Dieu le Père - Cima da Conegliano

Cinquième dimanche après la Pentecôte – Alléluia


Allelúia, allelúia. Ps. 20, I
V/. Dómine, in virtúte tua lætábitur rex : et super salutáre tuum exsultábit veheménter. Allelúia.

Dieu le Père - Cima da Conegliano
Dieu le Père – Cima da Conegliano

Qui se repose en Ma puissance
A le cœur plein de réjouissance :
Vois, Je viens, Je sauve ta vie,
Et ton âme est toute ravie.

 

Le Christ en croix

Exaltation de la Sainte Croix – Introït


Ant. ad Introitum. Gal. 6, 14.
Nos autem gloriári opórtet in Cruce Dómini nostri Iesu Christi : in quo est salus, vita et resurréctio nostra : per quem salváti et liberáti sumus.
Ps. 66, 2.
Deus misereátur nostri, et benedícat nobis : illúminet vultum suum super nos, et misereátur nostri.
V/. Glória Patri.

Le Christ en croix
Le Christ en croix

En elle, où fut pendu, pour périr, notre Roy,
Qui nous donna la vie, le salut, la victoire,
En elle, notre honneur, en elle, notre gloire,
Glorifions-nous en elle, en la très sainte Croix !

Que Dieu nous prenne en pitié !
Qu’Il bénisse comme un Père
Ses fils qui sont à Ses pieds,
Que Sa face nous éclaire,
Que Dieu nous prenne en pitié !

 

Tombeau de saint Rémi - CC Annesov

Saint Rémi – Collecte (Messe Statuit ei)


Oratio.
Da, quǽsumus, omnípotens Deus : ut beáti N. Confessóris tui atque Pontíficis veneránda sollémnitas, et devotiónem nobis áugeat et salútem. Per Dóminum.

Tombeau de saint Rémi - CC Annesov
Tombeau de saint Rémi – CC Annesov

Puisque nous chantons en ce jour
Les louanges d’un bienheureux,
D’un homme qui demeura sourd
Au chant sinistre du vautour
Même dans les jours ténébreux ;

Comme cet homme fut fidèle,
Et tourna toujours vers les Cieux,
Malgré la griffe criminelle,
Malgré le souffle affreux de l’aile,
Sa prière autant que ses yeux ;

Remplissez nos vies et nos âmes
De ferveur et de dévotion ;
Même menacés d’une lame,
Seigneur, arrachez-nous aux flammes
De l’éternelle damnation.

Jetez sur nous votre habit ample,
Et protégez-nous du danger ;
Saint que l’on fête dans Son temple,
Que le salut, à votre exemple,
Parvienne à notre cœur changé.

Saint Pantaléon

Saint Pantaléon – Alléluia (Messe Laetabitur)


Allelúia, allelúia. V/. Ioann. 8, 12. Qui séquitur me, non ámbulat in ténebris : sed habébit lumen vitæ ætérnæ. Allelúia.

Saint Pantaléon
Saint Pantaléon

Qui suit Mes pas
Ne s’avancera pas
Au milieu des ténèbres.

Vois, près de lui,
Ma puissance le suit
Et le Ciel le célèbre.

Qui M’a servi
Possédera la vie
Qu’on n’a point sur la terre.

En haut des Cieux
Il recevra de Dieu
L’éternelle lumière.

Saint Sigesbert - cc Caroline Léna Becker

Saint Sigisbert – Communion (dans le diocèse de Saint-Dié)


Ant. ad Communionem. 2 Paral. 17, 4-5
Perréxit in præcéptis Dei ; confirmávit Dóminus regnum in manu ejus, factǽque sunt ei infinítæ divítiæ et multa glória.

Il marcha sans arrêt dans la voie du Seigneur ;
Il obéit toujours à Ses commandements
Sans se préoccuper de l’endroit ou de l’heure,
Et sa vie jusqu’au bout coula fidèlement.

Ce Dieu à qui toujours il voulut rendre hommage
Le couronna de gloire et mit entre ses mains
Autant d’or et d’honneur qu’il était juste et sage,
Et gouverna ses pas sur son heureux chemin.

