Saint Marc - Jean Bourdichon

Saint Marc – Offertoire (Sonnet)


Ant. ad Offertorium. Ps. 88, 6.
Confitebúntur cæli mirabília tua, Dómine : et veritátem tuam in ecclésia sanctórum, allelúia, allelúia.

Saint Marc - Jean Bourdichon
Saint Marc – Jean Bourdichon

Seigneur, Dieu d’Israël et Roy de l’univers,
Je tourne mes deux pauvres yeux
Vers l’infinie splendeur de Vos grandioses cieux,
Et dans ma ferveur, je me perds.

Oh, que de gloire échappe au vantail entrouvert !
Rabats ta superbe, orgueilleux,
Quant le peu que tu vois est déjà merveilleux
Et bien supérieur à tes vers !

Seul le Ciel peut chanter la beauté du Très-Haut :
Après des rythmes idéaux
Cours, mais ne crois pas les atteindre.

Ma rime, cherche à ressembler
Aux cantiques bénis que les saints rassemblés
Font monter face au Feu qui ne peut pas s’éteindre.

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Le Saint Nom de Jésus

Quatrième dimanche de l’Avent – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Veni, Dómine, et noli tardáre : reláxa facínora plebis tuæ Israël. Allelúia.

Le Saint Nom de Jésus
Le Saint Nom de Jésus

Dieu, venez aspirer le venin qui nous brûle !
Toi, vipère ennemie, devant Ses pas, recule,
Et, vile créature, avale dans ton trou.

Sauvez l’homme pécheur, seul vrai Prince du Ciel,
Et volez au démon tous Vos fils d’Israël :
Qu’il voie Votre puissance avec Votre courroux.

Le Bon Pasteur (attribué à Philippe de Champaigne) - CC Yelkrokoyade

Samedi des Quatre-Temps d’Avent – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 79, 4 et 2.
Veni, et osténde nobis fáciem tuam, Dómine, qui sedes super Chérubim : et salvi érimus.
Ps. ib., 2.
Qui regis Israël, inténde : qui dedúcis, velut ovem, Ioseph.
V/.Glória Patri.

Le Bon Pasteur (attribué à Philippe de Champaigne) - CC Yelkrokoyade
Le Bon Pasteur (attribué à Philippe de Champaigne) – CC Yelkrokoyade

Venez, venez Seigneur plus ancien que les âges,
Descendez parmi nous Votre puissant visage !
Vous qui, sur un trône sans prix,
Siégez, porté par les esprits
Les plus savants et les plus sages,
Ah, sauvez-nous, je Vous en prie !

Loué, loué soit Dieu, le seul Roy d’Israël,
Louez tous le Seigneur, le Pasteur éternel !
Prêtez à nos supplications
L’oreille de la compassion,
Ô Vous qui, comme un blanc agnel,
Vous offrirez à la Passion.

Saint Barthélemy - CC Urek Meniashvili

Saint Barthélemy – Communion


Ant. ad Communionem. Matth. 19, 28.
Vos, qui secúti estis me, sedébitis super sedes, iudicántes duódecim tribus Israël.

Saint Barthélemy - CC Urek Meniashvili
Saint Barthélemy – CC Urek Meniashvili

Vous qui M’avez suivi dans les tribulations,
Qui M’avez confessé jusqu’au seuil de la mort,
M’avez pris pour modèle, imité Ma Passion
Et lié librement au Seigneur votre sort,
Venez ! Vous qu’en Mon nom l’épée cruelle prend,
Prenez place et siégez sur un trône éternel.
Ô témoins morts pour Moi que le Ciel voit si grands,
C’est vous qui jugerez les tribus d’Israël.

Saint Cyrille et saint Méthode rapportent à Rome le corps de saint Clément au pape.

Saints Cyrille et Méthode – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ps. 67, 36.
Mirábilis Deus in Sanctis suis : Deus Israel, ipse dabit virtútem et fortitúdinem plebisuæ : benedíctus Deus.

