Le Sacré-Cœur de Jésus - CC Carolus

Deuxième dimanche de l’Avent – Collecte


Oratio.
Excita, Dómine, corda nostra ad præparándas Unigéniti tui vias : ut, per eius advéntum, purificátis tibi méntibus servíre mereámur : Qui tecum.

Le Sacré-Cœur de Jésus - CC Carolus
Le Sacré-Cœur de Jésus – CC Carolus

L’Avent, devant nos yeux, s’étend comme une route
Qu’empruntera l’Enfant qui doit naître pour nous.
Par la brèche que Dieu se creusa dans la voûte,
Une étoile apparaît : mettons-nous à genoux.

Préparons le chemin de l’Envoyé du Père :
Retirons les ronciers ; l’ortie, arrachons-la ;
Aplanissons la route en comblant les ornières
Et ne craignons jamais que nos muscles soient las.

Oh, le travail sera long, et pénible, et dur,
Et le sol recevra plus d’une fois nos fronts ;
Mais la venue du Christ rendra nos cœurs plus purs,
Et c’est d’un cœur plus saint que nous Le servirons.

Saint François Xavier débarquant en Chine - Joseph-Marie Vien

Saint François Xavier – Secrète


Secreta.
Præsta nobis, quǽsumus, omnípotens Deus : ut nostræ humilitátis oblátio, et pro tuórum tibi grata sit honóre Sanctórum, et nos córpore páriter et mente puríficet. Per Dóminum.

Saint François Xavier débarquant en Chine - Joseph-Marie Vien
Saint François Xavier débarquant en Chine – Joseph-Marie Vien

En l’honneur du Très-Haut, mais sur Son ordre exprès,
Le pécheur vil et bas présente plein de crainte
La Victime adorable et sainte.

Ô Bienheureux du Ciel, venez, venez plus près,
Que les lèvres de Dieu ne s’ouvrent point au blâme,
Mais sauvent nos corps et nos âmes.

Sainte Bibiane - CC Wikipaitings

Sainte Bibiane – Introit (Messe Me expectaverunt)


Ant. ad Introitum. Ps. 118, 95-96.
Me exspectavérunt peccatóres, ut pérderent me : testimónia tua, Dómine, intelléxi : omnis consummatiónis vidi finem : latum mandátum tuum nimis.
Ps. Ibid., 1.
Beáti immaculáti in via : qui ámbulant in lege Dómini.
V/.Glória Patri.

Sainte Bibiane - CC Wikipaitings
Sainte Bibiane – CC Wikipaitings

Les pécheurs, comme des brigands,
M’attendaient dans un sentier sombre.
Faible, je n’ai craint ni leur nombre,
Ni leurs visages arrogants.

Mais j’ai dit sans peur à ces brutes :
« Heureux qui suit la juste voie,
Heureux qui fait sienne la Loi
Et ne faiblit point dans la lutte. »

J’obéis aux commandements
Que nous a donné le Seigneur ;
Car ils m’ont valu le bonheur
De jouir de l’éternel amant.

Crucifixion de saint André - Très Riches Heures du duc de Berry

Saint André – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ps. 138, 17.
Mihi autem nimis honoráti sunt amíci tui, Deus : nimis confortátus est principátus eórum.

Crucifixion de saint André - Très Riches Heures du duc de Berry
Crucifixion de saint André – Très Riches Heures du duc de Berry

J’ai rêvé de lys blancs1
Qui poussaient dans le Ciel ;
Leurs pieds étaient sanglants,
Et leurs parfums de miel.

Ils poussaient drus et droits,
Les doux et tendres lys !
Leur jardinier, un Roy,
Arrosait leurs calices.

Ô rêve de la foi
Qui trop vite s’achève !
Oh, faites que pour moi,
Ce ne soit pas qu’un rêve.

1. Idée empruntée à Mahmoud Darwich.
L'arbre de Jessé

Premier dimanche de l’Avent – Communion


Ant. ad Communionem. Ps. 84, 13.
Dóminus dabit benignitátem : et terra nostra dabit fructum suum.

L'arbre de Jessé
L’arbre de Jessé

La bonté du Seigneur est descendue sur terre
Comme rosée dans le désert,
Et ce grand champ stérile, au sortir de la nuit,
Sans tarder portera son fruit,
Et le sol desséché par le jus de la pomme
Fera germer le Fils de l’homme.

Saint Silvestre - CC Rmeyen

Saint Silvestre – Postcommunion


Postcommunio P.
Divína dape reféctis tríbue, quǽsumus, Dómine : sancti Silvéstri Abbátis vestígiis ita inhærére ; ut copiósam mercédem in regno glóriæ tuæ cum Sanctis habeámus. Per Dóminum.

Saint Silvestre - CC Rmeyen
Saint Silvestre – CC Rmeyen

Mon œil soudain s’ouvre et voit un chemin,
Mais que l’air, autour, me paraît obscur !
À peine puis-je voir ma main
Si j’ose l’éloigner un peu de ma figure.

