Saint Philippe Béniti refusant la tiare - Antonio Raggi - CC Torvindus~commonswiki

Saint Philippe Béniti – Évangile (Messe Justus ut palma)


+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Lucam.
Luc. 12, 32-34.
In illo témpore : Dixit Iesus discípulis suis : Nolíte timére, pusíllus grex, quia complácuit Patri vestro dare vobis regnum. Véndite quæ possidétis, et date eleemósynam. Fácite vobis sácculos, qui non veteráscunt, thesáurum non deficiéntem in cælis : quo fur non apprópiat, neque tínea corrúmpit. Ubi enim thesáurus vester est, ibi et cor vestrum erit.

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Saint Philippe Béniti refusant la tiare – Antonio Raggi – CC Torvindus~commonswiki

Mon petit troupeau, ne tressaille point !
Mon Père du Ciel de toi prendra soin :
Il aura pour toi le plus doux des gestes
Car Il t’ouvrira les portes célestes.

Vendez sans tarder votre bien si vain
Et pour Dieu, donnez au mendiant divin.
Votre bourse en souffre ? Ah, votre cœur s’offre
Et verse dans un invincible coffre.

Voleur, ce trésor te reste voilé
Et tous ses fermoirs restent inviolés.
Ah, tu pourrais bien tenter pour toujours
De le fracturer : le temps est trop court.

Ô Mon fils, tu veux vivre dans la paix
Et ne point trembler à tout bruit suspect.
Mon Royaume est sûr : mets-y ton trésor ;
Il te restera même après ta mort.

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Le Sermon sur la montagne - Karl Heinrich Bloch

Messe de la Sainte Vierge le samedi (après la Trinité) – Évangile


+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Lucam
Luc. 11, 27-28.
In illo témpore : Loquénte Iesu ad turbas, extóllens vocem quædam múlier de turba, dixit illi : Beátus venter, qui te portávit, et úbera, quæ suxísti. At ille dixit : Quinímmo beáti, qui áudiunt verbum Dei, et custódiunt illud.

Le Sermon sur la montagne - Karl Heinrich Bloch
Le Sermon sur la montagne – Karl Heinrich Bloch

Jésus parle à la foule, et la foule, en silence,
Écoute attentivement
Le divin enseignement.

Que de sagesse en Lui, de force et d’espérance,
Et Ses admirables mots
Semblent anciens et nouveaux.

De la foule assemblée une femme se lève
Et proclame par sa voix
Ce que tous les autres croient :

« Heureuse enfant d’Adam, heureuse fille d’Ève
Dont le ventre T’a porté,
Dont le sein T’a allaité !

– Heureux plutôt celui qui se met à l’école
Des commandements de Dieu
Et qui les suit d’un cœur pieux.

Heureux qui du Seigneur écoute les paroles
Et les garde au fond de lui
Pour en faire son appui. »

Saint Vincent de Lérins

Saint Vincent de Lérins – Evangile (Diocèses de Nancy et Toul, avant 1955)


+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Matthǽum.
Matth. 19, 27-29.
In illo témpore : Dixit Petrus ad Iesum : Ecce, nos relíquimus ómnia, et secúti sumus te : quid ergo erit nobis ? Iesus autem dixit illis : Amen, dico vobis, quod vos, qui secuti estis me, in regeneratióne, cum séderit Fílius hóminis in sede maiestátis suæ, sedébitis et vos super sedes duódecim, iudicántes duódecim tribus Israël. Et omnis, qui relíquerit domum, vel fratres, aut soróres, aut patrem, aut matrem, aut uxórem, aut fílios, aut agros, propter nomen meum, céntuplum accípiet, et vitam ætérnam possidébit.

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Saint Vincent de Lérins

Pierre dit à Jésus : « Nous avons, ô Seigneur,
Tout laisser pour suivre Vos pas ;
Mais qu’arrivera-t-il ? Nous tremblons en nos cœurs,
Nous tremblons et ne savons pas.
– Imposez le silence à vos pensées de crainte
Car Je m’engage devant vous :
Quiconque suit Mes pas sur cette route sainte,
Tout cœur qui pour Moi se dévoue,
Lorsque le Fils de l’homme, auréolé de gloire,
Siégera plein de majesté,
Ô vous tous qui avez mis en Lui votre espoir
Votre heur sera manifesté.
Alors, vous jugerez les tribus d’Israël,
Et vous jouirez du plus haut rang ;
On vous acclamera, sur terre et dans le Ciel,
Et votre renom sera grand.
Quittez donc vos maisons, abandonnez vos frères,
Abandonnez tout votre bien,
Laissez derrière vous tout ce qui vous est cher,
Laissez tout sans regretter rien.
Car si vous laissez tout et marchez sur mes traces,
Je vous le dis, en vérité,
Vous recevrez de Dieu des rivières de grâces
Et vivrez pour l’éternité.