Saint Cyrille et saint Méthode rapportent à Rome le corps de saint Clément au pape.
Saint Cyrille et saint Méthode rapportent à Rome le corps de saint Clément au pape.

Quand j’admire les saints, j’admire le Seigneur ;
Quand je loue leurs hauts faits, je célèbre Sa main ;
Et quand j’entonne un chant pour ces pauvres humains,
J’exalte Sa beauté, Sa gloire et Sa grandeur.

La force d’Israël ne vient pas de son sein,
La foi du peuple élu ne vient pas de son cœur ;
Mais c’est Dieu qui le fait et puissant et vainqueur,
Dieu qui se glorifie en glorifiant Ses saints.

Béni soit notre Dieu en tout temps, à toute heure,
Béni soit notre Dieu devant qui tout est vain,
Et bénis soient tous ceux dont le nom est divin
Parce qu’ils ont été Ses zélés serviteurs.

Messe de saint Basile - Pierre Subleyras

Saint Basile – Alleluia


Allelúia, allelúia. V/. Ps. 88, 21. Invéni David servum meum, oleo sancto meo unxi eum. Allelúia.

Messe de saint Basile - Pierre Subleyras
Messe de saint Basile – Pierre Subleyras

Voici David, Mon serviteur ;
Il craint son Maître et son Seigneur ;
Il est sage et ne pèche point
Car il sait que Dieu n’est pas loin.
Obéir aux ordres du Ciel,
Voilà son nectar et son miel.
Il précède Ma volonté,
Agit en tout avec bonté,
Et pour faire Mon bon plaisir,
Il est disposé à périr.
C’est sur ce sage que Mon choix
S’est porté pour donner un roi
A Mon peuple trop infidèle,
A la semence d’Israël.
De Mon peuple, c’est le fleuron,
Et c’est pourquoi J’ai, sur son front,
Sur le front de celui que J’aime,
Répandu le plus saint des chrêmes.

Biographie de Saint Basile le Grand

Ce noble Cappadocien du IVème siècle, très instruit, fut surnommé « Grand » pour son désir de perfection, sa doctrine et sa sagesse. Prédicateur, évêque, il fonda des monastères, enseigna aux moines la méditation des Écritures, le labeur, l’obéissance et la charité fraternelle. Docteur de l’Église, il se distingua par son souci pastoral des pauvres et des malades. (Merci à mon épouse pour son aide.)

Saint Barnabé - Anonyme

Saint Barnabé – Communion


Ant. ad Communionem. Matth. 19, 28.
Vos, qui secúti estis me, sedébitis super sedes, iudicántes duódecim tribus Israël.

Saint Barnabé - Anonyme
Saint Barnabé – Anonyme

Vous avez rejeté le monde mensonger
Pour marcher sur Mes traces ;
Soyez sûrs que Ma grâce
Suivra partout les pas de tous Mes messagers.
Bientôt vous siégerez sur des trônes au Ciel
Pour juger à Mes pieds les tribus d’Israël.

Sainte Jeanne d'Arc - Manuscrit datant de 1505

Sainte Jeanne d’Arc – Graduel


Graduale. Iudic. 5, 8.
Nova bella elégit Dóminus, et portas hóstium ipse subvértit.
V/. Ibid., 11. Ubi collísi sunt currus et hóstium suffocátus est exercitus, ibi narréntur iustítiæ Dómini, et cleméntia in fortes Israël.

Sainte Jeanne d'Arc - Manuscrit datant de 1505
Sainte Jeanne d’Arc – Manuscrit datant de 1505

Dieu choisit de nouveaux combats,
Et les portes de l’adversaire,
Et ses puissants remparts de pierre,
De Sa main Il les jette bas.

