Tobie et l'archange saint Raphaël - Pieter Lastman

Saint Raphaël – Graduel (Rondeau)


Graduale. Tob. 8, 3.
Angelus Dómini Raphaël apprehéndit et ligávit dǽmonem.
V/. Ps. 146, 5. Magnus Dóminus noster, et magna virtus eius.

Notre-Seigneur est le plus fort,
Et fait périr jusqu’à la mort ;
L’ange Lui dit : « Ô Tout-Puissant,
Vous seul avez droit à l’encens,
Vous seul êtes digne de l’or. »

De la géhenne, satan sort ;
L’homme à sa porte, il le dévore,
Et rugit tout en offensant
Notre-Seigneur.

Le Ciel, pourtant ne veut pas clore
Sa porte à qui fait des efforts ;
Des Cieux le saint ange descend,
Saisit le désobéissant ;
Il le ligote, puis adore
Notre-Seigneur.

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Saint Cyprien de Carthage - Meister von Meßkirch

Saints Corneille et Cyprien – Graduel (messe Intret) (Rondeau)


Graduale. Exodi 15,11.
Gloriósus Deus in Sanctis suis : mirábilis in maiestáte, fáciens prodígia.
V/. Ibid., 6. Déxtera tua, Dómine, glorificáta est in virtúte : déxtera manus tua confrégit inimícos.

Saint Cyprien de Carthage - Meister von Meßkirch
Saint Cyprien de Carthage – Meister von Meßkirch

Vous êtes plein de gloire en Vos saints, ô mon Dieu,
Et Votre majesté resplendit à nos yeux
Réfléchie par Vos saints comme dans un miroir ;
Car ils ont remporté pour Vous mainte victoire
Contre Vos ennemis qui font la guerre aux Cieux.

Oui, c’est en Votre nom qu’ils ont en mille lieux
Rendu Votre ennemi sans force et silencieux ;
Et puisque c’est de Vous que vient tout leur pouvoir,
Vous êtes plein de gloire !

L’horrible magicien les épie, envieux,
Car ils font grâce à Vous des gestes merveilleux,
Et rejeter de tous l’infâme magie noire ;
Oui, Vos saints sont pour vous des offrandes du soir,
Et dans tous leurs hauts faits et leurs exploits glorieux
Vous êtes plein de gloire.

Le Repentir de saint Pierre - Johannes Moreelse

Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa – Confiteor #7 – Rondeau #9


Le Repentir de saint Pierre - Johannes Moreelse
Le Repentir de saint Pierre – Johannes Moreelse

Nous parvenons à la fin de notre série sur le Confiteor, avec la triple accusation de la faute.

Le voici mon péché, pardonnez-moi Seigneur !
Hélas, je sais trop bien que malgré tous mes pleurs,
En dépit de Votre aide, en dépit de ma foi,
Je viendrais à blesser Votre amoureuse loi
Et non pas dans un an, mais d’ici moins d’une heure.

Pourtant, que je regrette ! Alors, du fond du cœur,
Redisons sans tarder avec plus de chaleur,
Reconnaissons encor, répétons une fois :
Le voici mon péché !

Comme un ver, du serpent maudit imitateur,
J’ai voulu m’élever contre Vous, Créateur,
Hypostases sacrées, contre Vous seul, Vous trois !
Je voulus usurper la couronne du Roy.
Accusons-nous encor, songeons à sa1 grandeur :
Le voici mon péché !

1 Sa : la grandeur peut se rapporter à Dieu également ; on lira ici dans les deux sens, car il ne peut y avoir de grand péché que s’il est un grand Dieu. Songer à la grandeur de Dieu nous fait immédiatement apercevoir la grandeur de notre péché, fût-il le péché le moins grave.