La Sainte Famille - CC Père Igor

Sainte Famille – Introït


Ant. ad Introitum. Prov. 23, 24 et 25.
Exsúltat gáudio pater Iusti, gáudeat Pater tuus et Mater tua, et exsúltet quæ génuit te.
Ps. 83, 2-3.
Quam dilécta tabernácula tua, Dómine virtútum ! concupíscit et déficit ánima mea in átria Dómini.
V/.Glória Patri.

La Sainte Famille - CC Père Igor
La Sainte Famille – CC Père Igor

Que le père du Juste ait le cœur plein de joie.
Oh, qu’il est heureux, Votre père,
Qu’elle est heureuse, Votre mère,
Elle qui donna vie au plus puissant des Roys.

Ô Seigneur des Armées, que j’aime Vos demeures !
Moi qui, sur Vos parvis, durant ma vie demeure,
J’attends, dans les soupirs, les plaintes, les langueurs.

 

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Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs - CC Tango7174

Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul – Secrète


Secreta.
Annue, quǽsumus, Dómine, précibus nostris : ut, dum hæc vota præséntia réddimus, ad ætérna prǽmia, te adiuvánte, perveníre mereámur. Per Dóminum.

Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs - CC Tango7174
Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs – CC Tango7174

Nos mains jointes, ô Triple Rais,
Tenez-les serrées dans les Vôtres,
Car en l’honneur de Vos apôtres,
Le sacrifice est déjà prêt.
Lorsque nous serons nus, au soir,
Faites s’envoler du piémont
Nos habits jusque sur le Mont
Où Vous êtes l’eau douce à boire.

  • Triple Rais : Dieu
  • prendre les mains jointes dans les Siennes : agréer les prières
  • soir : mort
  • habit : âme
  • piémont : ici-bas, la terre
  • Mont : Paradis (vu d’en bas)
  • eau (dans le Paradis) : récompense des élus
The road to heaven - Eglise des saints Prime et Félicien (Slovénie)- CC Maurice

Cinquième dimanche après la Pentecôte – Communion


Ant. ad Communionem. Ps. 26, 4.
Unam pétii a Dómino, hanc requíram : ut inhábitem in domo Dómini ómnibus diébus vitæ meæ.

Jamnik,_Kranj_-_The_road_to_heaven
The road to heaven – Eglise des saints Prime et Félicien (Slovénie)- CC Maurice

Le Seigneur m’a dit : « Quel est ton désir ?
– Ah, ce que je veux, je vais Vous le dire !
Tout n’est à mes yeux qu’objet de mépris,
Excepté ceci qui pour mon esprit
Vaut toutes les joies et tous les plaisirs,
Et me reviendra, quel qu’en soit le prix.

Offrez-moi, Seigneur, la vie éternelle !
Vous l’avez promise aux hommes fidèles !
Mon Dieu, couvrez-moi de maux et de plaies
Pourvu qu’à ma mort, dans Votre palais,
Dans Votre demeure au faîte du Ciel,
Je puisse jouir d’un bonheur complet. »

Saint Jean-François Régis - CC Hvang(nl)

Saint Jean-François Régis – Alléluia (pro aliquibus locis)


Allelúia, allelúia. V/. Ps. 67, 12. Dóminus dabit verbum evangelizántibus, virtúte multa. Allelúia.

Saint Jean-François Régis - CC Hvang(nl)
Saint Jean-François Régis – CC Hvang(nl)

Ceux qui dans l’univers répandent Sa nouvelle
Recevront de Sa part le don de bien parler.
Leur voix, lourde et pesante, aura soudain des ailes,
Les secrets des rhéteurs leur seront révélés,
Et leurs lèvres, soudain, plongeant au fond des âmes,
Comme au fond d’une chambre un voleur bien hardi,
Fera monter vers Dieu la sainte et haute flamme
Qui brûle dans un cœur qui veut le Paradis.

