Saints Prote et Hyacinthe

Saints Prote et Hyacinthe – Introït (Messe Salus autem)


Ant. ad Introitum. Ps. 36, 39.
Salus autem iustórum a Dómino : et protéctor eórum est in témpore tribulatiónis.
Ps. Ibid., 1.
Noli æmulári in malignántibus : neque zeláveris faciéntes iniquitátem.
V/.Glória Patri.

Saints Prote et Hyacinthe
Saints Prote et Hyacinthe

L’impie a pour alliées la force et la richesse,
Mais le juste et le saint trouve en Dieu son salut :
Lorsque l’impie l’opprime, il crie : « Je n’en peux plus ! »,
Et Dieu l’appelle à Lui d’une voix melliflue,
Mais frappe son bourreau d’une main vengeresse.

Mon frère, n’envie point l’homme d’iniquité :
Ce n’est que pour un temps qu’il semble tout avoir,
Que pour un peu de temps qu’il est couvert de gloire,
Un petit peu de temps qu’il sourit, mais au soir,
Le Seigneur le châtie, et pour l’éternité.

 

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Saint Anselme - George Glover

Saint Anselme – Secrète


Secreta C 1
Sancti Ansélmi Pontíficis tui atque Doctóris nobis, Dómine, pia non desit orátio : quæ et múnera nostra concíliet ; et tuam nobis indulgéntiam semper obtíneat. Per Dóminum.

Saint Anselme - George Glover
Saint Anselme – George Glover

Ô mitre et chaire très sainte,
N’écartez pas Vos mains jointes
Avant que le Trône altier
Ne prenne en Ses mains l’Agnel
Et ne répande Son miel
Dans vos mains par amitié.

  • mitre : évêque
  • chaire : docteur
  • mains jointes : prières
  • Trône : Dieu
  • prendre en ses mains : agréer
  • Agnel : présent
  • miel : bonté

 

Sacré-Cœur de Jésus - CC The Photographer

Mercredi des Quatre-Temps d’Avent – Collecte II


Oratio.
Festína, quǽsumus, Dómine, ne tardáveris, et auxílium nobis supérnæ virtútis impénde : ut advéntus tui consolatiónibus sublevéntur, qui in tua pietáte confídunt : Qui vivis et regnas.

Sacré-Cœur de Jésus - CC The Photographer
Sacré-Cœur de Jésus – CC The Photographer

Descendez vite, ô Rayon d’or,
En brandissant le sceptre fort
Remis en Vos mains par le Roy,
Qui soulage ou jette l’effroi.
Descendez de la Citadelle :
L’homme qui goûte Votre miel
Tend les mains vers Vous dans la nuit
Et Vous demande Votre appui.

Douzième dimanche après la Pentecôte – Offertoire


Moïse
Moïse recevant les Tables de la Loi

Chers lecteurs,
cela fait bien deux semaines que ce blogue est resté inactif – ce qui n’a pas été mon cas. J’ai en effet mis en place un projet vieux d’un an maintenant, dont j’avais déjà esquissé les prémisses au début du mois de septembre dernier. Il s’agit du Theochrone : un calendrier liturgique universel selon le rit tridentin (ou forme extraordinaire du rit latin, comme on voudra, je ne suis pas sectaire). Il s’utilise en ligne, ou en téléchargement et, si vous avez un blogue, un site, etc., il peut être intégré très facilement. Il suffit de me contacter. Trêve de bavardages, voici le lien : http://theochrone.fr. Partagez-le autant que possible, sinon tout ce travail n’aura servi à rien ! Et sans plus attendre, le poème du jour !

Ant. ad Offertorium. Exodi 32, 11, 13 et 14.
Precátus est Moyses in conspéctu Dómini, Dei sui, et dixit : Quare, Dómine, irascéris in pópulo tuo ? Parce iræ ánimæ tuæ : meménto Abraham, Isaac et Iacob, quibus iurásti dare terram fluéntem lac et mel. Et placátus factus est Dóminus de malignitáte, quam dixit fácere pópulo suo.

Moïse sur le sol jeta son front chenu
Et supplia le Roy qui trône dans les nues :
« Seigneur, ô mon Seigneur, mon Dieu, Dieu de nos pères,
Pourquoi sur Vos enfants jeter Votre colère ?
Abraham, Isaac et Jacob autrefois
Ont entendu, tremblants, Votre terrible voix
Leur promettre une terre où des ruisseaux de miel
Et de lait couleront au profit d’Israël !
Seigneur, ô Dieu fidèle, à Vos pieds, humblement,
Je Vous prie de tenir cet éternel serment. »
En entendant ces mots, le Seigneur bénévole
Oublia son courroux mais non pas Sa parole.

Le Saint-Esprit souffle où Il veut - CC Penitentsblancs

Lundi de la Pentecôte – Introït


Ant. ad Introitum. Ps. 80, 17.
Cibávit eos ex ádipe fruménti, allelúia : et de petra, melle saturávit eos, allelúia, allelúia.
Ps. ibid., 2.
Exsultáte Deo, adiutóri nostro : iubiláte Deo Iacob.
V/.Glória Patri.

