Sainte Elisabeth de Hongrie soignant les malades - Pierre-Auguste Cot

Sainte Elizabeth de Hongrie – Offertoire (Messe Cognovi) (Terza rima)


Ant. ad Offertorium. Ps. 44. 3.
Diffúsa est grátia in lábiis tuis : proptérea benedíxit te Deus in ætérnum, et in sǽculum sǽculi. (T.P. Allelúia.)

Sainte Elisabeth de Hongrie soignant les malades - Pierre-Auguste Cot
Sainte Elisabeth de Hongrie soignant les malades – Pierre-Auguste Cot

Le Christ a déposé
Des perles et des fleurs
Sur vos lèvres rosées.

Sainte, quelle douceur
Se répand parmi nous
De vos deux lèvres sœurs !

L’homme pécheur se noue
Pour obtenir votre aide
Autour de vos genoux.

Ah, quel meilleur remède
Qu’une sainte au cœur pieux
À qui Jésus tout cède ?

Pour toujours à Ses yeux
Vous avez trouvez grâce,
Et le Prince des Cieux

A béni votre face.

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Sainte Anne et la sainte Vierge au dessus de Jésus au tombeau - CC Nheyob

Sainte Anne – Introït (Terza rima)


Sainte Anne et la sainte Vierge au dessus de Jésus au tombeau - CC Nheyob
Sainte Anne et la sainte Vierge au dessus de Jésus au tombeau – CC Nheyob

Ant. ad Introitum.
Gaudeámus omnes in Dómino, diem festum celebrántes sub honóre beátæ Annæ, de cuius solemnitáte gaudent Angeli et colláudant Fílium Dei.
Ps. 44, 2.
Eructávit cor meum verbum bonum ; dico ego opéra mea Regi.
V/. Glória Patri.

Réjouissons-nous dans le Seigneur
Car nous célébrons aujourd’hui
L’aïeule de notre Sauveur.

Le monde plongé dans la nuit
Voit une lueur qui émane
Et l’obscurité qui s’enfuit.

Grâce plus grande que la manne,
Voici la mère de Marie,
Voici l’admirable sainte Anne.

Remplis de joie, les purs esprits
Répandent partout leurs cantiques
Et rendent gloire à Jésus-Christ.

Que de paroles magnifiques
J’ai dites face au Roy des rois,
Que de paroles véridiques !

J’ai dit, humble et de bonne foi,
Ce que du matin jusqu’au soir,
J’avais fait et, sublime émoi,

Il m’a revêtue de Sa gloire !

La Vierge l'Enfant entourée des Saints Innocents - Pierre-Paul Rubens

Messe de la Sainte Vierge au Samedi – Temps Pascal – Collecte (Terza rima)


Oratio.
Concéde nos fámulos tuos, quǽsumus, Dómine Deus, perpétua mentis et córporis sanitáte gaudére : et, gloriósa beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, a præsénti liberári tristítia et ætérna pérfrui lætítia. Per Dóminum.

Accordez Vos bienfaits à tous ceux qui Vous voient
D’une pupille crucifère,
Et cherchent, chaque jour, à marcher sur Vos voies,

Que Votre main, Seigneur, ô notre Dieu, confère
La vie à nos faibles esprits,
Et que le bien du corps aussi nous soit offert.

Oh, que l’intercession de la Vierge Marie,
L’immaculée pleine de gloire,
Soit celle d’une mère envers son Fils chéri.

Vierge, libérez-nous de la tristesse noire
Qui nous accable quelquefois,
Et donnez-nous plutôt, et sans cesse, l’espoir

De jouir, à notre mort, de l’éternelle joie.

Saint Vincent de Saragosse

Saints Vincent et Anastase – Postcommunion (Terza rima)


Postcommunio.
Quǽsumus, omnípotens Deus : ut, qui cæléstia aliménta percépimus, intercedéntibus beátis Martýribus tuis Vincéntio et Anastásio, per hæc contra ómnia advérsa muniámur. Per Dóminum nostrum.

Que cet aliment du Ciel
Que notre cœur a reçu
Nous soit plus doux que le miel.

Qu’il nous donne un aperçu
De la saveur du Sauveur,
Qui du mal est notre issue.

Et que nos intercesseurs
Pour nous demandent à Dieu
Son secours dans le malheur.

Saints Vincent, le victorieux,
Anastase, ô grand martyr,
Suppliez le Roy des Cieux

Qu’Il daigne nous accueillir.