Biographie de Saint Jean-François Régis

Ce jésuite français missionnaire évangélisa la région du Vivarais, ravagée par les guerres de religions. Il y créa une industrie dentellière pour endiguer la prostitution des filles du Puy, constitua des chorales d’enfants, soigna les moribonds et conquit ainsi les titres d’« apôtre du Vivarais » et de « marcheur de Dieu ».

Reliquaire de la ceinture de saint Joseph

Fête des Saintes Reliques (en certains diocèses) – Alleluia


Allelúia, allelúia. V/. Ps.67, 4. Iusti epuléntur, et exsúltent in conspéctu Dei : et delecténtur in lætítia. Allelúia.

Justes, prenez part au festin :
Vous avez, sur toute la terre,
Mené la digne et sainte guerre ;
Jouissez donc de votre butin !

Ah, voyez comme votre Père,
Qui vous donna l’épée en croix
Et le ferme écu de la foi,
Vous regarde, content et fier !

Alors, sous l’œil du divin Roy
Vous dont le sang précieux et pur
Ruissela par mille blessures,
Laissez éclater votre joie !

Antiphonaire - CC ignis

Te Deum – Liturgie #9


Antiphonaire - CC ignis
Antiphonaire – CC ignis

Il était d’usage, après les grandes victoires, de célébrer un Te Deum pour remercier Dieu de l’appui qu’Il avait accordé. Bien que je ne sois pas une nation, j’ai reçu de nombreuses grâces pour obtenir un concours, la semaine dernière précisément, raison pour laquelle je n’ai pas publié de poème sur ce blogue. Rassurez-vous, toutefois, la cadence va reprendre, à un rythme plus soutenu.

Mon Seigneur, ô mon Dieu, je chante Vos louanges !
Avec toute la création,
Avec l’armée des saints et le chœur de Vos anges,
J’entonne un chant de gloire et de bénédiction.

De leur plus belle voix, les puissances du Ciel,
Derrière Vos grands séraphins,
Glorifient Votre Nom, ô Seigneur éternel,
Et tressaillant d’amour, ils répètent sans fin :

« Qui peut se dire saint, sinon Vous, ô Seigneur,
Vous dont la perfection,
La majesté, la gloire, éblouit à toute heure
Les cohortes du ciel et les mille nations ? »

Du crépuscule à l’aube et du matin au soir,
Qu’importe le lion ou le loup !
Le prophète et l’apôtre, ô Prince plein de gloire,
Et le martyr candide, à l’unisson Vous louent.

L’Église immaculée proclame Vos mérites,
Vous, ô Père radieux,
Vous, ô Fils, divin Fils, dans son plus noble rite,
Et Vous, ô Saint-Esprit, qui n’êtes pas moins Dieu !

Fils éternel du Père, ô Christ, je Vous adore !
Ô Jésus, très doux Souverain,
Qui pour revêtir l’homme et rejeter la mort
N’avez point dédaigné la Vierge pour écrin !

Sur le hideux péché, Seigneur Dieu, quel triomphe !
Tous ceux qui croient en Votre Nom
Pourront Vous voir siéger au trône chrysogomphe
Parmi tous Vos guerriers portant Vos gonfanons.

Un jour, avec le sceptre et la main de justice,
Vous reviendrez pour nous juger ;
Pitié ! Dès maintenant, extirpez tous nos vices ;
Avant le Jugement, venez nous corriger.

Conduisez Votre peuple, ô Colonne de flammes,
Jusques aux joies du Paradis ;
Faites souffrir nos chairs, mais délivrez nos âmes ;
Que l’homme soit sauvé comme il lui fut prédit.

Tous les jours, ô Seigneur, que Votre main nous donne,
Avec ma trompette fendue,
Dans le sombre du cœur, ou la foule, je sonne,
Je chante en Votre honneur, me sachant entendu.

Nous Vous en supplions, regardez en ce jour
Votre serviteur à genoux ;
A nos supplications, ne demeurez point sourd :
Loin du péché, Seigneur, par pitié, tenez-nous.