Le Saint-Esprit souffle où Il veut - CC Penitentsblancs
Le Saint-Esprit souffle où Il veut – CC Penitentsblancs

Il n’a pas nourri Ses fils de pain sec et d’eau saumâtre
Mais de la fleur du froment,
Et du miel sans cire et pur qui coule d’un bloc d’albâtre
Et plairait au plus gourmand.

Fais entendre au monde entier, hurle, rends-le presque sourd
Devant l’éclat de ta joie !
Chante le Dieu de Jacob, ton Seigneur et ton secours,
Ton protecteur et ton Roy !

Crucifixion de saint André - Très Riches Heures du duc de Berry

Saint André – Offertoire


Ant. ad Offertorium. Ps. 138, 17.
Mihi autem nimis honoráti sunt amíci tui, Deus : nimis confortátus est principátus eórum.

Crucifixion de saint André - Très Riches Heures du duc de Berry
Crucifixion de saint André – Très Riches Heures du duc de Berry

J’ai rêvé de lys blancs1
Qui poussaient dans le Ciel ;
Leurs pieds étaient sanglants,
Et leurs parfums de miel.

Ils poussaient drus et droits,
Les doux et tendres lys !
Leur jardinier, un Roy,
Arrosait leurs calices.

Ô rêve de la foi
Qui trop vite s’achève !
Oh, faites que pour moi,
Ce ne soit pas qu’un rêve.

1. Idée empruntée à Mahmoud Darwich.
Bartolo di Fredi - L'annonciation à saint Joachim

Saint Joachim – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. O Ióachim, sanctæ coniux Annæ, pater almæ Vírginis, hic fámulis ferto salútis opem. Allelúia.

Bartolo di Fredi - L'annonciation à saint Joachim
Bartolo di Fredi – L’annonciation à saint Joachim

Ô père de la Sainte Vierge,
Ô de sainte Anne le mari,
Je vous offre ce que j’écris
Comme un autre offrirait un cierge.

Car c’est vous que mes rimes prient,
Ô saint Joachim, en ce jour ;
Soyez bon, ne restez point sourd
À ces servantes sans grand prix.

Et ces rimes remplies d’amour,
Sincères sinon melliflues,
Vous prient d’aider à mon salut :
À leur auteur, portez secours !

Isaïe - Psautier de Paris

Samedi après les Cendres – Epitre


Is. 58, 9-14.
Hæc dicit Dóminus Deus : Si abstúleris de médio tui caténam, et desíeris exténdere dígitum, et loqui quod non prodest. Cum effúderis esuriénti ánimam tuam, et ánimam afflíctam repléveris, oriétur in ténebris lux tua, et ténebræ tuæ erunt sicut merídies. Et réquiem tibi dabit Dóminus semper, et implébit splendóribus ánimam tuam, et ossa tua liberábit, et eris quasi hortus irríguus, et sicut fons aquárum, cuius non defícient aquæ. Et ædificabúntur in te desérta sæculórum : fundaménta generatiónis et generatiónis suscitábis : et vocáberis ædificátor sépium, avértens sémitas in quiétem. Si avérteris a sábbato pedem tuum, fácere voluntátem tuam in die sancto meo, et vocáveris sábbatum delicátum, et sanctum Dómini gloriósum, et glorificáveris eum, dum non facis vias tuas, et non invénitur volúntas tua, ut loquáris sermónem : tunc delectáberis super Dómino : et sustóllam te super altitúdines terræ, et cibábo te hereditáte Iacob, patris tui. Os enim Dómini locútum est.

Peuple ! Prête l’oreille aux lèvres du Seigneur !
Brise sans plus tarder les chaînes de ton cœur,
N’ose plus menacer en étendant le doigt
Ou verser du venin par ta langue et ta voix.
Mais regarde ton frère : il vacille, il se pâme,
Il est près d’expirer : répands en lui ton âme,
Et quand l’aura laissé sa profonde affliction,
Ta lampe versera son illumination
Sur l’obscure ténèbre où ton esprit se perd
Et brillera plus fort que l’astre sur la terre.
Alors, toi, le pécheur qui n’as point de repos,
Et dont frisonne, et tremble, et grelotte la peau,
Le Seigneur t’offrira la paix venue du Ciel,
Le vase de ton cœur sera rempli de miel,
Tes os comme ta chair seront libres enfin,
Et ton ventre jamais ne gémira de faim.
Voici que tu seras comme un jardin en fleurs,
Que le bon jardinier arrose à la bonne heure,
Et comme un fontaine où l’eau ne tarit pas,
Où quelque voyageur arrêtera ses pas.
Porte à présent ton œil où rôde la famine,
Et l’aride désert où le vent bat des ruines :
Tu les relèveras, avec l’aide de Dieu
Ces villes que jadis ont bâties tes aïeux !
On te louera d’avoir relevé ces murailles,
Et frayé des sentiers libres de la canaille.
Ne foule pas aux pieds, ne jette pas à bas
Le jour saint du Seigneur, le saint jour du Sabbat,
Mais fais Ma volonté ! Que ton cœur, sans malice,
L’appelle : Jour de joie, Jour d’infinies délices !
En ce jour, loue ton Dieu, glorifie Son saint Nom,
Chante sans fin Sa gloire, et plus doux qu’un ânon,
Laisse ta volonté, abandonne ta route,
Fuis tes vaines pensées, mais que ton âme toute
S’abandonne à ton Maître, à Sa voix, à Sa main,
Qui guideront tes pas sur le plus sûr chemin.
Alors dans ton esprit coulera le bonheur,
Et tu te réjouiras dans la joie du Seigneur ;
Alors, toi que Je fis de boue et de limon,
Moi, Je t’emmènerai sur les sommets des monts,
Et t’offrirai le legs de ton père Israël,
Car ainsi parle aux Siens la Voix venue du Ciel.

