Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont

Huitième dimanche après la Pentecôte – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ps. 17, 28 et 32.
Pópulum húmilem salvum fácies, Dómine, et óculos superbórum humiliábis : quóniam quis Deus præter te, Dómine ?

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont
Christ Pantocrator – Dôme du Saint-Sépulcre – CC bachmont

L’âme qui s’abaisse,
Et reconnaît sa faiblesse,
C’est elle que Vous sauvez.

Vous jetez sur l’herbe
L’esprit de l’homme superbe
Qui s’imagine élevé.

Est-il, ô Seigneur,
D’autres dieux dans les hauteurs ?
Nous n’en avons pas trouvé.

 

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Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont

Samedi des Quatre-Temps de Septembre – Deuxième collecte


Oratio.
Da nobis, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, ieiunándo, tua grátia satiémur ; et, abstinéndo, cunctis efficiámur hóstibus fortióres. Per Dóminum.

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont
Christ Pantocrator – Dôme du Saint-Sépulcre – CC bachmont

Affaiblis par le jeûne et las de l’abstinence,
Nous prions à Vos pieds, ô Dieu dont la puissance
Peut descendre en nos cœurs, s’étendre en nos esprits,
Les remplir de la grâce et les rendre aguerris
Et forts pour repousser ceux qui nous font violence.

 

Le prêtre imposant les cendres

Mercredi des Cendres – Introït


Ant. ad Introitum. Sap, 11, 24, 25 et 27.
Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis : quia tu es Dóminus, Deus noster.
Ps. 56, 2.
Miserére mei, Deus, miserére mei : quóniam in te confídit ánima mea.
V/.Glória Patri.

Le prêtre imposant les cendres
Le prêtre imposant les cendres

De qui, Seigneur, n’avez-Vous point pitié ?
Pour Vos enfants, Vous n’avez point de haine :
Vous pardonnez, Dieu très doux, volontiers
Au cœur contrit qui vient chercher sa peine.

Pitié, Seigneur ! Mon âme se repent,
Mon cœur éclate en sanglots de souffrance
Et mon esprit, pris aux crocs du serpent,
Ne met qu’en Vous, Vous mon Dieu, sa confiance.

Basilique Saint-Pierre

Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul – Alléluia (Messe Terribilis est)


Allelúia, allelúia. V/. Ps. 137, 2. Adorábo ad templum sanctum tuum : et confitébor nómini tuo. Allelúia.

Basilique Saint-Pierre
Basilique Saint-Pierre

J’entre dans Votre sainte église,
Et mon cœur tremble, tremble tant
Que peu s’en faut qu’il ne se brise.

Voici, j’ai fermé le battant,
Je m’incline et je me prosterne
Devant le céleste Habitant.

Dans ce silence qui me cerne,
Qu’entends-je ? La plus douce voix ;
En moi, crainte et bonheur alternent.

Mon œil, dis-nous ce que tu vois !
Je n’entends rien, dit mon oreille.
Mais c’est au cœur que Dieu pourvoit.

Qu’en moi l’adoration s’éveille,
Que mon cœur chante et loue et prie
Le Dieu qui n’a point de pareil

Dans le temple de mon esprit.

Sainte Gertrude (tenant un lys) entourée de sainte Marie Alacoque (avec le reliquaire), sainte Catherine d'Alexandrie (avec l'épée) et sainte Julienne du Mont-Cornillon - CC Ralph Hammann

Sainte Gertrude – Alléluia (Messe Dilexisti)


Allelúia, allelúia. V/. Ibid., 15 et 16. Adducéntur Regi Vírgines post eam : próximæ eius afferéntur tibi in lætítia. Allelúia.

Sainte Gertrude (tenant un lys) entourée de sainte Marie Alacoque (avec le reliquaire), sainte Catherine d'Alexandrie (avec l'épée) et sainte Julienne du Mont-Cornillon - CC Ralph Hammann
Sainte Gertrude (tenant un lys) entourée de sainte Marie Alacoque (avec le reliquaire), sainte Catherine d’Alexandrie (avec l’épée) et sainte Julienne du Mont-Cornillon – CC Ralph Hammann

Non, vous n’êtes pas venue seule
Pour vous offrir au Roy des rois,
Car après vous, mille filleules
Sont venues, suivant votre voie.

Mille vierges, à votre exemple,
Ont fait le don de leur esprit
Et de leur corps au très-saint temple,
Et le Seigneur les a tous pris.

On les mène, dans l’allégresse,
Dans la joie, tandis que leur pouls
Tremble plus fort et les oppresse
Car elles vont voir leur époux.

Saint Antoine-Marie Zaccaria

Saint Antoine-Marie Zaccaria – Communion


Ant. ad Communionem. Philipp. 8, 17.
Imitatóres mei estóte, fratres, et observáte eos, qui ita ámbulant, sicut habétis formam nostram.

