Saint Thomas reconnaissant le Christ

Vigile de saint Thomas – Introït (avant 1955)


Ant. ad Introitum. Ps. 51, 10 et 11.
Ego autem, sicut olíva fructífera in domo Dómini, sperávi in misericórdia Dei mei : et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est ante conspéctum sanctórum tuorum.
Ps. Ibid., 3.
Quid gloriáris in malítia : qui potens es in iniquitáte ?
V/.Glória Patri.

Saint Thomas reconnaissant le Christ
Saint Thomas reconnaissant le Christ

Comme l’olivier qui pousse
Dans un jardin délicieux
Et qui croît sous la pluie douce
Que répand sur lui les cieux,

Ainsi mon âme déborde
D’un espoir qui n’est pas vain :
Descendez, miséricorde,
Et tombez, secours divins !

Ma bouche a reçu du Ciel
Le nom porteur du Salut :
Invoquez-le tous, fidèles,
Acclamez-le tous, élus !

Malheureux qui fais le mal,
Pourquoi te glorifies-tu ?
Car ta vie, semblable au pal,
Même avec lenteur, te tue.

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Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège

Octave des Saints Pierre et Paul – Communion (avant 1955)


Ant. ad Communionem. Sap. 3, 1, 2 et 3.
Iustórum ánimæ in manu Dei sunt, et non tanget illos torméntum malítiae : visi sunt óculis insipiéntium mori : illi autem sunt in pace.

Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège
Saint Paul et saint Pierre – Le Corrège

L’âme du juste est dans la main de Dieu,
Entre Ses doigts et sous Ses divins yeux.
Que peut lui faire
L’esprit damné qui règne sur l’enfer,
Qui se croit fort, et qui n’est qu’orgueilleux ?

L’homme insensé croit que le juste est mort :
Ignorant l’âme, il ne voit que le corps.
Esprit épais !
Tu ne vois point que le juste est en paix
Et que plus rien ne peut lui faire tort.

Saint Vincent de Lérins

Saint Vincent de Lérins – Evangile (Diocèses de Nancy et Toul, avant 1955)


+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Matthǽum.
Matth. 19, 27-29.
In illo témpore : Dixit Petrus ad Iesum : Ecce, nos relíquimus ómnia, et secúti sumus te : quid ergo erit nobis ? Iesus autem dixit illis : Amen, dico vobis, quod vos, qui secuti estis me, in regeneratióne, cum séderit Fílius hóminis in sede maiestátis suæ, sedébitis et vos super sedes duódecim, iudicántes duódecim tribus Israël. Et omnis, qui relíquerit domum, vel fratres, aut soróres, aut patrem, aut matrem, aut uxórem, aut fílios, aut agros, propter nomen meum, céntuplum accípiet, et vitam ætérnam possidébit.

Vincent_de_Lerins
Saint Vincent de Lérins

Pierre dit à Jésus : « Nous avons, ô Seigneur,
Tout laisser pour suivre Vos pas ;
Mais qu’arrivera-t-il ? Nous tremblons en nos cœurs,
Nous tremblons et ne savons pas.
– Imposez le silence à vos pensées de crainte
Car Je m’engage devant vous :
Quiconque suit Mes pas sur cette route sainte,
Tout cœur qui pour Moi se dévoue,
Lorsque le Fils de l’homme, auréolé de gloire,
Siégera plein de majesté,
Ô vous tous qui avez mis en Lui votre espoir
Votre heur sera manifesté.
Alors, vous jugerez les tribus d’Israël,
Et vous jouirez du plus haut rang ;
On vous acclamera, sur terre et dans le Ciel,
Et votre renom sera grand.
Quittez donc vos maisons, abandonnez vos frères,
Abandonnez tout votre bien,
Laissez derrière vous tout ce qui vous est cher,
Laissez tout sans regretter rien.
Car si vous laissez tout et marchez sur mes traces,
Je vous le dis, en vérité,
Vous recevrez de Dieu des rivières de grâces
Et vivrez pour l’éternité.

Biographie de saint Vincent de Lérins

Moine et écrivain du Vème siècle, frère de Loup de Troyes, Vincent de Lérins suivit des études profanes et théologiques, exerça le métier des armes puis se retira au monastère de Lérins. Ce Père de l’Église écrivit un Commonitorium ou aide-mémoire permettant de distinguer la vraie foie catholique des hérésies. (Un grand merci à mon épouse pour son aide)

La Vierge l'Enfant entourée des Saints Innocents - Pierre-Paul Rubens

Octave des Saints Innocents – Introït (avant 1955)


Ant. ad Introitum. Ps. 8, 3.
Ex ore infántium, Deus, et lacténtium perfecísti laudem propter inimicos tuos.
Ps. ib., 2.
Dómine, Dóminus noster : quam admirábile est nomen tuum in univérsa terra !

La bouche de l’enfant, encor remplie de lait,
Et ses lèvres, pourtant muettes,
Chantèrent, ô Seigneur, des louanges parfaites
Contre l’ennemi qui, le fou ! se rebellait.

Acclamons Votre nom, Seigneur, dans l’univers,
Nom si digne d’admiration !
Que les voix des chanteurs de toutes les nations
Élèvent dans le ciel les plus sublimes vers.

Assemblée de tous les saints - Icône russe du XVII ème siècle

Vigile de la fête de tous les saints – Communion (avant 1955)


Ant. ad Communionem. Sap. 3, 1, 2 et 3.
Iustórum ánimæ in manu Dei sunt : et non tanget illos torméntum malítiæ : visi sunt óculis insipiéntium mori : illi autem sunt in pace.

Toi qui tourmentes les saints,
Pauvre fol,
Assassin,
Vois-les prendre leur envol,
Et se blottir dans le sein
Ô bonheur !
Du Seigneur.

