Encensoir - CC John P. Workman, Jr.

Dixième dimanche après la Pentecôte – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/.Ps 64, 2.
Te decet hymnus, Déus, in Sion : et tibi reddétur votum in Ierúsalem. Allelúia.

Encensoir - CC John P. Workman, Jr.
Encensoir – CC John P. Workman, Jr.

Ô mon cœur, qui chanteras-tu ?
Les couronnes sont abattues,
La tiare a roulé sur la terre,
Et s’il est encor quelque saint
Où le Seigneur grava Son seing,
La rumeur choisit de se taire.

Qui chanter d’autre que mon Dieu,
Mon Dieu qui bâtit terre et Cieux,
Dieu qui créa et l’homme et l’ange,
Qui souffrit pour nous sur la Croix,
S’offre sans cesse à notre Foi
Et seul mérite nos louanges ?

 

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Hostie - CC Patnac

Septième dimanche après la Pentecôte – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 46, 2.
Omnes gentes, pláudite mánibus : iubiláte Deo in voce exsultatiónis.
Ps. ibid., 3.
Quóniam Dóminus excélsus, terríbilis : Rex magnus super omnem terram.
V/.Glória Patri.

Encensoir - CC John P. Workman, Jr.
Encensoir – CC John P. Workman, Jr.

Ô peuples de la terre,
Acclamez votre Père !
Poussez des cris de joie,
Chantez dans l’allégresse
Le Seigneur sans faiblesse
Et le plus grand des Rois.

 

Encensoir - CC John P. Workman, Jr.

Dix petits grains de messe – 5 – Dirigatur Domine


Encensoir -  CC John P. Workman, Jr.
Encensoir – CC John P. Workman, Jr.

5 – Dirigatur, Domine…

« Dirigatur, Domine, oratio mea, sicut incensum, in conspectu tuo. »

« Que monte ma prière
Devant Vous, ô mon Dieu,
Comme l’encens, que le thuriféraire
Fait monter sous Vos yeux. »

À vrai dire, je n’ai jamais trop aimé l’encens : son parfum capiteux me donne des maux de tête et sa fumée m’a souvent fait tousser, notamment lorsque je servais à l’autel ; voire, lors des grandes chaleurs, des nausées et un peu d’étourdissement. Après tout, n’est-ce pas tout à fait normal ? L’encens est destiné à Dieu ; je ne suis qu’un homme. Comment pourrais-je supporter ce qu’Il s’est réservé depuis les temps mosaïques1 ?

Jadis, l’encens était offert à Dieu sur l’autel des parfums ; les cérémonies chrétiennes n’ont pas manqué de conserver un si saint usage2. De même que les mages les premiers offrirent l’encens à Jésus, reconnaissant ainsi, ô science admirable, qu’était vraiment Dieu ce petit enfant, le prêtre offre l’encens devant le pain et le vin, voyant déjà en eux le corps et le sang sacré de Notre Seigneur. Ce n’est rien en apparence, cette petite rondelle blanche, ces quelques gouttes de vin mêlées d’eau ; ce n’est rien à notre œil, mais notre foi affirme que c’est bien Dieu qui s’y trouvera quelques instants plus tard.

En fait, il y a à la messe (du moins à la grand-messe) deux encensements ; le premier a lieu juste après l’Introït, le second pendant l’Offertoire, de même que les Hébreux offraient l’encens le matin et le soir3. C’est très à propos que l’Église a choisi ces paroles admirables tirées du psaume 140, puisque David dit ensuite : « Que l’élévation de mes mains soit comme le sacrifice du soir. » Or, à ce sacrifice avait aussi lieu l’immolation de l’agneau :

« il s’agit ici tout à la fois de l’agneau immolé chaque soir, et des offrandes d’encens […] qui accompagnaient cette oblation.4 »

Voyez quelle profondeur recèlent ces courtes paroles et la place qui leur a été accordée dans le cours de la messe ! Détail, dira-t-on, détail. Détail ? Mais si tous les détails sont aussi lourds de sens, et ma petite étude de la messe me l’a suffisamment montré, on devrait, avant d’y toucher, trembler et amonceler des piles de recherche et d’exégèse. Quelle perte, oh, quelle perte on fait en tranchant d’un coup barbare ces merveilles de raffinement ! Mais revenons à notre matière.