Saint Antoine-Marie Zaccaria
Saint Antoine-Marie Zaccaria

Mon frère, tu me dis : « Comment devrais-je agir ?
Je ne sais pas toujours ce qui est mal, ou bien ;
Si je crains de pécher, hélas, ne faire rien
Serait peut-être encore pire. »

Nos cœurs sont l’un et l’autre une maison de Dieu,
Et nous avons en nous l’unique et vrai modèle ;
Imite-Le toujours pour demeurer fidèle
Avec un esprit humble et pieux.

Tu me réponds alors : « Si je suis bien le temple
Que l’Esprit du Seigneur consent à habiter,
Hélas, je ne puis voir cette divinité
Et ne puis suivre Son exemple ! »

Que te dire, ô mon frère ? Eh bien, imite-moi,
Prends exemple sur ceux qu’habite le Seigneur,
Enquis-toi des actions de tous ceux dont le cœur
Est le palais de notre Roy.

Saint Philippe - Saint Jean du Latran - CC Zavatter

Saints Philippe et Jacques – Introït (Sonnet)


Ant. ad Introitum. Neh. vel 2 Esdr. 9, 27.
Clamavérunt ad te, Dómine, in témpore afflictiónis suæ, et tu de cælo exaudísti eos, allelúia, allelúia.
Ps. 32, 1.
Exsultáte, iusti, in Dómino : rectos decet collaudátio.

Saint Philippe - Saint Jean du Latran - CC Zavatter
Saint Philippe – Saint Jean du Latran – CC Zavatter

Ils Vous ont supplié quand ont coulé leurs pleurs,
Lorsque leurs corps et leurs esprits
Soudain ont défailli sous le poids du malheur,
Ils ont porté vers Vous leurs plaintes et leurs cris.

Ils Vous ont imploré, et du Ciel, ô Seigneur,
Votre aide ne s’est point tarie ;
Leurs larmes ont ouvert les fontaines d’un cœur
Qui vient désaltérer les cœurs qui sont meurtris.

Justes, réjouissez-Vous, tressaillez d’allégresse,
Acclamez sans fin votre Dieu,
Et chantez Sa bonté, Sa force et Ses largesses.

Ô vous qui vivez dans les Cieux,
Ô vous, saints, qui l’avez suivi jusqu’au Calvaire,
C’est à vous de louer le Roy de l’univers !

Crucifix - Michael Pacher

Jeudi de la quatrième semaine de Carême – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ps. 69, 2,3 et 4. Offertoire
Dómine, ad adiuvándum me festína : confundántur omnes, qui cógitant servis tuis mala.

Seigneur, venez à mon secours,
Venez, venez, je Vous en prie,
Car l’adversaire, chaque jour,
Oppresse mon fragile esprit.

Hâtez-Vous de me secourir,
Hâtez-Vous, car je suis perdu :
Le diable me veut voir périr ;
Ô Seigneur, qu’il soit confondu !

Bienheureuse Marguerite de Lorraine

Bienheureuse Marguerite de Lorraine – Introit (extrait) (Diocèse de Nancy et Toul)


Ant. ad Introitum. Ps. 54, 7
Quis dabit mihi pennas sicut colúmbæ ? […]

Ô mon Sauveur, si je succombe,
Verrai-je mon chétif esprit,
Que mes trop nombreux péchés plombent
Et que le démon aura pris,
Descendre plus bas que ma tombe ?
Ô mon Sauveur, je Vous en prie,
Si Vous voyez que mon cœur tombe,
Si Vous m’accordez quelque prix,
Donnez-moi, avant que la combe
M’accueille au milieu de ses cris,
L’aile de la blanche colombe !

Récitation du Confiteor par le célébrant (penché)

Défense du Confiteor – Confiteor #1 – Deo omnipotenti – Liturgie #5


Récitation du Confiteor par le célébrant (penché)
Récitation du Confiteor par le célébrant (penché)

On entend souvent que les textes traditionnels de l’Église, notamment de la messe tridentine (forme extraordinaire), sont redondants, remplis de termes inutiles, pleins de répétitions dépourvues d’intérêt. Je ne m’attarderai pas sur la prétention qu’il y a à juger aussi péremptoirement des textes écrits au cours des siècles de la part de personnes qui n’en ont jamais plus d’un. Mais puisqu’on a renversé les rôles, et que c’est à la tradition de se défendre contre l’innovation, défendons, autant qu’on le peut. Le Confiteor est un bon exemple de l’émondement qui a été opéré. On est passé ainsi de :

