Saint Pierre

Tau – Psaume #118 (fin) – Distiques #51


Saint Pierre
Saint Pierre

Voici donc la dernière strophe de notre paraphrase du psaume 118. C’est la fin, mais, comme disait je ne sais plus quel auteur, les grands poèmes ne s’achèvent qu’au ciel. C’est le cas de ce psaume, à défaut de ma pauvre paraphrase.

Tau

169 Appropinquet deprecatio mea in conspectu tuo, Domine ;
juxta eloquium tuum da mihi intellectum.
170 Intret postulatio mea in conspectu tuo ;
secundum eloquium tuum eripe me.
171 Eructabunt labia mea hymnum,
cum docueris me justificationes tuas.
172 Pronuntiabit lingua mea eloquium tuum,
quia omnia mandata tua æquitas.
173 Fiat manus tua ut salvet me,
quoniam mandata tua elegi.
174 Concupivi salutare tuum, Domine,
et lex tua meditatio mea est.
175 Vivet anima mea, et laudabit te,
et judicia tua adjuvabunt me.
176 Erravi sicut ovis quæ periit : quære servum tuum,
quia mandata tua non sum oblitus.

Tau

Seigneur, que ma prière atteigne Vos oreilles :
Donnez-moi d’embrasser Votre loi nonpareille !

Pitié, prêtez l’oreille à ma supplication :
Arrachez de mon cœur l’horrible damnation !

Et quand je connaîtrai Votre loi sans mélange,
Je ferai retentir une hymne de louange !

Vos préceptes sacrés, je les proclamerai,
Car l’Homme doit savoir qu’il n’en est d’autre vrai.

Que Votre main, mon Dieu, me saisisse et me sauve,
Car j’ai gardé Vos lois sous la griffe du fauve.

J’ai médité Vos lois, et sans fin j’ai voulu,
Par dessous tout, Seigneur, avoir Votre salut !

Rempli de vie, mon cœur chantera Votre gloire :
Au jour du Jugement, Vous m’aurez en mémoire.

Cherchez moi, retrouvez Votre brebis perdue,
Car à garder Vos lois, j’ai été assidu.

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Moïse devant le buisson ardent

Sade – Psaume #118 – Distiques #47


Moïse devant le buisson ardent
Moïse devant le buisson ardent

Sade

137 Justus es, Domine,
et rectum judicium tuum.
138 Mandasti justitiam testimonia tua,
et veritatem tuam nimis.
139 Tabescere me fecit zelus meus,
quia obliti sunt verba tua inimici mei.
140 Ignitum eloquium tuum vehementer,
et servus tuus dilexit illud.
141 Adolescentulus sum ego et contemptus ;
justificationes tuas non sum oblitus.
142 Justitia tua, justitia in æternum,
et lex tua veritas.
143 Tribulatio et angustia invenerunt me ;
mandata tua meditatio mea est.
144 Æquitas testimonia tua in æternum :
intellectum da mihi, et vivam.

Sade1

Gloire au Juge sacré, gloire au Juste des justes !
Gloire à Ses jugements qui sont sûrs et robustes !

Gloire à Vos lois, Seigneur, qui sont droites et vraies,
Gloire à Vos jugements, et gloire à Vos arrêts !

J’ai proclamé Vos lois ; hélas, quels vains efforts !
De tous mes ennemis, qui s’en rappelle encor ?

Votre parole, ô Verbe, est un brasier violent,
Et mon œil, devant elle, est tout étincelant.

Je suis jeune, mon Dieu, mes joues sont encor lisses,
Mais je garde Vos lois, j’aime Votre justice.

Justice, non du temps, mais de l’éternité,
Car Votre loi, Seigneur, vient de la vérité.

Si je vis accablé d’angoisse et de douleurs,
Je médite Vos lois pour assécher mes pleurs.

Vos préceptes, mon Dieu, sont éternels et vrais :
Donnez-moi la sagesse, et sans fin je vivrai.

1 Il va sans dire que le nom de cette lettre, parfois orthographié Tsade, n’a rien à voir avec l’écrivain.

Les saintes Tables de la Loi

Ghimel – Psaume #118 – Distiques #32


Les saintes Tables de la Loi
Les saintes Tables de la Loi

Ghimel

17 Retribue servo tuo, vivifica me,
et custodiam sermones tuos.
18 Revela oculos meos,
et considerabo mirabilia de lege tua.
19 Incola ego sum in terra :
non abscondas a me mandata tua.
20 Concupivit anima mea
desiderare justificationes tuas in omni tempore.
21 Increpasti superbos ;
maledicti qui declinant a mandatis tuis.
22 Aufer a me opprobrium et contemptum,
quia testimonia tua exquisivi.
23 Etenim sederunt principes, et adversum me loquebantur ;
servus autem tuus exercebatur in justificationibus tuis.
24 Nam et testimonia tua meditatio mea est,
et consilium meum justificationes tuæ.

Ghimel

Bénissez-moi, Seigneur, pour garder Vos paroles,
Et qu’un souffle de vie m’arrache enfin du sol.

Brisez la cécité dont souffrent tant mes yeux,
Pour qu’ils voient les splendeurs de Votre loi, mon Dieu.

D’elle, j’ignore tout, comme un homme en exil ;
Dévoilez-la, Seigneur, pour m’ôter au péril.

J’ai brûlé de savoir les préceptes divins :
En les cherchant sans Vous, j’ai recherché en vain.

Vous avez menacé l’inique et le superbe :
Ils sont maudits, ceux-là qui s’écartent du Verbe.

Oh, ne m’accablez point d’opprobre et de mépris,
Car je Vous ai cherché, oui, à cor et à cri.

Ont parlé contre moi les princes de la terre ;
Mais Votre serviteur méditait en prière.

Mes seuls conseillers sont Vos recommandations,
Vos lois, l’unique objet de ma méditation.