Saint Tryphon

Saints Tryphon, Respice et Nymphe, vierge, martyrs – Communion (Commémoraison) (Terza rima)


Saint Tryphon
Saint Tryphon

Ant. ad Communionem. Mt. 12, 50.
Quicumque fecerit voluntátem Patris mei, qui in cælis est : ipse meus frater et soror et mater est, dicit Dóminus.

Fol, qui se prétend Mon frère,
Et qui ne fait point
Ce que demande Mon Père !

A cet insensé, j’enjoins
De Lui obéir,
S’il se veut frère de l’Oint.

Faites de tous Ses désirs,
Zélés et soucieux,
Les plus grands de vos plaisirs :

Vous deviendrez fils de Dieu !

L'Annonciation

Et la Vierge dit : oui – Terza rima #6


L'Annonciation
L’Annonciation

Ce n’est pas encore l’Annonciation, mais c’est le sujet de l’évangile du jour, en cette fête de l’apparition de Notre Dame de Lourdes.

Que jamais l’homme ne se lasse,
Vierge et Mère, ô sainte Marie,
De vous rendre chaque jour grâces !

Insensé, délirant pari !
Dit notre faible intelligence ;
Est-ce que de nous Dieu se rit ?

Quoi, le sort de l’humaine engeance,
D’une seule femme dépend,
Femme encor dans l’adolescence ?

Entre le Christ et le serpent,
Au désir d’une jeune fille
Notre destin fut en suspens !

Mais que toujours votre nom brille,
Ô Notre-Dame, ô Vierge élue,
De notre rachat la cheville,

Puisque vous avez bien voulu
Agir avec obéissance,
Et nous apporter le Salut.

Le ciel est plein de réjouissance,
Et sur la terre, la voici,
Voici la divine naissance !

Ô Mère, je vous remercie.

Le Saint Nom de Jésus

Usque ad occasum – Terza rima #5


Le Saint Nom de Jésus
Le Saint Nom de Jésus

Nous fêtions hier le Saint nom de Jésus. Parmi les antiennes des Vêpres se trouvait celle-ci, qui ne pouvait qu’attirer mon attention (occasus est en effet l’une des étymologies possibles de mon nom) :

A solis ortu * usque ad occasum, laudabile nomen Domini.

Peuples de l’univers, surtout ne tardez point !
Louez le nom sacré du céleste Sauveur
Dès que l’aube paraît, dès que le soleil point.

Tout le jour, chantez-Le, chantez-Le à toute heure,
Et jusqu’à ce que l’astre ait disparu au loin,
Acclamez, ô mortels, le nom saint du Seigneur.

Une pilule contraceptive parmi d'autres

A Lucien Neuwirth – Epitre #9 – Terza rima #1


Une pilule contraceptive parmi d'autres
Une pilule contraceptive parmi d’autres

Il y a peu de temps est mort Lucien Neuwirth. Cet homme s’était vanté d’avoir convaincu De Gaulle, d’abord réticent, des bienfaits de la pilule contraceptive en une seule heure. Il fut également un ardent promoteur de l’euthanasie. Que Dieu ait pitié de lui.

Père de la pilule : ainsi t’appelle-t-on,
Et voici que s’élève un concert de louanges ;
Je chanterai ta mort, mais sur un autre ton.

Père ? Quel nom pour toi ! Père ! Quel titre étrange !
Ton seul acte empêcha trop d’enfants d’exister,
Comme une boule en neige entraîne une avalange1.

La femme, grâce à toi, perdit sa majesté ;
De compagne et de reine, elle chut en esclave,
Que son maître pourra, chaque jour, convoiter.

Tu prétendis pourtant arracher ses entraves,
Redonner à la femme un peu de liberté :
Mais le brillant galion sombre comme une épave.

Contemple sans cligner ce que tu as vanté !
Observe ses effets, et dans quel grand péril
Tu jetas et de l’âme et du corps la santé !

Plus ou moins longuement elle reste stérile,
Par sa faute elle souffre à n’avoir point de fruit ;
Et l’homme, quant à lui, n’est-il pas moins viril ?

Observe le de près, et vois : l’enfant, c’est lui.
Jouisseur irresponsable, il songe à son plaisir,
Il ne s’engage point, et l’épreuve, il la fuit.

Ah, vraiment, quel progrès ! Nul besoin de choisir :
On peut, sans concevoir, n’être pas abstinent,
Et transformer l’union en un simple loisir.

C’est régresser en fait aux méthodes d’Onan.
Père ? Tu l’es peut-être, indigne, aveugle, et vil,
Et tu quittes le monde, enfin, en lui donnant

Non des enfants en fait : des êtres infantiles.

1 Synonyme rare d’avalanche, fort utilisé, paraît-il, au Québec, et que j’emploie ici uniquement pour la rime.