Hostie - CC Patnac

Dix petits grains de messe – 9 – Perceptio Corporis tui…


Hostie - CC Patnac
Hostie – CC Patnac

9 – Perceptio Corporis tui…

De tous les maux qui accablent notre temps, l’indifférence et le mépris à l’égard de la sainte communion sont des plus discrets et des plus catastrophiques : on va communier par ignorance, par habitude, par imitation, par respect humain, par goût du sacrilège. Le fidèle devrait se rendre compte de l’extraordinaire présent qui lui est fait en recevant le corps du Seigneur. Voici ce que nous devrions dire en communiant :

« Ah ! Que je suis heureux de sentir en mon âme
Les savoureux effets du zèle qui m’enflamme,
Je sens, mon Dieu, je sens ces effets savoureux :
Je te prends, Homme-Dieu, Homme-Dieu, je te mange,
Et te mangeant je sens que je fais un échange
Du fiel amer du monde au miel des bienheureux.1 »

Il est certain que l’habitude de communier a tué en nous une grande part du respect et, si j’ose dire, de la terreur qu’un tel acte devrait nous inspirer.

Heureusement, l’Église veille :

« Plusieurs saints prêtres n’ont pu apercevoir le moment de la réception du précieux corps de Jésus-Christ, sans se trouver saisis d’un respect et d’un saint tremblement, qui leur ont fait demander de nouveau la rémission de leurs péchés, et les grâces que la sainte Communion doit produire dans une âme bien préparée. […] Les fidèles, qui se disposent à communier, ne sauraient rien faire de mieux que d’entrer dans l’esprit des Oraisons que le prêtre dit.2 »

La Dernière Scène - Juan de JuanesC’est pourquoi il y a avant la communion deux oraisons dont la deuxième m’est particulièrement chère et que je vous propose ici.

«Perceptio Corporis tui, Domine Jesu Christe, quod ego indignus sumere praesumo, non mihi proveniat in iudicium et condemnationem; sed pro tua pietate prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis et ad medelam percipiendam: Qui vivis et regnas in saecula saeculorum. Amen. »

Vous recevoir en moi
Qui ne suis qu’un pécheur,
C’est recevoir le Roy,
Ô Jésus, mon Seigneur.
Ne me condamnez pas :
Certes, je ne mérite
Rien sinon le trépas ;
Mais, Seigneur, que m’évite
Votre infinie bonté
Un si pénible sort,
Et m’offre la santé
De l’esprit et du corps.

Nous n’avons absolument pas conscience de ce qui se passe à l’autel pendant la messe, mais du moins pouvons-nous en avoir une petite idée. Plusieurs images représentent assez bien, à vue humaine du moins, l’acte grandiose accompli par le Christ Lui-même : on y voit le prêtre élever la sainte hostie, entouré des servants – c’est la partie visible ; au-dessus de lui, Jésus en croix, Lui-même sous le Saint-Esprit et le Père, entouré des saints, le plus souvent la Sainte Vierge, Saint Joseph, les apôtres, les patriarches, les prophètes, et les anges, tous rendant à Dieu une gloire bien supérieure à celle de toute l’humanité.

« À la Messe, nous ne sommes pas seuls à prier, les anges ploient le genou, les archanges intercèdent pour nous. » disait saint Jean Chrysostome3.

La messe
La messe

Il me semble qu’il est bon de se rappeler, de temps en temps, de fixer le chœur et de se dire : « Invisibles au pied de l’autel, les chœurs angéliques adorent le Sauveur. » Imaginez-les, ces anges de Dieu, avec de grandes ailes et des tuniques blanches, auréolés de lumière, côte à côte avec les céroféraires, agenouillés sur ces marches que vous pouvez voir et toucher, contemplant avec une admiration surpassant de très loin tout sentiment humain la Victime très sainte offerte à l’autel !