Sur le champ de bataille où dans l’ombre agonisent
Les restes de l’armée de l’ennemi de Dieu,
Sur ces prés rougissants d’où répandent les brises
Les râles des vaincus et les chants victorieux,
Rappelle à l’univers la divine justice,
Rappelle du Seigneur le terrible courroux,
Et chante la bonté qu’Il témoigne à Ses fils,
Chante combien pour eux Il est aimable et doux !

Biographie de Sainte Jeanne d’Arc

Fille d’humbles paysans, elle entendit les voix de Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite qui lui enjoignaient de sauver la France, alors en pleine guerre de Cent Ans. Elle alla trouver le dauphin Charles à Chinon, gagna de nombreuses victoires et libéra des villes. A Reims, elle fit couronner le roi sous le nom de Charles VII (1429) et continua ses reconquêtes. Capturée à Compiègne, elle fut emmenée à Rouen, condamnée pour blasphèmes et hérésie, brûlée vive et ses cendres furent jetées dans la Seine. Elle est la patronne secondaire de la France. (Merci à mon épouse pour son aide.)

Saint Vincent de Lérins

Saint Vincent de Lérins – Evangile (Diocèses de Nancy et Toul, avant 1955)


+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Matthǽum.
Matth. 19, 27-29.
In illo témpore : Dixit Petrus ad Iesum : Ecce, nos relíquimus ómnia, et secúti sumus te : quid ergo erit nobis ? Iesus autem dixit illis : Amen, dico vobis, quod vos, qui secuti estis me, in regeneratióne, cum séderit Fílius hóminis in sede maiestátis suæ, sedébitis et vos super sedes duódecim, iudicántes duódecim tribus Israël. Et omnis, qui relíquerit domum, vel fratres, aut soróres, aut patrem, aut matrem, aut uxórem, aut fílios, aut agros, propter nomen meum, céntuplum accípiet, et vitam ætérnam possidébit.

Vincent_de_Lerins
Saint Vincent de Lérins

Pierre dit à Jésus : « Nous avons, ô Seigneur,
Tout laisser pour suivre Vos pas ;
Mais qu’arrivera-t-il ? Nous tremblons en nos cœurs,
Nous tremblons et ne savons pas.
– Imposez le silence à vos pensées de crainte
Car Je m’engage devant vous :
Quiconque suit Mes pas sur cette route sainte,
Tout cœur qui pour Moi se dévoue,
Lorsque le Fils de l’homme, auréolé de gloire,
Siégera plein de majesté,
Ô vous tous qui avez mis en Lui votre espoir
Votre heur sera manifesté.
Alors, vous jugerez les tribus d’Israël,
Et vous jouirez du plus haut rang ;
On vous acclamera, sur terre et dans le Ciel,
Et votre renom sera grand.
Quittez donc vos maisons, abandonnez vos frères,
Abandonnez tout votre bien,
Laissez derrière vous tout ce qui vous est cher,
Laissez tout sans regretter rien.
Car si vous laissez tout et marchez sur mes traces,
Je vous le dis, en vérité,
Vous recevrez de Dieu des rivières de grâces
Et vivrez pour l’éternité.

Biographie de saint Vincent de Lérins

Moine et écrivain du Vème siècle, frère de Loup de Troyes, Vincent de Lérins suivit des études profanes et théologiques, exerça le métier des armes puis se retira au monastère de Lérins. Ce Père de l’Église écrivit un Commonitorium ou aide-mémoire permettant de distinguer la vraie foie catholique des hérésies. (Un grand merci à mon épouse pour son aide)

Mercredi de la deuxième semaine de Carême – Epître


Esth. 13, 8-11 et 15-17.
In diébus illis : Orávit Mardochǽus ad Dóminum, dicens : Dómine, Dómine, Rex omnípotens, in dicióne enim tua cuncta sunt pósita, et non est, qui possit tuæ resístere voluntáti, si decréveris salváre Israël. Tu fecísti cælum et terram, et quidquid cæli ámbitu continétur. Dóminus ómnium es, nec est, qui resístat maiestáti tuæ. Et nunc, Dómine Rex, Deus Abraham, miserére pópuli tui, quia volunt nos inimíci nostri pérdere, et hereditátem tuam delére. Ne despícias partem tuam, quam redemísti tibi de Ægýpto. Exáudi deprecatiónem meam, et propítius esto sorti et funículo tuo, et convérte luctum nostrum in gáudium, ut vivéntes laudémus nomen tuum, Dómine, et ne claudas ora te canéntium, Dómine, Deus noster.