Je confesse à Dieu Tout-Puissant,
à la Bienheureuse Marie toujours vierge,
à Saint Michel Archange,
à Saint Jean-Baptiste,
aux Saints Apôtres Pierre et Paul,
à tous les Saints,
et à vous, mon Père,
que j’ai beaucoup péché, par pensées,
par paroles et par actions.
C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute.
C’est pourquoi je supplie la Bienheureuse Marie toujours vierge,
Saint Michel Archange,
Saint Jean-Baptiste,
les Saints Apôtres Pierre et Paul,
tous les Saints et vous mon Père,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

à :

Je confesse à Dieu tout-puissant,
Je reconnais devant mes frères
que j’ai péché,
en pensée, en parole, par action et par omission.
Oui, j’ai vraiment péché.
C’est pourquoi, je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

On s’est débarrassé de la Sainte Vierge, de saint Michel, de saint Jean-Baptiste, de saint Pierre et de saint Paul. Pourquoi se confesser aussi à eux ? La raison en est simple, et cette série de poèmes ne prétendra que l’illustrer. Mais à tout Seigneur, tout honneur, bien que la mention « Deo omnipotenti » ait été conservée.

C’est à Vous, ô mon Dieu, c’est à Vous tout d’abord
Que j’ai par mes péchés fait chaque fois du tort.
Hélas, si je devais énumérer Vos dons,
Je serais sans tarder contraint à l’abandon
Avant d’en avoir pu dire le millionième,
Après avoir écrit mil vers de ce poème.
De Vous j’ai tout reçu, mon Seigneur et mon Dieu ;
Rien ne me fut offert sans descendre des Cieux.
A l’Être qui créa les splendeurs de la terre,
Qui m’accorda la vie par mon père et ma mère,
Qui par l’eau de l’Esprit fit de moi Son enfant,
Qui contre vingt démons chaque jour me défend,
Ah ! comment décider de Lui désobéir,
Comment donc ai-je pu, ai-je osé Le trahir ?
Il a créé le monde, Il est mort sur la Croix,
Et moi j’ose déplaire à cet auguste Roy,
J’ose me révolter, oui, j’ose être rebelle,
J’ose, ingrat, mépriser Ses lois saintes et belles
– Et non pas une fois, par hasard, par oubli,
Mais bien conscient, du saut au retour dans le lit,
Sept fois le jour je pèche et commets quelque faute,
Je le mûris, le veux, le fais – vanité haute,
Par quoi je me voudrais l’auteur même des lois,
Par quoi sous le péché tout aussitôt je ploie.
Je ressens aussitôt le poids de ma misère,
Mais j’aurais beau gémir, cette pointe de fer
Que j’ai plantée moi-même au fond de mon esprit,
Je ne puis l’arracher, et bientôt dépéris.
Dans mon profond malheur, vers qui me tournerai-je ?
Qui peut rendre à mon cœur sa pureté de neige ?
Il a créé le monde, Il a versé Son sang ;
Que l’impotent supplie l’unique Tout-Puissant.

Le Pérugin - Jésus remettant les clefs à saint Pierre

He – Psaume #118 – Distiques #34


Le Pérugin - Jésus remettant les clefs à saint Pierre
Le Pérugin – Jésus remettant les clefs à saint Pierre

Hé non, cet article ne vient pas vous interpeller comme une poissonnière de Clichy : il s’agit encore d’une lettre hébraïque, désignant la cinquième strophe du psaume 118, louange et exaltation de la loi divine.

He

33 Legem pone mihi, Domine, viam justificationum tuarum,
et exquiram eam semper.
34 Da mihi intellectum, et scrutabor legem tuam,
et custodiam illam in toto corde meo.
35 Deduc me in semitam mandatorum tuorum,
quia ipsam volui.
36 Inclina cor meum in testimonia tua,
et non in avaritiam.
37 Averte oculos meos, ne videant vanitatem ;
in via tua vivifica me.
38 Statue servo tuo eloquium tuum
in timore tuo.
39 Amputa opprobrium meum quod suspicatus sum,
quia judicia tua jucunda.
40 Ecce concupivi mandata tua :
in æquitate tua vivifica me.

He

Vous avez établi l’ordre de l’univers :
A Vos commandements, je suis toujours ouvert.

Donnez-moi l’acuité : j’observerai Vos lois,
Et les conserverai au plus profond de moi.

De Vos règles, Seigneur, que la sente est étroite ;
Mais guidez-moi, je veux marcher sur la voie droite.

Inclinez mon esprit vers Vos préceptes saints,
Et non vers l’avarice, et l’âpreté au gain.

Oh, détournez mes yeux de la vue de l’abîme ;
Que je vive en Vous seul, loin du vice et du crime.

Que la crainte de Dieu plante la loi sacrée
En mon âme encor nue comme un arbre en un pré.

Arrachez de mon cœur l’opprobre de l’offense,
Car de Vos jugements, la douceur est immense.

Je n’ai rien recherché, sauf Vos commandements :
Rendez-moi, Dieu très bon, aussi juste qu’aimant.