Image : Saint Sigesbert – cc Caroline Léna Becker

Sainte Odile - CC Remi Leblond

Sainte Odile – Communion (dans le diocèse de Strasbourg) (Sonnet)


Ant. ad Communionem. Ps. 35, 10.
Apud te est fons vitæ, et in lúmine tuo vidébimus lumen.

Mes yeux ont lentement parcouru l’univers ;
L’obscurité planait sur un vaste désert.
Sur le sol craquelé, d’affreux ossements blancs
Heurtaient, ralentissaient mes pauvres pieds tremblants.

Ma langue était pâteuse et chargée de poussière,
Hélas ! Que j’avais soif dans ce grand cimetière !
Mon corps, cadavéreux, comme à demi vivant,
Rêvait d’un peu d’eau pure et d’un souffle de vent.

Mais au-dessus de l’ombre et de la terre aride
S’étend un beau jardin, luxuriant et splendide,
Où coulent des ruisseaux de lumière et de vie.

Jamais Votre soleil n’y termine sa course,
Et jamais, Seigneur Dieu, n’y tarit Votre source ;
A jouir de chacun d’eux, Votre main nous convie.

Image : Sainte Odile – CC Remi Leblond

La Sainte Vierge

Beatae Mariae semper Virgini – Confiteor #2


La Sainte Vierge
La Sainte Vierge

Deuxième volet de cette série sur le Confiteor : je confesse à la bienheureuse Marie toujours vierge.

Ô Vierge corps et âme, ô Mère du Sauveur,
Ô Tabernacle de grand prix
Qui pour le genre humain fut remplie de faveurs,
Je vous salue, Sainte Marie !

Par votre immense « Fiat », Mère pleine de grâces,
Vous avez permis mon salut ;
Peut-être au Paradis pourrai-je prendre place,
Puisqu’à Dieu vous avez complu.

Ce « Fiat », je le méprise, oh que je le méprise
Lorsque je commets un péché ;
Chaque faute est, hélas, une flèche précise
Qui dans votre cœur s’est fichée.

L’existence éternelle, oh que je la dédaigne
Quand mes vains désirs j’assouvis ;
Point de mère ici-bas dont le grand cœur ne saigne
Quand son fils veut s’ôter la vie.

Ô Mère, cette vie, vous me l’avez transmise ;
Soyez bénie pour un tel don !
Si votre fils, hélas, commet une traîtrise,
Qu’il vous en demande pardon.

Saint Pierre

Tau – Psaume #118 (fin) – Distiques #51


Saint Pierre
Saint Pierre

Voici donc la dernière strophe de notre paraphrase du psaume 118. C’est la fin, mais, comme disait je ne sais plus quel auteur, les grands poèmes ne s’achèvent qu’au ciel. C’est le cas de ce psaume, à défaut de ma pauvre paraphrase.

Tau

169 Appropinquet deprecatio mea in conspectu tuo, Domine ;
juxta eloquium tuum da mihi intellectum.
170 Intret postulatio mea in conspectu tuo ;
secundum eloquium tuum eripe me.
171 Eructabunt labia mea hymnum,
cum docueris me justificationes tuas.
172 Pronuntiabit lingua mea eloquium tuum,
quia omnia mandata tua æquitas.
173 Fiat manus tua ut salvet me,
quoniam mandata tua elegi.
174 Concupivi salutare tuum, Domine,
et lex tua meditatio mea est.
175 Vivet anima mea, et laudabit te,
et judicia tua adjuvabunt me.
176 Erravi sicut ovis quæ periit : quære servum tuum,
quia mandata tua non sum oblitus.

Tau

Seigneur, que ma prière atteigne Vos oreilles :
Donnez-moi d’embrasser Votre loi nonpareille !

Pitié, prêtez l’oreille à ma supplication :
Arrachez de mon cœur l’horrible damnation !

Et quand je connaîtrai Votre loi sans mélange,
Je ferai retentir une hymne de louange !

Vos préceptes sacrés, je les proclamerai,
Car l’Homme doit savoir qu’il n’en est d’autre vrai.

Que Votre main, mon Dieu, me saisisse et me sauve,
Car j’ai gardé Vos lois sous la griffe du fauve.