Ils sont dans la main de Dieu,
Et leurs âmes
Dans les Cieux,
Tous les anges les acclament,
Tous louent ces cœurs doux et pieux.
Quels périls
Craindront-ils ?

Tu veux, en les tourmentant,
Qu’ils faiblissent ;
Mais autant
S’exercera ta malice,
Autant tu perdras de temps :
Tu les ardes ;
Dieu les garde.

Tu penses, dans ta folie,
Qu’ils sont morts,
Abolis :
L’âme ne suit point le corps ;
Celle qui n’a point faibli
Dans le Ciel
Est si belle !

La cathédrale de Toul

Saint Alchas, évêque – Graduel (diocèse de Nancy et Toul) (avant 1955) (Pantoun)


Graduale. Eccli. 3, 2.
Iudícium patris audíte, fílii : et sic fácite, ut salvi sitis.

Si vous désirez le salut,
Mes fils, écoutez votre Père !
Rejetez la vie dissolue
Que vous suggère la vipère.

Mes fils, écoutez votre Père :
Il a pour vous tant d’affection !
Que vous suggère la vipère,
Sinon la voie de l’affliction ?

Il a pour vous tant d’affection :
Écoutez Ses conseils si sages,
Sinon la voie de l’affliction
Vous mènera aux lieux sauvages.

Écoutez Ses conseils si sages :
Sachez qu’une mauvaise vie
Vous mènera aux lieux sauvages
Où le pécheur est asservi.

Sachez qu’une mauvaise vie
Est punie au fond de l’enfer
Où le pécheur est asservi,
Et jamais il ne se libère.

Est puni au fond de l’enfer
L’oubli des préceptes divins,
Et jamais il ne se libère,
Celui qui dit : « J’écoute en vain ! »

L’oubli des préceptes divins,
Je veux le perdre dans vos cœurs.
Celui qui dit : « J’écoute en vain ! »
Il versera d’éternels pleurs.

Je veux le perdre dans vos cœurs,
Celui qui vous tient loin de Moi :
Il versera d’éternels pleurs.
Vous, Mes fils, écoutez Ma voix.

Celui qui vous tient loin de Moi,
Qui voudra l’écouter encor ?
Vous, Mes fils, écoutez Ma voix,
Et ne Me faites point de tort.

Qui voudra l’écouter encor ?
Suivez-Moi, ne l’écoutez plus,
Et ne Me faites point de tort
Si vous désirez le salut.

Saint Simon et saint Jude

Vigile des saints Jude et Simon – Graduel (avant 1955)


Graduale. Ps. 78, 10 et 2.
Vindíca, Dómine, sánguinem Sanctórum tuórum, qui effúsus est.
V/. Posuérunt mortália servórum tuórum, Dómine, escas volatílibus cæli : carnes Sanctórum tuórum béstiis terræ.

Venez venger, Seigneur, le sang de Vos martyrs !
Frappez d’un juste châtiment
Les meurtriers cruels qui les ont fait périr
Et montent à l’assaut des murs du Firmament.

Voyez ! Ils ont jeté leurs dépouilles sanglantes
En pâture aux sombres corbeaux.
Ils ont même arraché, dans leur haine démente,
Les membres de Vos saints déjà mis au tombeau.

Seigneur, venez venger l’abominable outrage
Que l’impie fait à Vos enfants !
Que les Cieux et l’enfer même, grinçant de rage,
Clament : « Que le Très-Haut les aime et les défend ! »

Saint Loup sauve Troyes d'Attila

Saint Loup – Communion


Saint Loup sauve Troyes d'Attila
Saint Loup sauve Troyes d’Attila

Avant 1955, on fêtait aujourd’hui saint Loup de Troyes, un des nombreux saints qui portent ce prénom.

Ant. ad Communionem. Ps 21, 26.
Vota mea reddam in conspéctu timéntium Dóminum.

Communion

Devant l’assemblée de ceux qui Vous craignent,
Je Vous chanterai, mon Seigneur, mon Dieu !
Ma voix montera, vers Vous, de son mieux,
Pour louer sans fin Votre Cœur qui saigne,
Pour tresser des fleurs au Prince des Cieux,
Et pour glorifier Votre illustre règne.

Le Christ dans la maison de Simon - Dieric Bouts

Sainte Marie-Madeleine – Antienne du Magnificat


Le Christ dans la maison de Simon - Dieric Bouts
Le Christ dans la maison de Simon – Dieric Bouts

Ad Magnificat Ant. Múlier * quæ erat in civitáte peccátrix, ut cognóvit quod Iesus accúbuit in domo Simónis leprósi, áttulit alabástrum unguénti, et stans retro secus pedes Iesu, lácrimis cœpit rigáre pedes eius, et capíllis cápitis sui tergébat, et osculabátur pedes eius, et unguénto ungébat.

Paraphrase de l’antienne du Magnificat (aux premières vêpres, avant 1955).

Une infâme pécheresse
Qui vendait son corps si beau
Contre quelques pauvres pièces
Aux plus répugnants ribauds,
Apprenant que le Seigneur
Dans sa ville était venu,
Sur Ses pieds verse des pleurs,
Et des sanglots continus.
Elle qui vendait ses charmes,
L’infecte prostituée,
Baigne le sol de ses larmes
Sous des yeux éberlués.
Elle apporte un vase immense,
Et baigne les pieds divins
Sans limite, en abondance,
Du plus suave parfum.
Une fois le flacon vide,
Avec ses propres cheveux
Elle essuie la peau splendide
Et les pieds du Fils de Dieu.
Ainsi le Dieu qui Se donne,
A la femme qui se vend,
Ne diffère point, pardonne
A celle qui se repent.