La lapidation de saint Étienne

Saint Étienne, protomartyr – Collecte


Oratio.
Da nobis, quǽsumus, Dómine, imitári quod cólimus : ut discámus et inimícos dilígere ; quia eius natalícia celebrámus, qui novit étiam pro persecutóribus exoráre Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum : Qui tecum vivit.

La lapidation de saint Étienne
La lapidation de saint Étienne

Haïrai-je mon ennemi
Quand le glaive ardent du Seigneur
Que nous célébrons en cette heure
Brisé sous les coups à demi
Vers les loups qui jetaient les pierres
Sur sa tête ne voulut point
Pour se venger brandir le poing
Mais tendit ses mains en prière.

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Vision du pape Clément Ier - Giovanni Battista Tiepolo

Saint Clément Ier – Secrète


Secreta

Oblátis munéribus, quǽsumus, Dómine, Ecclésiam tuam benígnus illúmina : ut, et gregis tui profíciat ubique succéssus, et grati fiant nómini tuo, te gubernánte, pastóres. Per Dóminum.

Vision du pape Clément Ier - Giovanni Battista Tiepolo
Vision du pape Clément Ier – Giovanni Battista Tiepolo

L’ombre avait recouvert les flancs de la montagne,
Et le pauvre troupeau d’agneaux et de brebis
Tremblant de voir le ciel ténébreux et subit,
Allait se dispersant : quelques uns dans la fagne,
D’autres vers la vallée, ou au fond d’un ravin,
Certains dans la forêt, sous l’obscure ramure
S’offraient au loup, à l’ours, à la dent la plus dure,
Et qui pourra nous dire, alors, ce qu’il advint ?
Or, les bergers, plongés dans l’ombre, la plupart,
Se querellaient, guidaient un morceau de troupeau,
Et chacun dans son sens voulait un bout de peau,
Chacun suivait sa voie et réclamait sa part.
Il en fut un, pourtant, qui voyait beaucoup mieux,
Et dont l’obscurité se tenait à distance ;
Il élève un autel, et rempli d’espérance,
Il fait cette prière en élevant les yeux :
« Daignez jeter Votre œil sur cette alme victime,
Et exaucer celui qui se penche à Vos pieds ;
Reformez le troupeau et, rempli de pitié,
Conduisez Vos pasteurs le plus loin de l’abîme. »

Saint François recevant les stigmates - Giotto

Impression des saints Stigmates de saint François – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Francíscus pauper et húmilis cælum dives ingréditur, hymnis cæléstibus honorátur. Allelúia.

Saint François recevant les stimates - Giotto
Saint François recevant les stigmates – Giotto

François, pauvre sur terre,
Arrive riche aux Cieux ;
Le plus humble des frères
Est le plus grand pour Dieu.

Il entre, et tous l’acclament,
Et les anges le louent,
Et les chœurs chantent l’âme
Victorieuse du loup.

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Le Bon Pasteur (attribué à Philippe de Champaigne) - CC Yelkrokoyade

Saint Josaphat – Communion


Ant. ad Communionem. Ioann. 10, 14.
Ego sum pastor bonus : et cognósco oves meas et cognóscunt me meæ.

Je ne suis pas un mercenaire
Qui travaille pour un salaire
Et qui déguerpit aussitôt
Que le loup montre son museau.

C’est Moi qui suis le bon pasteur,
C’est Moi qui suis rempli d’ardeur
Et ne prends jamais de repos
Pour les brebis de Mon troupeau.

Je connais chacune d’entre elles,
De la plus grasse à la plus frêle,
Et Mes brebis n’ignorent point
Que Je leur prodigue Mes soins.

Année de la miséricorde (logo)

Saint Jean de Kenty – Introit (extrait) – Sonnet


Année de la miséricorde (logo)
Année de la miséricorde (logo)

Ant. ad Introitum. Eccli. 18, 13.
[…]Qui misericórdiam habet, docet et érudit quasi pastor gregem suum. […]

Qui dit à tout un chacun : « Je suis miséricordieux »,
Qu’il n’ose point, quand l’un ou l’autre,
Quand son prochain dans le péché se vautre,
Qu’il ne le tolère pas et ne ferme point les yeux !

Car la vraie miséricorde enseigne les voies de Dieu.
Son partisan harangue comme un apôtre,
Et ne dit point : « Venez, soyez des nôtres :
Vous verrez que sans effort on peut s’élever aux Cieux. »

Il est semblable au berger qui prend grand soin de ses ouailles
Et qui ne les laisse point devenir les victuailles
De quelque fauve, ours, loup, panthère ou lion.

Mais lorsqu’il les voit blessées, lorsque la bête les blesse,
Il accourt, il les reprend, il les soigne avec tendresse
Bien que sur la plaie brûle la potion.

