Saint Joseph et l'Enfant Jésus - Guido Reni

Saint Joseph, époux de la Vierge Marie – Postcommunion


Postcommunio
Adésto nobis, quǽsumus, miséricors Deus : et, intercedénte pro nobis beáto Ioseph Confessóre, tua circa nos propitiátus dona custódi. Per Dóminum.

Saint Joseph et l'Enfant Jésus - Guido Reni
Saint Joseph et l’Enfant Jésus – Guido Reni

Ô Seigneur, faites-nous l’aumône
De venir siéger sur le trône
Ouvré pour Vous dans notre esprit !

Siégez, ô seul Roy qu’on encense,
Ô vrai Roy de toute puissance
Sans nous accabler de mépris.

De Vous, nous ne sommes pas dignes,
Mais Votre serviteur insigne,
Joseph, pour nous Vous parlera.

Alors, sensible à sa prière,
Donnez au peuple qui Vous sert
La protection de Votre bras.

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Isaïe - Psautier de Paris

Épiphanie du Seigneur – Graduel


Graduale. Ibid., 6 et 1.
Omnes de Saba vénient, aurum et thus deferéntes, et laudem Dómino annuntiántes.
V/. Surge et illumináre, Ierúsalem : quia glória Dómini super te orta est.

Isaïe - Psautier de Paris
Isaïe – Psautier de Paris

Tous les princes de Saba viennent, s’inclinent, adorent :
Ils offrent à Dieu l’encens, ils offrent au Roy de l’or,
Et louent sans cesse le Roy-Dieu.

Lève-toi, Jérusalem, et revêts-toi de lumière,
Car le soleil du Seigneur fait briller toutes tes pierres
Et te rend semblable aux Cieux.

Saint Simon et saint Jude

Saint Simon et saint Jude – Secrète


Secreta
Glóriam, Dómine, sanctórum Apostolórum tuórum Simónis et Iudæ perpétuam venerántes : quǽsumus ; ut eam, sacris mystériis expiati, dígnius celebrémus. Per Dóminum.

Saint Simon et saint Jude - CC Rh-67
Saint Simon et saint Jude – CC Rh-67

Célébrons l’éternelle gloire
De saint Jude et de saint Simon !
Dans notre allégresse, enflammons
Nos cœurs comme des encensoirs.

Alors, lorsque nous proclamons
Leurs incomparables mérites,
Que toute notre âme s’excite
Et vide l’air de nos poumons.

Mais que Dieu vienne dans ce rite,
Et S’offrant comme un agneau blanc
Lave et donne de purs élans
À nos pauvres âmes contrites.

Et nous pourrons, sans faux semblant,
Sans jubilation illusoire,
Louer ces bienheureux et boire
Dans leur calice étincelant.

Tobie et l'archange saint Raphaël - Pieter Lastman

Saint Raphaël – Graduel (Rondeau)


Graduale. Tob. 8, 3.
Angelus Dómini Raphaël apprehéndit et ligávit dǽmonem.
V/. Ps. 146, 5. Magnus Dóminus noster, et magna virtus eius.

Notre-Seigneur est le plus fort,
Et fait périr jusqu’à la mort ;
L’ange Lui dit : « Ô Tout-Puissant,
Vous seul avez droit à l’encens,
Vous seul êtes digne de l’or. »

De la géhenne, satan sort ;
L’homme à sa porte, il le dévore,
Et rugit tout en offensant
Notre-Seigneur.

Le Ciel, pourtant ne veut pas clore
Sa porte à qui fait des efforts ;
Des Cieux le saint ange descend,
Saisit le désobéissant ;
Il le ligote, puis adore
Notre-Seigneur.

Saint Nazaire

Saints Nazaire, Celse, Victor et Innocent – Graduel


Graduale. Exodi 15,11.
Gloriósus Deus in Sanctis suis : mirábilis in maiestáte, fáciens prodígia.
V/. Ibid., 6. Déxtera tua, Dómine, glorificáta est in virtúte : déxtera manus tua confrégit inimícos.

Saint Nazaire
Saint Nazaire

J’ai vu combien mon Dieu
Dans Ses saints est glorieux.
En chacun d’eux éclate Sa splendeur :
Quand on les voit accomplir des prodiges,
On voit Sa main, Sa main qui les dirige
Et qui nous fait entrevoir Sa grandeur.

Que de gloire, ô mon Roy,
Que de force en Vos doigts !
Voici que vient notre antique adversaire,
Voici qu’il vient pour que l’homme l’encense ;
Mais il n’est rien devant Votre puissance,
Et Votre main rejette au loin sa serre.

Châsse de Saint Vincent de Paul - CC FLLL

Saint Vincent de Paul – Postcommunion (Propre de France)


Postcommunio
Cæléstibus, Dómine, refécti sacraméntis : quǽsumus ; ut ad evangelizántem paupéribusFílium tuum imitándum, beáti Vincéntii, sicut exémplis provocámur, ita et patrocíniis adiuvémur. Per eúndem Dóminum.

Châsse de Saint Vincent de Paul - CC FLLL
Châsse de Saint Vincent de Paul – CC FLLL

Ô divin aliment redescendu du Ciel,
Vous avez tant nourri nos pauvres cœurs mortels
Qu’ils débordent de joie.

Que ce bonheur, Seigneur, ne reste pas stérile,
Que Votre serviteur ne soit pas immobile,
Mais qu’il serve son Roy.

Donnez-nous le désir d’annoncer Votre Fils
À tous les pauvres gens, comme le fit jadis
Le bon Monsieur Vincent.