Ce que les esprits glorieux n’ignorent point, nous n’en avons qu’une perception très limitée : la différence infinie entre Dieu et nous. Ce n’est qu’une petite parcelle blanche que nous recevons, mais elle contient plus que l’univers. Les anges le savent, eux qui sont plus grands que nous, et nous ne le savons qu’à peine ; pourtant, c’est à nous qu’il a été donné de recevoir la Sainte Communion. Songeons même que, si pauvres chrétiens que nous soyons, si pécheurs que nous sommes, il nous a été octroyé une grâce qui n’a pas été accordée aux saints patriarches et prophètes : Jacob, Moïse, Élie, ont-ils reçu le corps du Seigneur Lui-même ? À vrai dire, cette pensée les eût probablement tués de terreur, parce qu’ils concevaient fort bien quelle différence il y a de Dieu à nous. Abraham, comme on l’a vu, a peut-être goûté déjà à l’Eucharistie, s’il est vrai que le sacrifice de Melchisédech est le même que celui du Christ4, mais il ne l’a pu qu’une fois ; quant à nous, cela nous est accordé tous les jours, et même plus d’une fois dans certaines circonstances particulières.

C’est pourquoi cette prière nous fait supplier le Seigneur de ne point regarder notre faiblesse et nos fautes qui nous rendent plus indignes encore de Le recevoir. Comment donc se fait-il que nous puissions approcher de l’Eucharistie puisque nous en sommes indignes ? Cela se fait parce que le Seigneur Lui-même l’a voulu et, pour que la justice ne fût point blessée par de telles atteintes, Il nous applique avec une grande bonté les mérites de Sa passion et de Sa mort, du moins dès lors que nous sommes enclins à les recevoir, c’est-à-dire lorsque nous sommes en état de grâce.

L'Agneau de Dieu
L’Agneau de Dieu

L’Eucharistie nous permet d’être plus forts spirituellement mais notez bien que la prière parle aussi de la santé du corps, et non seulement de l’âme. Il y a là comme une marque de la délicatesse divine qui va jusqu’à songer à la partie la moins élevée de Sa création à laquelle Il a pourtant daigné s’associer. Évidemment, la chair n’est pas la fin en soi, mais

« le corps sacré de l’Agneau sans tache doit faire dans notre corps une impression de courage et de force contre la mollesse et la concupiscence de notre chair. Jésus-Christ est le Lion de la Tribu de Juda ; et la participation de sa chair adorable doit nous rendre des lions terribles au démon, et nous fortifier contre nous-mêmes.5 »

Puissions-nous nous donc transformer nos cœurs en petits ermites uniquement préoccupés de Dieu pendant que nous recevons

« le prodige de la charité divine, le présent ineffable que les anges nous envient, l’union adorable et parfaite du Créateur avec sa faible créature, l’honneur le plus effrayant et le plus doux où l’homme puisse être élevé sur la terre.6 »

1Jean de Sponde, « Stances du Sacré Banquet et Convive de Jésus-Christ », treizième strophe.

2Abbé Lebrun, op. cit., pp. 526-527

3Cité par le R.P. Martin de Cochem, op. cit., p. 170.

4Sur ce point, je n’oserais trop m’avancer ; je recevrais avec une particulière attention toutes les critiques qui pourraient m’être faites à ce sujet et corrigerais aussitôt. Que le lecteur peu versé dans ces matières ne prenne donc pas mes phrases pour parole d’Évangile mais fasse confiance aux vrais docteurs : pour ma part, je ne cherche qu’à répéter ce que j’ai appris.

5Abbé Lebrun, op. cit., p. 533

6Paroissien Romain très complet à l’usage du diocèse de Luçon, Mame, 1891, p. 66.

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Saint Tite

Saint Tite – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Ps. 109, 4. Tu es sacérdos in ætérnum, secúndum órdinem Melchísedech. Allelúia.