L'autel des parfums dans l'Ancienne Alliance
L’autel des parfums dans l’Ancienne Alliance

Si l’odeur de l’encens m’indispose, la vue de la fumée qui s’élève m’a en revanche toujours plu : il y a quelque chose de fascinant dans ces volutes aux formes uniques, un peu grises, un peu bleues, qui révèlent les rayons du soleil, s’il y en a, et qui se dissolvent peu à peu dans le ciel. J’aime à penser que la fumée que nous faisons monter ainsi ne disparaît pas tout à fait mais rejoint en réalité la colonne de fumée qui guidait les Hébreux lors de l’Exode, qu’elle monte effectivement comme nos prières vers Dieu.

Nous autres fidèles ne pouvons offrir de l’encens, mais si nous voulons reprendre ce symbole de la prière qui s’élève vers Dieu, il nous est loisible d’offrir des cierges dont la flamme monte elle aussi. Cependant, et cela explique aussi, peut-être, pourquoi nous ne présentons l’encens qu’au cours de cérémonies sacrées, l’encens a un caractère particulier, une symbolique qui lui est propre et qui dépasse ce que nous avons vu jusqu’ici.

Nos prières, en effet, ne peuvent être directement agréées de Dieu, à cause de notre péché. Il faut que notre prière soit portée par quelqu’un qui soit plus grand que nous : cette personne, c’est le Christ, assisté de sa sainte mère. L’abbé Olier écrit ceci :

« la sainte Vierge est bien représentée par le Thuriféraire [ c’est-à-dire le servant qui porte l’encens …] puisqu’elle est cette femme revêtue de lumière, c’est-à-dire, couverte des splendeurs de Jésus-Christ et de ses divins exemples : […] c’est une femme environnée de son Fils, pénétrée comme un cristal des brillants du soleil ; enfin, c’est elle qui répand partout la bonne odeur de Jésus-Christ, et qui comme un temple sacré a été embaumée des parfums de Notre-Seigneur, s’offrant à son Père comme un encens très-suave, qu’elle répand après dans l’Église, et dont elle parfume tous les particuliers.5 »

Étonnante comparaison : le Christ est l’encensoir, la Vierge est le thuriféraire qui répand l’encens. Que personne ne s’écrie, comme Durtal dans La Cathédrale : « C’est la démence du symbolisme ! », car cette idée n’est pas une lubie de l’abbé Olier : pour qui a l’habitude de lire ou de chanter les Vêpres, ce verset que j’ai paraphrasé est exactement le même que celui qu’on a coutume de chanter lors de cet office juste avant le Magnificat, juste avant le chant de la Vierge elle-même. Qu’on ne croie pas qu’il s’agisse d’un simple hasard : une maigre connaissance en ce domaine fait tout de suite comprendre qu’il n’y a pas de hasard ; les hommes qui ont composé la liturgie sont comme ces ouvriers qui obéissent à l’architecte, ne connaissant jamais le plan tout entier, n’ayant qu’une idée assez sommaire de l’ensemble, ignorant parfois pour quelle raison ils agissent, mais faisant consciencieusement leur travail.

Plus jeune, n’ignorant point que l’encens était réservé à Dieu, j’étais surpris de ce que les fidèles étaient eux aussi encensés. Il paraît qu’un encensement particulier était accordé aux hommes les plus importants et les plus nobles de l’assemblée, au temps jadis, à titre honorifique ; mais pour nous,

« on fait l’encensement pour représenter l’effet de la grâce, qui est la bonne odeur dont Jésus-Christ est rempli, et qui doit passer de Jésus-Christ aux Fidèles »,

dit saint Thomas6. L’image est limpide et découle de ce que nous avons vu auparavant. On peut aussi penser, comme Durand, que la fumée de l’encens représente les prières des saints qui montent vers Dieu pour nous7.

Pour que nous n’oubliions pas cette image et que nous ne nous laissions pas aller à penser que cet encens est offert en notre honneur, pourquoi ne pas dire in pectore cette prière que certains cérémoniels demandaient aux fidèles de réciter :

« Que le Seigneur allume en nous le feu de son amour, et la flamme d’une éternelle charité.8 » ?

