Sainte Hostie de la Chapelle de Dijon - Barthélémy d'Eyck (attribution)

Quatrième Dimanche après Pâques – Postcommunion


Postcommunio.
Adésto nobis, Dómine, Deus noster : ut per hæc, quæ fidéliter súmpsimus, et purgémur a vítiis et a perículis ómnibus eruámur. Per Dóminum nostrum.

Sainte Hostie de la Chapelle de Dijon - Barthélémy d'Eyck (attribution)
Sainte Hostie de la Chapelle de Dijon – Barthélémy d’Eyck (attribution)

Ô divin Roy du Ciel, Vous venez sous la voûte
De mon âme qui tremble et de joie frémit toute,
Et de l’éternité boit déjà quelques gouttes.

Restez, restez Seigneur : le vice est résistant,
Et les périls nombreux pour qui vit dans le temps ;
Restez, arrachez-nous aux griffes de satan.

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Saint Pierre

Chaire de Saint Pierre – Trait


Tractus. Matt 16:18-19
Tu es Petrus, et super hanc petram ædificábo Ecclésiam meam.
V. Et portæ ínferi non prævalébunt advérsus eam: et tibi dabo claves regni coelórum.
V. Quodcúmque ligáveris super terram, erit ligátum et in coelis.
V. Et quodcúmque sólveris super terram, erit solútum et in coelis.

Saint Pierre
Saint Pierre

Voici que J’ai posé Mon peuple sur ton roc
Afin que sur ton dos il ne craigne aucun choc.

Les portes de l’enfer pourront vomir satan,
Mais en vain claqueront ses sinistres battants.

Mais toi, reçois les clefs des admirables portes
Que J’ouvre de nouveau pour l’humanité morte.

Prince, règne en Mon Nom droit, miséricordieux,
Afin que l’univers suive la Loi de Dieu.

Les Quatre Saints Couronnés - Nanni di Banco - CC GFDL

Les Quatre Saints Couronnés – Collecte


Oratio.
Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, qui gloriósos Mártyres fortes in sua confessióne cognóvimus, pios apud te in nostra intercessióne sentiámus. Per Dóminum nostrum.

Les Quatre Saints Couronnés - Nanni di Banco - CC GFDL
Les Quatre Saints Couronnés – Nanni di Banco – CC GFDL

Que devaient-ils sculpter ? De faux dieux, des idoles,
Des démons infernaux aux visages humains.
Mais ils ont refusé de se souiller les mains,
Et l’empereur a dit : « Alors, qu’on les immole
Qu’on taille dans leur chair avec des fouets de plomb,
Que leur supplice soit et douloureux et long ! »

Ciselons donc des vers à votre immense gloire,
Car vous n’avez jamais défailli dans la foi.
Et vous avez plutôt, l’âme remplie d’effroi,
Répondu grâce à Dieu : « Use de ton pouvoir :
Devant Dieu seulement doit fléchir le genou,
Mais satan n’aura point d’adoration de nous. »

À tous ceux qui vous prient du milieu de l’orage,
Qui souffrent, comme vous, de terribles tourments,
Accordez vos bienfaits dans ces fatals moments,
Et transmettez surtout votre puissant courage.
Qu’ils puissent, sans rougir, arriver face aux Cieux
Et présenter au Juge un cœur pur et gracieux.

La Vierge l'Enfant entourée des Saints Innocents - Pierre-Paul Rubens

De la Sainte Vierge le samedi – Communion (après la Trinité)


Ant. ad Communionem.
Beáta viscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium.

La Vierge l'Enfant entourée des Saints Innocents - Pierre-Paul Rubens
La Vierge l’Enfant entourée des Saints Innocents – Pierre-Paul Rubens

Si notre chair est putréfiée
Depuis que l’homme s’est confié
Aux abominables écailles
Du serpent pour jamais proscrit,
Bienheureuses sont vos entrailles
Immaculée Vierge Marie !

Du venin de notre nature,
Le Seigneur les a gardées pures ;
Son triple et lumineux faisceau
Descendit dans votre matrice,
Et fit de vous l’alme vaisseau
De nul autre que de Son Fils.

Tobie et l'archange saint Raphaël - Pieter Lastman

Saint Raphaël – Graduel (Rondeau)


Graduale. Tob. 8, 3.
Angelus Dómini Raphaël apprehéndit et ligávit dǽmonem.
V/. Ps. 146, 5. Magnus Dóminus noster, et magna virtus eius.

