Isaïe - Psautier de Paris

Épiphanie du Seigneur – Graduel


Graduale. Ibid., 6 et 1.
Omnes de Saba vénient, aurum et thus deferéntes, et laudem Dómino annuntiántes.
V/. Surge et illumináre, Ierúsalem : quia glória Dómini super te orta est.

Isaïe - Psautier de Paris
Isaïe – Psautier de Paris

Tous les princes de Saba viennent, s’inclinent, adorent :
Ils offrent à Dieu l’encens, ils offrent au Roy de l’or,
Et louent sans cesse le Roy-Dieu.

Lève-toi, Jérusalem, et revêts-toi de lumière,
Car le soleil du Seigneur fait briller toutes tes pierres
Et te rend semblable aux Cieux.

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Annonciation - Façade de la cathédrale d'Orvieto - CC LPLT

Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie (transférée) – Communion


Annonciation - Façade de la cathédrale d'Orvieto - CC LPLT
Annonciation – Façade de la cathédrale d’Orvieto – CC LPLT

Ant. ad Communionem. Is. 7, 14.
Ecce, Virgo concípiet et páriet fílium : et vocábitur nomen eius Emmánuel. (T.P. Allelúia.)

Tu seras, ô nature, ébranlée de stupeur :
Une vierge, habitée de l’esprit du Seigneur,
Miracle ! concevra, miracle ! enfantera
Un fils de qui le Père est le Maître du Ciel,
Et cet enfant sacré qui parmi nous naîtra,
Miracle ! portera le nom d’Emmanuel.

Isaïe - Michel-Ange

Mardi de la première semaine de Carême – Epître


Is. 55, 6-11.
In diébus illis : Locútus est Isaías Prophéta, dicens : Quǽrite Dóminum, dum inveníri potest : invocáte eum, dum prope est. Derelínquat ímpius viam suam, et vir iníquus cogitatiónes suas, et revertátur ad Dóminum : et miserébitur eius, et ad Deum nostrum : quóniam multus est ad ignoscéndum. Non enim cogitationes meæ cogitatiónes vestræ : neque viæ vestræ viæ meæ, dicit Dóminus. Quia sicut exaltántur cæli a terra, sic exaltátæ sunt viæ meæ a viis vestris, et cogitatiónes meæ a cogitatiónibus vestris. Et quómodo descéndit imber et nix de cælo, et illuc ultra non revértitur, sed inébriat terram, et infúndit eam, et germináre eam facit, et dat semen serénti, et panem comedénti : sic erit verbum meum, quod egrediétur de ore meo : non revertétur ad me vácuum, sed fáciet quæcúmque volui, et prosperábitur in his, ad quæ misi illud : ait Dóminus omnípotens.

Tant qu’on peut Le trouver, recherchez le Seigneur ;
Priez, invoquez-Le, tant qu’Il est près de vous,
Et n’atermoyez pas, ne tardez point, de peur
Que, parti sans vous voir, Il ne vous désavoue.
Quitte ta route, impie, inique, tes sentences,
Et reviens au Seigneur, car Il te graciera,
Et retourne à ton Dieu, car Sa toute puissance
Peut donner Son pardon au pire scélérat.
Mes sentences ne sont en aucun cas les vôtres,
Et les routes sacrées que votre Seigneur suit
Sont, remplies de lumière, et de splendeur, tout autres
Que les voies que prend l’homme au milieu de la nuit.
Voyez comme les cieux sont plus hauts que la terre :
Mes sentences ainsi dominent vos pensées,
Et ces obscures voies, où l’homme, hélas, se perd,
Seront infiniment par Mes voies dépassées.
La pluie comme la neige ont pour source le ciel,
Descendent sur la terre et ne remontent point ;
L’eau reste dans le sol, et la terre par elle
Sera désaltérée, fécondée par ses soins,
La graine germera, et quand l’heureux semeur
Pourra, le temps venu, moissonner dans ses champs,
Il en fera du pain, le rompra de grand cœur,
Et les yeux vers le ciel, il lancera son chant.
Ainsi quand Ma parole abandonne Ma langue,
Elle ne revient pas, inutile, vers Moi,
Mais fait ce que Je veux, et sa douce harangue
Fait germer dans les cœurs la sagesse et la foi.