L’abbé Barthe a de son côté une jolie image qui résume bien le tout :

« il faut brûler l’encens de la dévotion dans l’encensoir de notre cœur avec le feu de la charité afin qu’il dégage son odeur de suavité vertueuse ; il faut que notre offrande, et surtout nous-mêmes, soyons un parfum agréable devant Dieu9. »

Thuriféraire - Julius Scholtz
Thuriféraire – Julius Scholtz

Enfin, il y a quelque chose qui me plaît dans l’encens : c’est son caractère profondément charnel. L’encens est encore une marque du caractère incarné de notre religion, ou plutôt, de l’ordre parfait dans lequel elle dispose le corps et l’âme : elle ne méprise point le corps, ni la terre, bien qu’elle en constate la déchéance et nous mette en garde contre les périls qu’ils présentent, mais elle se sert de la création matérielle pour rendre honneur à son Créateur. J’ai été tout à fait frappé de constater que, au contraire, certaines doctrines qui méprisent le corps rejettent aussi l’encens : c’était par exemple le cas des Manichéens, qui estimaient la matière mauvaise en elle-même ; les doctrines hermétiques, qui me sont un peu plus connues, professaient une croyance similaire, et refusaient vigoureusement l’encens10 ; il en est de même dans la plupart des sectes protestantes, dont le mépris du corps est bien connu, et j’ai même entendu des protestants prétendre que l’offrande de l’encens était idolâtrique !

L’encens est donc un bon exemple de ces réalités charnelles qui doivent nous conduire à la contemplation des réalités spirituelles justement parce que son mouvement propre, cette fumée qui monte vers le ciel, représente le trajet que devraient toujours suivre nos yeux et notre cœur : il faut voir le monde, non pour lui, mais pour regarder son Créateur.

1Exode 30, 36 : « Sanctum sanctorum erit vobis thymiama. » « Ce parfum vous sera extrêmement saint. »

2Bien que, d’après Tertullien, dans l’église persécutée, on n’offrait point d’encens, parce qu’on en faisait usage dans les cérémonies païennes. (voir Apologétique, chapitre 42 : « Thura plane non emimus » « Nous n’achetons point d’encens, il est vrai. »

3Exode, XXX, 7-8.

4Abbé Fillion, La Sainte Bible commentée d’après la Vulgate et les textes originaux, tome 4, p. 400, note 1b-2, sur le psaume 140.

5Abbé Olier, op. cit., pp. 353-354.

6Cité par l’abbé Lebrun, p. 300.

7Durand de Mende, op. cit., p. 227 : « Fumus aromatum sunt orationes sanctorum, quae per ardorem charitatis ex passione Domini propagatae ad Deum ascendunt, et nos ad coronam Trinitatis provehunt. » « La fumée des aromates sont les prières des saints, qui, propagées par l’ardeur de l’amour venu de la passion du Seigneur, montent vers Dieu, et nous élèvent à la couronne de la Trinité. »

8Messe de Du Tillet, p. 271, trouvé chez l’abbé Lebrun, p. 300.

9Abbé Barthe, op. cit., p. 139.

10L’hermétisme professait qu’il n’y avait rien de bon sur terre (« οὐδὲν ἀγαθὸν ἐπὶ τῆς γῆς » (Corpus Hermeticum, t. III, Les Belles Lettres, p. 55) et réprouve très clairement l’usage de l’encens : « Hoc enim sacrilegis simile est, cum deum roges, tus ceteraque incendere. » « C’est une sorte de sacrilège, quand on prie Dieu, de brûler de l’encens et tout le reste. » (ibid., t. II, p. 352).

La Sainte Trinité - Les Grandes Heures d'Anne de Bretagne

Trinité – Introït


Ant. ad Introitum. Tob. 12, 6.
Benedícta sit sancta Trínitas atque indivísa Unitas : confitébimur ei, quia fecit nobíscum misericórdiam suam.
Ps. 8, 2.
Dómine, Dóminus noster, quam admirábile est nomen tuum in univérsa terra !
V/.Glória Patri.

La Sainte Trinité - Les Grandes Heures d'Anne de Bretagne
La Sainte Trinité – Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne

Ô Trinité très sainte, indivisible Union,
À Vous l’encens, la gloire et la bénédiction.
Du Ciel coule sur nous Votre miséricorde
Comme un torrent furieux qui gonfle et qui déborde.
Seigneur, ô Seigneur notre Dieu,
Votre Nom est grand en tous lieux.

 

Saint Joseph et l'Enfant Jésus - Guido Reni

Saint Joseph, époux de la Vierge Marie – Postcommunion


Postcommunio
Adésto nobis, quǽsumus, miséricors Deus : et, intercedénte pro nobis beáto Ioseph Confessóre, tua circa nos propitiátus dona custódi. Per Dóminum.

Saint Joseph et l'Enfant Jésus - Guido Reni
Saint Joseph et l’Enfant Jésus – Guido Reni

Ô Seigneur, faites-nous l’aumône
De venir siéger sur le trône
Ouvré pour Vous dans notre esprit !

Siégez, ô seul Roy qu’on encense,
Ô vrai Roy de toute puissance
Sans nous accabler de mépris.