Notre-Seigneur est le plus fort,
Et fait périr jusqu’à la mort ;
L’ange Lui dit : « Ô Tout-Puissant,
Vous seul avez droit à l’encens,
Vous seul êtes digne de l’or. »

De la géhenne, satan sort ;
L’homme à sa porte, il le dévore,
Et rugit tout en offensant
Notre-Seigneur.

Le Ciel, pourtant ne veut pas clore
Sa porte à qui fait des efforts ;
Des Cieux le saint ange descend,
Saisit le désobéissant ;
Il le ligote, puis adore
Notre-Seigneur.

Jésus miséricordieux - Eugeniusz Kazimirowski - CC HistoryIsResearch

Vingt-troisième dimanche après la Pentecôte – Offertoire (Ballade)


Ant. ad Offertorium. Ps. 129, 1-2.
De profúndis clamávi ad te, Dómine : Dómine, exáudi oratiónem meam : de profúndis clamávi ad te. Dómine.

Jésus miséricordieux - Eugeniusz Kazimirowski - CC HistoryIsResearch
Jésus miséricordieux – Eugeniusz Kazimirowski – CC HistoryIsResearch

Hélas, l’ennemi
M’a chargé de crimes ;
Peine légitime,
Mon péché m’a mis
Au fond de l’abîme.

Est-Il endormi,
Le Maître sublime ?
Et l’espoir ultime
N’est-il plus permis
Au fond de l’abîme ?

Qu’au Cieux soient admis
Mes cris et mes rimes !
Seigneur magnanime,
Je Vous suis soumis
Au fond de l’abîme.

ENVOI
Roy qui sur tout prime,
Que mon cœur gémit
Au fond de l’abîme !

Suscipe, sancte pater...

Vingt-deuxième dimanche après la Pentecôte – Secrète


Secreta.
Da, miséricors Deus : ut hæc salutáris oblátio et a própriis nos reátibus indesinénter expédiat, et ab ómnibus tueátur advérsis. Per Dóminum.

Suscipe, sancte pater...
Suscipe, sancte pater…

Que ma faute, ô Seigneur, est lourde et monstrueuse !
Chaque jour qui passe ici-bas,
Ma faute est plus pesante, et m’est plus douloureuse,
Elle m’écrase, elle m’abat,
Et je plie comme un âne effondré sous le bât.

Que l’ennemi, Seigneur, semble avoir de puissance !
Sans cesse il rôde, l’œil mauvais,
Pour démolir encor mes restes d’innocence,
Il me suit partout où je vais,
Que je voyage au loin, ou lise à mon chevet.

Mais, ô Seigneur, voici l’offrande salutaire
Que Votre prêtre, sous Vos yeux,
Prépare pour offrir l’Immolé volontaire ;
Daignez protéger nos cœurs pieux
Des crimes de nos cœurs et de l’ange orgueilleux.

Tombeau de saint Grégoire VII - cc NicFer

Saint Grégoire VII – Collecte


Oratio P
Deus, in te sperántium fortitúdo, qui beátum Gregórium Confessórem tuum atque Pontíficem, pro tuénda Ecclésiæ libertáte, virtúte constántiæ roborásti : da nobis, eius exémplo et intercessióne, ómnia adversántia fórtiter superáre. Per Dóminum.

Tombeau de saint Grégoire VII - cc NicFer
Tombeau de saint Grégoire VII – cc NicFer

Dieu, divine force et puissance
De ceux qui du milieu
D’aveugles orgueilleux
Ont mis en Vous leur espérance ;
Vous avez mis entre les mains
Du bienheureux Grégoire
Tout honneur et pouvoir
Pour guider sur Votre chemin
Le troupeau de la Sainte Église,
Le garder en tout temps
Délivré de satan
Et de toute mauvaise emprise ;
Seigneur, nous Vous en supplions
Au cœur de Votre temple,
Que son très saint exemple
Et sa céleste intercession
Donne à nos cœurs des forces neuves
Pour sans cesse affronter
Et toujours surmonter
Nos indispensables épreuves.

Biographie de saint Grégoire VII

Ce toscan cultivé et pieux prit l’habit religieux au monastère de Cluny. Cardinal de l’Église Romaine puis pape, il fut le défenseur de la liberté ecclésiastique et le principal artisan de la réforme grégorienne. (Merci à mon épouse pour son aide)

Saint Bonnet le Château - Chorale céleste - CC Daniel Villafruela

Gaudium erit coram Angelis – Liturgie #6


Saint Bonnet le Château - Chorale céleste - CC Daniel Villafruela
Saint Bonnet le Château – Chorale céleste – CC Daniel Villafruela

Je voulais changer de sujet après la série sur le Confiteor, mais voici que l’évangile d’hier nous proposait une conclusion parfaite :

Gaudium erit coram Angelis Dei super uno peccatore pœnitentiam agere. (Saint Luc, 15, 10)

C’est à dire : Il y aura de la joie parmi les anges de Dieu, pour un seul pécheur qui fait pénitence.

