.

Si vous désirez le salut,
Mes fils, écoutez votre Père !
Rejetez la vie dissolue
Que vous suggère la vipère.

Mes fils, écoutez votre Père :
Il a pour vous tant d’affection !
Que vous suggère la vipère,
Sinon la voie de l’affliction ?

Il a pour vous tant d’affection :
Écoutez Ses conseils si sages,
Sinon la voie de l’affliction
Vous mènera aux lieux sauvages.

Écoutez Ses conseils si sages :
Sachez qu’une mauvaise vie
Vous mènera aux lieux sauvages
Où le pécheur est asservi.

Sachez qu’une mauvaise vie
Est punie au fond de l’enfer
Où le pécheur est asservi,
Et jamais il ne se libère.

Est puni au fond de l’enfer
L’oubli des préceptes divins,
Et jamais il ne se libère,
Celui qui dit : « J’écoute en vain ! »

L’oubli des préceptes divins,
Je veux le perdre dans vos cœurs.
Celui qui dit : « J’écoute en vain ! »
Il versera d’éternels pleurs.

Je veux le perdre dans vos cœurs,
Celui qui vous tient loin de Moi :
Il versera d’éternels pleurs.
Vous, Mes fils, écoutez Ma voix.

Celui qui vous tient loin de Moi,
Qui voudra l’écouter encor ?
Vous, Mes fils, écoutez Ma voix,
Et ne Me faites point de tort.

Qui voudra l’écouter encor ?
Suivez-Moi, ne l’écoutez plus,
Et ne Me faites point de tort
Si vous désirez le salut.