Et vous, ô saint de Dieu, protégez-nous sans cesse
Afin que nous puissions, un jour, pleins d’allégresse,
Sans fin brûler l’encens.

Saint Tite

Saint Tite – Postcommunion


Postcommunio
Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, de percéptis munéribus grátias exhibéntes, intercedénte beáto Tito Confessóre tuo atque Pontífice, benefícia potióra sumámus. Per Dóminum.

Accordez-nous, Dieu tout puissant,
Par l’intercession de saint Tite,
Qui, s’il ne versa pas son sang,
Mourut, éclatant de mérites,
Qu’après avoir reçu l’hostie
Pour laquelle nous rendons grâces,
Nous, si faibles et si petits,
Votre bienveillance nous fasse
Jouir de ce Dieu qu’encensa
Votre prêtre durant la messe
Et que notre cœur confessa,
Dans une éternelle allégresse.

Le Baptême de Notre-Seigneur - Dominique Antoine Magaud - CC Rvalette

Commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ – Communion


Ant. ad Communionem. Matth. 2, 2.
Vídimus stellam eius in Oriénte, et vénimus cum munéribus adoráre Dóminum.

Des pays inconnus où le soleil se lève,
Nous avons, dans le ciel, vu l’étoile de l’Oint ;
Notre émerveillement ne venait pas d’un rêve :
Tous trois, mages puissants, en fûmes les témoins,
Et nous l’avons suivie, qui nous menait au loin.

Car nous sommes venus, chargés de beaux trésors,
D’admirables cadeaux et de présents précieux :
A Dieu, voici l’encens ; au Roy, nous offrons l’or ;
La myrrhe au Crucifié qui nous ouvre les Cieux
– Mais, plus que tout, voici nos cœurs, ô Fils de Dieu !

Image : Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par Dominique Antoine Magaud (CC Rvalette)

Basilique Saint-Pierre

Dédicaces des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul – Graduel


Graduale.
Locus iste a Deo factus est, inæstimábile sacraméntum, irreprehensíbilis est.
V/. Deus, cui astat Angelórum chorus, exáudi preces servórum tuórum.

Toute la terre
Est souillée de péchés,
Mais, ô mystère,
Le mal fut empêché
De se répandre
En ce noble et saint lieu ;
Voyez descendre
Du Royaume des Cieux,
Son bâtisseur,
Nul autre que le Roy,
Notre Seigneur,
Qui Se voulut, ô joie !
Un sanctuaire ;
Pécheurs, apportons-Lui
Notre prière :
Nous aurons Son appui.

Vous dont le chœur des anges
Clame sans fin
La gloire et les louanges ;
Qu’un séraphin
Sans se lasser encense ;
Vous qu’à jamais
Chante la foule immense
De Vos sujets ;
Vous que le juste acclame,
Ô Vous que prie
En tremblant la pauvre âme,
Le faible esprit ;
Regardez nos offrandes,
Notre piété ;
Exaucez nos demandes,
Ayez pitié.

Eclair sur Nantes - CC Loïc Le Ninan

Dix-neuvième dimanche après la Pentecôte – Offertoire – Sonnet


Eclair sur Nantes - CC Loïc Le Ninan
Eclair sur Nantes – CC Loïc Le Ninan

Ant. ad Offertorium. Ps. 137, 7.
Si ambulávero in médio tribulatiónis, vivificábis me, Dómine : et super iram inimicórum meórum exténdes manum tuam, et salvum me fáciet déxtera tua.

Si je marche au milieu d’un chemin de souffrances,
Si la ronce et l’épine et le rocher blessant
A chacun de mes pas s’abreuvent de mon sang,
Je sais que du Seigneur viendra la délivrance.

Si l’ennemi me dit : « Vois quelle indifférence
Le dieu de ta prière a pour les innocents !
Tes cris sont aussi vains que le fut ton encens »,
Rien ne pourra m’ôter ma céleste espérance.

Le sage serviteur qui L’aura bien servi
Recevra sans tarder et l’honneur et la vie
De l’invincible main du Roy de l’univers.

Et sur les audacieux qui s’opposaient à Lui,
Sa droite s’abattra, comme on voit dans la nuit
L’éclair frapper le sol sous les coups de tonnerre.

La Confession

La Confession


La Confession
La Confession

Que crains-tu, mon enfant ? Quelle peur te déroute ?
Pourquoi te détourner de ce grand sacrement ?
Tes fautes, réponds-tu ; mais Je les connais toutes.
La honte dans ton âme est un encombrement.
« Ah, Seigneur, me dis-tu, comme il serait facile,
D’avouer ses péchés seulement au bon Dieu ;
Se confesser au prêtre, est-ce vraiment utile ?
Un pécheur comme moi, représenter les Cieux ? »
Créature inconsciente, ah, quel est ce désir ?
Mais si tu Me voyais, Moi qui suis perfection,
Devant tant de beauté, tu n’oserais rien dire,
Tu n’oserais paraître avec ton abjection,
Tu fuirais loin de Moi, horrifié par tes crimes,
Tu te dirais toujours : « Je suis toujours trop prêt »,
Tu te verrais indigne, et courrais à l’abîme,
Tu te verrais damnable et tu te damnerais.
Mais Je veux te sauver ; viens, Je te le demande ;
Fléchis donc le genou, ne sois pas réticent,
Et ne crois surtout pas que ta faute est trop grande :
Donne-moi ton fumier, J’en ferai de l’encens.