Saint Tite
Saint Tite

Vous êtes prêtre, ô saint évêque,
De l’ordre de Melchisédech :
Le pain, le vin que vous offrez,
Sont du Seigneur le Corps sacré.

 

Saint Albert le Grand - Vincenzo Onofri - CC seilko

Saint Albert le Grand – Postcommunion


Postcommunio
Per hæc sancta quæ súmpsimus, ab hóstium nos, Dómine, impugnatióne defénde : et intercedénte beáto Albérto Confessóre tuo atque Pontífice, perpétua pace respiráre concéde ; Per Dóminum.

Saint Albert le Grand - Vincenzo Onofri - CC seilko
Saint Albert le Grand – Vincenzo Onofri – CC seilko

Rayon d’or, que l’Agneau que nous avons reçu
Des méfaits du serpent à jamais nous défende.
Albert, degré qui mène à la Montagne grande,
Demandez que le soir nous découvre dessus.

  • Rayon d’or : Dieu
  • Agneau : Eucharistie
  • serpent : diable
  • degré : saint intercesseur
  • Montagne : Paradis, vu de la terre
  • soir : mort
Saint Cyprien de Carthage - Meister von Meßkirch

Saints Corneille et Cyprien – Postcommunion


Postcommunio
Quǽsumus, Dómine, salutáribus repléti mystériis : ut, quorum sollémnia celebrámus, eórum oratiónibus adiuvémur. Per Dóminum.

Saint Cyprien de Carthage - Meister von Meßkirch
Saint Cyprien de Carthage – Meister von Meßkirch

Nous Vous le demandons, Seigneur dont les mystères
Nous ont rassasiés d’aliments salutaires :
Que ceux dont nous faisons la louange aujourd’hui
Soient nos intercesseurs, notre aide et notre appui.

Châsse de Saint Vincent de Paul - CC FLLL

Saint Vincent de Paul – Secrète


Secreta
Præsta nobis, quǽsumus, omnípotens Deus : ut nostræ humilitátis oblátio et pro tuórum tibi grata sit honóre Sanctórum, et nos córpore páriter et mente puríficet. Per Dóminum.

Châsse de Saint Vincent de Paul - CC FLLL
Châsse de Saint Vincent de Paul – CC FLLL

Voici, Seigneur, l’admirable présent,
Le vin mêlé de la divine ivresse,
Le pain qui tient en lui toute richesse,
Mais nous offrons ce cadeau écrasant
Avec des mains tremblantes de faiblesse.

Venez, ô saints, que l’Église aujourd’hui
Dans son bonheur fête, célèbre, honore !
Avec vos bras que le Ciel rend plus forts,
Portez à Dieu cet admirable fruit
Pour purifier nos âmes et nos corps.

Saint Pascal Baylon - Vicente Lloréns Poy (CC Millars)

Saint Pascal Baylon – Postcommunion


Postcommunio C
Refécti cibo potúque cælésti, Deus noster, te súpplices exorámus : ut, in cuius hæc commemoratióne percépimus, eius muniámur et précibus. Per Dóminum.

Saint Pascal Baylon - Vicente Lloréns Poy (CC Millars)
Saint Pascal Baylon – Vicente Lloréns Poy (CC Millars)

Le Seigneur a daigné descendre dans mon âme,
Illuminé mon cœur de Sa céleste flamme
Et le combler de Ses bienfaits.

Mais le temps passe vite et le bonheur est court :
Seigneur, que Votre saint m’accorde son secours,
Lui qui maintenant est parfait.

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont

Christ-Roy – Postcommunion


Postcommunio.
Immortalitátis alimóniam consecúti, quǽsumus, Dómine : ut, qui sub Christi Regis vexíllis militáre gloriámur, cum ipso, in cælésti sede, iúgiter regnáre póssimus : Qui tecum.

