Mercredi de la Passion – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ps. 58, 2.
Eripe me de inimícis meis, Deus meus : et ab insurgéntibus in me líbera me, Dómine.

Jésus en prison - Copyright Notice - Private Collection Digital Images (c) 2012 Cynthia A. Stevens, all rights reserved
Jésus en prison – Copyright Notice – Private Collection Digital Images (c) 2012 Cynthia A. Stevens, all rights reserved

De la griffe affreuse et noire,
Des doigts tordus faits de nœuds
Qui des fonds fuligineux
Où leur orgueil les fit choir
S’extirpent pour m’y plonger,
Dieu ! Venez me protéger !

Voici que l’ombre se lève
Et se donne un jour charmant ;
Sa lèvre suave ment
Et m’hallucine de rêves !
Venez, venez, ô Seigneur vrai,
Venez, venez me délivrer !

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Saint Grégoire le Grand

Saint Grégoire le Grand – Trait (Messe Si diligis)


Tractus. Ps. 39, 10-11. Trait
Annuntiávi iustítiam tuam in ecclésia magna, ecce, lábia mea non prohibébo : Dómine, tu scisti.
V/. Iustítiam tuam non abscóndi in corde meo : veritátem tuam et salutáre tuum dixi.
V/. Non abscóndi misericórdiam tuam, et veritátem tuam a concílio multo.

Saint Grégoire le Grand
Saint Grégoire le Grand

J’ai parlé sans trembler en face de l’Église
Et ma bouche ne s’est point tue,
Mon cœur ne s’est point abattu
Quand j’ai dit Votre loi que le monde méprise.

Vous savez, ô Seigneur, que je n’ai rien omis
Devant l’assemblée des fidèles :
La parole qui vient du Ciel,
Les chemins du Salut, je les leur ai transmis.

Saint Denis - Antoine Le Moiturier - CC Anagoria

Saints Denis, Rustique et Éleuthère – Graduel


Graduale. Ps. 123,7-8.
Anima nostra, sicut passer, erépta est de láqueo venántium.
V/. Láqueus contrítus est, et nos liberáti sumus : adiutórium nostrum in nómine Dómini, qui fecit cælum et terram.

Saint Denis - Antoine Le Moiturier - CC Anagoria
Saint Denis – Antoine Le Moiturier – CC Anagoria

Ô mon âme, loue ton Sauveur !
Car l’abominable chasseur
Avait jeté son lourd filet
Sur ta petite aile impuissante,
Mais au milieu de la tourmente,
Le Seigneur vint, tu t’envolais.

Comme un vent violent de tempête,
Il porte aux bourreaux la défaite,
Et brise sans peine tes liens ;
Maintenant, vole et dis toujours :
« Dieu qui fit tout est le secours
Et l’unique salut des siens. »

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont

Mardi de la Passion – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 26, 14.
Exspécta Dóminum, viríliter age : et confortétur cor tuum, et sústine Dóminum.
Ps. ibid., 1.
Dóminus illuminátio mea et salus mea : quem timebo ? Exspécta Dóminum.

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont
Christ Pantocrator – Dôme du Saint-Sépulcre – CC bachmont

Voici que gronde l’orage :
Ne tremble pas, mais attends,
Gonfle ton cœur de courage,
Car le Seigneur est constant.

Apaise-toi, car ton Père
A déjà levé Son bras :
Ne tremble pas, mais espère
Et crois ferme qu’Il viendra.

C’est mon Dieu qui règne et siège
Plus grand qu’un roi absolu.
C’est mon soleil : que craindrai-je ?
Le Seigneur est mon salut.

La Sainte Vierge et saint Jean au pied de la Croix - Rogier van der Weyden

De la Sainte Vierge le samedi (après la Trinité) – Secrète


Secreta.
Tua, Dómine, propitiatióne, et beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, ad perpétuam atque præséntem hæc oblátio nobis profíciat prosperitátem et pacem. Per Dóminum.

La Sainte Vierge et saint Jean au pied de la Croix - Rogier van der Weyden
La Sainte Vierge et saint Jean au pied de la Croix – Rogier van der Weyden

Seigneur Jésus, regardez tendrement
Les fils confiés à Votre sainte mère,
Cette Marie qui sut si bien Vous plaire
Qu’elle devint reine du Firmament.

Voyez ces fils, donnés à Votre mère
Par Votre bouche au sommet de la Croix ;
N’oubliez point, ô le plus grand des Roys,
Ce qui, mourant, a su jadis Vous plaire.

De Votre lèvre, au faîte de la Croix
Sont descendus des mots pleins de douceur ;
Que tous nos vœux montent vers Vous, Seigneur,
Et dans les Cieux touchent le plus grand Roy.

Des Cieux bénis, descend sainte douceur !
Viens habiter nos cœurs bien tendrement ;
Fais, je t’en prie, qu’un jour au Firmament,
Ils montent voir la Vierge et le Seigneur.