Antiphonaire - CC ignis

Te Deum – Liturgie #9


Antiphonaire - CC ignis
Antiphonaire – CC ignis

Il était d’usage, après les grandes victoires, de célébrer un Te Deum pour remercier Dieu de l’appui qu’Il avait accordé. Bien que je ne sois pas une nation, j’ai reçu de nombreuses grâces pour obtenir un concours, la semaine dernière précisément, raison pour laquelle je n’ai pas publié de poème sur ce blogue. Rassurez-vous, toutefois, la cadence va reprendre, à un rythme plus soutenu.

Mon Seigneur, ô mon Dieu, je chante Vos louanges !
Avec toute la création,
Avec l’armée des saints et le chœur de Vos anges,
J’entonne un chant de gloire et de bénédiction.

De leur plus belle voix, les puissances du Ciel,
Derrière Vos grands séraphins,
Glorifient Votre Nom, ô Seigneur éternel,
Et tressaillant d’amour, ils répètent sans fin :

« Qui peut se dire saint, sinon Vous, ô Seigneur,
Vous dont la perfection,
La majesté, la gloire, éblouit à toute heure
Les cohortes du ciel et les mille nations ? »

Du crépuscule à l’aube et du matin au soir,
Qu’importe le lion ou le loup !
Le prophète et l’apôtre, ô Prince plein de gloire,
Et le martyr candide, à l’unisson Vous louent.

L’Église immaculée proclame Vos mérites,
Vous, ô Père radieux,
Vous, ô Fils, divin Fils, dans son plus noble rite,
Et Vous, ô Saint-Esprit, qui n’êtes pas moins Dieu !

Fils éternel du Père, ô Christ, je Vous adore !
Ô Jésus, très doux Souverain,
Qui pour revêtir l’homme et rejeter la mort
N’avez point dédaigné la Vierge pour écrin !

Sur le hideux péché, Seigneur Dieu, quel triomphe !
Tous ceux qui croient en Votre Nom
Pourront Vous voir siéger au trône chrysogomphe
Parmi tous Vos guerriers portant Vos gonfanons.

Un jour, avec le sceptre et la main de justice,
Vous reviendrez pour nous juger ;
Pitié ! Dès maintenant, extirpez tous nos vices ;
Avant le Jugement, venez nous corriger.

Conduisez Votre peuple, ô Colonne de flammes,
Jusques aux joies du Paradis ;
Faites souffrir nos chairs, mais délivrez nos âmes ;
Que l’homme soit sauvé comme il lui fut prédit.

Tous les jours, ô Seigneur, que Votre main nous donne,
Avec ma trompette fendue,
Dans le sombre du cœur, ou la foule, je sonne,
Je chante en Votre honneur, me sachant entendu.

Nous Vous en supplions, regardez en ce jour
Votre serviteur à genoux ;
A nos supplications, ne demeurez point sourd :
Loin du péché, Seigneur, par pitié, tenez-nous.

Nous avons mis en Vous une grande espérance :
Soyez-nous miséricordieux ;
Ô Seigneur, Votre amour est pour nous plus qu’immense :
Laissez-nous pour toujours Vous rejoindre, ô mon Dieu.

Les tentations de saint Antoine

Sin – Psaume #118 – Distiques #50


Les tentations de saint Antoine
Les tentations de saint Antoine

Sin

161 Principes persecuti sunt me gratis,
et a verbis tuis formidavit cor meum.
162 Lætabor ego super eloquia tua,
sicut qui invenit spolia multa.
163 Iniquitatem odio habui, et abominatus sum,
legem autem tuam dilexi.
164 Septies in die laudem dixi tibi,
super judicia justitiæ tuæ.
165 Pax multa diligentibus legem tuam,
et non est illis scandalum.
166 Exspectabam salutare tuum, Domine,
et mandata tua dilexi.
167 Custodivit anima mea testimonia tua,
et dilexit ea vehementer.
168 Servavi mandata tua et testimonia tua,
quia omnes viæ meæ in conspectu tuo.

Sin

Je ne crains nullement l’homme persécuteur,
Mais de Vous oublier, ne serait-ce qu’une heure.

Quel bonheur, ô mon Dieu, quand je revêts Vos lois,
Comme un guerrier qui prend les dépouilles d’un Roi !

Qu’il est affreux, Seigneur, de Vous être rebelle ;
Votre législation, en revanche, est si belle !

Sept fois le jour, Seigneur, pour elle, je Vous loue,
Du lever du soleil jusqu’entre chien et loup.

L’amoureux de Vos lois a la paix pour salaire ;
Rien ne peut le séduire, à qui Dieu seul peut plaire !

J’attendais, Dieu très bon, la venue du salut,
Et j’ai, sur Vos décrets, jeté mon dévolu.

Voyez ! Ils sont gravés tout au fond de mon âme,
Et chaque lettre semble une lettre de flamme.

Oui, je leur obéis avec scrupule et soin :
De mon cœur Vous voyez les plus petits recoins.