Saint Thomas reconnaissant le Christ

Vigile de saint Thomas – Introït (avant 1955)


Ant. ad Introitum. Ps. 51, 10 et 11.
Ego autem, sicut olíva fructífera in domo Dómini, sperávi in misericórdia Dei mei : et exspectábo nomen tuum, quóniam bonum est ante conspéctum sanctórum tuorum.
Ps. Ibid., 3.
Quid gloriáris in malítia : qui potens es in iniquitáte ?
V/.Glória Patri.

Saint Thomas reconnaissant le Christ
Saint Thomas reconnaissant le Christ

Comme l’olivier qui pousse
Dans un jardin délicieux
Et qui croît sous la pluie douce
Que répand sur lui les cieux,

Ainsi mon âme déborde
D’un espoir qui n’est pas vain :
Descendez, miséricorde,
Et tombez, secours divins !

Ma bouche a reçu du Ciel
Le nom porteur du Salut :
Invoquez-le tous, fidèles,
Acclamez-le tous, élus !

Malheureux qui fais le mal,
Pourquoi te glorifies-tu ?
Car ta vie, semblable au pal,
Même avec lenteur, te tue.

Saint Etienne - Johann von Schraudolph

Invention des reliques de saint Étienne – Alléluia (avant 1960)


Allelúia, allelúia. V/. Act. 7, 55. Vídeo cœlos apértos, et Iesum stantem a dextris virtútis Dei. Allelúia.

Saint Etienne - Johann von Schraudolph
Saint Etienne – Johann von Schraudolph

Le Ciel s’ouvre devant mes yeux
Et Jésus trône plein de gloire
À la droite du Seigneur Dieu
Dont la main tient tous les pouvoirs.

Saint Anaclet – Graduel (avant 1942)


Graduale. Ps. 8, 6-7.
Glória et honóre coronásti eum. Vous l’avez couronné de gloire et d’honneur.
V/. Et constituísti eum super ópera mánuum tuárum, Dómine.

Vous avez couronné d’honneur
Et de gloire vêtu
Cet admirable serviteur
Riche de cent vertus.

Quand mourut le soleil du soir
Dans un dernier rayon,
Vous lui avez donné pouvoir
Sur Votre création.

Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège

Octave des Saints Pierre et Paul – Communion (avant 1955)


Ant. ad Communionem. Sap. 3, 1, 2 et 3.
Iustórum ánimæ in manu Dei sunt, et non tanget illos torméntum malítiae : visi sunt óculis insipiéntium mori : illi autem sunt in pace.

Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège
Saint Paul et saint Pierre – Le Corrège

L’âme du juste est dans la main de Dieu,
Entre Ses doigts et sous Ses divins yeux.
Que peut lui faire
L’esprit damné qui règne sur l’enfer,
Qui se croit fort, et qui n’est qu’orgueilleux ?

L’homme insensé croit que le juste est mort :
Ignorant l’âme, il ne voit que le corps.
Esprit épais !
Tu ne vois point que le juste est en paix
Et que plus rien ne peut lui faire tort.

Saint Vincent de Lérins

Saint Vincent de Lérins – Evangile (Diocèses de Nancy et Toul, avant 1955)


+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Matthǽum.
Matth. 19, 27-29.
In illo témpore : Dixit Petrus ad Iesum : Ecce, nos relíquimus ómnia, et secúti sumus te : quid ergo erit nobis ? Iesus autem dixit illis : Amen, dico vobis, quod vos, qui secuti estis me, in regeneratióne, cum séderit Fílius hóminis in sede maiestátis suæ, sedébitis et vos super sedes duódecim, iudicántes duódecim tribus Israël. Et omnis, qui relíquerit domum, vel fratres, aut soróres, aut patrem, aut matrem, aut uxórem, aut fílios, aut agros, propter nomen meum, céntuplum accípiet, et vitam ætérnam possidébit.

