Sainte Cécile - Guido Reni

Sainte Cécile – Hymne des Laudes


Hymnus
Iesu, coróna Vírginum,
Quem Mater illa cóncipit
Quæ sola Virgo párturit,
Hæc vota clemens áccipe:

Qui pergis inter lília
Septus choréis Vírginum,
Sponsus decórus glória
Sponsísque reddens prǽmia.

Quocúmque tendis, Vírgines
Sequúntur, atque láudibus
Post te canéntes cúrsitant,
Hymnósque dulces pérsonant;

Te deprecámur súpplices,
Nostris ut addas sénsibus
Nescíre prorsus ómnia
Corruptiónis vúlnera.

* Virtus, honor, laus, glória
Deo Patri cum Fílio,
Sancto simul Paráclito,
In sæculórum sǽcula.
Amen.

Sainte Cécile - Guido ReniÔ Jésus, couronne des vierges,
Vous qu’une vierge a enfanté
Tout en gardant sa pureté,
Recevez nos vœux et nos cierges.

Époux triomphant et glorieux,
Vous marchez au milieu des lys
Et Vous ravissez de délices
Les chœurs des vierges dans les Cieux.

Les vierges en tous lieux Vous suivent,
Et voici que tout en marchant,
Elles Vous entourent de chants
D’une voix douce autant que vive.

Devant Vous nous joignons les mains
Et nos âmes Vous en conjurent :
Ne souffrez point qu’une souillure
Nous frappe aujourd’hui ni demain.

Gloire à Vous, Seigneur éternel,
Ô Père, ô Fils, ô Saint-Esprit !
Que tout homme ici-bas Vous prie
Et tout élu Vous loue au Ciel.

 

L'Assomption de la Vierge - Le Brun

Assomption – Alléluia (Rondeau)


Allelúia, allelúia. V/. Assumpta est María in cælum : gaudet exércitus Angelórum. Allelúia.

L'Assomption de la Vierge - Le Brun
L’Assomption de la Vierge – Le Brun

Alléluia ! Les jardins, les prairies
Et les vergers dans les Cieux ont fleuri.
Tout un chacun s’apprête dans le Ciel
Pour accueillir la reine la plus belle,
L’immaculée, la très sainte Marie.

Anges, chantez d’une voix attendrie
Celle que Dieu de tous temps a chérie,
Et répétez sans cesse, ô chœurs fidèles :
Alléluia !

Et nous, chrétiens, Mère de Jésus-Christ,
Nous vous offrons nos hymnes favoris,
Nous proclamons votre gloire éternelle,
Nous rappelons vos douceurs maternelles,
Et redisons sans cesse un même cri :
Alléluia !

 

La Sainte Famille - CC Père Igor

Sainte Famille – Introït


Ant. ad Introitum. Prov. 23, 24 et 25.
Exsúltat gáudio pater Iusti, gáudeat Pater tuus et Mater tua, et exsúltet quæ génuit te.
Ps. 83, 2-3.
Quam dilécta tabernácula tua, Dómine virtútum ! concupíscit et déficit ánima mea in átria Dómini.
V/.Glória Patri.

La Sainte Famille - CC Père Igor
La Sainte Famille – CC Père Igor

Que le père du Juste ait le cœur plein de joie.
Oh, qu’il est heureux, Votre père,
Qu’elle est heureuse, Votre mère,
Elle qui donna vie au plus puissant des Roys.

Ô Seigneur des Armées, que j’aime Vos demeures !
Moi qui, sur Vos parvis, durant ma vie demeure,
J’attends, dans les soupirs, les plaintes, les langueurs.

 

Le Jugement Dernier - Lochner (CC José Luiz Bernardes Ribeiro)

Dix-huitième dimanche après la Pentecôte – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/.Ps. 101, 16.
Timébunt gentes nomen tuum, Dómine, et omnes reges terræ glóriam tuam. Allelúia.

Le Jugement Dernier - Lochner (CC José Luiz Bernardes Ribeiro)
Le Jugement Dernier – Lochner (CC José Luiz Bernardes Ribeiro)

Le monde, à son soir,
Devant Votre gloire,
Tremblera, mon Dieu !
Les rois de la terre,
Eux qui s’élevèrent,
N’oseront ouvrir les yeux.

 

Dieu le Père trônant, entouré de la Vierge Marie et du Christ

Visitation de la Vierge Marie – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Felix es, sacra Virgo María, et omni laude digníssima : quia ex te ortus est sol iustítiæ, Christus, Deus noster. Allelúia.

Dieu le Père trônant, entouré de la Vierge Marie et du Christ
Dieu le Père trônant, entouré de la Vierge Marie et du Christ

Vierge sainte, ô Vierge Marie,
Ô Reine du Ciel et des anges,
Ô digne de toute louange,
Votre joie pour toujours fleurit.

De votre sein vient Jésus-Christ,
Le Dieu que Ses fidèles mangent,
Et l’astre éclatant qui se venge
Du crime et qui nous en guérit.

 

Un retable de la Crucifixion

Exaltation de la Sainte Croix – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Dulce lignum, dulces clavos, dúlcia ferens póndera : quæ sola fuísti digna sustinére Regem cælórum et Dóminum. Allelúia.

