Les anges venant au secours des âmes du Purgatoire - CC MOSSOT

Commémoraison de tous les fidèles défunts – Epitre (Troisième messe)


Léctio libri Apocalýpsis beáti Ioánnis Apostóli.
Apoc. 14, 13.
In diébus illis : Audívi vocem de cælo, dicéntem mihi : Scribe : Beáti mórtui, qui in Dómino moriúntur. Amodo iam dicit Spíritus, ut requiéscant a labóribus suis ópera enim illórum sequúntur illos.

J’entendis une voix qui descendait du Ciel
Et me dit : « Trempe, ô Jean, ta plume dans le miel
Car je vais te dicter les plus suaves mots :
Nul n’aura plus de joie que l’homme qui se meurt
Et qui s’endort en paix dans le sein du Seigneur.
Il ne souffrira plus de la peine et des maux. »

Et j’entendis l’Esprit qui me disait encor :
« Que le juste et le doux qui délaisse son corps
Se repose à jamais de ses nobles travaux ;
Le monde ne pouvant les retenir au piège,
Ses bienfaits sur ses pas lui font comme un cortège :
Qu’il n’ait rien désormais qui l’éprouve à nouveau ! »

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Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Fête de tous les saints – Epitre


Léctio libri Apocalýpsis beáti Ioánnis Apóstoli.
Apoc. 7, 2-12.
In diébus illis : Ecce, ego Ioánnes vidi álterum Angelum ascendéntem ab ortu solis, habéntem signum Dei vivi : et clamávit voce magna quátuor Angelis, quibus datum est nocére terræ et mari, dicens : Nolíte nocére terræ et mari neque arbóribus, quoadúsque signémus servos Dei nostri in fróntibus eórum. Et audívi númerum signatórum, centum quadragínta quátuor mília signáti, ex omni tribu filiórum Israël, Ex tribu Iuda duódecim mília signáti. Ex tribu Ruben duódecim mília signáti. Ex tribu Gad duódecim mília signati. Ex tribu Aser duódecim mília signáti. Ex tribu Néphthali duódecim mília signáti. Ex tribu Manásse duódecim mília signáti. Ex tribu Símeon duódecim mília signáti. Ex tribu Levi duódecim mília signáti. Ex tribu Issachar duódecim mília signati. Ex tribu Zábulon duódecim mília signáti. Ex tribu Ioseph duódecim mília signati. Ex tribu Béniamin duódecim mília signáti. Post hæc vidi turbam magnam, quam dinumeráre nemo póterat, ex ómnibus géntibus et tríbubus et pópulis et linguis : stantes ante thronum et in conspéctu Agni, amícti stolis albis, et palmæ in mánibus eórum : et clamábant voce magna, dicéntes : Salus Deo nostro, qui sedet super thronum, et Agno. Et omnes Angeli stabant in circúitu throni et seniorum et quatuor animalium : et ceciderunt in conspéctu throni in fácies suas et adoravérunt Deum, dicéntes : Amen. Benedíctio et cláritas et sapiéntia et gratiárum actio, honor et virtus et fortitúdo Deo nostro in sǽcula sæculórum. Amen.

Venez, écoutez-moi, vous qui peuplez le sol,
Car tout ce que j’ai vu sera dans mes paroles.
Voici ce que moi, Jean, dans mes visions je vis :
Un ange, au front frappé du sceau du Dieu de vie,
Se dressa de l’orient, s’éleva vers le ciel,
Et parla d’une voix à la fois forte et belle :
« Puissants anges à qui Dieu confia la mission
De livrer l’univers à l’annihilation,
Patientez ! Retenez votre courroux funeste,
Car nous devons d’abord marquer du sceau céleste
Tous ceux dont l’existence eut l’agrément des Cieux
Ceux qui sont demeurés les serviteurs de Dieu. »
Alors, je vis venir des enfants d’Israël
Ceux qui avaient reçu le stigmate éternel.
Je fus émerveillé que fussent si nombreux
Ceux qui furent marqués sur leur front bienheureux !
« Regarde ces tribus, dit une voix gracile.
Chacune de ces douze en compte douze mille ! »
Mais qui pourra compter les myriades que Dieu
Mit aussitôt après sous mes indignes yeux ?
Je vis venir de l’est, de l’ouest, du nord, du sud,
Une incroyable, immense et vaste multitude.
Je vis tous les pays et toutes les nations
Réunis en ce lieu par milliards et millions ;
Ils étaient si nombreux que mon faible regard
N’en pouvait embrasser qu’une bien mince part.
Une palme à la main, dans leurs vêtements blancs,
Ils fixaient du regard le trône étincelant,
Ils contemplaient l’Agneau plus brillant qu’un soleil,
Et leur puissante voix sonnait à mes oreilles :
« C’est en Vous, ô Seigneur, que siège le salut ;
Et voici Votre Agneau qui sauve les élus ! »
Or, je vis aussitôt les anges qui jetèrent
Leurs visages, si beaux et si purs, contre terre ;
Enflammés par l’amour et par l’adoration,
Ils clamaient : « Gloire à Dieu, Roy de la création !
Que tout Lui rende honneur ! Que tout Lui rende grâces !
Créature, loue-Le, si ton cœur est vérace !
Bénissons le Seigneur, notre Dieu tout puissant,
Qui triompha du mal en répandant Son sang,
Et vous que le Seigneur créa, hommes et anges,
Faites sans fin sonner vos hymnes de louanges !