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont
Christ Pantocrator – Dôme du Saint-Sépulcre – CC bachmont

Nous qui nous glorifions d’appartenir au Roy
Qui s’est offert à Dieu sur l’arbre de la Croix,
Nous qui sommes si fiers de brandir l’étendard
Où l’emblème du Christ s’offre à tous les regards,
Suivons le général qui nous conduit à Dieu
Et régnons avec Lui pour toujours dans les Cieux.
Et qui peut nous aider ? Qui donc pour nous peut être
Un soutien, un secours, sinon l’unique Maître ?
Prions Celui qui vint dans cette Eucharistie
De daigner nous compter parmi Sa dynastie.

Saint Janvier - Le Caravage

Saint Janvier – Secrète


Secreta
Oblátis, quǽsumus, Dómine, placáre munéribus : et, intercedéntibus sanctis Martýribus tuis Ianuário et Sóciis eius, a cunctis nos defénde perículis. Per Dóminum.

Saint Janvier - Le Caravage
Saint Janvier – Le Caravage

Ô saints martyrs qui vous êtes offerts
Au seul Dieu vrai,
Priez le Père
D’illuminer nos vies d’un de Ses rais.

Protégez-nous, ô Seigneur, des périls,
Dont est rempli
Ce monde hostile,
Où rôde l’ange aux ailes avilies.

Nous Vous offrons le présent saint et pur :
Lui seul parut
Être assez sûr
Pour Vous toucher : nous voici secourus !

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Jésus au désert - Barthélemy Parrocel

Quinzième dimanche après la Pentecôte – Secrète


Secreta.
Tua nos, Dómine, sacramenta custodiant : et contra diabólicos semper tueántur incúrsus. Per Dóminum.

Jésus au désert - Barthélemy Parrocel
Jésus au désert – Barthélemy Parrocel

Seigneur, je vois le diable ; il rôde près de moi ;
Il ne se lasse point ; il attaque à toute heure,
Jour après jour, nuit après nuit, mois après mois,
Année après année le terrible menteur
Veut perdre mon esprit dans l’éternel malheur.

Seigneur, ayez pitié de ceux qui Vous supplient,
De ceux qui Vous verront d’ici quelques minutes
Dans ce disque tout pâle et ce vase rempli !
Ah, ne permettez point que satan dans sa chute
Les entraîne à jamais au terme de la lutte.

Saint Hyacinthe - CC Richard Huber

Saint Hyacinthe – Postcommunion


Postcommunio.
Refécti cibo potúque cælésti, Deus noster, te súpplices exorámus : ut, in cuius hæc commemoratióne percépimus, eius muniámur et précibus. Per Dóminum.

Saint Hyacinthe - CC Richard Huber
Saint Hyacinthe – CC Richard Huber

Seigneur, j’avais soif ; Seigneur, j’avais faim :
Vous m’avez nourri de Votre chair même ;
Faites que sans fin
Mon âme et mon corps, tout en moi Vous aime.

Ô saint que je fête et chante aujourd’hui,
Gardez dans votre âme et dans vos prières
Mes jours et mes nuits,
Et favorisez ceux qui me sont chers.

Le Greco - Saint Pierre et saint Paul

Saints Pierre et Paul – Postcommunion


Postcommunio.
Quos cælésti, Dómine, alimento satiásti : apostólicis intercessiónibus ab omni adversitáte custódi. Per Dóminum nostrum.

Le Greco - Saint Pierre et saint Paul
Le Greco – Saint Pierre et saint Paul

Nourris par Votre main du céleste aliment,
Seigneur, Vos serviteurs Vous supplient ardemment
De protéger leur corps, et plus encor leur âme
Des malheurs de ce monde et des sinistres flammes.
Ô saint Pierre, ô saint Paul qu’aujourd’hui nous chantons
Sur des airs pleins de joie et sur un grave ton,
Intercédez pour nous auprès du Roy du Ciel
Pour qu’Il garde nos cœurs amoureux et fidèles.