Le prince du mensonge alla parler à Dieu :
« Regardez l’univers, et du haut de Vos Cieux,
Devant Vos serviteurs, Vous devrez reconnaître
Que j’en suis désormais le seigneur et le maître.
Moi, je vois pour ma part que sept milliards d’humains
Sont, ou près d’y tomber, ou déjà dans ma main.
Oui, Votre créature admirable et si belle,
Contre Votre amitié par mes soins se rebelle.
Oui, cette créature à Votre Fils liée
Sous ma terrible loi désire se plier.
Mais pourquoi Vous réjouir ? Pour me mettre en colère ?
Enfin, expliquez-moi ce qui peut bien Vous plaire
Sur cette boule ingrate, orgueilleuse et impie
Qui devrait provoquer Votre profond dépit ?
Tout dans l’homme aujourd’hui, cette race traîtresse,
Devrait faire verser des larmes de tristesse !
Mais qu’entends-je, pourtant ? Des cantiques joyeux !
Je vois l’ange réjoui, et n’en crois pas mes yeux !
Répondez, répondez, pourquoi tant de bonheur
Quand l’intouchable Roy doit Se vider de pleurs ? »
Un ange répondit : « Ne vois-tu pas, satan,
Ces pécheurs repentis, ces nouveaux pénitents ?
Pour un seul qui revient à l’Amour éternel,
Dieu verse plus de liesse aux habitants du Ciel. »

Saint Jean-Baptiste par Jacopo del Casentino

Beato Ioanni Baptistæ – Confiteor #4 – Stances #80


Saint Jean-Baptiste par Jacopo del Casentino
Saint Jean-Baptiste par Jacopo del Casentino

Quatrième volet de notre série sur le Confiteor : l’invocation à saint Jean-Baptiste.

Le monde était dans l’ombre et l’homme avait rompu
Le lien qui l’unissait à son divin Auteur ;
Le diable triomphait, ou le croyait, repu
De larmes, de péchés, de crimes et de pleurs.

Mais Dieu ne laissa point l’homme dans l’abandon ;
Le Créateur aimait l’ingrate créature,
Il désirait déjà dispenser Son pardon
Et retourner vers Lui cette âme folle et dure.

Avec quelle patience Il restaura ce lien !
Voici, de siècle en siècle, en dépit des tempêtes,
Supérieurs aux guerriers, aux rois, aux magiciens,
La longue chaîne d’or des bienheureux prophètes.

D’Abraham à Moïse, Isaïe, Jérémie,
Et jusqu’au Précurseur, envoyés par le Père,
Ils proclamaient tout haut sous des yeux ennemis :
« Redressez vos chemins car voici la Lumière. »

Menaces et mépris, coups, trahisons, tourments,
Mais toujours habités par le Consolateur,
Rien ne les arrêta, et toujours, lentement,
Ils bâtirent le pont qui nous lient au Seigneur.

Et nous pécheurs, ce pont, nous le fragilisons,
Ou même, fous, ô fous ! le mettons en poussière ;
Un instant y suffit, et notre déraison
Fait voler en éclat l’ouvrage millénaire.

Au suprême prophète aussitôt demandons,
Parce que nos péchés lui font aussi du tort,
Qu’il veuille, à nous pécheurs, accorder le pardon,
Et nous guider toujours vers Celui qu’il adore.

Saint Michel Archange

Beato Michaeli archangelo – Confiteor #3 – Rondel #11


Saint Michel Archange
Saint Michel Archange – (crédit Renaud Camus CC)

Suite de notre méditation sur le Confiteor : l’invocation à saint Michel Archange.

« Nul n’est égal au Seigneur Dieu. »
Ainsi l’archange saint Michel
Rejeta-t-il l’ange rebelle
Dans les ténèbres loin des Cieux.

A l’Homme, en tous temps, en tous lieux,
Avec sa milice, il rappelle :
« Nul n’est égal au Seigneur Dieu. »

Prie ce saint ange de ton mieux ;
Qu’il t’aide à demeurer fidèle
Sous la protection de son aile
Qui n’est autre que son précieux :
« Nul n’est égal au Seigneur Dieu. »

L'Annonciation

Et la Vierge dit : oui – Terza rima #6


L'Annonciation
L’Annonciation

Ce n’est pas encore l’Annonciation, mais c’est le sujet de l’évangile du jour, en cette fête de l’apparition de Notre Dame de Lourdes.