Biographie de saint Vincent de Lérins

Moine et écrivain du Vème siècle, frère de Loup de Troyes, Vincent de Lérins suivit des études profanes et théologiques, exerça le métier des armes puis se retira au monastère de Lérins. Ce Père de l’Église écrivit un Commonitorium ou aide-mémoire permettant de distinguer la vraie foie catholique des hérésies. (Un grand merci à mon épouse pour son aide)

Jésus tenté par le diable - Basilique Saint-Marc de Venise

Premier dimanche de Carême – Evangile


Matth. 4, 1-11.
In illo témpore : Ductus est Iesus in desértum a Spíritu, ut tentarétur a diábolo. Et cum ieiunásset quadragínta diébus et quadragínta nóctibus, postea esúriit. Et accédens tentátor, dixit ei : Si Fílius Dei es, dic, ut lápides isti panes fiant. Qui respóndens, dixit : Scriptum est : Non in solo pane vivit homo, sed in omni verbo, quod procédit de ore Dei. Tunc assúmpsit eum diábolus in sanctam civitátem, et státuit eum super pinnáculum templi, et dixit ei : Si Fílius Dei es, mitte te deórsum. Scriptum est enim : Quia Angelis suis mandávit de te, et in mánibus tollent te, ne forte offéndas ad lápidem pedem tuum. Ait illi Iesus : Rursum scriptum est : Non tentábis Dóminum, Deum tuum. Iterum assúmpsit eum diábolus in montem excélsum valde : et ostendit ei ómnia regna mundi et glóriam eórum, et dixit ei : Hæc ómnia tibi dabo, si cadens adoráveris me. Tunc dicit ei Iesus : Vade, Sátana ; scriptum est enim : Dóminum, Deum tuum, adorábis, et illi soli sérvies. Tunc relíquit eum diábolus : et ecce, Angeli accessérunt et ministrábant ei.

Jésus, dans le désert, depuis quarante jours,
Jeûne et se mortifie lorsque le diable accourt.
Le tentateur lui dit : « N’es-tu pas affamé ?
Quel homme, à tant jeûner, n’est pas près de pâmer ?
Mais, hélas, je ne vois, dans ce vaste désert,
Que de la poudre à boire, et pour manger, des pierres…
Toi qu’on dit Fils de Dieu, tu peux changer en pain
Ces morceaux de rocher pour apaiser ta faim !
– Plus que des aliments qui lui viennent du sol,
L’homme, créé par Dieu, vivra de Sa parole. »

Le diable alors l’emmène à la Sainte Cité,
Le pose sur le temple, et de la sommité,
Il lui montre l’abîme et le défie encor :
« Si tu es Fils de Dieu, projette en bas ton corps !
Car les anges du ciel descendus par milliers
Te prendront dans leurs mains pour épargner ton pied. »
Mais Jésus, humblement, répond au tentateur :
 » Tu ne tenteras point ton Maître et ton Seigneur. »

Or, prenant son essor, de nouveau le démon
L’emmène loin de là, sur le sommet d’un mont
D’où le regard pouvait embrasser l’univers,
Où tous les biens du monde étaient à découvert,
Et l’orgueilleux lui dit : « Tout ceci est à toi,
Du monde tout entier je te fais maître et roi,
Je t’offre sa beauté, son honneur et son or
Si, tombant à genoux, comme un dieu tu m’adores.
– Retire-toi, maudit, retourne dans ton lieu,
Car tu adoreras ton Seigneur et ton Dieu
Lui seul, et c’est Lui seul que tu devras servir. »
Le diable furibond doit alors déguerpir,
Mais les anges du Ciel, le cœur rempli de joie,
Servent fidèlement leur divin Maître et Roy.

Circoncision de Notre-Seigneur - Philippe Quantin (CC Yelkrokoyade)

Octave de la Nativité du Seigneur – Evangile


+ Sequéntia sancti Evangélii secundum Lucam.
Luc. 2, 21.
In illo témpore : Postquam consummáti sunt dies octo, ut circumciderétur Puer : vocátum est nomen eius Iesus, quod vocátum est ab Angelo, priúsquam in útero conciperétur.

