À la Une Christ the King of Glory, Lamb Studios Design, Life of Christ CC Waiting For The Word

Christ-Roy – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Dan. 7, 14. Potéstas eius, potéstas ætérna, quæ non auferétur : et regnum eius, quod non corrumpétur. Allelúia.

Christ the King of Glory, Lamb Studios Design, Life of Christ CC Waiting For The Word
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Éternel est Son pouvoir :
Qui pourra le Lui ôter ?
Tout le long d’un jour sans soir
S’étendra Sa royauté.

 

La messe de Paul VI en question


Voilà six mois que j’attendais de pouvoir lire cet ouvrage. Aussitôt reçu, aussitôt lu, et avec quel intérêt ! Ce n’est rien de moins qu’une somme magistrale qui démontre toute la perversité de la messe de Paul VI.

Ce n’est pas le premier texte ou livre que je lis sur le sujet, mais c’est certainement le plus clair et le plus exhaustif.

Avant toute chose, il faut dire que l’auteur est sédévacantiste et n’en fait nul mystère. Que ceux qui sont allergiques à cette théorie (que je ne fais pas mienne) ne s’arrêtent pas à ce minuscule problème : cette théorie, bien qu’elle affleure nécessairement à certains moments du livre, n’ôte certainement rien à la pertinence de l’analyse. Du reste, je suis convaincu que mes lecteurs sont assez intelligents pour lire une foule de livres d’auteurs avec lesquels ils sont plus ou moins en désaccord. Une fois évacuée la mauvaise raison de ne pas lire ce livre, voyons les bonnes raisons pour le faire (et les principaux défauts qu’on y trouve).

Thèse. Elle est simple et clairement exposée : la messe de Paul VI détruit la doctrine catholique dans l’esprit des fidèles et se montre gravement irrévérencieuse. Ses racines sont fondamentalement hérétiques : on y sent le modernisme et l’œcuménisme à chaque instant.

Clarté. Ce livre a quelque chose d’un peu scolaire : chaque chapitre commence en quelque sorte par l’annonce du plan, le développement, puis une conclusion qui résume méthodiquement l’ensemble du chapitre. C’est extrêmement commode pour retrouver rapidement telle ou telle idée, surtout dans un livre de 450 pages.

Présentation historique. Avant d’analyser les rites de la messe moderne (si on peut appeler ainsi quelque chose d’aussi informe), l’abbé Cekada présente quelques étapes historiques qui montrent que les prétendus réformateurs étaient déjà à l’œuvre dans les années précédant le deuxième concile du Vatican. Ils ont notamment eu une grande influence sur la destruction de la semaine sainte, sur le calendrier liturgique, sur l’ordinaire de la messe en 1960. Ces chapitres démontrent utilement que l’édition de 1960 du missel traditionnel, sans être absolument moderniste, est déjà souillée de quelques taches. Je suis heureux de voir ces derniers temps de plus en plus critiques de cette édition dans un sens traditionnel. Également, est démontrée la rupture qui eut lieu entre les initiateurs du mouvement liturgique (au premier rang desquels Dom Guéranger) et leurs continuateurs, qui ne sont rien de plus que des vandales spirituels.

Critique des parties propres de la messe moderne (oraisons, lectures, psaumes, calendrier). La plupart des critiques traditionalistes de la messe de Paul VI se sont concentrées sur les problèmes posés par les bouleversements les plus criants, dans le Canon, l’Offertoire, plus généralement l’ordinaire de la messe, et aussi les soi-disant abus liturgiques (communion dans la main, musique profane, etc.) Le livre de l’abbé Cekada aborde assez en profondeur les problèmes posés par le calendrier divisé en deux et trois années ; les lectures complètement caviardées pour éviter tout ce qui toucherait la théologie prétendument négative (péché, enfer, mortification, etc.) ; les oraisons trafiquées pour la même raison, si bien qu’il ne reste que 17 % des collectes de la messe traditionnelle, et d’autres points encore.

Les responsables. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’exonère pas Paul VI de son écrasante responsabilité à l’égard de la nouvelle messe. Les preuves avancées sont on ne peut plus solides. Après avoir lu ce livre, on a du mal à croire encore la thèse du Paul VI trompé sans cesse par Bugnini et consorts. La malice de ce dernier et le véritable complot dont il s’est fait l’agent dévoué et très actif sont d’ailleurs remarquablement décrits. On a en revanche un peu plus de mal à croire ce que l’auteur dit de Pie XII, qui aurait toujours été la dupe de ses mauvais conseillers en raison de son grand âge, de sa maladie, de son caractère… Les motifs qui l’ont poussé à poser les premières étapes de la réforme, je ne les connais pas, mais l’auteur n’est pas très convaincant.