Isaïe - Psautier de Paris

Samedi après les Cendres – Epitre


Is. 58, 9-14.
Hæc dicit Dóminus Deus : Si abstúleris de médio tui caténam, et desíeris exténdere dígitum, et loqui quod non prodest. Cum effúderis esuriénti ánimam tuam, et ánimam afflíctam repléveris, oriétur in ténebris lux tua, et ténebræ tuæ erunt sicut merídies. Et réquiem tibi dabit Dóminus semper, et implébit splendóribus ánimam tuam, et ossa tua liberábit, et eris quasi hortus irríguus, et sicut fons aquárum, cuius non defícient aquæ. Et ædificabúntur in te desérta sæculórum : fundaménta generatiónis et generatiónis suscitábis : et vocáberis ædificátor sépium, avértens sémitas in quiétem. Si avérteris a sábbato pedem tuum, fácere voluntátem tuam in die sancto meo, et vocáveris sábbatum delicátum, et sanctum Dómini gloriósum, et glorificáveris eum, dum non facis vias tuas, et non invénitur volúntas tua, ut loquáris sermónem : tunc delectáberis super Dómino : et sustóllam te super altitúdines terræ, et cibábo te hereditáte Iacob, patris tui. Os enim Dómini locútum est.

Peuple ! Prête l’oreille aux lèvres du Seigneur !
Brise sans plus tarder les chaînes de ton cœur,
N’ose plus menacer en étendant le doigt
Ou verser du venin par ta langue et ta voix.
Mais regarde ton frère : il vacille, il se pâme,
Il est près d’expirer : répands en lui ton âme,
Et quand l’aura laissé sa profonde affliction,
Ta lampe versera son illumination
Sur l’obscure ténèbre où ton esprit se perd
Et brillera plus fort que l’astre sur la terre.
Alors, toi, le pécheur qui n’as point de repos,
Et dont frisonne, et tremble, et grelotte la peau,
Le Seigneur t’offrira la paix venue du Ciel,
Le vase de ton cœur sera rempli de miel,
Tes os comme ta chair seront libres enfin,
Et ton ventre jamais ne gémira de faim.
Voici que tu seras comme un jardin en fleurs,
Que le bon jardinier arrose à la bonne heure,
Et comme un fontaine où l’eau ne tarit pas,
Où quelque voyageur arrêtera ses pas.
Porte à présent ton œil où rôde la famine,
Et l’aride désert où le vent bat des ruines :
Tu les relèveras, avec l’aide de Dieu
Ces villes que jadis ont bâties tes aïeux !
On te louera d’avoir relevé ces murailles,
Et frayé des sentiers libres de la canaille.
Ne foule pas aux pieds, ne jette pas à bas
Le jour saint du Seigneur, le saint jour du Sabbat,
Mais fais Ma volonté ! Que ton cœur, sans malice,
L’appelle : Jour de joie, Jour d’infinies délices !
En ce jour, loue ton Dieu, glorifie Son saint Nom,
Chante sans fin Sa gloire, et plus doux qu’un ânon,
Laisse ta volonté, abandonne ta route,
Fuis tes vaines pensées, mais que ton âme toute
S’abandonne à ton Maître, à Sa voix, à Sa main,
Qui guideront tes pas sur le plus sûr chemin.
Alors dans ton esprit coulera le bonheur,
Et tu te réjouiras dans la joie du Seigneur ;
Alors, toi que Je fis de boue et de limon,
Moi, Je t’emmènerai sur les sommets des monts,
Et t’offrirai le legs de ton père Israël,
Car ainsi parle aux Siens la Voix venue du Ciel.