De Vous, nous ne sommes pas dignes,
Mais Votre serviteur insigne,
Joseph, pour nous Vous parlera.

Alors, sensible à sa prière,
Donnez au peuple qui Vous sert
La protection de Votre bras.

Isaïe - Psautier de Paris

Épiphanie du Seigneur – Graduel


Graduale. Ibid., 6 et 1.
Omnes de Saba vénient, aurum et thus deferéntes, et laudem Dómino annuntiántes.
V/. Surge et illumináre, Ierúsalem : quia glória Dómini super te orta est.

Isaïe - Psautier de Paris
Isaïe – Psautier de Paris

Tous les princes de Saba viennent, s’inclinent, adorent :
Ils offrent à Dieu l’encens, ils offrent au Roy de l’or,
Et louent sans cesse le Roy-Dieu.

Lève-toi, Jérusalem, et revêts-toi de lumière,
Car le soleil du Seigneur fait briller toutes tes pierres
Et te rend semblable aux Cieux.

Saint Simon et saint Jude

Saint Simon et saint Jude – Secrète


Secreta
Glóriam, Dómine, sanctórum Apostolórum tuórum Simónis et Iudæ perpétuam venerántes : quǽsumus ; ut eam, sacris mystériis expiati, dígnius celebrémus. Per Dóminum.

Saint Simon et saint Jude - CC Rh-67
Saint Simon et saint Jude – CC Rh-67

Célébrons l’éternelle gloire
De saint Jude et de saint Simon !
Dans notre allégresse, enflammons
Nos cœurs comme des encensoirs.

Alors, lorsque nous proclamons
Leurs incomparables mérites,
Que toute notre âme s’excite
Et vide l’air de nos poumons.

Mais que Dieu vienne dans ce rite,
Et S’offrant comme un agneau blanc
Lave et donne de purs élans
À nos pauvres âmes contrites.

Et nous pourrons, sans faux semblant,
Sans jubilation illusoire,
Louer ces bienheureux et boire
Dans leur calice étincelant.

Tobie et l'archange saint Raphaël - Pieter Lastman

Saint Raphaël – Graduel (Rondeau)


Graduale. Tob. 8, 3.
Angelus Dómini Raphaël apprehéndit et ligávit dǽmonem.
V/. Ps. 146, 5. Magnus Dóminus noster, et magna virtus eius.

Notre-Seigneur est le plus fort,
Et fait périr jusqu’à la mort ;
L’ange Lui dit : « Ô Tout-Puissant,
Vous seul avez droit à l’encens,
Vous seul êtes digne de l’or. »

De la géhenne, satan sort ;
L’homme à sa porte, il le dévore,
Et rugit tout en offensant
Notre-Seigneur.

Le Ciel, pourtant ne veut pas clore
Sa porte à qui fait des efforts ;
Des Cieux le saint ange descend,
Saisit le désobéissant ;
Il le ligote, puis adore
Notre-Seigneur.

Saint Nazaire

Saints Nazaire, Celse, Victor et Innocent – Graduel


Graduale. Exodi 15,11.
Gloriósus Deus in Sanctis suis : mirábilis in maiestáte, fáciens prodígia.
V/. Ibid., 6. Déxtera tua, Dómine, glorificáta est in virtúte : déxtera manus tua confrégit inimícos.

Saint Nazaire
Saint Nazaire

J’ai vu combien mon Dieu
Dans Ses saints est glorieux.
En chacun d’eux éclate Sa splendeur :
Quand on les voit accomplir des prodiges,
On voit Sa main, Sa main qui les dirige
Et qui nous fait entrevoir Sa grandeur.

Que de gloire, ô mon Roy,
Que de force en Vos doigts !
Voici que vient notre antique adversaire,
Voici qu’il vient pour que l’homme l’encense ;
Mais il n’est rien devant Votre puissance,
Et Votre main rejette au loin sa serre.

Châsse de Saint Vincent de Paul - CC FLLL

Saint Vincent de Paul – Postcommunion (Propre de France)


Postcommunio
Cæléstibus, Dómine, refécti sacraméntis : quǽsumus ; ut ad evangelizántem paupéribusFílium tuum imitándum, beáti Vincéntii, sicut exémplis provocámur, ita et patrocíniis adiuvémur. Per eúndem Dóminum.

Châsse de Saint Vincent de Paul - CC FLLL
Châsse de Saint Vincent de Paul – CC FLLL

Ô divin aliment redescendu du Ciel,
Vous avez tant nourri nos pauvres cœurs mortels
Qu’ils débordent de joie.