La victoire des modernistes. En revanche, est assez bien expliqué la raison pour laquelle les modernistes combattus par des papes comme saint Pie X ont malgré tout réussi sournoisement à saper la saine doctrine grâce à la liturgie. D’après l’auteur, on considérait dans les séminaires pré-conciliaires que le cours de liturgie se limitait à l’enseignement des rubriques et qu’il était indifférent d’avoir un orthodoxe ou un moderniste pour s’occuper de cette matière. Grave erreur, comme on peut le voir, puisque toute la liturgie a été présentée de manière absolument fallacieuse à une ou deux générations de prêtres qui, lorsque la révolution est arrivée, n’avaient aucune raison de la combattre. Il me semble qu’il y a là une leçon importante à retenir : nous devons tâcher de comprendre, avec humilité, pourquoi les rites ont été ainsi faits. Dès lors qu’on comprend, ne serait-ce qu’un peu, on ne veut plus rien changer, et la moindre modification, la moindre négligence même, nous remplit de tristesse comme un homme qui perdrait un bijou précieux.

Validité de la messe. Sur ce point extrêmement controversé, l’auteur ne dit rien de plus que ce que le père (ou Monseigneur, comme on voudra) Guérard des Lauriers écrivait : la messe moderne est invalide, ou du moins sa validité est souvent extrêmement douteuse parce que les paroles de la Consécration sont devenues narratives et non plus performatives. Cet argument a beaucoup impressionné mon petit esprit d’étudiant en linguistique. Il est cependant peut-être un peu étroit et sans doute faut-il à tout le moins considérer l’intention du célébrant, et d’autres choses de ce genre. Ce qui est certain, c’est que la doctrine de la transsubstantiation est obscurcie dans l’esprit des fidèles par des formules ambiguës, ce dont témoignent les enquêtes sur le sujet.

L’esprit de sacrilège. Évidemment, si la messe moderne est invalide, on ne voit pas en quoi elle est sacrilège ; mais si elle est valide, alors elle contient de nombreux gestes, ou omissions, qui frisent le sacrilège. Cela est amplement démontré, et ce ne sont pas seulement des abus : l’édition typique, malgré les révisions, conserve ses tares. Parmi les omissions les plus choquantes, citons le peu de génuflexions et de signes de croix.

L’assemblée. En lisant ce livre, je me suis demandé si j’avais bien lu les précédents textes sur la question car il est un point qui m’apparaît désormais beaucoup plus clairement : l’importance énorme de l’assemblée, du peuple, dans la nouvelle liturgie. J’ai eu l’impression que des œillères m’étaient tombées des yeux et que, d’un coup, beaucoup de choses qui me semblaient incompréhensibles jusque-là ne l’étaient plus du tout. L’auteur insiste beaucoup sur le fait qu’en réalité, tout est tourné vers l’assemblée qui est, selon la théorie de Bouyer, la principale présence réelle : Notre Seigneur ne se trouve pas d’abord (ou pas uniquement) dans les saintes espèces, mais dans l’assemblée elle-même. Cette raison explique une quantité impressionnante de rites modernes qui m’apparaissaient comme parfaitement aberrants : le prêtre face au peuple ; le baiser de paix qui ne descend pas du prêtre ; l’absence totale de révérence à l’égard du prêtre, de l’autel, du tabernacle ; le déplacement du tabernacle ; la communion debout et dans la main ; et j’en passe.

L’antiquité. De nombreuses fois, j’ai entendu dire que tel ou tel rite de la messe moderne était un retour à l’antiquité : ce livre démontre amplement que ce n’est qu’une erreur ou un mensonge. Les fabricants de ce pantin désarticulé l’ont simplement habillé d’oripeaux volés à l’antiquité (pas toujours très orthodoxe), déchirés et recousus n’importe comment.