Saint Ephrem le syriaque - CC Troubageoff

Saint Ephrem – Secrète


Secreta
Sancti Ephræm Confessóris tui atque Doctóris nobis, Dómine, pia non desit orátio : quæ et múnera nostra concíliet ; et tuam nobis indulgéntiam semper obtíneat. Per Dóminum.

Saint Ephrem le syriaque - CC Troubageoff
Saint Ephrem le syriaque – CC Troubageoff

Ô saint Ephrem, ne nous oubliez point,
Car du Seigneur nos âmes sont si loin
Que nous avons grand besoin de votre aide.

Ah, présentez ces offrandes à Dieu !
Votre ferveur les présentera mieux
Car notre cœur, hélas, est faible et tiède.

En son honneur, mon Dieu, soyez clément !
Daignez changer ces pauvres aliments
En le plus sûr et le plus saint remède !

Biographie de Saint Ephrem

Ce théologien syrien enseigna dans l’École théologique de Nisibe, alors très florissante au IVème siècle. Diacre de l’Église d’Édesse, il refusa par humilité le sacerdoce. Il mena une vie de contemplation, dans une grande austérité et fut surnommé « harpe du Saint-Esprit » pour ses poèmes. Dès son vivant, il fut déclaré Docteur de l’Église pour ses brillants écrits. (Merci à mon épouse pour son aide.)

Saint Antoine de Padoue - Benozzo Gozzoli

Saint Antoine de Padoue – Postcommunion


Postcommunio
Divínis, Dómine, munéribus satiáti : quǽsumus ; ut, beáti Antónii Confessóris tui atque Doctóris méritis et intercessióne, salutáris sacrifícii sentiámus efféctum. Per Dóminum.

Saint Antoine de Padoue - Benozzo Gozzoli
Saint Antoine de Padoue – Benozzo Gozzoli

Nous voici rassasiés du Pain venu du Ciel,
De ce Pain sans pareil qu’on peut appeler Dieu !
Demandez, saint Antoine, au divin Roy des Cieux
De rendre notre âme plus belle,
De troquer nos haillons contre un habit précieux.

Biographie de Saint Antoine de Padoue

Ce jeune homme portugais entra chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin où il fut ordonné prêtre puis dans l’Ordre des Franciscains. Prédicateur et théologien, il était si admirable qu’il fut appelé à Bologne pour interpréter les Saintes Lettres. Surnommé l’ « Arche du Testament » et le « Marteau des hérésies », il mourut à Padoue en 1231, laissant d’insignes souvenirs de sainteté. Docteur de l’Église, la piété populaire préfère en lui l’intercesseur.

Emblème de la Papauté

Saints Clet et Marcellin – Secrète


Secreta C 1
Oblátis munéribus, quǽsumus, Dómine, Ecclésiam tuam benígnus illúmina : ut, et gregis tui profíciat ubique succéssus, et grati fiant nómini tuo, te gubernánte, pastóres. Per Dóminum.

Illuminez, Seigneur, Votre admirable Église
Avec la pureté de ces blanches hosties ;
La manne avait jadis satisfait l’appétit
Du peuple de Moïse,
Et la nuée de feu le guidait en tous lieux ;
Nourrissez et guidez Votre peuple, ô mon Dieu,
Et dans ses entreprises,
Qu’importe au fond l’objet, qu’il soit grand ou petit,
Faites-le prospérer par Votre eucharistie
Pourvu qu’il ait le Ciel pour seule convoitise.

Nous Vous prions surtout, ô Vous seul qu’à bon droit
On qualifie de Maître, et de Prince, et Seigneur,
Qui dirigez ce monde où, pourtant, les pécheurs
Semblent être les rois,
À Vous nous adressons cette instante prière ;
Laissez tomber sur nous Votre regard de Père,
Guidez de Votre voix
Ceux qu’en Votre saint nom Vous avez fait pasteurs
Pour guider le troupeau dans les plus sombres heures
Et ne détournez point leur regard de Vos voies.