Seigneur, Seigneur, Roy tout puissant,
Seul prince digne de l’encens,
La création Vous est soumise,
Et seuls les insensés s’épuisent
Et pensent pouvoir affronter
Votre éternelle volonté :
Qui peut écraser Israël
Si Vous nous prenez sous Votre aile ?
Ciel et terre sont grâce à Vous,
Et l’ennemi même l’avoue.
Mon Dieu, sous la voûte céleste,
Du nord au sud et d’est en ouest,
Véritablement, je ne vois
Rien qui ne fut fait par mon Roy !
Vous seul régnez sur l’univers
Et seul un fou pourrait se plaire
A chercher à Vous contester
Votre sublime Majesté.
Et maintenant, Dieu d’Abraham,
Éloignez les terribles flammes
Auxquelles nos durs ennemis
Veulent que nous soyons remis !
Pour Votre peuple en son malheur,
Ayez pitié, pitié, Seigneur !
Ô Vous qui fûtes assez bon
Pour libérer de Pharaon
Et pour protéger d’âge en âge
Votre peuple, Votre héritage,
Ne le secourrez-Vous donc point
Quand l’adversaire est sur le point
De le perdre et l’anéantir
Malgré nos pleurs et nos soupirs ?
Par plus de mille sacrés liens,
Cette nation Vous appartient ;
Soyez propice à ma prière,
Et n’ayez pas un cœur de pierre.
Ô mon Dieu, mon Seigneur, mon Roy,
Transformez notre deuil en joie,
Pour que, vivants, matin et soir,
Nous puissions chanter Votre gloire
Et magnifier d’un cœur constant
Votre saint nom à tout instant.
Par les mains d’un bourreau farouche,
Mon Dieu, fermerez-Vous les bouches
De ceux qui, du milieu des loups,
Vous rendent honneur et Vous louent ?

Isaïe - Psautier de Paris

Samedi après les Cendres – Epitre


Is. 58, 9-14.
Hæc dicit Dóminus Deus : Si abstúleris de médio tui caténam, et desíeris exténdere dígitum, et loqui quod non prodest. Cum effúderis esuriénti ánimam tuam, et ánimam afflíctam repléveris, oriétur in ténebris lux tua, et ténebræ tuæ erunt sicut merídies. Et réquiem tibi dabit Dóminus semper, et implébit splendóribus ánimam tuam, et ossa tua liberábit, et eris quasi hortus irríguus, et sicut fons aquárum, cuius non defícient aquæ. Et ædificabúntur in te desérta sæculórum : fundaménta generatiónis et generatiónis suscitábis : et vocáberis ædificátor sépium, avértens sémitas in quiétem. Si avérteris a sábbato pedem tuum, fácere voluntátem tuam in die sancto meo, et vocáveris sábbatum delicátum, et sanctum Dómini gloriósum, et glorificáveris eum, dum non facis vias tuas, et non invénitur volúntas tua, ut loquáris sermónem : tunc delectáberis super Dómino : et sustóllam te super altitúdines terræ, et cibábo te hereditáte Iacob, patris tui. Os enim Dómini locútum est.

