Saint Marcellin - CC Agridecumantes

Saints Marcellin, Pierre et Erasme – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Ioann. 15, 16. Ego vos elégi de mundo, ut eátis et fructum afferátis : et fructus vester maneat. Allelúia.

Saint Marcellin - CC Agridecumantes
Saint Marcellin – CC Agridecumantes

La main qui fit la poudre et l’onde
Vous désigna parmi le monde
Ô nobles saints !

Quittez sans tarder vos demeures,
Suivez pleins de zèle et d’ardeur
Ses hauts desseins.

Dans le verger de l’univers
Étendez vos grands bras couverts
De nombreux fruits.

Ils tomberont un jour au sol
Et l’oiseau prendra son envol
Sur leur appui.

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Vierge à l'Enfant - Basilique Sainte-Sophie de Constantinople - CC Guillaume Piolle

La Bienheureuse Vierge Marie Reine – Communion


Ant. ad Communionem.
Regina mundi digníssima, María, Virgo perpétua, intercéde pro nostra pace et salúte, quæ genuísti Christum Dóminum, Salvatórem ómnium. (T.P. Allelúia.)

Vierge à l'Enfant - Basilique Sainte-Sophie de Constantinople - CC Guillaume Piolle
Vierge à l’Enfant – Basilique Sainte-Sophie de Constantinople – CC Guillaume Piolle

Reine de l’univers seule digne de l’être,
Ô mère immaculée du Seigneur Jésus-Christ,
Ô mère bien-aimée du Sauveur, notre Maître,
Entendez ma prière, écoutez notre cri !

Suppliez votre Fils d’accorder à sa mère
Ce qu’elle Lui demande avec de tendres yeux :
La paix dans notre cœur sur ces rives amères,
Et sur l’autre rivage, un coin tout près de Dieu.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Toussaint – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Matth. 11, 28. Veníte ad me, omnes, qui laborátis et oneráti estis : et ego refíciam vos. Allelúia.

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico
Les Saints du Ciel – Bienheureux Fra Angelico

Immortels Bienheureux qui trouvèrent la mort
Pour vous être montrés fidèles dans la foi ;
Ô Saints qui n’avez point connu cet heureux sort,
Mais avez, vous aussi, porté la lourde croix ;
Ô saints connus du monde ou que le monde ignore,
Vous dont la chair souffrit, venez auprès de Moi.
Ô faibles, vous peinez : Me voici, Je suis fort ;
Vous souffrez, et J’arrive, et prends tout avec joie.

Enterrement de sainte Agathe - Giulio Campi

Sainte Agathe – Epitre


Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Corinthios.
1. Cor. 1, 26-31.
Fratres : Vidéte vocatiónem vestram : quia non multi sapiéntes secúndum carnem, non multi poténtes, non multi nóbiles : sed quæ stulta sunt mundi elégit Deus, ut confúndat sapiéntes : et infírma mundi elégit Deus, ut confúndat fórtia : et ignobília mundi et contemptibília elégit Deus, et ea quæ non sunt, ut ea quæ sunt destrúeret : ut non gloriétur omnis caro in conspéctu eius. Ex ipso autem vos estis in Christo Iesu, qui factus est nobis sapiéntia a Deo, et iustítia, et sanctificátio, et redémptio : ut, quemádmodum scriptum est : Qui gloriátur, in Dómino gloriétur.

Ignorez-vous pourquoi le Christ vous appela ?
De qui de vous le monde a-t-il dit : Quel grand sage !
De qui : Quelle puissance !, et de qui : Quel éclat ! ?
Frères, c’est pourtant vous qui, seuls, rendez l’hommage
Que tout homme doit rendre au Seigneur des nations.
Êtes-vous forts ? Que non ! Dieu choisit la faiblesse
Pour confondre à jamais la vaine prétention
De ceux qui se croient pleins de force ou de sagesse.
Dieu désigne celui qui pour la chair n’est rien,
Verse au fond de son coeur Son infini pouvoir,
L’élève aux yeux de tous, l’exalte et le fait Sien,
Et la chair ne peut pas supporter Son regard.
Nous sommes dans le Christ en qui nous avons foi ;
C’est Lui notre Salut, c’est Lui notre grandeur,
Lui notre Rédemption ! Frère, glorifie-toi,
Mais cherche seulement la gloire en ton Seigneur.