Isaïe - Psautier de Paris

Vigile de la Nativité – Communion


Ant. ad Communionem. Is. 40, 5.
Revelábitur glória Dómini : et vidébit omnis caro salutáre Dei nostri.

Le voile est tout près de choir
Et le Seigneur plein de gloire
De splendeur et d’apparat
Aux hommes se montrera.
Alors, ô joie ! toute chair,
Tout homme qui vit sur terre,
Verra le don merveilleux
Du Salut offert par Dieu.

Isaïe - Michel-Ange

Quatrième dimanche de l’Avent – Communion


Ant. ad Communionem. Is. 7, 14.
Ecce, Virgo concípiet et páriet fílium : et vocábitur nomen eius Emmánuel.

Ecoutez ce miracle, ô peuples de la terre,
Vous n’avez jamais rien entendu de si grand :
Vierge, demeurée vierge, elle devenue mère,
Et son Fils, dans le monde, aura le plus haut rang.

Mais prêtez donc l’oreille : aucun de vous n’ignore
Qu’il faut adorer Dieu humblement, à genoux
Et rempli de terreur ; mais, ô miracle encore !
Cet Enfant qui va naître est Dieu même, avec nous.

Isaïe - Psautier de Paris

Rorate, caeli, desuper… – Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent


Ant. ad Introitum. Is. 45, 8.
Roráte, cæli, désuper, et nubes pluant iustum : aperiátur terra, et gérminet Salvatórem.
Ps. 18, 2.
Cæli enárrant glóriam Dei : et ópera mánuum eius annúntiat firmaméntum.

Sur ce sol si sec, ô Cieux déposez
La douceur de votre rosée !
Et vous, ô nuées, sur l’ombre et les cendres,
Faites pleuvoir, faites descendre
Le Juste attendu comme l’alme pluie
Dans la sécheresse et la nuit.
Ô terre, ouvre-toi, et que ton Sauveur
Sorte et germe comme une fleur.
Sonnez et sonnez, trompettes des Cieux,
La gloire éternelle de Dieu,
Et vous, firmament, dites à la terre
Quelle œuvre accomplira son Père.

Une crèche

Troisième dimanche de l’Avent – Communion


Ant. ad Communionem. Is. 35, 4.
Dícite : pusillánimes, confortámini et nolíte timére : ecce, Deus noster véniet et salvábit nos.

Pourquoi trembler, mon coeur ? Ne crains pas l’ennemi !
S’il rôde autour de toi avec des cris sauvages,
S’il laisse libre cours à sa force et sa rage,
Tu sais que d’ici peu Dieu t’aura raffermi.

Ne tremble pas, mon coeur ! Le Seigneur va venir.
Devant Ses pieds chacun devra poser son front,
L’adorer ou Le fuir, car les diables fuiront
Et perdront sans retour leur effroyable empire.

Ô mon coeur, réjouis-toi, car ils sont révolus
Les temps où tu passais de longues nuits en pleurs !
Réjouis-toi, réjouis-toi, car voici venue l’heure
Où notre Dieu si bon apporte le Salut.

Saint Jean-Baptiste par Jacopo del Casentino

Beato Ioanni Baptistæ – Confiteor #4 – Stances #80


Saint Jean-Baptiste par Jacopo del Casentino
Saint Jean-Baptiste par Jacopo del Casentino

Quatrième volet de notre série sur le Confiteor : l’invocation à saint Jean-Baptiste.

Le monde était dans l’ombre et l’homme avait rompu
Le lien qui l’unissait à son divin Auteur ;
Le diable triomphait, ou le croyait, repu
De larmes, de péchés, de crimes et de pleurs.

Mais Dieu ne laissa point l’homme dans l’abandon ;
Le Créateur aimait l’ingrate créature,
Il désirait déjà dispenser Son pardon
Et retourner vers Lui cette âme folle et dure.

Avec quelle patience Il restaura ce lien !
Voici, de siècle en siècle, en dépit des tempêtes,
Supérieurs aux guerriers, aux rois, aux magiciens,
La longue chaîne d’or des bienheureux prophètes.