Un retable de la Crucifixion
Un retable de la Crucifixion

Qu’il est doux le bois
Sacré de la Croix,
Et doux les trois clous de fer
Mais nul n’est pour nous
Plus tendre et plus doux
Que l’Homme-Dieu qu’ils portèrent.

Ô bois assassin
Et pourtant si saint,
Le Ciel te jugea seul digne
De porter son Roy
Et fit de ta croix
Son plus noble et plus grand signe.

Circoncision de Notre-Seigneur - Philippe Quantin (CC Yelkrokoyade)

Octave de la Nativité – Postcommunion


Postcommunio.
Hæc nos commúnio, Dómine, purget a crímine : et, intercedénte beáta Vírgine Dei Genetríce María, cæléstis remédii fáciat esse consórtes. Per eúndem Dóminum.

Circoncision de Notre-Seigneur - Philippe Quantin (CC Yelkrokoyade)
Circoncision de Notre-Seigneur – Philippe Quantin (CC Yelkrokoyade)

Seigneur descendu
Au fond de nos cœurs,
Que Vous soient rendus
Les plus grands honneurs
Car ils Vous sont dus.

Purifiez nos côtes,
Nous Vous en prions,
De nos ordes fautes :
Ah, que Votre action
Divine les ôte !

Ô Vierge Marie
Secourez vos fils
Qui, humbles, vous prient,
Pour qu’un jour ils jouissent
Du céleste prix.

Jésus crucifié

Pro > spiritum – Stabat Mater #4 – Stances #76


Jésus crucifié
Jésus crucifié

Pro peccatis suæ gentis
vidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.

Vidit suum dulcem natum
morientem desolatum,
dum emisit spiritum.

Voici Jésus chargé de l’effroyable somme
Des fautes, des péchés et des vices des hommes,
Et souffrant d’eux haine et mépris.

La pauvre mère voit le doux Enfant qu’elle aime
Mourir abandonné des disciples eux-mêmes,
Et remettre à Dieu Son esprit.

Un retable de la Crucifixion

Quis > Filio – Stabat Mater #3 – Stances #75


Un retable de la Crucifixion
Un retable de la Crucifixion

Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio?

Quis non posset contristari,
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?

Oh, qui pourrait vraiment garder tout sec son œil,
Et contempler Marie, terrassée par le deuil,
Et sous la souffrance étouffant ?

Tout être un peu sensible et frémit et sanglote
Pour la mère du Christ qui, horrifiée, grelotte
Face aux tourments de son enfant.

Triptyque représentant Jésus crucifié entouré de Sa Mère et de saint Jean

Stabat > gladius – Stabat Mater #1 – Stances #73


Triptyque représentant Jésus crucifié entouré de Sa Mère et de saint Jean
Triptyque représentant Jésus crucifié entouré de Sa Mère et de saint Jean

En ce temps de Carême, je vous propose une adaptation du Stabat Mater qui s’achèvera vendredi en huit. Vous découvrirez chaque jour deux tercets. Le titre de l’article donnera le premier mot du premier tercet, et le dernier du deuxième tercet.

Stabat Mater dolorosa
Juxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransivit gladius.

Voyez debout la Mère, étouffant de douleurs,
Versant près de la Croix une source de pleurs
Pour son Fils tout prêt d’expirer.

Et d’amour débordant pour son enfant, son Fils,
Son âme gémissante, et triste, est au supplice :
Un glaive ardent l’a déchirée.

L'Annonciation

Et la Vierge dit : oui – Terza rima #6


L'Annonciation
L’Annonciation

Ce n’est pas encore l’Annonciation, mais c’est le sujet de l’évangile du jour, en cette fête de l’apparition de Notre Dame de Lourdes.

Que jamais l’homme ne se lasse,
Vierge et Mère, ô sainte Marie,
De vous rendre chaque jour grâces !

Insensé, délirant pari !
Dit notre faible intelligence ;
Est-ce que de nous Dieu se rit ?

Quoi, le sort de l’humaine engeance,
D’une seule femme dépend,
Femme encor dans l’adolescence ?

Entre le Christ et le serpent,
Au désir d’une jeune fille
Notre destin fut en suspens !

Mais que toujours votre nom brille,
Ô Notre-Dame, ô Vierge élue,
De notre rachat la cheville,

Puisque vous avez bien voulu
Agir avec obéissance,
Et nous apporter le Salut.

Le ciel est plein de réjouissance,
Et sur la terre, la voici,
Voici la divine naissance !

Ô Mère, je vous remercie.

La Sainte Famille

Une seule chair – Stances #64


La Sainte Famille
La Sainte Famille

Évangile du jour (St Mathieu 19,3-12)

Des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve, et ils lui dirent :  » Est-il permis de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ?  »
Il répondit :  » N’avez-vous pas lu que celui qui les créa, au commencement, les fit mâle et femelle,
et qu’il dit : A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ?
Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni ! « 

Quand je vois ma mère et mon père,
Pourquoi me semblent-ils distincts,
Semblent-ils former une paire,
Quand Vous dites qu’ils ne font qu’un ?

S’il voit deux formes singulières,
C’est parce que l’homme a deux yeux ;
Il verrait une seule chair
S’il pouvait prendre l’œil de Dieu.

Cette union, moi, fils, je l’atteste.
Me regarder, c’est les voir, eux,
Comme avec la pupille céleste :
Ai-je l’air découpé en deux ?