Mais que vois-je ? Au sol, des traces de pas.
À qui sont, mon ange, à qui ces vestiges ?
Ange, ne le savez-vous pas ?
Faut-il, ô mon gardien, que ces pas me dirigent ?

– Suis sans hésiter les traces du saint :
Voilà la sagesse et la vraie prudence ;
Dieu t’accueillera dans Son sein
Et chargera ton bras d’infinies récompenses.

Vision du pape Clément Ier - Giovanni Battista Tiepolo

Saint Clément Ier – Secrète


Secreta

Oblátis munéribus, quǽsumus, Dómine, Ecclésiam tuam benígnus illúmina : ut, et gregis tui profíciat ubique succéssus, et grati fiant nómini tuo, te gubernánte, pastóres. Per Dóminum.

Vision du pape Clément Ier - Giovanni Battista Tiepolo
Vision du pape Clément Ier – Giovanni Battista Tiepolo

L’ombre avait recouvert les flancs de la montagne,
Et le pauvre troupeau d’agneaux et de brebis
Tremblant de voir le ciel ténébreux et subit,
Allait se dispersant : quelques uns dans la fagne,
D’autres vers la vallée, ou au fond d’un ravin,
Certains dans la forêt, sous l’obscure ramure
S’offraient au loup, à l’ours, à la dent la plus dure,
Et qui pourra nous dire, alors, ce qu’il advint ?
Or, les bergers, plongés dans l’ombre, la plupart,
Se querellaient, guidaient un morceau de troupeau,
Et chacun dans son sens voulait un bout de peau,
Chacun suivait sa voie et réclamait sa part.
Il en fut un, pourtant, qui voyait beaucoup mieux,
Et dont l’obscurité se tenait à distance ;
Il élève un autel, et rempli d’espérance,
Il fait cette prière en élevant les yeux :
« Daignez jeter Votre œil sur cette alme victime,
Et exaucer celui qui se penche à Vos pieds ;
Reformez le troupeau et, rempli de pitié,
Conduisez Vos pasteurs le plus loin de l’abîme. »

Le Jugement dernier - Monastère de Voronet - CC Alejo2083

Vingt-quatrième dimanche après la Pentecôte – Postcommunion


Postcommunio.
Concéde nobis, quǽsumus, Dómine : ut per hæc sacraménta quæ súmpsimus, quidquid in nostra mente vitiósum est, ipsorum medicatiónis dono curétur. Per Dóminum nostrum.

Le Jugement dernier - Monastère de Voronet - CC Alejo2083
Le Jugement dernier – Monastère de Voronet – CC Alejo2083

Abandonne mon âme, abominable vice,
Fuis devant la vertu du Très-Saint Sacrifice
Et retourne en enfer où tu fus engendré.

Le siècle tout entier à présent touche au soir :
Venez laver, Seigneur, nos cœurs qui sont si noirs,
Et daignez nous conduire au Royaume espéré.

Sainte Elisabeth de Hongrie soignant les malades - Pierre-Auguste Cot

Sainte Elizabeth de Hongrie – Offertoire (Messe Cognovi) (Terza rima)


Ant. ad Offertorium. Ps. 44. 3.
Diffúsa est grátia in lábiis tuis : proptérea benedíxit te Deus in ætérnum, et in sǽculum sǽculi. (T.P. Allelúia.)

Sainte Elisabeth de Hongrie soignant les malades - Pierre-Auguste Cot
Sainte Elisabeth de Hongrie soignant les malades – Pierre-Auguste Cot

Le Christ a déposé
Des perles et des fleurs
Sur vos lèvres rosées.

Sainte, quelle douceur
Se répand parmi nous
De vos deux lèvres sœurs !

L’homme pécheur se noue
Pour obtenir votre aide
Autour de vos genoux.

Ah, quel meilleur remède
Qu’une sainte au cœur pieux
À qui Jésus tout cède ?

Pour toujours à Ses yeux
Vous avez trouvez grâce,
Et le Prince des Cieux

A béni votre face.

Basilique Saint-Pierre

Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul – Alléluia (Messe Terribilis est)


Allelúia, allelúia. V/. Ps. 137, 2. Adorábo ad templum sanctum tuum : et confitébor nómini tuo. Allelúia.

Basilique Saint-Pierre
Basilique Saint-Pierre

J’entre dans Votre sainte église,
Et mon cœur tremble, tremble tant
Que peu s’en faut qu’il ne se brise.

Voici, j’ai fermé le battant,
Je m’incline et je me prosterne
Devant le céleste Habitant.

Dans ce silence qui me cerne,
Qu’entends-je ? La plus douce voix ;
En moi, crainte et bonheur alternent.

Mon œil, dis-nous ce que tu vois !
Je n’entends rien, dit mon oreille.
Mais c’est au cœur que Dieu pourvoit.

Qu’en moi l’adoration s’éveille,
Que mon cœur chante et loue et prie
Le Dieu qui n’a point de pareil

Dans le temple de mon esprit.