Que jamais l’homme ne se lasse,
Vierge et Mère, ô sainte Marie,
De vous rendre chaque jour grâces !

Insensé, délirant pari !
Dit notre faible intelligence ;
Est-ce que de nous Dieu se rit ?

Quoi, le sort de l’humaine engeance,
D’une seule femme dépend,
Femme encor dans l’adolescence ?

Entre le Christ et le serpent,
Au désir d’une jeune fille
Notre destin fut en suspens !

Mais que toujours votre nom brille,
Ô Notre-Dame, ô Vierge élue,
De notre rachat la cheville,

Puisque vous avez bien voulu
Agir avec obéissance,
Et nous apporter le Salut.

Le ciel est plein de réjouissance,
Et sur la terre, la voici,
Voici la divine naissance !

Ô Mère, je vous remercie.

Un oiseau nourrit son petit

Ain – Psaume #118 – Distiques #45


Un oiseau nourrit son petit
Un oiseau nourrit son petit

Ain

123 Feci judicium et justitiam :
non tradas me calumniantibus me.
122 Suscipe servum tuum in bonum :
non calumnientur me superbi.
123 Oculi mei defecerunt in salutare tuum,
et in eloquium justitiæ tuæ.
124 Fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam,
et justificationes tuas doce me.
125 Servus tuus sum ego : da mihi intellectum,
ut sciam testimonia tua.
126 Tempus faciendi, Domine :
dissipaverunt legem tuam.
127 Ideo dilexi mandata tua
super aurum et topazion.
128 Propterea ad omnia mandata tua dirigebar ;
omnem viam iniquam odio habui.

Ain

Je tâche d’être droit, de sortir de la bourbe :
Dieu ! Ne me livrez pas entre les mains des fourbes.

Mettez Votre oisillon au creux de Votre nid,
Et qu’on ne jette plus sur moi de calomnies.

Mes yeux sont languissants après les joies du ciel,
Et Vous attend bien plus que ma langue le miel.

Envers moi, soyez juste et miséricordieux,
Et Votre serviteur, instruisez-le, mon Dieu.

Quel est ce serviteur ? C’est moi ! Rendez-moi sage,
Et digne de Vous rendre, ô Seigneur, témoignage.

Agissez, ô mon Roy ; venez donc, il est temps,
Car ils brisent Vos lois et déifient satan.

Pendant que l’univers meurt, s’écroule, s’embrase,
J’aime les lois de Dieu plus qu’or, argent, topaze.

Car tout mal, tout péché, je l’ai toujours haï :
A Vos commandements, sans cesse j’obéis.

L'Agneau de Dieu

Caph – Psaume #118 – Distiques #40


L'Agneau de Dieu
L’Agneau de Dieu

Caph

81 Defecit in salutare tuum anima mea,
et in verbum tuum supersperavi.
82 Defecerunt oculi mei in eloquium tuum,
dicentes : Quando consolaberis me ?
83 Quia factus sum sicut uter in pruina ;
justificationes tuas non sum oblitus.
84 Quot sunt dies servi tui ?
quando facies de persequentibus me judicium ?
85 Narraverunt mihi iniqui fabulationes,
sed non ut lex tua.
86 Omnia mandata tua veritas :
inique persecuti sunt me, adjuva me.
87 Paulominus consummaverunt me in terra ;
ego autem non dereliqui mandata tua.
88 Secundum misericordiam tuam vivifica me,
et custodiam testimonia oris tui.

Caph

Après Votre salut mon âme est languissante :
C’est si dur ! Mais je sais Vos paroles puissantes.

Après Vos doux serments se languissent mes yeux
Quand consolerez-Vous mon âme, Seigneur Dieu ?

Ma face s’est fripée, ma peau rongée de rides,
Mais je n’ai point suivi la vipère bifide.

Ô jours ! Vous déclinez, précédant le trépas.
Contre mon ennemi, ne sévirez-Vous pas ?

Les méchants m’ont bercé de si séduisants songes…
Mais j’ai lu Votre loi : ce n’étaient que mensonges.

Car Vos commandements seuls sont justes et vrais,
Et ne mélangent point le froment et l’ivraie.

Pour n’avoir point trahi, ils m’ont laissé pour mort,
Tous mes persécuteurs, ces hommes sans remords.

Ô Seigneur, par pitié, faites vivre ma boue,
Et je pourrai garder Vos leçons jusqu’au bout !