Vincent_de_Lerins
Saint Vincent de Lérins

Pierre dit à Jésus : « Nous avons, ô Seigneur,
Tout laisser pour suivre Vos pas ;
Mais qu’arrivera-t-il ? Nous tremblons en nos cœurs,
Nous tremblons et ne savons pas.
– Imposez le silence à vos pensées de crainte
Car Je m’engage devant vous :
Quiconque suit Mes pas sur cette route sainte,
Tout cœur qui pour Moi se dévoue,
Lorsque le Fils de l’homme, auréolé de gloire,
Siégera plein de majesté,
Ô vous tous qui avez mis en Lui votre espoir
Votre heur sera manifesté.
Alors, vous jugerez les tribus d’Israël,
Et vous jouirez du plus haut rang ;
On vous acclamera, sur terre et dans le Ciel,
Et votre renom sera grand.
Quittez donc vos maisons, abandonnez vos frères,
Abandonnez tout votre bien,
Laissez derrière vous tout ce qui vous est cher,
Laissez tout sans regretter rien.
Car si vous laissez tout et marchez sur mes traces,
Je vous le dis, en vérité,
Vous recevrez de Dieu des rivières de grâces
Et vivrez pour l’éternité.

Biographie de saint Vincent de Lérins

Moine et écrivain du Vème siècle, frère de Loup de Troyes, Vincent de Lérins suivit des études profanes et théologiques, exerça le métier des armes puis se retira au monastère de Lérins. Ce Père de l’Église écrivit un Commonitorium ou aide-mémoire permettant de distinguer la vraie foie catholique des hérésies. (Un grand merci à mon épouse pour son aide)

Saint Jean - Le Dominiquin

Saint Jean devant la Porte Latine – Postcommunion


Postcommunio
Refécti, Dómine, pane cælésti : ad vitam, quǽsumus, nutriámur ætérnam. Per Dóminum.

John_the_Evangelist
Saint Jean – Le Dominiquin

Vous ravivez ma force, ô Pain venu du Ciel.
Oh, daignez me nourrir pour la vie éternelle !

Saint Soter - Artaud de Montor

Saints Soter et Caïus – Alléluia (avant 1942)


Saint Soter - Artaud de Montor
Saint Soter – Artaud de Montor

Allelúia, allelúia. V/. Sancti tui, Dómine, florébunt sicut lílium : et sicut odor bálsami erunt ante te. Allelúia.
Allelúia. V/. Ps. 115, 15. Pretiósa in conspéctu Dómini mors Sanctórum eius. Allelúia.

Vos saints, comme les lys, perles blanches des prés,
Fleuriront devant vous splendidement parés ;
Alors s’élèvera de leurs corolles fines
Un parfum, une odeur délicate et divine.

Mais qu’il est doux, qu’il est précieux,
Qu’il est agréable à Vos yeux,
Le blanc, le pur et le saint lys
Qu’un peu de rouge orne au calice !

Saint Marcel Ier, pape et martyr

Saint Marcel Ier, pape et martyr – Communion (avant 1942)


Ant. ad Communionem. Matth. 25, 20 et 21.
Dómine, quinque talénta tradidísti mihi, ecce, ália quinque superlucrátus sum. Euge, serve bone et fidélis, quia in pauca fuísti fidélis, supra multa te constítuam, intra in gáudium Dómini tui.

– Maître, Vous êtes de retour :
Voici les cinq talents que Vous m’aviez remis ;
Vous pouvez être sûr que pendant tous ces jours
Je ne me suis pas endormi.

Car voici cinq talents encor,
Que je pus obtenir à l’aide des premiers ;
Je n’ai point ménagé ma peine ou mes efforts,
Et je les ai bien employés.

– Ô serviteur, bon et loyal,
Tu t’es montré fidèle à ce petit emploi ;
Tu recevras bientôt une mission royale :
Ton Maître t’invite à sa joie.

La Vierge l'Enfant entourée des Saints Innocents - Pierre-Paul Rubens

Octave des Saints Innocents – Introït (avant 1955)


Ant. ad Introitum. Ps. 8, 3.
Ex ore infántium, Deus, et lacténtium perfecísti laudem propter inimicos tuos.
Ps. ib., 2.
Dómine, Dóminus noster : quam admirábile est nomen tuum in univérsa terra !

La bouche de l’enfant, encor remplie de lait,
Et ses lèvres, pourtant muettes,
Chantèrent, ô Seigneur, des louanges parfaites
Contre l’ennemi qui, le fou ! se rebellait.