Les solutions. Il me semble qu’il ne sera pas d’un grand intérêt de suivre les critiques de l’auteur sur ce sujet. Si, d’ailleurs, un lecteur parvient à tirer quelque conclusion pratique que ce soit, qu’il me le signale, car je n’en vois aucune, pour ma part. La messe moderne doit être supprimée : soit ; mais comment ? Il me semble en revanche que, concernant le choix de l’édition du missel traditionnel, il serait souhaitable de suivre les préconisations de l’auteur qui promeut l’édition de 1951, c’est-à-dire avant les déformations de Mgr Bugnini et de ses complices. La version de 1960-1962, la plus employée de nos jours, en plus de n’avoir jamais été vraiment suivie en son temps parce que c’était une édition transitoire déjà dépassée dans la pratique, n’est peut-être pas bâtarde, mais du moins appauvrie. Pourquoi garder la copie quand on pourrait avoir le tableau de maître aussi aisément ?

Cérémonie de l'hommage

Communion – Épiphanie (Stances)


Ant. ad Communionem. Matth. 2, 2.
Vídimus stellam eius in Oriénte, et vénimus cum munéribus adoráre Dóminum.

Cérémonie de l'hommage
Cérémonie de l’hommage

J’avais, durant ma courte vie,
Scruté le ciel avec ardeur
Et je n’avais pas d’autre envie,
Pas d’autre désir en mon cœur
Que d’avoir l’œil touché des rais
De l’astre qui m’indiquerait
Où devait naître le Sauveur.

Le temps avançait à grands pas ;
Quant au ciel, il demeurait vide,
Et je pensais que le trépas
Par une nuit de veille aride
Et sans espoir serait venu
S’emparer de mon front chenu
Et de mes doigts creusés de rides.

Ô soir tant attendu ! Tu vins,
Tu parus, ô flamme nouvelle,
Tu t’allumas, ô feu divin,
Et mon œil fixé sur le ciel,
Je partis et n’eus d’autre soin
Que de suivre l’étoile au loin
Dans son voyage solennel.

Me voici devant Vous, mon Dieu,
La consolation de mes jours ;
Me voici, savant, riche, et vieux,
Et j’ose Vous rendre à mon tour
L’humble homme qui Vous est dû
Et l’encens, Enfant descendu
De Votre palais par amour.

 

Sainte Anastasie

Sainte Anastasie – Postcommunion


Sainte Anastasie
Sainte Anastasie
Postcommunio.
Satiásti, Dómine, famíliam tuam munéribus sacris : eius, quǽsumus, semper interventióne nos réfove, cuius sollémnia celebrámus. Per Dóminum.

Ô Dieu de force, ô Dieu de gloire,
Ô Dieu parfait, ô Dieu très saint,
Jadis né dans une mangeoire,
Maintenant venu dans mon sein,
Comment puis-je Vous accueillir
Sans le secours d’Anastasie
Qui s’éleva par son martyre
Au jour que Vous avez choisi
Pour descendre sur cette terre ?
– Comment puis-je, avec mes péchés,
Oh, comment puis-je Vous complaire
Avec mon habit tout taché ?
Que le Seigneur, très sainte veuve,
Veuille bien ôter mes défauts ;
Priez, car je n’ai point de preuve
Que mon cœur est tel qu’il le faut.

Autres textes

La paraphrase des textes consacrés à Sainte Anastasie étant complète, voici les liens vers les deux autres :

Collecte
Secrète

La Main de Dieu - Fresque du douzième siècle

Vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte – Communion


Ant. ad Communionem. Ps. 118, 81, 84 et 86.
In salutári tuo ánima mea, et in verbum tuum sperávi : quando fácies de persequéntibus me iudícium ? iníqui persecúti sunt me, ádiuva me, Dómine, Deus meus.

La Main de Dieu - Fresque du douzième siècle
La Main de Dieu – Fresque du douzième siècle

J’ai mis ma vie entre Vos mains,
Mon espérance en Vos promesses.
Hélas, mes ennemis m’oppressent
Pour que je sorte du chemin.

Ô mon Seigneur, ô mon refuge,
De ceux qui si cruellement
Me font endurer maints tourments,
Ah, quand Vous ferez-Vous le juge ?

 

Sacré-Cœur de Jésus - CC The Photographer

Quatrième dimanche après la Pentecôte – Introït (bis)


Ant. ad Introitum. Ps. 26, 1 et 2.
Dóminus illuminátio mea et salus mea, quem timebo ? Dóminus defénsor vitæ meæ, a quo trepidábo ? qui tríbulant me inimíci mei, ipsi infirmáti sunt, et cecidérunt.
Ps. ibid., 3.
Si consístant advérsum me castra : non timébit cor meum.
V/.Glória Patri.