Les anges apparaissant aux bergers

Aux bergers de Bethléem – Epitre #31


Les anges apparaissant aux bergers
Les anges apparaissant aux bergers

Après la Sainte Famille, les Bergers sont les héros de nos crèches (sans oublier les moutons). Ils sont les premiers à avoir reçu le privilège de voir le Christ nouveau-né.

Bergers, pâtres, pasteurs, il est bien naturel
Que vous soyez passés avant mages et rois !
Lorsque l’ange de Dieu, avec ses grandes ailes
Apparut devant vous dans la nuit et le froid,
Vous étiez endormis et couchés sur la terre,
Et recroquevillés au milieu du troupeau,
Le dos tout raviné de racines, de pierres,
La laine des moutons réchauffait votre peau.
Ainsi peuples et rois, dans une nuit profonde
Gisaient, depuis Adam, quasi cadavéreux,
Car ils appartenaient aux ténèbres du monde
Ne sachant rien encor du salut fait pour eux.
Bergers, l’ange vous guide, et bientôt sur la route
Sa lumière et sa voix sont autant de signaux
Qui conduisent vos pas sous la céleste voûte
Vers le divin enfant, pasteur autant qu’agneau.

La Marche pour la Vie 2014

A un avorteur – Epitre #11 – Monorime #1


La Marche pour la Vie 2014
La Marche pour la Vie 2014

Hier avait lieu la Marche pour la Vie, galvanisée par l’exemple espagnol et la crainte que la liberté de dire que l’avortement est un mal soit réduite, pour ne pas dire annihilée.

Je ne crois pas qu’un enfant soit un désir assouvi ;
Qui croit qu’être ou n’être pas ne dépend que de l’envie ?
La nature, pauvre fou, n’a cure de votre avis.
Ne la contrariez donc pas et réfrénez votre vit.
Ce petit corps bourgeonnant qu’au sein vous avez ravi,
C’était votre propre enfant et votre chair poursuivie.
Oui, c’était un être humain : vous le saviez, c’est obvie.
Or, pour concevoir un homme, on ne fait pas un devis,
On ne rompt pas le contrat si au cours d’un préavis
On trouve que les travaux ne sont pas ce qu’on prévit.
C’est pourquoi j’étais hier à la Marche pour la vie,
Et qu’importe que ce fût ou Marignan ou Pavie !

Une pilule contraceptive parmi d'autres

A Lucien Neuwirth – Epitre #9 – Terza rima #1


Une pilule contraceptive parmi d'autres
Une pilule contraceptive parmi d’autres

Il y a peu de temps est mort Lucien Neuwirth. Cet homme s’était vanté d’avoir convaincu De Gaulle, d’abord réticent, des bienfaits de la pilule contraceptive en une seule heure. Il fut également un ardent promoteur de l’euthanasie. Que Dieu ait pitié de lui.

Père de la pilule : ainsi t’appelle-t-on,
Et voici que s’élève un concert de louanges ;
Je chanterai ta mort, mais sur un autre ton.

Père ? Quel nom pour toi ! Père ! Quel titre étrange !
Ton seul acte empêcha trop d’enfants d’exister,
Comme une boule en neige entraîne une avalange1.

La femme, grâce à toi, perdit sa majesté ;
De compagne et de reine, elle chut en esclave,
Que son maître pourra, chaque jour, convoiter.

Tu prétendis pourtant arracher ses entraves,
Redonner à la femme un peu de liberté :
Mais le brillant galion sombre comme une épave.

Contemple sans cligner ce que tu as vanté !
Observe ses effets, et dans quel grand péril
Tu jetas et de l’âme et du corps la santé !

Plus ou moins longuement elle reste stérile,
Par sa faute elle souffre à n’avoir point de fruit ;
Et l’homme, quant à lui, n’est-il pas moins viril ?

Observe le de près, et vois : l’enfant, c’est lui.
Jouisseur irresponsable, il songe à son plaisir,
Il ne s’engage point, et l’épreuve, il la fuit.

Ah, vraiment, quel progrès ! Nul besoin de choisir :
On peut, sans concevoir, n’être pas abstinent,
Et transformer l’union en un simple loisir.

C’est régresser en fait aux méthodes d’Onan.
Père ? Tu l’es peut-être, indigne, aveugle, et vil,
Et tu quittes le monde, enfin, en lui donnant

Non des enfants en fait : des êtres infantiles.

1 Synonyme rare d’avalanche, fort utilisé, paraît-il, au Québec, et que j’emploie ici uniquement pour la rime.