L'Agneau de Dieu

Lundi de la deuxième semaine de Carême – Secrète


Secreta.
Hæc hóstia, Dómine, placatiónis et laudis, tua nos protectióne dignos effíciat. Per Dóminum.

L'Agneau de Dieu
L’Agneau de Dieu

Voici la Victime de gloire
Qu’en ce sacrifice du soir,
Nous, Vos fidèles, Vous offrons.

Que le Sang qui coule et l’Eau claire
Puisse, ô juste Juge, Vous plaire
Et déride aussi Votre front.

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Saint François Xavier débarquant en Chine - Joseph-Marie Vien

Saint François Xavier – Secrète


Secreta.
Præsta nobis, quǽsumus, omnípotens Deus : ut nostræ humilitátis oblátio, et pro tuórum tibi grata sit honóre Sanctórum, et nos córpore páriter et mente puríficet. Per Dóminum.

Saint François Xavier débarquant en Chine - Joseph-Marie Vien
Saint François Xavier débarquant en Chine – Joseph-Marie Vien

En l’honneur du Très-Haut, mais sur Son ordre exprès,
Le pécheur vil et bas présente plein de crainte
La Victime adorable et sainte.

Ô Bienheureux du Ciel, venez, venez plus près,
Que les lèvres de Dieu ne s’ouvrent point au blâme,
Mais sauvent nos corps et nos âmes.

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont

Samedi des Quatre-Temps de septembre – Introït (Virelai)


Ant. ad Introitum. Ps. 94, 6-7.
Veníte, adorémus Deum et procidámus ante Dóminum, plorémus ante eum, qui fecit nos : quia ipse est Dóminus, Deus noster.
Ps. ibid., 1.
Veníte, exsultémus Dómino : iubilémus Deo, salutári nostro.
V/.Glória Patri.

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont
Christ Pantocrator – Dôme du Saint-Sépulcre – CC bachmont

Venez, adorons Dieu !
Prosternons corps et cœurs
Devant Notre-Seigneur.

Venez, adorons Dieu,
Ce Prince victorieux
De notre grand malheur.

Et que nos pauvres yeux
Versent sans fin des pleurs
Devant Notre-Seigneur.

Venez, adorons Dieu,
Ce Maître soucieux
De tous Ses serviteurs.

Ô mon esprit, sois pieux,
Et tiens-toi dans la peur
Devant Notre-Seigneur.

Venez, adorons Dieu,
Prions de notre mieux
Notre doux Créateur !

Offre dans le saint lieu
L’agneau de bonne odeur
Devant Notre-Seigneur.

Venez, adorons Dieu,
Ce Prince glorieux
Qui fait notre bonheur !

Chantez, d’un ton joyeux
Des chants pleins de grandeur
Devant Notre-Seigneur.

Venez, adorons Dieu,
Qui descendit des Cieux
Pour Se faire Sauveur !

Venez, adorons Dieu,
Agissons à toute heure
Devant Notre-Seigneur !

Le roi Athelstan présente La Vie de saint Cuthbert à saint Bède le vénérable.

Saint Bède le vénérable – Postcommunion


Postcommunio C2
Ut nobis, Dómine, tua sacrifícia dent salútem : beátus Beda Conféssor tuus et Doctor egrégius, quǽsumus, precátor accédat. Per Dóminum nostrum.

Le roi Athelstan présente La Vie de saint Cuthbert à saint Bède le vénérable.
Le roi Athelstan présente La Vie de saint Cuthbert à saint Bède le vénérable.

Que par cette victime immolée devant Vous,
Par ce cœur sans péché qui pour nous Se dévoue,
Cet admirable sacrifice
Qui fait de nous, pécheurs, Vos fils,
Nous puissions obtenir, selon qu’il Vous a plu,
Le bonheur éternel, la gloire et le Salut.
Quant à vous, saint du Ciel, accordez-nous votre aide,
Et priez Dieu pour nous, ô vénérable Bède.

Biographie de saint Bède le Vénérable

Ce moine anglo-saxon se consacra avec ferveur à l’étude des lettres profanes et sacrées. Ses nombreux ouvrages (commentaires bibliques, hagiographies, traités historiques, d’éducation et traités scientifiques) sur l’amélioration des mœurs, l’explication des Ecritures et la défense de la foi, lui ont valu une renommée universelle si bien qu’on les lisait publiquement, de son vivant, dans les églises. Il a été déclaré Docteur de l’Église. (Merci à mon épouse pour son aide.)

