Naissance de saint Etienne de Hongrie

Saint Étienne de Hongrie – Épître


Léctio libri Sapiéntiæ.
Eccli. 31, 8-11.
Beátus vir, qui invéntus est sine mácula, et qui post au-rum non ábiit, nec sperávit in pecúnia et thesáuris. Quis est hic, et laudábimus eum ? fecit enim mirabília in vita sua. Qui probátus est in illo, et perféctus est, erit illi glória ætérna : qui potuit tránsgredi, et non est transgréssus : fácere mala, et non fecit : ídeo stabilíta sunt bona illíus in Dómino, et eleemósynis illíus enarrábit omnis ecclésia sanctórum.

Naissance de saint Etienne de Hongrie
Naissance de saint Etienne de Hongrie

Ô vous que le Seigneur a trouvé sans péché,
Vous que Dieu n’a point vu se gaver de richesses,
Que Dieu n’a point trouvé le visage penché
Devant l’or et l’argent qui tous deux disparaissent,
De vous nous pouvons dire : « Ah, cet homme est heureux ! »
Quel est son nom ? Cet homme a droit à nos louanges.
Il a suivi sans faille un chemin valeureux,
Et reçu le trophée de la main des saints anges.
Quel est le nom de l’homme éprouvé par son Roy
Et par Lui trouvé saint, sans tache et sans souillure ?
Il pouvait jeter bas le cadeau de la croix,
Piétiner son fardeau ; mais il est resté pur.
Admirez donc celui qui souffrit et pourtant
Demeura jusqu’au soir ferme autant que fidèle :
Son Seigneur le fait roi d’un royaume hors du temps
Et devant tous le vêt d’une gloire éternelle.

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Naissance de saint Etienne de Hongrie

Saint Etienne de Hongrie – Communion


Naissance de saint Etienne de Hongrie
Naissance de saint Etienne de Hongrie

Ant. ad Communionem. Matth. 24,46-47.
Beátus servus, quem, cum vénerit dóminus, invénerit vigilántem : amen, dico vobis, super ómnia bona sua constítuet eum.

Voici que le Seigneur revient d’un long voyage,
Mais quel désordre règne au cœur de sa maison !
De tous ses serviteurs, il n’en fut qu’un de sage,
Il n’en fut qu’un pour jouir de son peu de raison.
L’un, qui devait tenir la garde sur le seuil
Est endormi par terre et ronfle lourdement ;
Un autre, près de lui, n’a pas desserré l’œil,
Et ne se souvient pas de ses commandements.
Le Maître en voit un autre : il titube, il est ivre ;
Quelque autre, encor, laissa périr tout le troupeau,
Et le gardien, un couard, ne voulut pas poursuivre
D’exécrables voleurs entrés dans l’entrepôt.
Il n’en fut qu’un, hélas, pour demeurer fidèle :
Ses anciens compagnons sont condamnés au dam,
Mais le bon serviteur, quand le maître l’appelle,
Reçoit sans plus tarder la charge d’intendant.