Peuple ! Prête l’oreille aux lèvres du Seigneur !
Brise sans plus tarder les chaînes de ton cœur,
N’ose plus menacer en étendant le doigt
Ou verser du venin par ta langue et ta voix.
Mais regarde ton frère : il vacille, il se pâme,
Il est près d’expirer : répands en lui ton âme,
Et quand l’aura laissé sa profonde affliction,
Ta lampe versera son illumination
Sur l’obscure ténèbre où ton esprit se perd
Et brillera plus fort que l’astre sur la terre.
Alors, toi, le pécheur qui n’as point de repos,
Et dont frisonne, et tremble, et grelotte la peau,
Le Seigneur t’offrira la paix venue du Ciel,
Le vase de ton cœur sera rempli de miel,
Tes os comme ta chair seront libres enfin,
Et ton ventre jamais ne gémira de faim.
Voici que tu seras comme un jardin en fleurs,
Que le bon jardinier arrose à la bonne heure,
Et comme un fontaine où l’eau ne tarit pas,
Où quelque voyageur arrêtera ses pas.
Porte à présent ton œil où rôde la famine,
Et l’aride désert où le vent bat des ruines :
Tu les relèveras, avec l’aide de Dieu
Ces villes que jadis ont bâties tes aïeux !
On te louera d’avoir relevé ces murailles,
Et frayé des sentiers libres de la canaille.
Ne foule pas aux pieds, ne jette pas à bas
Le jour saint du Seigneur, le saint jour du Sabbat,
Mais fais Ma volonté ! Que ton cœur, sans malice,
L’appelle : Jour de joie, Jour d’infinies délices !
En ce jour, loue ton Dieu, glorifie Son saint Nom,
Chante sans fin Sa gloire, et plus doux qu’un ânon,
Laisse ta volonté, abandonne ta route,
Fuis tes vaines pensées, mais que ton âme toute
S’abandonne à ton Maître, à Sa voix, à Sa main,
Qui guideront tes pas sur le plus sûr chemin.
Alors dans ton esprit coulera le bonheur,
Et tu te réjouiras dans la joie du Seigneur ;
Alors, toi que Je fis de boue et de limon,
Moi, Je t’emmènerai sur les sommets des monts,
Et t’offrirai le legs de ton père Israël,
Car ainsi parle aux Siens la Voix venue du Ciel.

Le Christ représenté comme un soleil

Quinquagésime – Graduel


Graduale. Ps. 76, 15 et 16.
Tu es Deus qui facis mirabília solus : notam fecísti in géntibus virtútem tuam.
V/. Liberásti in bráchio tuo pópulum tuum, fílios Israël et Ioseph.

Vous seul accomplissez, ô mon Dieu, des merveilles
Aux yeux de Votre création,
Et faites connaître aux nations
De Votre majesté la force sans pareille.

De qui mes vers diront : C’est Lui qui libéra
Israël et ses fils captifs ?
Que mes vers soient affirmatifs :
C’est mon Dieu qui le fit de Son robuste bras.

Purification de la Sainte Vierge

Purification de la Très Sainte Vierge (Présentation du Seigneur) – Trait


Tractus. Luc. 2, 29-32.
Nunc dimíttis servum tuum, Dómine, secúndum verbum tuum in pace.
V/. Quia vidérunt óculi mei salutáre tuum.
V/. Quod parásti ante fáciem ómnium populórum.
V/. Lumen ad revelatiónem géntium et glóriam plebis tuæ Israël.

Mon Dieu, laissez partir Votre humble serviteur ;
Laissez-le s’en aller dans la paix et la joie :
Ses yeux n’ont-ils pas vu l’Enfant, le Fils, le Roy,
Le Salut qu’à Son peuple apporte le Seigneur ?