Bienheureuse Alix Le Clerc

Bienheureuse Alix Le Clerc – Graduel (aux diocèses de Nancy, Toul et Saint-Dié)


Graduale.
Regnum mundi et omnem ornátum sáculi contémpsi propter amórem Dómini mei Jesu Christi.
V/. Quem vidi, quem amávi, in quem crédidi, quem diléxi.

Le monde devant moi, séducteur, et brillant,
Plein de gloire et d’honneur, de richesse et de pompe,
Sans doute a pour mes yeux quelque aspect attrayant,
Mais il me trompe.

J’ai chassé de ma vue, d’un revers de la main,
L’impalpable illusion de l’infernal sophiste,
Et j’ai, rempli d’amour, emprunté le chemin
Qui mène au Christ.

Oui, c’est Lui que j’ai vu, rempli d’admiration,
C’est en Lui que j’ai mis une confiance extrême,
C’est Lui qui pour mon cœur a tant de dilection,
C’est Lui que j’aime.

Vanité - Philippe de Champaigne

Saint Silvestre – Collecte


Oratio.

[…]sǽculi huius vanitátem in apérto túmulo pie meditántem[…]

C’était un fort bel homme ; il était grand et fort,
Brillait de ses yeux verts et de ses cheveux d’or.
Chaque femme admirait son visage radieux ;
Chaque homme l’observait avec un air envieux.

Ô prestance admirable, ô trop sublime corps !
Parfois, quand il passait, on entendait des yeux
Chuchoter follement : « Il est beau comme un dieu ! »
Le monde l’admirait, l’admirait ! Il est mort.

Vous l’admiriez jadis ? Non, regardez-le mieux.
Son âme l’a quitté lorsqu’il n’était pas vieux.
Au fond de son cercueil, il parait vif encor,
Mais le vers a déjà scellé son triste sort.

Les anges venant au secours des âmes du Purgatoire - CC MOSSOT

Commémoraison de tous les fidèles défunts – Epitre (Troisième messe)


Léctio libri Apocalýpsis beáti Ioánnis Apostóli.
Apoc. 14, 13.
In diébus illis : Audívi vocem de cælo, dicéntem mihi : Scribe : Beáti mórtui, qui in Dómino moriúntur. Amodo iam dicit Spíritus, ut requiéscant a labóribus suis ópera enim illórum sequúntur illos.

J’entendis une voix qui descendait du Ciel
Et me dit : « Trempe, ô Jean, ta plume dans le miel
Car je vais te dicter les plus suaves mots :
Nul n’aura plus de joie que l’homme qui se meurt
Et qui s’endort en paix dans le sein du Seigneur.
Il ne souffrira plus de la peine et des maux. »

Et j’entendis l’Esprit qui me disait encor :
« Que le juste et le doux qui délaisse son corps
Se repose à jamais de ses nobles travaux ;
Le monde ne pouvant les retenir au piège,
Ses bienfaits sur ses pas lui font comme un cortège :
Qu’il n’ait rien désormais qui l’éprouve à nouveau ! »

Sainte Sophie de Kiev - La Sagesse de Dieu

Dix-huitième dimanche après la Pentecôte – Graduel (extrait)


Sainte Sophie de Kiev - La Sagesse de Dieu
Sainte Sophie de Kiev – La Sagesse de Dieu

Graduale. Ps. 121, 1 et 7.
Lætátus sum in his, quæ dicta sunt mihi : in domum Dómini íbimus. […]

Mon cœur fut plein de joie quand j’entendis ces mots ;
La paix s’y répandit comme un fleuve tranquille,
Je vis fuir loin de moi la crainte des périls,
Et je tenais pour rien l’abondance des maux.