Que ce bonheur, Seigneur, ne reste pas stérile,
Que Votre serviteur ne soit pas immobile,
Mais qu’il serve son Roy.

Donnez-nous le désir d’annoncer Votre Fils
À tous les pauvres gens, comme le fit jadis
Le bon Monsieur Vincent.

Et vous, ô saint de Dieu, protégez-nous sans cesse
Afin que nous puissions, un jour, pleins d’allégresse,
Sans fin brûler l’encens.

Saint Tite

Saint Tite – Postcommunion


Postcommunio
Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, de percéptis munéribus grátias exhibéntes, intercedénte beáto Tito Confessóre tuo atque Pontífice, benefícia potióra sumámus. Per Dóminum.

Accordez-nous, Dieu tout puissant,
Par l’intercession de saint Tite,
Qui, s’il ne versa pas son sang,
Mourut, éclatant de mérites,
Qu’après avoir reçu l’hostie
Pour laquelle nous rendons grâces,
Nous, si faibles et si petits,
Votre bienveillance nous fasse
Jouir de ce Dieu qu’encensa
Votre prêtre durant la messe
Et que notre cœur confessa,
Dans une éternelle allégresse.

Le Baptême de Notre-Seigneur - Dominique Antoine Magaud - CC Rvalette

Commémoraison du Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ – Communion


Ant. ad Communionem. Matth. 2, 2.
Vídimus stellam eius in Oriénte, et vénimus cum munéribus adoráre Dóminum.

Des pays inconnus où le soleil se lève,
Nous avons, dans le ciel, vu l’étoile de l’Oint ;
Notre émerveillement ne venait pas d’un rêve :
Tous trois, mages puissants, en fûmes les témoins,
Et nous l’avons suivie, qui nous menait au loin.

Car nous sommes venus, chargés de beaux trésors,
D’admirables cadeaux et de présents précieux :
A Dieu, voici l’encens ; au Roy, nous offrons l’or ;
La myrrhe au Crucifié qui nous ouvre les Cieux
– Mais, plus que tout, voici nos cœurs, ô Fils de Dieu !

Image : Baptême de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par Dominique Antoine Magaud (CC Rvalette)

Basilique Saint-Pierre

Dédicaces des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul – Graduel


Graduale.
Locus iste a Deo factus est, inæstimábile sacraméntum, irreprehensíbilis est.
V/. Deus, cui astat Angelórum chorus, exáudi preces servórum tuórum.

Toute la terre
Est souillée de péchés,
Mais, ô mystère,
Le mal fut empêché
De se répandre
En ce noble et saint lieu ;
Voyez descendre
Du Royaume des Cieux,
Son bâtisseur,
Nul autre que le Roy,
Notre Seigneur,
Qui Se voulut, ô joie !
Un sanctuaire ;
Pécheurs, apportons-Lui
Notre prière :
Nous aurons Son appui.

Vous dont le chœur des anges
Clame sans fin
La gloire et les louanges ;
Qu’un séraphin
Sans se lasser encense ;
Vous qu’à jamais
Chante la foule immense
De Vos sujets ;
Vous que le juste acclame,
Ô Vous que prie
En tremblant la pauvre âme,
Le faible esprit ;
Regardez nos offrandes,
Notre piété ;
Exaucez nos demandes,
Ayez pitié.

Eclair sur Nantes - CC Loïc Le Ninan

Dix-neuvième dimanche après la Pentecôte – Offertoire – Sonnet


Eclair sur Nantes - CC Loïc Le Ninan
Eclair sur Nantes – CC Loïc Le Ninan

Ant. ad Offertorium. Ps. 137, 7.
Si ambulávero in médio tribulatiónis, vivificábis me, Dómine : et super iram inimicórum meórum exténdes manum tuam, et salvum me fáciet déxtera tua.

Si je marche au milieu d’un chemin de souffrances,
Si la ronce et l’épine et le rocher blessant
A chacun de mes pas s’abreuvent de mon sang,
Je sais que du Seigneur viendra la délivrance.

Si l’ennemi me dit : « Vois quelle indifférence
Le dieu de ta prière a pour les innocents !
Tes cris sont aussi vains que le fut ton encens »,
Rien ne pourra m’ôter ma céleste espérance.

Le sage serviteur qui L’aura bien servi
Recevra sans tarder et l’honneur et la vie
De l’invincible main du Roy de l’univers.

Et sur les audacieux qui s’opposaient à Lui,
Sa droite s’abattra, comme on voit dans la nuit
L’éclair frapper le sol sous les coups de tonnerre.