L'Agneau de Dieu

Lundi Saint – Communion


Ant. ad Communionem. Ps. 34, 26.
Erubéscant et revereántur simul, qui gratulántur malis meis : induántur pudóre et reveréntia, qui malígna loquúntur advérsus me.

L'Agneau de Dieu
L’Agneau de Dieu

Ô vous tous qui riez de mes maux innombrables,
Vous tous qui vous moquez lorsque je souffre tant,
Vous qui vous réjouissez d’un cœur impitoyable,
Qui me couvrez de coups sans cesser un instant,
Me blessez dans ma chair, dans mon cœur, dans mon âme,
Et voulez violemment me voir anéanti,
Que le Dieu tout-puissant renverse dans les flammes
Vos cœurs durs et cruels, mauvais et pervertis.

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Lundi Saint – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 34, 1-2.
Iúdica, Dómine, nocéntes me, expúgna impugnántes me : apprehénde arma et scutum, et exsúrge in adiutórium meum, Dómine, virtus salútis meæ.
Ps. ibid., 3.
Effúnde frámeam, et conclúde advérsus eos, qui persequúntur me : dic ánimæ meæ : Salus tua ego sum.

Jugez, jugez, Seigneur, ceux qui me font du mal ;
Sans relâche, attaquez mes cruels ennemis ;
Emmenez Vos armées, immortel général,
Prenez l’écu, le glaive, et choisissez parmi
Vos fidèles soldats les meilleurs à la guerre :
Venez à mon secours, ne m’abandonnez pas ;
Venez, ô Dieu puissant, venez, Dieu salutaire :
Devant Vous le maudit rebroussera ses pas.

Seigneur, dégainez Votre glaive,
Car plus que le cerf dans les bois,
Je suis chassé, traqué sans trêve,
J’étouffe, je suis aux abois.
Arrêtez ceux qui me harcèlent,
Qu’ils s’en retournent, qu’ils refluent !
Dans mon âme, versez le miel
De ces mots : « Je suis ton salut. »

Isaïe

Paraphrase d’Isaïe


Isaïe
Isaïe

La Semaine Sainte ayant commencé, je vous propose une paraphrase d’Isaïe (50,5-10) qui était la première lecture du jour.

Ainsi parle Isaïe :  » Le Seigneur sans pareil
Ouvrit les lourds battants de mes pauvres oreilles.

Je n’ai point résisté, ni reculé d’un pas,
Je n’ai point dit :  » Seigneur, qu’ils ne me frappent pas !  »
Ils ont roué de coups mon dos et mon échine,
Ils ont battu mon torse et ma maigre poitrine,
Ont arraché ma barbe à mes sanglantes joues,
Posé sur mon épaule un effroyable joug,
Et couvert de crachats les plaies de mon visage :
Je n’ai fui ni horions, ni les plus grands outrages.

Voici qu’à mon secours le Seigneur est venu,
Et dans mon affliction ne m’a point méconnu.
C’est pourquoi je n’ai craint ni mépris, ni supplices,
Ni le fouet, ni le feu, ni haine accusatrice ;
C’est pourquoi, sous les coups, j’ai figé tous mes traits
En roc inébranlable ; ah, qui me confondrait ?

Je sais qu’Il n’est pas loin, le Justificateur.
Oseras-tu plaider contre Son serviteur ?
Oui, qui m’accusera ? Qu’il s’approche au plus tôt !
Qu’il découvre sa face et quitte son manteau.

Le Seigneur sans pareil accourut à mon aide.
Il n’est point, devant Lui, d’injuste qui ne cède.
Qui me condamnera, si Dieu me justifie ?
Devant Lui les méchants confus et déconfits,
Tomberont en lambeaux comme d’affreuses hardes
Et seront dévorés par la mite blafarde.

Hypocrite lecteur, écoutes-tu ton Dieu ?
Suis-tu la juste loi publiée dans les cieux ?
Écoutes-tu la voix de son humble Servante ?
Son écho poursuit-il ta fuite confondante ?
Si tu marches, perdu dans ton obscurité,
Sa voix t’amènera dans l’illustre Cité. «