L'Agneau de Dieu

Premier Dimanche de l’Avent – Alléluia


Allelúia, allelúia. V/. Ps. 84, 8. Osténde nobis, Dómine, misericórdiam tuam : et salutáre tuum da nobis. Allelúia.

L'Agneau de Dieu
L’Agneau de Dieu

Aux hommes dans l’obscurité,
Seigneur, montrez Votre bonté !
À nos âmes dans le malheur,
Faites-nous voir Votre Sauveur.

 

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Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont

Vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte – Graduel (suite et fin)


V/. Priúsquam montes fíerent aut formarétur terra et orbis : a sǽculo et usque in sǽculum tu es, Deus.

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont
Christ Pantocrator – Dôme du Saint-Sépulcre – CC bachmont

Avant que n’apparût le monde et l’univers,
Que ne fussent formées les terres et les mers,
Et ne fût l’homme enfin, au milieu, suscité
Pour en être la pointe, et la cime et le faîte,
Avant la création et pour l’éternité,
Seigneur, Vous êtes.

 

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont

Cinquième Dimanche après l’Épiphanie – Communion


Ant. ad Communionem. Luc. 4, 22.
Mirabántur omnes de his, quæ procedébant de ore Dei.

Christ Pantocrator - Dôme du Saint-Sépulcre - CC bachmont
Christ Pantocrator – Dôme du Saint-Sépulcre – CC bachmont

Toi qui lis tant les hommes,
Et les écoutes tant,
Tu n’ignores pas comme
Ils se trompent souvent.

La bouche de l’homme erre :
Le plus sage de nous
Souvent devrait se taire
Et se mettre à genoux.

Car notre bouche est d’ombre,
Elle éclaire bien peu,
Si petit est le nombre
De tout ce qu’elle peut.

La bouche de lumière
Est la bouche de Dieu ;
Homme, écoute ton Père,
Écoute de ton mieux.

Saint Jean de Kenty - CC Ludwig Schneider

Saint Jean de Kenty – Introït (extrait)


Ant. ad Introitum. Eccli. 18, 12-13.
Miserátio hóminis circa próximum : misericórdia autem Dei super omnem carnem.

Saint Jean de Kenty - CC Ludwig Schneider
Saint Jean de Kenty – CC Ludwig Schneider

L’homme voit son prochain pauvre, malade et triste :
Ce n’est que par moments
Qu’il vient à son secours, et le soigne et l’assiste.
S’il le voulait vraiment,
Pourrait-il secourir tous ceux qui sur la terre
Tremblent dans les malheurs et crient dans la misère ?

Mais il est un Seigneur qui règne dans les Cieux
Qui peut soigner la somme
Des malheureux humains, des nourrissons aux vieux
Aussi bien qu’un seul homme ;
Rien n’est dur à Celui qui fit le ciel si bleu :
Oublie l’homme oublieux, oublie l’homme et prie-Le.

Une représentation du Christ roi de l'univers

O Rex gentium – Grande Antienne O du 22 décembre – Quatrain #98


Une représentation du Christ roi de l'univers
Une représentation du Christ roi de l’univers

La Pierre angulaire évoque la fidélité durable, inébranlable de Dieu, le Rocher d’Israël, mais également l’action du Messie à venir ! Sans doute dans l’Ancien Testament le titre désigne Dieu lui-même et le salut qu’il apporte à son peuple. C’est le judaïsme tardif qui interprétera le thème de la pierre dans un sens messianique (Gn 28,18 ; Dn 2,34 ; Za 4, 7.10).

C’est sur la base du psaume 117 que l’Église primitive s’appuiera pour attribuer au Christ vainqueur de la mort les titres synonymes de « Rocher » et de « Pierre angulaire » (Ac 4,11 ; 1P 2,4-7). Dans son œuvre de salut, Jésus apparait comme cette « pierre rejetée des bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle » (Mc 12,11 ; Mt 21,37-43).

(Jours du Seigneur, Année liturgique, t.1, Brespols)

O Rex gentium, et desideratus earum, lapisque angularis, qui facis utraque unum : veni, et salva hominem, quem de limo formasti.

Ô Roi des nations de toute la terre,
Vous qu’elles supplient contre le démon,
Vous qui les liez, ô pierre angulaire,
Venez ! Sauvez l’homme issu du limon !

Saint Paul apôtre

La source du malheur – Stances #61


Saint Paul apôtre
Saint Paul apôtre

Le poème qui suit part (et s’éloigne un peu) de cette phrase de saint Paul, dans l’épitre du jour (Cor. 1,3-7) :

Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut.

Si vous ne cherchez, ô Seigneur,
Qu’à combler l’Homme de bonheur,
Pourquoi donc exiger de lui
Tant de souffrances inhumaines
Qui semblent absurdes et vaines
Dans les profondeurs de sa nuit ?

Si l’Homme verse tant de pleurs
Et si d’innombrables malheurs
Tombent du ciel comme la pluie,
Que pour responsable il se tienne
Car il a bu la coupe pleine
Du jus du plus immonde fruit.

Oh, ce poison persécuteur,
Par la faute duquel il meurt
Et qu’il a lui-même introduit
Dans ses artères et ses veines,
Voilà la source de ses peines,
De ses douleurs, voilà le puits !

De notre âme, de notre cœur,
Certes Jésus est le Sauveur :
Par Lui l’Homme point ne périt ;
Mais si puissante est la gangrène
Que pour ne point la laisser reine,
Il faut couper, malgré les cris.

Le sphinx de Gizeh

Le sable et le sphinx – Fable #5


Le sphinx de Gizeh
Le sphinx de Gizeh

En préambule de ce poème, dont l’objet et le ton divergent de ceux qui sont habituellement publiés ici, je me contenterai d’écrire que l’humanisme est haïssable.

Un célèbre écrivain qui parcourait le monde
Et trouvait dans chaque homme une source féconde,
Se rendit en Égypte afin d’y voir Gizeh
Dont l’antique grandeur sans raison le grisait.
Il aperçoit un peintre au pied des pyramides,
Un homme au front chenu, tout sillonné de rides,
Lui parle incontinent de ses plus grands romans,
Lui dit qu’il connait tout de l’humain, et comment
Il a tout pénétré des mystères de l’homme,
De l’amour, de la femme, et qu’il n’est rien, en somme,
Qui puisse lui rester humain et étranger,
– Et vous, que faites-vous ?, lui dit-il pour changer.
– Je peins, lui répond-il, jetez donc un coup d’œil.
– Eh bien… Je n’entre pas, je reste sur le seuil…
Que représentez-vous ? – Je peins ce que je vois.
– Le sphinx ? – Non, ça. – Comment ? Ah, j’en reste sans voix,
Comment voulez-vous faire une œuvre impérissable ?
Il faut peindre le sphinx et non les grains de sable !
– Tout doux mon bon ami, vous ne faites pas mieux :
Vous écrivez sur l’homme et vous négligez Dieu.