D’Abraham à Moïse, Isaïe, Jérémie,
Et jusqu’au Précurseur, envoyés par le Père,
Ils proclamaient tout haut sous des yeux ennemis :
« Redressez vos chemins car voici la Lumière. »

Menaces et mépris, coups, trahisons, tourments,
Mais toujours habités par le Consolateur,
Rien ne les arrêta, et toujours, lentement,
Ils bâtirent le pont qui nous lient au Seigneur.

Et nous pécheurs, ce pont, nous le fragilisons,
Ou même, fous, ô fous ! le mettons en poussière ;
Un instant y suffit, et notre déraison
Fait voler en éclat l’ouvrage millénaire.

Au suprême prophète aussitôt demandons,
Parce que nos péchés lui font aussi du tort,
Qu’il veuille, à nous pécheurs, accorder le pardon,
Et nous guider toujours vers Celui qu’il adore.

O Clavis David - Grande Antienne O

O Clavis David – Grande Antienne O du 20 décembre – Quatrain #96


O Clavis David - Grande Antienne O
O Clavis David – Grande Antienne O

L’antienne O du 20 décembre fait elle aussi référence à l’Apocalypse (voir 3,7 : Hæc dicit Sanctus et Verus, qui habet clavem David : qui aperit, et nemo claudit : claudit, et nemo aperit) mais également à Isaïe (22,22 : Et dabo clavem domus David super humerum ejus ; et aperiet, et non erit qui claudat ; et claudet, et non erit qui aperiat).

O Clavis David, et sceptrum domus Israel ; qui aperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo aperit : veni, et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis.

Ô Clef du roi David, sceptre du peuple élu ;
Fermez : qui peut ouvrir ? ouvrez, qui pourra clore ?
Venez, et du cachot d’où le jour est exclu,
Libérez le captif de l’ombre de la mort.

Isaïe

Paraphrase d’Isaïe


Isaïe
Isaïe

La Semaine Sainte ayant commencé, je vous propose une paraphrase d’Isaïe (50,5-10) qui était la première lecture du jour.

Ainsi parle Isaïe :  » Le Seigneur sans pareil
Ouvrit les lourds battants de mes pauvres oreilles.

Je n’ai point résisté, ni reculé d’un pas,
Je n’ai point dit :  » Seigneur, qu’ils ne me frappent pas !  »
Ils ont roué de coups mon dos et mon échine,
Ils ont battu mon torse et ma maigre poitrine,
Ont arraché ma barbe à mes sanglantes joues,
Posé sur mon épaule un effroyable joug,
Et couvert de crachats les plaies de mon visage :
Je n’ai fui ni horions, ni les plus grands outrages.

Voici qu’à mon secours le Seigneur est venu,
Et dans mon affliction ne m’a point méconnu.
C’est pourquoi je n’ai craint ni mépris, ni supplices,
Ni le fouet, ni le feu, ni haine accusatrice ;
C’est pourquoi, sous les coups, j’ai figé tous mes traits
En roc inébranlable ; ah, qui me confondrait ?

Je sais qu’Il n’est pas loin, le Justificateur.
Oseras-tu plaider contre Son serviteur ?
Oui, qui m’accusera ? Qu’il s’approche au plus tôt !
Qu’il découvre sa face et quitte son manteau.

Le Seigneur sans pareil accourut à mon aide.
Il n’est point, devant Lui, d’injuste qui ne cède.
Qui me condamnera, si Dieu me justifie ?
Devant Lui les méchants confus et déconfits,
Tomberont en lambeaux comme d’affreuses hardes
Et seront dévorés par la mite blafarde.

Hypocrite lecteur, écoutes-tu ton Dieu ?
Suis-tu la juste loi publiée dans les cieux ?
Écoutes-tu la voix de son humble Servante ?
Son écho poursuit-il ta fuite confondante ?
Si tu marches, perdu dans ton obscurité,
Sa voix t’amènera dans l’illustre Cité. «