Ces paroles sans fin résonnent dans mon cœur ;
Notre Seigneur Lui-même aux hommes l’annonça :
« Serviteurs bien aimés que le monde chassa,
Bientôt vous franchirez le seuil de Ma demeure. »

Saint Barthélemy - CC Urek Meniashvili

Saint Barthélemy – Offertoire


Saint Barthélemy - CC Urek Meniashvili
Saint Barthélemy – CC Urek Meniashvili

Ant. ad Offertorium. Ps. 138, 17.
Mihi autem nimis honoráti sunt amíci tui, Deus : nimis confortátus est principátus eórum.

Que Vos amis, Seigneur,
Ont de gloire et d’honneur !
« Nous Vous appartenons ! »
Ont-ils dit pleins d’amour ;
Mon Dieu, depuis ce jour,
Vous illustrez leur nom.

Dans la maison céleste,
Pour leurs sublimes gestes,
Ils ont le premier rang.
Voyez ceux que le monde
Jugea vils et immondes :
Dieu en fit les plus grands.

Dédicace de Sainte Marie aux neiges – Epitre


Nativité
Nativité

La messe de ce jour est tirée du commun des Fêtes de la bienheureuse Vierge Marie.

Eccli. 24, 14-16.
Ab inítio et ante sǽcula creáta sum, et usque ad futúrum sǽculum non désinam, et in habitatióne sancta coram ipso ministrávi. Et sic in Sion firmáta sum, et in civitáte sanctificáta simíliter requiévi, et in Ierúsalem potéstas mea. Et radicávi in pópulo honorificáto, et in parte Dei mei heréditas illíus, et in plenitúdine sanctórum deténtio mea.

Le monde n’était pas quand mon Dieu me fit naître,
Et je serai toujours lorsqu’il va disparaître.
J’ai servi mon Seigneur dans la sainte maison,
Et je L’ai bien servi tout au long des saisons.
Mon Seigneur m’honora sur la montagne sainte,
Et j’ai trouvé repos derrière son enceinte.
Quel honneur, quelle gloire, Il daigna m’accorder !
Sur Son peuple je règne et je dois le garder.
Ce peuple recevra mon Dieu pour héritage,
Et le conservera quand périront les âges.
Ne suis-je pas bénie, puisque j’ai pour jamais
Un trône dans le Ciel qui brille à son sommet ?

Sainte Marthe fustigeant la Tarasque

Sainte Marthe – Epitre


Sainte Marthe fustigeant la Tarasque
Sainte Marthe fustigeant la Tarasque

Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Corínthios.
2. Cor. 10, 17-18 ; 11, 1-2.
Fratres : Qui gloriátur, in Dómino gloriétur. Non enim, qui seípsum comméndat, ille probátus est ; sed quem Deus comméndat. […]

La terre est pleine d’orgueilleux ;
Le monde est plein de sépultures.
Qu’elle est faible, notre nature !
Que notre gloire soit en Dieu.

Saint Bonnet le Château - Chorale céleste - CC Daniel Villafruela

Gaudium erit coram Angelis – Liturgie #6


Saint Bonnet le Château - Chorale céleste - CC Daniel Villafruela
Saint Bonnet le Château – Chorale céleste – CC Daniel Villafruela

Je voulais changer de sujet après la série sur le Confiteor, mais voici que l’évangile d’hier nous proposait une conclusion parfaite :

Gaudium erit coram Angelis Dei super uno peccatore pœnitentiam agere. (Saint Luc, 15, 10)

C’est à dire : Il y aura de la joie parmi les anges de Dieu, pour un seul pécheur qui fait pénitence.