Saint Pie X

Saint Pie X – Graduel


Graduale. Ps. 39, 10-11.
Annuntiávi iustítiam in cœtu magno ; ecce lábia mea non cohíbui : Dómine, tu nosti.
V/. Iustítiam tuam non abscóndi in corde meo ; fidelitátem tuam et auxílium tuum narrávi.

Saint Pie X
Saint Pie X

Devant le peuple, j’ai parlé ;
Non, je n’ai point fermé les lèvres
Ni prononcé des choses mièvres
Qui plaisent aux écervelés.

Mais j’ai dit : « Voici la justice.
Ô mon peuple, aime, espère et crois,
Ou meurs sous le coup de la loi,
Car il n’est pas de subreptice. »

Non, mon cœur n’est pas un coffret
Qui dans l’ombre garde un trésor ;
C’est un phare près du grand port
Qui dispense partout ses rais.

Je n’ai point jeté ma lumière,
Mais celle de Votre salut
Afin de guider les élus
Vers la demeure de leur Père.

Texte de la Vulgate :

Annuntiavi justitiam tuam in ecclesia magna ; ecce labia mea non prohibebo : Domine, tu scisti.
Iustitiam tuam non abscondi in corde meo ; veritatem tuam et salutare tuum dixi.
(On note plusieurs changements notables : ecclesia pour coetu, veritatem pour fidelitatem, et salutare pour auxilium. Indéniablement, le texte de saint Jérôme a un caractère autrement plus spirituel que celui du cardinal Béa, employé dans le missel. On pourrait aussi parler de la différence entre nosti et scisti : le premier vient de nosco, qui veut dire apprendre, le second de scio, qui veut dire simplement connaître. Or, on voit mal comment Dieu pourrait apprendre quoi que ce soit, puisqu’Il connaît tout de toute éternité. Nosco désigne donc un processus, dont nosti est l’aboutissement, d’où le sens de savoir, tandis que scio désigne un état, ce qui est plus conforme à la nature intangible de Dieu.)

Bartolo di Fredi - L'annonciation à saint Joachim

Saint Joachim – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. O Ióachim, sanctæ coniux Annæ, pater almæ Vírginis, hic fámulis ferto salútis opem. Allelúia.

Bartolo di Fredi - L'annonciation à saint Joachim
Bartolo di Fredi – L’annonciation à saint Joachim

Ô père de la Sainte Vierge,
Ô de sainte Anne le mari,
Je vous offre ce que j’écris
Comme un autre offrirait un cierge.

Car c’est vous que mes rimes prient,
Ô saint Joachim, en ce jour ;
Soyez bon, ne restez point sourd
À ces servantes sans grand prix.

Et ces rimes remplies d’amour,
Sincères sinon melliflues,
Vous prient d’aider à mon salut :
À leur auteur, portez secours !

Ascension du Seigneur - Cathédrale Notre-Dame des Anges de Los Angeles

Dimanche après l’Ascension – Introit


Ant. ad Introitum. ps. 26, 7, 8 et 9.
Exáudi, Dómine, vocem meam, qua clamávi ad te, allelúia : tibi dixit cor meum, quæsívi vultum tuum, vultum tuum, Dómine, requíram : ne avértas fáciem tuam a me, allelúia, allelúia.
Ps. ibidem, 1.
Dóminus illuminátio mea et salus mea : quem timébo ?

Ascension du Seigneur - Cathédrale Notre-Dame des Anges de Los Angeles
Ascension du Seigneur – Cathédrale Notre-Dame des Anges de Los Angeles

Ayez pitié, Seigneur, écoutez la prière
Que dépose à Vos pieds ma voix ;
Le sujet, humblement, veut parler à son Roy,
Et le cœur de l’enfant parler au cœur du Père.

Et mon cœur Vous a dit : « Seigneur, ce que je veux ?
Ah, daignez m’accorder la grâce
De pouvoir contempler Votre admirable Face
Et de n’avoir jamais de ma vie d’autre vœu. »

C’est mon désir, Seigneur, oui, c’est mon seul désir ;
Ah, ne détournez pas Vos yeux
De celui qui n’a pas d’autre fin que son Dieu
Et qui sait que Vous perdre équivaut à mourir.

Vous êtes mon soleil, Seigneur, et mon salut ;
Si Vous me garez, qui craindrai-je ?
J’avancerai sans peur du diable et de ses pièges
Si par Votre bonté je Vous suis dévolu.

Le Christ, Tsar des Tsars - Alexandre Kazantsev

Lundi de la première semaine de Carême – Collecte


Oratio.
Convérte nos, Deus, salutáris noster : et, ut nobis ieiúnium quadragesimále profíciat, mentes nostras cæléstibus ínstrue disciplínis. Per Dóminum.

Tournez vers Vous, Seigneur,
Nos âmes et nos cœurs ;
Pour que la mortification
De nos sens et de nos passions
En ces quarante jours
Nous ouvre à Votre amour,
Faites connaître à nos esprits
Vos préceptes d’un si grand prix.