Sacré-Cœur de Jésus - CC The Photographer
Sacré-Cœur de Jésus – CC The Photographer

Mon Seigneur est plus blanc que neige ;
C’est Lui mon Salut : que craindrai-je ?
Que craindre ? Dieu défend ma vie ;
Contemplez mes persécuteurs :
C’est contre eux que mon Dieu sévit ;
Voici qu’ils vacillent, qu’ils meurent.

Rangez vos armées devant moi :
Mon cœur a Dieu mais nul émoi.

 

Saint Pierre de Vérone – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 63, 3.
Protexísti me, Deus, a convéntu malignántium, allelúia : a multitúdine operántium iniquitátem, allelúia, allelúia.
Ps. Ibid., 2.
Exáudi, Deus, oratiónem meam, cum déprecor : a timóre inimíci éripe ánimam meam.
V/. Glória Patri.

La foule des impies vit que j’avais la foi :
Ils se réunirent en masse
Et m’accablèrent de menaces.
« Tu mourras sans tarder si tu gardes ta voie. »
Mais Vous m’avez, Seigneur, couvert de Votre grâce.

Exaucez-moi, car je gémis ;
Soutenez-moi, car je me pâme ;
De la crainte de l’ennemi,
Ô Seigneur, délivrez mon âme.

Saint Pierre Canisius – Évangile (Messe In Medio) – Stances


Matth. 5, 13-19.
In illo témpore : Dixit Iesus discípulis suis : Vos estis sal terræ. Quod si sal evanúerit, in quo saliétur ? Ad níhilum valet ultra, nisi ut mittátur foras, et conculcétur ab homínibus. Vos estis lux mundi. Non potest cívitas abscóndi supra montem pósita. Neque accéndunt lucérnam, et ponunt eam sub módio, sed super candelábrum, ut lúceat ómnibus qui in domo sunt. Sic lúceat lux vestra coram homínibus, ut vídeant ópera vestra bona, et gloríficent Patrem vestrum, qui in cælis est. Nolíte putáre, quóniam veni sólvere legem aut prophétas : non veni sólvere, sed adimplére. Amen, quippe dico vobis, donec tránseat cælum et terra, iota unum aut unus apex non præteríbit a lege, donec ómnia fiant. Qui ergo solvent unum de mandátis istis mínimis, et docúerit sic hómines, mínimus vocábitur in regno cælórum : qui autem fécerit et docúerit, hic magnus vocábitur in regno cælórum.

Vous êtes le sel de la terre :
Si la saveur du sel se perd,
Avec quoi peut-on le saler ?
On le rejettera comme un peu de poussière
Que les passants viendront fouler.

Allume-t-on une chandelle
Quand les ténèbres s’amoncellent
Pour la recouvrir ? Non, mais on
La met au seul endroit où tous pourront jouir d’elle :
Au beau milieu de la maison.

Une cité sur une cîme,
Une ville toisant l’abîme,
Passera-t-elle inaperçue ?
On ne peut la cacher sans commettre un grand crime,
Sans tout raser de sous en sus.

Puisque vous êtes la lumière
Qui doit éclaire l’univers,
Resplendissez au nom de Dieu :
En voyant vos vertus, on louera votre Père
Qui règne à jamais dans les Cieux.

Non, Dieu ne M’a point fait venir
Dans le monde pour abolir
Un seul précepte de la loi,
Mais Je suis descendu pour en tout obéir
Et tout parfaire sur la croix.

Faites ce que Dieu vous commande
Et votre gloire sera grande ;
Enseignez toutes les nations :
Vous serez les premiers, par cette propagande,
Vous serez les premiers dans Sion.

Saint Anselme – Alléluia pascal (Messe In Medio)


Saint Anselme - George Glover
Saint Anselme – George Glover

Allelúia, allelúia. V/. Eccli. 45, 9. Amávit eum Dóminus, et ornávit eum : stolam glóriæ índuit eum. Allelúia.Allelúia, allelúia.
Allelúia. V/. Osee 14, 6. Iustus germinábit sicut lílium : et florébit in ætérnum ante Dóminum. Allelúia.