Saint Vincent de Saragosse

Saints Vincent et Anastase – Postcommunion (Terza rima)


Postcommunio.
Quǽsumus, omnípotens Deus : ut, qui cæléstia aliménta percépimus, intercedéntibus beátis Martýribus tuis Vincéntio et Anastásio, per hæc contra ómnia advérsa muniámur. Per Dóminum nostrum.

Que cet aliment du Ciel
Que notre cœur a reçu
Nous soit plus doux que le miel.

Qu’il nous donne un aperçu
De la saveur du Sauveur,
Qui du mal est notre issue.

Et que nos intercesseurs
Pour nous demandent à Dieu
Son secours dans le malheur.

Saints Vincent, le victorieux,
Anastase, ô grand martyr,
Suppliez le Roy des Cieux

Qu’Il daigne nous accueillir.

Les anges venant au secours des âmes du Purgatoire - CC MOSSOT

Commémoraison de tous les fidèles défunts – Epitre (Troisième messe)


Léctio libri Apocalýpsis beáti Ioánnis Apostóli.
Apoc. 14, 13.
In diébus illis : Audívi vocem de cælo, dicéntem mihi : Scribe : Beáti mórtui, qui in Dómino moriúntur. Amodo iam dicit Spíritus, ut requiéscant a labóribus suis ópera enim illórum sequúntur illos.

J’entendis une voix qui descendait du Ciel
Et me dit : « Trempe, ô Jean, ta plume dans le miel
Car je vais te dicter les plus suaves mots :
Nul n’aura plus de joie que l’homme qui se meurt
Et qui s’endort en paix dans le sein du Seigneur.
Il ne souffrira plus de la peine et des maux. »

Et j’entendis l’Esprit qui me disait encor :
« Que le juste et le doux qui délaisse son corps
Se repose à jamais de ses nobles travaux ;
Le monde ne pouvant les retenir au piège,
Ses bienfaits sur ses pas lui font comme un cortège :
Qu’il n’ait rien désormais qui l’éprouve à nouveau ! »

Un oiseau nourrit son petit

Ain – Psaume #118 – Distiques #45


Un oiseau nourrit son petit
Un oiseau nourrit son petit

Ain

123 Feci judicium et justitiam :
non tradas me calumniantibus me.
122 Suscipe servum tuum in bonum :
non calumnientur me superbi.
123 Oculi mei defecerunt in salutare tuum,
et in eloquium justitiæ tuæ.
124 Fac cum servo tuo secundum misericordiam tuam,
et justificationes tuas doce me.
125 Servus tuus sum ego : da mihi intellectum,
ut sciam testimonia tua.
126 Tempus faciendi, Domine :
dissipaverunt legem tuam.
127 Ideo dilexi mandata tua
super aurum et topazion.
128 Propterea ad omnia mandata tua dirigebar ;
omnem viam iniquam odio habui.

Ain

Je tâche d’être droit, de sortir de la bourbe :
Dieu ! Ne me livrez pas entre les mains des fourbes.

Mettez Votre oisillon au creux de Votre nid,
Et qu’on ne jette plus sur moi de calomnies.

Mes yeux sont languissants après les joies du ciel,
Et Vous attend bien plus que ma langue le miel.

Envers moi, soyez juste et miséricordieux,
Et Votre serviteur, instruisez-le, mon Dieu.

Quel est ce serviteur ? C’est moi ! Rendez-moi sage,
Et digne de Vous rendre, ô Seigneur, témoignage.

Agissez, ô mon Roy ; venez donc, il est temps,
Car ils brisent Vos lois et déifient satan.

Pendant que l’univers meurt, s’écroule, s’embrase,
J’aime les lois de Dieu plus qu’or, argent, topaze.

Car tout mal, tout péché, je l’ai toujours haï :
A Vos commandements, sans cesse j’obéis.