Acclamons Votre nom, Seigneur, dans l’univers,
Nom si digne d’admiration !
Que les voix des chanteurs de toutes les nations
Élèvent dans le ciel les plus sublimes vers.

Saint Sylvestre tuant un dragon et ressuscitant les victimes

Saint Sylvestre – Secrète (avant 1942)


Secreta.
Obláta, Dómine, múnera, nova Unigéniti tui Nativitáte sanctífica : nosque a peccatórum nostrórum máculis emúnda. Per eúndem Dóminum nostrum.

Célébrons aujourd’hui les mérites des saints,
Ces saints que le Seigneur accueillit en Son sein
Et qu’à jamais Il comble de bonheur.

Saint Sylvestre, béat de la vision de Dieu,
Versez un peu de joie dans l’ombre de nos lieux,
Pour ressentir votre bras protecteur.

Saint Thomas de Cantorbéry - Maître Francke

Saint Thomas de Cantorbéry – Secrète (avant 1962)


Secreta.
Múnera tibi, Dómine, dicáta sanctífica : et, intercedénte beáto Thoma Mártyre tuo atque Pontífice, per éadem nos placátus inténde. Per Dóminum.

Sanctifiez, Seigneur, ces offrandes ;
Qu’en elles, Votre esprit descende.
Par l’intercession de Thomas
Qui, durant sa vie Vous aima
Tant qu’il accepta le martyre
A la porte de Votre empire,
Comme Vous l’avez regardé
Plein d’affection et de bonté,
Regardez-nous, pauvres pécheurs,
Avec indulgence et douceur.

Le Tétragramme - Château de Versailles - CC Pvasiliadis.jpg

Saints Euspice et Maximin – Alleluia (à Verdun, avant 1960) (Acrostiche)


Allelúia, allelúia. V/. Ps. 9, 11. Sperent in te qui novérunt nomen tuum : quóníam non dereliquísti quæréntes te, Dómine. Allelúia.

Dieu secourt qui Le cherche et qui veut Le connaître ;
Il ne nous quitte point si nous pérégrinons.
Espérez donc, ô vous qui connaissez Son nom,
Une grâce plus grande encor de votre Maître !

Image : Le Tétragramme – Château de Versailles – CC Pvasiliadis

Le Christ entouré de quatre anges

Saint Martin Ier, pape et martyr – Communion (avant 1942)


Ant. ad Communionem. Ps. 20, 4.
Posuísti, Dómine, in cápite eius corónam de lápide pretióso.

L’âme de saint Martin s’avance vers les Cieux :
Déjà les portes chrysogomphes1
S’ouvrent devant les pas d’un pontife si pieux,
Et la foule des saints et des anges glorieux
Célèbre dans la liesse un si juste triomphe.

Saint Pierre le reçoit et, lui montrant la voie,
Mène son juste successeur
Devant l’illustre trône où siège le Grand Roy,
Et, pour avoir souffert et péri pour la foi,
Dieu pose sur son front la couronne d’honneur.

1 : Chrysogomphe : ce mot extrêmement rare, inventé par les frères Berthelot, signifie : qui a des charnières en or, ou clouté d’or.

Assemblée de tous les saints - Icône russe du XVII ème siècle

Vigile de la fête de tous les saints – Communion (avant 1955)


Ant. ad Communionem. Sap. 3, 1, 2 et 3.
Iustórum ánimæ in manu Dei sunt : et non tanget illos torméntum malítiæ : visi sunt óculis insipiéntium mori : illi autem sunt in pace.

Toi qui tourmentes les saints,
Pauvre fol,
Assassin,
Vois-les prendre leur envol,
Et se blottir dans le sein
Ô bonheur !
Du Seigneur.

Ils sont dans la main de Dieu,
Et leurs âmes
Dans les Cieux,
Tous les anges les acclament,
Tous louent ces cœurs doux et pieux.
Quels périls
Craindront-ils ?

Tu veux, en les tourmentant,
Qu’ils faiblissent ;
Mais autant
S’exercera ta malice,
Autant tu perdras de temps :
Tu les ardes ;
Dieu les garde.

Tu penses, dans ta folie,
Qu’ils sont morts,
Abolis :
L’âme ne suit point le corps ;
Celle qui n’a point faibli
Dans le Ciel
Est si belle !