Nous avons mis en Vous une grande espérance :
Soyez-nous miséricordieux ;
Ô Seigneur, Votre amour est pour nous plus qu’immense :
Laissez-nous pour toujours Vous rejoindre, ô mon Dieu.

La Sainte Vierge

Beatae Mariae semper Virgini – Confiteor #2


La Sainte Vierge
La Sainte Vierge

Deuxième volet de cette série sur le Confiteor : je confesse à la bienheureuse Marie toujours vierge.

Ô Vierge corps et âme, ô Mère du Sauveur,
Ô Tabernacle de grand prix
Qui pour le genre humain fut remplie de faveurs,
Je vous salue, Sainte Marie !

Par votre immense « Fiat », Mère pleine de grâces,
Vous avez permis mon salut ;
Peut-être au Paradis pourrai-je prendre place,
Puisqu’à Dieu vous avez complu.

Ce « Fiat », je le méprise, oh que je le méprise
Lorsque je commets un péché ;
Chaque faute est, hélas, une flèche précise
Qui dans votre cœur s’est fichée.

L’existence éternelle, oh que je la dédaigne
Quand mes vains désirs j’assouvis ;
Point de mère ici-bas dont le grand cœur ne saigne
Quand son fils veut s’ôter la vie.

Ô Mère, cette vie, vous me l’avez transmise ;
Soyez bénie pour un tel don !
Si votre fils, hélas, commet une traîtrise,
Qu’il vous en demande pardon.

La Dormition de la Sainte Vierge (Abbaye de Fécamp)

Christe > gloria – Stabat Mater #10 (et fin) – Stances #82


La Dormition de la Sainte Vierge (Abbaye de Fécamp)
La Dormition de la Sainte Vierge (Abbaye de Fécamp)

Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur,
fac ut animæ donetur
Paradisi gloria.

Ô Christ, quand sonnera l’heure ultime et fatale,
Que la Vierge, vers Vous, me guide loin du mal,
M’arrache au nombre des maudits !

Et quand ma pauvre chair cherra dans le cadavre,
Conduisez mon esprit vers les célestes havres,
Vers la gloire du Paradis !

Un oiseau nourrit son petit

Ain – Psaume #118 – Distiques #45


Un oiseau nourrit son petit
Un oiseau nourrit son petit

Ain

123 Feci judicium et justitiam :
non tradas me calumniantibus me.
122 Suscipe servum tuum in bonum :
non calumnientur me superbi.
123 Oculi mei defecerunt in salutare tuum,
et in eloquium justitiæ tuæ.
124 Fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam,
et justificationes tuas doce me.
125 Servus tuus sum ego : da mihi intellectum,
ut sciam testimonia tua.
126 Tempus faciendi, Domine :
dissipaverunt legem tuam.
127 Ideo dilexi mandata tua
super aurum et topazion.
128 Propterea ad omnia mandata tua dirigebar ;
omnem viam iniquam odio habui.

Ain

Je tâche d’être droit, de sortir de la bourbe :
Dieu ! Ne me livrez pas entre les mains des fourbes.

Mettez Votre oisillon au creux de Votre nid,
Et qu’on ne jette plus sur moi de calomnies.

Mes yeux sont languissants après les joies du ciel,
Et Vous attend bien plus que ma langue le miel.

Envers moi, soyez juste et miséricordieux,
Et Votre serviteur, instruisez-le, mon Dieu.

Quel est ce serviteur ? C’est moi ! Rendez-moi sage,
Et digne de Vous rendre, ô Seigneur, témoignage.

Agissez, ô mon Roy ; venez donc, il est temps,
Car ils brisent Vos lois et déifient satan.

Pendant que l’univers meurt, s’écroule, s’embrase,
J’aime les lois de Dieu plus qu’or, argent, topaze.

Car tout mal, tout péché, je l’ai toujours haï :
A Vos commandements, sans cesse j’obéis.