Crucifix - Michael Pacher

Sexagésime – Communion


Ant. ad Communionem. Ps. 42, 4.
Introíbo ad altáre Dei, ad Deum, qui lætíficat iuventútem meam.

Je tremble ; Mon front saigne et tout près de Mes yeux
Je peux voir Mon tourment ; victime offerte aux Cieux,
Je frémis en voyant l’autel du Sacrifice,
Mais pour le bien de l’homme il faut que Je périsse
Quand Je M’avancerai vers l’autel de Mon Dieu.

J’ai reçu du Seigneur le devoir mystérieux
D’accomplir l’holocauste unique et victorieux,
D’offrir sur Son autel Son Bien-Aimé, Son Fils ;
Recouds, ô mon poignard, l’antique cicatrice
Quand Je M’avancerai vers l’autel de Mon Dieu.

Le Christ en Croix

Vexilla Regis – Stances #78 – Liturgie #4 – Hymne #3


Le Christ en croix
Le Christ en croix

Il n’était pas possible d’achever ce Carême sans une adaptation du Vexilla Regis de saint Venance Fortunat, dont le vers le plus remarquable donne le titre de ce blogue. J’aurais voulu me tenir au plus près de ce texte admirable en employant la même métrique ; malheureusement, le manque de temps et la moindre concision de notre langue ne me l’a pas permis.

Note sur le texte : il existe plusieurs versions du Vexilla Regis ; je me suis fondé non sur le texte original, mais sur le texte liturgique, qui compte moins de strophes et quelques modifications notables.

Vexilla Regis prodeunt:
fulget Crucis mysterium,
qua vita mortem pertulit,
et morte vitam protulit.

Quae, vulnerata lanceae,
mucrone, diro, criminum
ut nos laveret sordibus,
manavit unda et sanguine.

Impleta sunt quae concinit
David fideli carmine,
dicendo nationibus:
regnavit a ligno Deus.

Arbor decora et fulgida,
ornata Regis purpura,
electa digno stipite
tam sancta membra tangere.

Beata, cuius brachiis
pretium pependit saeculi:
statera facta corporis,
praedam tulitque tartari.

O Crux ave, spes unica !
hoc Passionis tempore,
piis adauge gratiam,
reisque dele crimina.

Te, fons salutis Trinitas,
collaudet omnis spiritus:
quibus Crucis victoriam
largiris, adde praemium. Amen.

Voyez venir vers nous les étendards du Roy,
Et voyez resplendir la mystérieuse Croix :
C’est la Vie qui du bois est tombée dans la mort,
Et c’est de cette mort qu’à jamais la vie sort.

Percé par une lance en un dernier assaut,
Du côté du Seigneur un rouge et blanc ruisseau,
Ru pur et plein d’amour qui coule sur le monde
Qui lave nos péchés et nos fautes immondes.

Ce qui jusqu’à ce jour demeurait imprécis,
Et sous le voile saint d’antiques prophéties,
Ce que David chanta devint clair à cette heure :
« Sur un trône de bois règnera le Seigneur. »

Oh, quel arbre sans prix, quel arbre merveilleux,
Revêtu de la pourpre, et de celle de Dieu !
Lui qu’on a jugé digne entre toutes les souches
Qu’il serve cet Agneau, qu’il le porte et le touche !

Ô bienheureuse Croix dont les immenses bras
Ont porté ce que l’homme a fait, fait et fera,
Ô Croix, toi qui soutins la très sainte Victime
Qui ravit l’homme au diable et racheta nos crimes.

Ô Croix, seule espérance, ô Croix, je te salue !
Ô Croix, source de vie, servante du Salut,
En ces temps douloureux, fais croître en nous la grâce,
Et de la moindre faute, efface toute trace.

Fontaine de Salut, ô Sainte Trinité,
Que tout être Vous loue sans jamais s’arrêter ;
Vous nous avez donné par la Croix la victoire :
Accordez nous son fruit, donnez-nous de Vous voir.