Saint Raymond de Pegnafort - CC Risorto Celebrano

Saint Raymond de Pegnafort – Collecte


Oratio.
Deus, qui beátum Raymúndum pœniténtiæ sacraménti insígnem minístrum elegísti, et per maris undas mirabíliter traduxísti : concéde ; ut eius intercessióne dignos poeniténtiæ fructus fácere, et ad ætérnæ salútis portum perveníre valeámus. Per Dóminum.

Quel grand saint est offert à notre admiration !
Il rendit à Dieu cent mille âmes,
Et les tira des noires flammes
En écoutant leurs confessions.

Si grande était sa foi que, même sans navire,
Il franchit des milliers de lieues
Transporté par la main de Dieu
Au-dessus des prés de saphir.

Seigneur, par saint Raymond, accordez-nous les fruits
Du sacrement de pénitence ;
De nos cœurs pleins de repentance,
Seigneur, Seigneur ! chassez la nuit.

Conduisez-nous, mon Dieu, jusques à notre mort,
Afin que, parmi les élus,
Vous nous accordiez le Salut,
Sur les quais de l’éternel port.

Image : Saint Raymond de Pegnafort – CC Risorto Celebrano

Isaïe - Psautier de Paris

Vigile de la Nativité – Communion


Ant. ad Communionem. Is. 40, 5.
Revelábitur glória Dómini : et vidébit omnis caro salutáre Dei nostri.

Le voile est tout près de choir
Et le Seigneur plein de gloire
De splendeur et d’apparat
Aux hommes se montrera.
Alors, ô joie ! toute chair,
Tout homme qui vit sur terre,
Verra le don merveilleux
Du Salut offert par Dieu.

Une crèche

Troisième dimanche de l’Avent – Communion


Ant. ad Communionem. Is. 35, 4.
Dícite : pusillánimes, confortámini et nolíte timére : ecce, Deus noster véniet et salvábit nos.

Pourquoi trembler, mon coeur ? Ne crains pas l’ennemi !
S’il rôde autour de toi avec des cris sauvages,
S’il laisse libre cours à sa force et sa rage,
Tu sais que d’ici peu Dieu t’aura raffermi.

Ne tremble pas, mon coeur ! Le Seigneur va venir.
Devant Ses pieds chacun devra poser son front,
L’adorer ou Le fuir, car les diables fuiront
Et perdront sans retour leur effroyable empire.

Ô mon coeur, réjouis-toi, car ils sont révolus
Les temps où tu passais de longues nuits en pleurs !
Réjouis-toi, réjouis-toi, car voici venue l’heure
Où notre Dieu si bon apporte le Salut.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Omnibus sanctis – Confiteor #6 – Virelai #1


Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico
Les Saints du Ciel – Bienheureux Fra Angelico

Pour ce pénultième poème consacré au Confiteor, la forme du virelai, bien qu’elle fût d’abord adaptée à la chanson populaire, n’étant pas sans rapport avec la litanie, m’a paru convenir pour notre sujet. Ici, c’est la forme la plus simple du virelai qui a été choisie.

A tous les saints, qui sont restés fidèles,
A tous les saints, qu’on doit prendre en modèles,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Ô bras et mains du Seigneur éternel,
Qui nous guidez, nous trop souvent rebelles,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Intercesseurs, ponts entre terre et Ciel,
Par qui nos vœux se font spirituels,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Vous dont les noms, que nous portons sans zèle,
Devraient toujours sonner comme un rappel,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Vous qui, du monde, étiez jadis le sel,
En qui Là-haut le Seigneur étincelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Vous qu’Il envoie nous garder sous vos ailes
Du tentateur qui séduit, ensorcelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Pour mes péchés, mes fautes criminelles,
Pour mes affronts, ma malice cruelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Parce que Dieu sans cesse nous appelle
A renforcer votre troupe immortelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

A vous, remparts, murailles, citadelles,
Vous qu’a bâtis Une main paternelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

La Sainte Vierge

Beatae Mariae semper Virgini – Confiteor #2


La Sainte Vierge
La Sainte Vierge

Deuxième volet de cette série sur le Confiteor : je confesse à la bienheureuse Marie toujours vierge.

Ô Vierge corps et âme, ô Mère du Sauveur,
Ô Tabernacle de grand prix
Qui pour le genre humain fut remplie de faveurs,
Je vous salue, Sainte Marie !

Par votre immense « Fiat », Mère pleine de grâces,
Vous avez permis mon salut ;
Peut-être au Paradis pourrai-je prendre place,
Puisqu’à Dieu vous avez complu.

Ce « Fiat », je le méprise, oh que je le méprise
Lorsque je commets un péché ;
Chaque faute est, hélas, une flèche précise
Qui dans votre cœur s’est fichée.

L’existence éternelle, oh que je la dédaigne
Quand mes vains désirs j’assouvis ;
Point de mère ici-bas dont le grand cœur ne saigne
Quand son fils veut s’ôter la vie.

Ô Mère, cette vie, vous me l’avez transmise ;
Soyez bénie pour un tel don !
Si votre fils, hélas, commet une traîtrise,
Qu’il vous en demande pardon.