Dieu l’aimait d’un si grand amour
Qu’Il le vêtit de Ses atours
Et d’un vêtement si glorieux
Qu’en voyant l’homme on voit son Dieu.


Le juste germe comme un lys
Dans le terreau du Sacrifice
Et fleurit pour l’éternité
Sous le regard de la Divinité.

Deuxième dimanche après Pâques – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 32, 5-6.
Misericórdia Dómini plena est terra, allelúia : verbo Dómini cæli firmáti sunt, allelúia, allelúia.
Ps. ibid., 1.
Exsultáte, iusti, in Dómino : rectos decet collaudátio.
V/.Glória Patri.

La main du Seigneur victorieux
Et Son bras miséricordieux
Désormais parcourent la terre.
Le Seigneur affermit les Cieux
Par Sa voix semblable au tonnerre
Et Son souffle brisant l’enfer.

Soyez remplis de joie, ô saints,
Ô vous qui vivez dans le sein
De l’agneau pur du sacrifice !
Qui, sinon vous, Ses fantassins,
Peut louer dignement le Fils,
Restaurateur de la justice ?

Via Crucis XII - Jésus meurt sur la croix - Giandomenico Tiepolo (CC Didier Descouens)

Chemin de croix


Via Crucis XII - Jésus meurt sur la croix - Giandomenico Tiepolo (CC Didier Descouens)
Chiesa di San Polo (Venice) – VIA CRUCIS XII – Jesus dies on the cross

I – Jésus devant Pilate
Tu condamnes, Pilate, en te lavant les mains,
Ton Seigneur à marcher sur ce cruel chemin.

II – Jésus est chargé de Sa croix
Recevez, dit le Père, et portez, ô mon Fils,
Jusque sur le sommet le bois du sacrifice.

III – Jésus tombe une première fois
Mon péché Vous accable, ô Seigneur, d’un tel poids
Que Vous Vous écroulez une première fois.

IV – Jésus rencontre Sa très sainte mère
Ah, terrible entrevue, rencontre trop amère
De Jésus sanglant face aux sanglots de Sa mère !

V – Simon de Cyrène aide Jésus à porter Sa croix
Faire ce que Dieu veut, qu’est-ce que cela vaut ?
Mille fois plus, mon fils, que tes autres travaux.

VI – Sainte Véronique essuie le visage de Jésus
Imprimez Votre face, ô Seigneur, sur mon âme
Comme sur le tissu de cette sainte femme.

VII – Jésus tombe une seconde fois
Pourquoi, bourreau, lever encor ton fouet cinglant ?
Pourquoi l’abattre encor sur ce dos tout sanglant ?

VIII – Jésus console les filles d’Israël
Mes filles, disiez-Vous, oubliez Mes souffrances :
Pleurez sur vos péchés, et faites pénitence.

IX – Jésus tombe une troisième fois
Ne perds jamais courage et dis à chaque fois :
« Je suis faible, ô mon Père ; ô Fort, relevez-moi ! »

X – Jésus est dépouillé de Ses vêtements
Le prophète avait dit : Je ne suis plus qu’un ver,
L’opprobre des nations ; la lie de l’univers.

XI – Jésus est cloué à la croix
On Me perce de clous ; à la croix, on me lie ;
Ce n’est rien, Dieu du Ciel, mais que Vos yeux M’oublient…

XII – Jésus meurt sur la croix
Tremblez, ô terre, ô cieux ! Voici l’heure suprême
Où l’auteur de la vie S’ôte la vie Lui-même !

XIII – Jésus est descendu de la Croix et remis à Sa mère
Ô mère, votre cœur est comme transpercé
En recevant ce corps que Vos bras ont bercé.

XIV – Jésus est mis au tombeau
Jésus descend : Son corps, dans un tombeau de pierre ;
Son âme, pour briser les portes des enfers.

Dimanche de la Passion – Trait


Tractus. Ps. 128, 1-4.
Sæpe expugnavérunt me a iuventúte mea. Ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse.
V/. Dicat nunc Israël : sæpe expugnavérunt me a iuventúte mea. Qu’Israël le dise maintenant, ils m’ont souvent attaqué depuis ma jeunesse.
V/. Etenim non potuérunt mihi : supra dorsum meum fabricavérunt peccatóres.Mais ils n’ont pas prévalu contre moi ; les pécheurs ont travaillé sur mon dos.
V/. Prolongavérunt iniquitátes suas : Dóminus iustus cóncidit cervíces peccatórum. Ils m’ont fait sentir longtemps leur injustice : le Seigneur est juste, il tranchera la tête des pécheurs.