Ah, huit jours seulement après Votre naissance,
Un usage cruel Vous livre à la souffrance !
– Mais tu n’ignores pas comment
Je périrai : dans les tourments.

De Votre chair d’enfant, si délicate et molle,
Une goutte de sang déjà rougit le sol !
– Mais Je rendrai l’âme en versant
Sur le monde entier tout Mon sang.

Hélas, quel Dieu barbare a voulu qu’on mutile
En l’honneur de Son nom Votre chair infantile ?
– Devant Dieu sera retranché
En sacrifice le péché.

Ce doux nom de « Dieu sauve », ah, quel fut ce désir
Pour pouvoir le porter de devoir tant souffrir ?
– Mais sans cette croix où Je meurs,
Puis-Je être appelé le Sauveur ?

Image : Circoncision de Notre-Seigneur – Philippe Quantin (CC Yelkrokoyade)

Saint Jean de Capistran apparaissant à saint Pierre d'Alcantara - Luca Giordano

Saint Pierre d’Alcantara – Evangile


Saint Jean de Capistran apparaissant à saint Pierre d'Alcantara - Luca Giordano
Saint Jean de Capistran apparaissant à saint Pierre d’Alcantara – Luca Giordano

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Lucam.
Luc. 12, 32-34.
In illo témpore : Dixit Iesus discípulis suis : Nolíte timére, pusíllus grex, quia complácuit Patri vestro dare vobis regnum. Véndite quæ possidétis, et date eleemósynam. Fácite vobis sácculos, qui non veteráscunt, thesáurum non deficiéntem in cælis : quo fur non apprópiat, neque tínea corrúmpit. Ubi enim thesáurus vester est, ibi et cor vestrum erit.

Ne tremblez point, ô mes brebis graciles,
Car dans les Cieux votre Père vous voit ;
Si vous restez fidèles et dociles,
Si vous suivez sans hésiter Sa voix,
Vous recevrez Sa grâce la plus belle,
Vous recevrez le Royaume éternel.

Vendez, vendez ce qui vous appartient,
Détachez-vous de toutes vos richesses,
Et donnez tout aux pauvres qui n’ont rien ;
Car même au fond de quelque forteresse,
Vos biens seront ôtés par le trépas,
Par ce voleur que l’on n’arrête pas.

Mais qui pourra s’emparer de votre or
Si ce trésor se trouve dans les Cieux ?
Vous en jouirez, même après votre mort.
Plus que l’argent, il vous sera précieux,
Et vous pourrez y songer à chaque heure
Plein de plaisir et sans trembler de peur.

Coeur Immaculé de Marie - CC Diana Ringo

Coeur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie – Evangile


Coeur Immaculé de Marie - CC Diana Ringo
Cœur Immaculé de Marie – CC Diana Ringo

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Ioánnem.
Ioann. 19, 25-27.
In illo témpore : Stabant iuxta Crucem Iesu Mater eius, et soror Matris eius, María Cléophæ, et María Magdaléne. Cum vidísset ergo Iesus Matrem, et discípulum stantem, quem diligébat, dicit Matri suæ : Múlier, ecce fílius tuus. Deinde dicit discípulo : Ecce Mater tua. Et ex illa hora accépit eam discípulus in sua.

Parmi les railleries des Juifs et des Romains,
Et sous les quolibets de l’un des criminels,
Sous les yeux triomphants du chérubin1 rebelle,
Des femmes sanglotaient, la tête dans les mains.

Tout autour de Jésus pleuraient Marie, sa mère,
Marie de Cleophas, Marie de Magdala,
Trois femmes près du Christ, dans l’ombre et dans l’éclat,
Et le dernier apôtre en ces heures amères.

Alors, le Roy des rois, les voyant près de lui,
Dit à sa mère et Jean, au milieu du supplice :
« Voici ta mère, ô Jean ; Mère, voici ton fils. »
Et la Vierge habita chez l’apôtre depuis.

1 Cf. Ezechiel 28,14 sqq.

14 Tu cherub extentus, et protegens,
et posui te in monte sancto Dei :
in medio lapidum ignitorum ambulasti,
15 perfectus in viis tuis a die conditionis tuæ,
donec inventa est iniquitas in te.
16 In multitudine negotiationis tuæ
repleta sunt interiora tua iniquitate, et peccasti :
et ejeci te de monte Dei,
et perdidi te, o cherub protegens, de medio lapidum ignitorum.