Sainte Gertrude (tenant un lys) entourée de sainte Marie Alacoque (avec le reliquaire), sainte Catherine d'Alexandrie (avec l'épée) et sainte Julienne du Mont-Cornillon - CC Ralph Hammann

Sainte Gertrude – Alléluia (Messe Dilexisti)


Allelúia, allelúia. V/. Ibid., 15 et 16. Adducéntur Regi Vírgines post eam : próximæ eius afferéntur tibi in lætítia. Allelúia.

Sainte Gertrude (tenant un lys) entourée de sainte Marie Alacoque (avec le reliquaire), sainte Catherine d'Alexandrie (avec l'épée) et sainte Julienne du Mont-Cornillon - CC Ralph Hammann
Sainte Gertrude (tenant un lys) entourée de sainte Marie Alacoque (avec le reliquaire), sainte Catherine d’Alexandrie (avec l’épée) et sainte Julienne du Mont-Cornillon – CC Ralph Hammann

Non, vous n’êtes pas venue seule
Pour vous offrir au Roy des rois,
Car après vous, mille filleules
Sont venues, suivant votre voie.

Mille vierges, à votre exemple,
Ont fait le don de leur esprit
Et de leur corps au très-saint temple,
Et le Seigneur les a tous pris.

On les mène, dans l’allégresse,
Dans la joie, tandis que leur pouls
Tremble plus fort et les oppresse
Car elles vont voir leur époux.

Sarcophage de saint Albert le Grand - CC Kempf EK

Saint Albert le Grand – Collecte


Oratio.
Deus, qui beátum Albértum Pontíficem tuum atque Doctórem in humána sapiéntia divínæ fídei subiiciénda magnum effecísti : da nobis, quǽsumus ; ita eius magistérii inhærére vestígiis, ut luce perfécta fruámur in cælis. Per Dóminum.

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Sarcophage de saint Albert le Grand – CC Kempf EK

Ô divin Créateur, seul digne de louanges,
Vous avez déposé dans les mains de Vos anges
Un trésor dont l’éclat ne peut être terni ;
Trois légions sont chargées du poids de la sagesse,
Et sur la création font de grandes largesses
Et la science de Dieu se répand infinie.

Qu’elle est faible, mon Dieu, notre sagesse humaine !
Seule, elle est égarée ; et, seule, elle nous mène
Au fond du gouffre obscur où son médiocre éclat
Nous laisse sans tarder aux mains de la démence ;
Mais, hélas, pauvre myope, elle se croit immense,
Et ne fait que se perdre en ses vains entrelacs.

Béni l’homme prudent dont la lueur s’incline
Devant les rais perçants des lumières divines !
Béni soit saint Albert qui soumit à la foi
Sa raison, qui, pour nous, fut cependant si grande !
Que nos têtes perdues à sa suite s’amendent,
Et suivent Votre saint sur la seule vraie voie.

Le Martyre de saint Josaphat - Józef Simmler

Saint Josaphat – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ioann. 15, 13.
Maiórem caritátem nemo habet, ut ánimam suam ponat quis pro amícis suis.

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Le Martyre de saint Josaphat – Józef Simmler

« Seigneur, Seigneur, je t’aime, et le dis chaque jour !
Mon cœur vibre à ton nom, et mon cœur est brûlant,
Je suis pris à te voir d’invincibles élans,
Tant mon cœur a pour toi d’affection et d’amour. »

Vain cœur qui croit aimer parce qu’il n’est pas froid,
Ô fou qui croit aimer lorsque son cœur frissonne !
Le véritable ami jour après jour se donne,
Donne jusqu’à sa vie sur l’arbre de la croix.

Les Quatre Saints Couronnés - Nanni di Banco - CC GFDL

Les Quatre Saints Couronnés – Collecte


Oratio.
Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, qui gloriósos Mártyres fortes in sua confessióne cognóvimus, pios apud te in nostra intercessióne sentiámus. Per Dóminum nostrum.

Les Quatre Saints Couronnés - Nanni di Banco - CC GFDL
Les Quatre Saints Couronnés – Nanni di Banco – CC GFDL

Que devaient-ils sculpter ? De faux dieux, des idoles,
Des démons infernaux aux visages humains.
Mais ils ont refusé de se souiller les mains,
Et l’empereur a dit : « Alors, qu’on les immole
Qu’on taille dans leur chair avec des fouets de plomb,
Que leur supplice soit et douloureux et long ! »

Ciselons donc des vers à votre immense gloire,
Car vous n’avez jamais défailli dans la foi.
Et vous avez plutôt, l’âme remplie d’effroi,
Répondu grâce à Dieu : « Use de ton pouvoir :
Devant Dieu seulement doit fléchir le genou,
Mais satan n’aura point d’adoration de nous. »

À tous ceux qui vous prient du milieu de l’orage,
Qui souffrent, comme vous, de terribles tourments,
Accordez vos bienfaits dans ces fatals moments,
Et transmettez surtout votre puissant courage.
Qu’ils puissent, sans rougir, arriver face aux Cieux
Et présenter au Juge un cœur pur et gracieux.