J’ai médité Vos lois, et sans fin j’ai voulu,
Par dessous tout, Seigneur, avoir Votre salut !

Rempli de vie, mon cœur chantera Votre gloire :
Au jour du Jugement, Vous m’aurez en mémoire.

Cherchez moi, retrouvez Votre brebis perdue,
Car à garder Vos lois, j’ai été assidu.

Jésus priant au Jardin des Oliviers

Coph – Psaume #118 – Distiques #48


Jésus priant au Jardin des Oliviers
Jésus priant au Jardin des Oliviers

Coph

145 Clamavi in toto corde meo : exaudi me, Domine ;
justificationes tuas requiram.
146 Clamavi ad te ; salvum me fac :
ut custodiam mandata tua.
147 Præveni in maturitate, et clamavi :
quia in verba tua supersperavi.
148 Prævenerunt oculi mei ad te diluculo,
ut meditarer eloquia tua.
149 Vocem meam audi secundum misericordiam tuam, Domine,
et secundum judicium tuum vivifica me.
150 Appropinquaverunt persequentes me iniquitati :
a lege autem tua longe facti sunt.
151 Prope es tu, Domine,
et omnes viæ tuæ veritas.
152 Initio cognovi de testimoniis tuis,
quia in æternum fundasti ea.

Coph

Que j’ai crié vers Vous ! Ma voix faillit se rompre !
Formez-moi sans jamais, Seigneur, Vous interrompre.

Oui, j’ai crié vers Vous : sauvez-moi, sauvez-moi,
Afin que jusqu’au bout je conserve Vos lois.

Oui, j’ai crié vers Vous, j’ai précédé l’aurore,
Car j’espère en Vous seul, Verbe efficient et fort !

Ô Père bien aimé, voyez comme mes yeux
Se dépêchent pour voir le visage de Dieu.

Ayez pitié, Seigneur, écoutez ma prière ;
Remplissez mes poumons, ô ma Vie, de Votre air.

Dans la Ville du vice est l’homme au cœur méchant :
La Cité de la loi, il la fuit en péchant.

Vous êtes près de moi, mon Seigneur : que craindrai-je ?
Vos voies, ô Vérité, sont blanches comme neige !

Dès l’instant que j’ai su que mon Seigneur m’aimait,
J’ai compris que Lui seul règnerait à jamais.

Le Jugement

Samech – Psaume #118 – Distiques #44


Le Jugement
Le Jugement

Samech

113 Iniquos odio habui,
et legem tuam dilexi.
114 Adjutor et susceptor meus es tu,
et in verbum tuum supersperavi.
115 Declinate a me, maligni,
et scrutabor mandata Dei mei.
116 Suscipe me secundum eloquium tuum, et vivam,
et non confundas me ab exspectatione mea.
117 Adjuva me, et salvus ero,
et meditabor in justificationibus tuis semper.
118 Sprevisti omnes discedentes a judiciis tuis,
quia injusta cogitatio eorum.
119 Prævaricantes reputavi omnes peccatores terræ ;
ideo dilexi testimonia tua.
120 Confige timore tuo carnes meas ;
a judiciis enim tuis timui.

Samech

Péché, que je te hais ! Que tu me fais horreur !
Mais je loue Votre loi, je Vous aime Seigneur.

Vous êtes, Tout Puissant, mon glaive et mon écu :
Si je suis avec Vous, je me sais invaincu.

Déguerpissez, maudits, et laissez-moi, pervers,
M’imprégner de la règle et la tourner en vers.

Dieu, sans Votre soutien, puis-je me dire en vie ?
Ah, ne permettez pas, Seigneur, que je dévie.

Si Vous me voulez sauf, accordez-moi Votre aide :
Je lirai Votre loi, mon unique remède.

Accumulant sur lui le plus juste mépris,
Sur la balance, enfin, l’inique a peu de prix.

Heureux l’homme de foi ! Mais tous les incrédules
Et tous les pécheurs sont du monde les pustules.

Brisez ma chair, Seigneur, brisez-la durement,
Car j’ai peur qu’à ma mort vienne le châtiment.