Jésus en prison - Copyright Notice - Private Collection Digital Images (c) 2012 Cynthia A. Stevens, all rights reserved
Jésus en prison – Copyright Notice – Private Collection Digital Images (c) 2012 Cynthia A. Stevens, all rights reserved

Dès le sein de Ma mère, ils M’ont donné l’assaut,
Ils M’ont frappé plus fort qu’une bête de somme ;
Leur œil a refusé de Me voir comme un homme
Et leur pied M’a foulé, Moi, comme un vermisseau.

J’ai longtemps enduré leur fureur inquiète
Mais le juste Seigneur Me fera triomphant ;
Il vaincra le démon et ses hideux enfants,
À tous Mes ennemis, Il tranchera la tête.

 

Saint Pierre Damien

Épître – Saint Pierre Damien (Messe In Medio)


Saint Pierre Damien
Saint Pierre Damien
Item alia Epistola pro Doctoribus :
Léctio libri Sapiéntiæ. Lecture du livre de la Sagesse.
Eccli. 39, 6-14.
Iustus cor suum tradet ad vigilándum dilúculo ad Dóminum, qui fecit illum, et in conspéctu Altíssimi deprecábitur. Apériet os suum in oratióne, et pro delíctis suis deprecábitur. Si enim Dóminus magnus volúerit, spíritu intellegéntias replébit illum : et ipse tamquam imbres mittet elóquia sapiéntiæ suæ, et in oratióne confitébitur Dómino : et ipse díriget consílium eius et disciplínam, et in abscónditis suis consiliábitur. Ipse palam fáciet disciplínam doctrínæ suæ, et in lege testaménti Dómini gloriábitur. Collaudábunt multi sapiéntiam eius, et usque in sǽculum non delébitur. Non recédet memória eius, et nomen eius requirétur a generatióne in generatiónem. Sapiéntiam eius enarrábunt gentes, et laudem eius enuntiábit ecclésia.

Le juste, dès l’aurore, ouvrira grand son cœur
Pour goûter les rayons de son doux Créateur,
Et sous l’œil du Très-Haut qui règne de Sion
Sa bouche répandra mille supplications :
« Daignez prêter l’oreille à l’aveu d’un coupable
Qui se reconnaît tel et demande contrit
Pardon à son Seigneur en châtiant son esprit :
Soyez pour lui, mon Dieu, propice et favorable. »

Si Dieu, dans Sa grandeur, en a la volonté,
Il viendra dans son âme afin d’y habiter.
Que de beautés alors paraissent dans sa voix !
Il conduit ses pensées dans une juste voie,
Il songe aux grands secrets que son Dieu lui dévoile,
Il parle, et sa parole a l’éclat d’une étoile,
Il parle, et sa sagesse éblouit tous les yeux,
Il parle, et l’on entend comme un écho de Dieu !
Sa gloire, elle n’est point dans de folles dépenses,
Dans le regard de l’homme ou le plaisir grossier ;
Mais il rend grâce à Dieu qui Se l’est associé
Et ne trouve de joie que dans sa sainte alliance.

Le temps, qui détruit tout, n’effacera jamais,
Le souvenir du saint que le Seigneur aimait.
On en verra beaucoup qui feront son éloge :
Tandis que le païen, tout surpris, s’interroge :
« Comment un être humain peut-il en savoir tant ?
Où donc peut se trouver la source de sa science
Et qui donc lui fit don de cette intelligence ? »
L’Église le louera jusqu’au-delà des temps.

Saint Cyrille d'Alexandrie - CC Erud

Saint Cyrille d’Alexandrie – Communion (In Medio)


Saint Cyrille d'Alexandrie - CC Erud
Saint Cyrille d’Alexandrie – CC Erud
Ant. ad Communionem. Luc. 12, 42. Fidélis servus et prudens, quem constítuit dóminus super famíliam suam : ut det illis in témpore trítici mensúram. (T.P. Allelúia.)

Louez ce serviteur sage autant que fidèle
Que le Maître établit chef de Sa maisonnée
Pour qu’il dispense au temps donné
Une nourriture éternelle.