Le prince du mensonge alla parler à Dieu :
« Regardez l’univers, et du haut de Vos Cieux,
Devant Vos serviteurs, Vous devrez reconnaître
Que j’en suis désormais le seigneur et le maître.
Moi, je vois pour ma part que sept milliards d’humains
Sont, ou près d’y tomber, ou déjà dans ma main.
Oui, Votre créature admirable et si belle,
Contre Votre amitié par mes soins se rebelle.
Oui, cette créature à Votre Fils liée
Sous ma terrible loi désire se plier.
Mais pourquoi Vous réjouir ? Pour me mettre en colère ?
Enfin, expliquez-moi ce qui peut bien Vous plaire
Sur cette boule ingrate, orgueilleuse et impie
Qui devrait provoquer Votre profond dépit ?
Tout dans l’homme aujourd’hui, cette race traîtresse,
Devrait faire verser des larmes de tristesse !
Mais qu’entends-je, pourtant ? Des cantiques joyeux !
Je vois l’ange réjoui, et n’en crois pas mes yeux !
Répondez, répondez, pourquoi tant de bonheur
Quand l’intouchable Roy doit Se vider de pleurs ? »
Un ange répondit : « Ne vois-tu pas, satan,
Ces pécheurs repentis, ces nouveaux pénitents ?
Pour un seul qui revient à l’Amour éternel,
Dieu verse plus de liesse aux habitants du Ciel. »

Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico

Omnibus sanctis – Confiteor #6 – Virelai #1


Les Saints du Ciel - Bienheureux Fra Angelico
Les Saints du Ciel – Bienheureux Fra Angelico

Pour ce pénultième poème consacré au Confiteor, la forme du virelai, bien qu’elle fût d’abord adaptée à la chanson populaire, n’étant pas sans rapport avec la litanie, m’a paru convenir pour notre sujet. Ici, c’est la forme la plus simple du virelai qui a été choisie.

A tous les saints, qui sont restés fidèles,
A tous les saints, qu’on doit prendre en modèles,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Ô bras et mains du Seigneur éternel,
Qui nous guidez, nous trop souvent rebelles,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Intercesseurs, ponts entre terre et Ciel,
Par qui nos vœux se font spirituels,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Vous dont les noms, que nous portons sans zèle,
Devraient toujours sonner comme un rappel,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Vous qui, du monde, étiez jadis le sel,
En qui Là-haut le Seigneur étincelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Vous qu’Il envoie nous garder sous vos ailes
Du tentateur qui séduit, ensorcelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Pour mes péchés, mes fautes criminelles,
Pour mes affronts, ma malice cruelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Parce que Dieu sans cesse nous appelle
A renforcer votre troupe immortelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

A vous, remparts, murailles, citadelles,
Vous qu’a bâtis Une main paternelle,
A vous, ô saints, je demande pardon.

Le sphinx de Gizeh

Le sable et le sphinx – Fable #5


Le sphinx de Gizeh
Le sphinx de Gizeh

En préambule de ce poème, dont l’objet et le ton divergent de ceux qui sont habituellement publiés ici, je me contenterai d’écrire que l’humanisme est haïssable.

Un célèbre écrivain qui parcourait le monde
Et trouvait dans chaque homme une source féconde,
Se rendit en Égypte afin d’y voir Gizeh
Dont l’antique grandeur sans raison le grisait.
Il aperçoit un peintre au pied des pyramides,
Un homme au front chenu, tout sillonné de rides,
Lui parle incontinent de ses plus grands romans,
Lui dit qu’il connait tout de l’humain, et comment
Il a tout pénétré des mystères de l’homme,
De l’amour, de la femme, et qu’il n’est rien, en somme,
Qui puisse lui rester humain et étranger,
– Et vous, que faites-vous ?, lui dit-il pour changer.
– Je peins, lui répond-il, jetez donc un coup d’œil.
– Eh bien… Je n’entre pas, je reste sur le seuil…
Que représentez-vous ? – Je peins ce que je vois.
– Le sphinx ? – Non, ça. – Comment ? Ah, j’en reste sans voix,
Comment voulez-vous faire une œuvre impérissable ?
Il faut peindre le sphinx et non les grains de sable !
– Tout doux mon bon ami, vous ne faites pas mieux :
Vous écrivez sur l’homme et vous négligez Dieu.