Enseignez à tous que je suis le chemin, la vérité, la vie

Daleth – Psaume #118 – Distiques #33


Enseignez à tous que je suis le chemin, la vérité, la vie
Enseignez à tous que je suis le chemin, la vérité, la vie

Daleth

25 Adhæsit pavimento anima mea :
vivifica me secundum verbum tuum.
26 Vias meas enuntiavi, et exaudisti me ;
doce me justificationes tuas.
27 Viam justificationum tuarum instrue me,
et exercebor in mirabilibus tuis.
28 Dormitavit anima mea præ tædio :
confirma me in verbis tuis.
29 Viam iniquitatis amove a me,
et de lege tua miserere mei.
30 Viam veritatis elegi ;
judicia tua non sum oblitus.
31 Adhæsi testimoniis tuis, Domine ;
noli me confundere.
32 Viam mandatorum tuorum cucurri,
cum dilatasti cor meum.

Daleth

Mon âme douloureuse adhère à la poussière :
Ô Seigneur, animez cette âme toute entière.

J’ai dénudé mon cœur, et Vous l’avez béni ;
Ô Maître, abreuvez-moi de Vos lois infinies.

Ô loi, loi merveilleuse ! Oh, faites-en mon guide,
Car elle est un soutien plus encor qu’une bride.

Affermissez mon âme engourdie de chagrin :
Déposez le fardeau de la loi sur mes reins.

Des voies de l’injustice, arrachez-moi, grand Juge !
Pitié selon la loi ! Dieu, soyez mon refuge.

C’est Vous que j’ai choisi1, Ô Voie, Vérité, Vie.
Je n’ai rien oublié de Vos très saints avis.

Comme le lierre au mur, je grimpe à Vos préceptes :
Ne me confondez pas, moi qui suis Votre adepte.

Mon cœur sec et fermé, Vous l’ouvrez largement,
Et je cours dans la voie de Vos commandements.

1 J’hésite à accorder le participe passé au féminin pluriel. En effet, Vous se rapporte grammaticalement à Voie, Vérité, Vie ; laquelle expression se rapporte à Jésus. De surcroît, les trois adjectifs sont vus comme ne faisant qu’un, puisque le Ô est en facteur commun. Donc, on pourrait accorder au féminin singulier. Ce qui laisse trois possibilités entre lesquelles je ne puis choisir.

Les saintes Tables de la Loi

Ghimel – Psaume #118 – Distiques #32


Les saintes Tables de la Loi
Les saintes Tables de la Loi

Ghimel

17 Retribue servo tuo, vivifica me,
et custodiam sermones tuos.
18 Revela oculos meos,
et considerabo mirabilia de lege tua.
19 Incola ego sum in terra :
non abscondas a me mandata tua.
20 Concupivit anima mea
desiderare justificationes tuas in omni tempore.
21 Increpasti superbos ;
maledicti qui declinant a mandatis tuis.
22 Aufer a me opprobrium et contemptum,
quia testimonia tua exquisivi.
23 Etenim sederunt principes, et adversum me loquebantur ;
servus autem tuus exercebatur in justificationibus tuis.
24 Nam et testimonia tua meditatio mea est,
et consilium meum justificationes tuæ.

Ghimel

Bénissez-moi, Seigneur, pour garder Vos paroles,
Et qu’un souffle de vie m’arrache enfin du sol.

Brisez la cécité dont souffrent tant mes yeux,
Pour qu’ils voient les splendeurs de Votre loi, mon Dieu.

D’elle, j’ignore tout, comme un homme en exil ;
Dévoilez-la, Seigneur, pour m’ôter au péril.

J’ai brûlé de savoir les préceptes divins :
En les cherchant sans Vous, j’ai recherché en vain.

Vous avez menacé l’inique et le superbe :
Ils sont maudits, ceux-là qui s’écartent du Verbe.

Oh, ne m’accablez point d’opprobre et de mépris,
Car je Vous ai cherché, oui, à cor et à cri.

Ont parlé contre moi les princes de la terre ;
Mais Votre serviteur méditait en prière.

Mes seuls conseillers sont Vos recommandations,
Vos lois, l’unique objet de ma méditation.