Vous avez préparé au vu de tous les yeux
La lumière qui doit illuminer le monde,
La torche éblouissante, admirable et féconde,
Gloire de Votre peuple Israël, ô mon Dieu.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Fête de tous les saints – Epitre


Léctio libri Apocalýpsis beáti Ioánnis Apóstoli.
Apoc. 7, 2-12.
In diébus illis : Ecce, ego Ioánnes vidi álterum Angelum ascendéntem ab ortu solis, habéntem signum Dei vivi : et clamávit voce magna quátuor Angelis, quibus datum est nocére terræ et mari, dicens : Nolíte nocére terræ et mari neque arbóribus, quoadúsque signémus servos Dei nostri in fróntibus eórum. Et audívi númerum signatórum, centum quadragínta quátuor mília signáti, ex omni tribu filiórum Israël, Ex tribu Iuda duódecim mília signáti. Ex tribu Ruben duódecim mília signáti. Ex tribu Gad duódecim mília signati. Ex tribu Aser duódecim mília signáti. Ex tribu Néphthali duódecim mília signáti. Ex tribu Manásse duódecim mília signáti. Ex tribu Símeon duódecim mília signáti. Ex tribu Levi duódecim mília signáti. Ex tribu Issachar duódecim mília signati. Ex tribu Zábulon duódecim mília signáti. Ex tribu Ioseph duódecim mília signati. Ex tribu Béniamin duódecim mília signáti. Post hæc vidi turbam magnam, quam dinumeráre nemo póterat, ex ómnibus géntibus et tríbubus et pópulis et linguis : stantes ante thronum et in conspéctu Agni, amícti stolis albis, et palmæ in mánibus eórum : et clamábant voce magna, dicéntes : Salus Deo nostro, qui sedet super thronum, et Agno. Et omnes Angeli stabant in circúitu throni et seniorum et quatuor animalium : et ceciderunt in conspéctu throni in fácies suas et adoravérunt Deum, dicéntes : Amen. Benedíctio et cláritas et sapiéntia et gratiárum actio, honor et virtus et fortitúdo Deo nostro in sǽcula sæculórum. Amen.

Venez, écoutez-moi, vous qui peuplez le sol,
Car tout ce que j’ai vu sera dans mes paroles.
Voici ce que moi, Jean, dans mes visions je vis :
Un ange, au front frappé du sceau du Dieu de vie,
Se dressa de l’orient, s’éleva vers le ciel,
Et parla d’une voix à la fois forte et belle :
« Puissants anges à qui Dieu confia la mission
De livrer l’univers à l’annihilation,
Patientez ! Retenez votre courroux funeste,
Car nous devons d’abord marquer du sceau céleste
Tous ceux dont l’existence eut l’agrément des Cieux
Ceux qui sont demeurés les serviteurs de Dieu. »
Alors, je vis venir des enfants d’Israël
Ceux qui avaient reçu le stigmate éternel.
Je fus émerveillé que fussent si nombreux
Ceux qui furent marqués sur leur front bienheureux !
« Regarde ces tribus, dit une voix gracile.
Chacune de ces douze en compte douze mille ! »
Mais qui pourra compter les myriades que Dieu
Mit aussitôt après sous mes indignes yeux ?
Je vis venir de l’est, de l’ouest, du nord, du sud,
Une incroyable, immense et vaste multitude.
Je vis tous les pays et toutes les nations
Réunis en ce lieu par milliards et millions ;
Ils étaient si nombreux que mon faible regard
N’en pouvait embrasser qu’une bien mince part.
Une palme à la main, dans leurs vêtements blancs,
Ils fixaient du regard le trône étincelant,
Ils contemplaient l’Agneau plus brillant qu’un soleil,
Et leur puissante voix sonnait à mes oreilles :
« C’est en Vous, ô Seigneur, que siège le salut ;
Et voici Votre Agneau qui sauve les élus ! »
Or, je vis aussitôt les anges qui jetèrent
Leurs visages, si beaux et si purs, contre terre ;
Enflammés par l’amour et par l’adoration,
Ils clamaient : « Gloire à Dieu, Roy de la création !
Que tout Lui rende honneur ! Que tout Lui rende grâces !
Créature, loue-Le, si ton cœur est vérace !
Bénissons le Seigneur, notre Dieu tout puissant,
Qui triompha du mal en répandant Son sang,
Et vous que le Seigneur créa, hommes et anges,
Faites sans fin sonner vos hymnes de louanges !