Le Monogramme de Jésus (dans l'église Gesu, à Rome)

Troisième dimanche après l’Épiphanie – Collecte


Oratio.
Omnípotens sempitérne Deus, infirmitatem nostram propítius réspice : atque, ad protegéndum nos, déxteram tuæ maiestátis exténde. Per Dóminum.

Le Monogramme de Jésus (dans l'église Gesu, à Rome)
Le Monogramme de Jésus (dans l’église Gesu, à Rome)

Seigneur Très-Puissant,
Voyez la faiblesse
De chair et de sang.

Sainte Forteresse,
Inclinez Vos yeux,
Vos yeux de tendresse.

Puissant Bras de Dieu
Sur tous Vos fidèles
Descendez des Cieux.

Chassez le cruel
Toujours rugissant
Qui hait l’Éternel

Et tue l’innocent.

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Le Monogramme de Jésus (dans l'église Gesu, à Rome)

Très Saint Nom de Jésus – Introït


Ant. ad Introitum. Phil. 2, 10-11.
In nómine Iesu omne genu flectátur, cæléstium, terréstrium et infernórum : et omnis lingua confiteátur, quia Dóminus Iesus Christus in glória est Dei Patris.
Ps. 8, 2.
Dómine, Dóminus noster, quam admirábile est nomen tuum in univérsa terra !

Qu’au saint nom de Jésus les habitants des Cieux,
Les mortels ici-bas, et les morts aux enfers
Jettent leurs genoux jusqu’à terre ;
Qu’ils chantent gravement que Jésus-Christ est Dieu,
Et partage à jamais la gloire de Son Père.

Seigneur, notre Seigneur, que Votre nom est doux !
Il fait l’admiration de Vos heureux fidèles,
Et, plus sûr qu’une citadelle,
Ce prodigieux Salut dont Votre nom les doue,
Est, de tous Vos bienfaits, la grâce la plus belle.

Saint Cyprien de Carthage - Meister von Meßkirch

Saint Corneille et saint Cyprien – Sixième leçon des matines (avant 1960)


Saint Cyprien de Carthage - Meister von Meßkirch
Saint Cyprien de Carthage – Meister von Meßkirch

Du Livre de saint Jérôme, Prêtre : Des écrivains ecclésiastiques.
Sixième leçon. Cyprien, africain d’origine, enseigna d’abord la rhétorique avec beaucoup d’éclat. Puis, s’étant fait chrétien, à la persuasion de Cécilius, dont il choisit le nom pour l’ajouter au sien, il donna aux pauvres toute sa fortune. Peu de temps après, il fut élevé au sacerdoce, et enfin nommé Évêque de Carthage. Il serait superflu de parler de son génie, puisque ses œuvres sont plus brillantes que le soleil. Il endura le martyre sous le règne de Valérien et de Gallien, dans la huitième persécution, le même jour que Corneille souffrit à Rome, mais non la même année.

Que valent les beautés de l’art de l’orateur
Si l’on ne les fait pas esclaves du Seigneur ?
C’est ainsi que, savant en cet art, Cyprien
Aux pauvres indigents abandonna ses biens,
Et reçut sans tarder l’eau pure du Baptême.
Le voici prêtre, évêque, et de ce Dieu Qu’il aime,
Il répand plein d’ardeur la doctrine sacrée,
Prononce des discours aussi saints qu’admirés,
Et donne aux rudes mots qui cachent des merveilles1
La splendeur et l’éclat des rayons du soleil.
Mais ce n’est rien encor que d’être un écrivain
Qui parle sagement des mystères divins :
Quand les persécutions secouèrent l’empire,
Dieu remit à Son saint la palme du martyre.

1 Du temps de saint Cyprien, la Bible paraissait aux oreilles latines et grecques quelque peu barbare, stylistiquement parlant. Les canons stylistiques hébraïques n’étant pas du tout les mêmes que ceux des Gréco-Romains, le texte biblique avait pour ces lettrés habitués à la rhétorique cicéronienne quelque chose de déplaisant. Les païens ne manquaient pas de se moquer de la pauvreté (à leurs yeux aveugles) du texte biblique, mais les chrétiens cultivés étaient, de leur côté, gênés. Les Pères latins n’ont pas manqué de répondre aux attaques par des arguments divers et parfois contradictoires, mais non sans intérêt.

Saint Louis - CC Tibidibtibo

Saint Louis – Postcommunion (Propre de France)


Saint Louis - CC Tibidibtibo
Saint Louis – CC Tibidibtibo

Postcommunio.
Deus, qui beáto Ludovíco, inter falláces temporális regni delícias, veram ætérni regni felicitátem toto corde concupíscere tribuísti : fac nos, quǽsumus ; eiúsdem felicitátis amatóres, cuius in hoc sacramento pignus accépimus. Per Dóminum nostrum.

Vous avez élevé le bienheureux Louis
Entre les faux plaisirs d’un trône temporel :
Il n’en a pas voulu, il n’en a pas joui,
Et toujours imita le seul Roy éternel.

Mais les félicités du Royaume sans fin,
Voilà quel fut son but, et quel fut son désir ;
De ces joies, ô Seigneur, donnez-nous d’avoir faim,
Comme de cette Hostie dont nous venons de jouir.