Tombeau de saint Rémi - CC Annesov

Saint Rémi – Collecte (Messe Statuit ei)


Oratio.
Da, quǽsumus, omnípotens Deus : ut beáti N. Confessóris tui atque Pontíficis veneránda sollémnitas, et devotiónem nobis áugeat et salútem. Per Dóminum.

Tombeau de saint Rémi - CC Annesov
Tombeau de saint Rémi – CC Annesov

Puisque nous chantons en ce jour
Les louanges d’un bienheureux,
D’un homme qui demeura sourd
Au chant sinistre du vautour
Même dans les jours ténébreux ;

Comme cet homme fut fidèle,
Et tourna toujours vers les Cieux,
Malgré la griffe criminelle,
Malgré le souffle affreux de l’aile,
Sa prière autant que ses yeux ;

Remplissez nos vies et nos âmes
De ferveur et de dévotion ;
Même menacés d’une lame,
Seigneur, arrachez-nous aux flammes
De l’éternelle damnation.

Jetez sur nous votre habit ample,
Et protégez-nous du danger ;
Saint que l’on fête dans Son temple,
Que le salut, à votre exemple,
Parvienne à notre cœur changé.

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Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège

Octave des Saints Pierre et Paul – Communion (avant 1955)


Ant. ad Communionem. Sap. 3, 1, 2 et 3.
Iustórum ánimæ in manu Dei sunt, et non tanget illos torméntum malítiae : visi sunt óculis insipiéntium mori : illi autem sunt in pace.

Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège
Saint Paul et saint Pierre – Le Corrège

L’âme du juste est dans la main de Dieu,
Entre Ses doigts et sous Ses divins yeux.
Que peut lui faire
L’esprit damné qui règne sur l’enfer,
Qui se croit fort, et qui n’est qu’orgueilleux ?

L’homme insensé croit que le juste est mort :
Ignorant l’âme, il ne voit que le corps.
Esprit épais !
Tu ne vois point que le juste est en paix
Et que plus rien ne peut lui faire tort.

Sainte Hostie de la Chapelle de Dijon - Barthélémy d'Eyck (attribution)

Troisième dimanche après la Pentecôte – Secrète


Secreta.
Réspice, Dómine, múnera supplicántis Ecclésiæ : et salúti credéntium perpétua sanctificatióne suménda concéde. Per Dóminum.

Sainte Hostie de la Chapelle de Dijon - Barthélémy d'Eyck (attribution)
Sainte Hostie de la Chapelle de Dijon – Barthélémy d’Eyck (attribution)

Voyez les aliments où Vous allez descendre,
Et voyez, ô Seigneur, l’Église qui Vous prie ;
C’est de Vous qu’elle veut toujours être nourrie,
Mais, humble, sur sa tête elle a versé des cendres.

Recevons, ô chrétiens, avec un pur esprit
Le seul Pain nourrissant, plus précieux qu’un trésor !
Puissions-nous Le manger sans encourir la mort
Et L’accueillir en nous en connaissant Son prix.

Qu’Il vienne dans nos cœurs en venant dans nos corps,
Et loin de nous valoir la juste damnation,
Qu’Il nous offre les fruits de la riche Passion
Pour conduire ici-bas nos âmes vers le port.

La Confession

La Confession


La Confession
La Confession

Que crains-tu, mon enfant ? Quelle peur te déroute ?
Pourquoi te détourner de ce grand sacrement ?
Tes fautes, réponds-tu ; mais Je les connais toutes.
La honte dans ton âme est un encombrement.
« Ah, Seigneur, me dis-tu, comme il serait facile,
D’avouer ses péchés seulement au bon Dieu ;
Se confesser au prêtre, est-ce vraiment utile ?
Un pécheur comme moi, représenter les Cieux ? »
Créature inconsciente, ah, quel est ce désir ?
Mais si tu Me voyais, Moi qui suis perfection,
Devant tant de beauté, tu n’oserais rien dire,
Tu n’oserais paraître avec ton abjection,
Tu fuirais loin de Moi, horrifié par tes crimes,
Tu te dirais toujours : « Je suis toujours trop prêt »,
Tu te verrais indigne, et courrais à l’abîme,
Tu te verrais damnable et tu te damnerais.
Mais Je veux te sauver ; viens, Je te le demande ;
Fléchis donc le genou, ne sois pas réticent,
Et ne crois surtout pas que ta faute est trop grande :
Donne-moi ton fumier, J’en ferai de l’encens.

La Dormition de la Sainte Vierge (Abbaye de Fécamp)

Christe > gloria – Stabat Mater #10 (et fin) – Stances #82


La Dormition de la Sainte Vierge (Abbaye de Fécamp)
La Dormition de la Sainte Vierge (Abbaye de Fécamp)

Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur,
fac ut animæ donetur
Paradisi gloria.

Ô Christ, quand sonnera l’heure ultime et fatale,
Que la Vierge, vers Vous, me guide loin du mal,
M’arrache au nombre des maudits !

Et quand ma pauvre chair cherra dans le cadavre,
Conduisez mon esprit vers les célestes havres,
Vers la gloire du Paradis !

Tympan de la cathédrale d'Autun

Fac > judicii – Stabat Mater #8 – Stances #81


Tympan de la cathédrale d'Autun
Tympan de la cathédrale d’Autun

Fac me plagis vulnerari,
fac me cruce inebriari,
et cruore Filii.

Flammis ne urar succensus
per te Virgo, sim defensus
in die judicii.

Que ma trop tendre chair reçoive Ses blessures,
Que je sois enivré de Son sang saint et pur,
Qu’à mon tour, je porte la Croix.

Ne me laissez point choir, ô Mère, dans les flammes !
Soyez mon avocate et défendez mon âme
Au jour où jugera le Roy.

Saint Pierre

Tau – Psaume #118 (fin) – Distiques #51


Saint Pierre
Saint Pierre

Voici donc la dernière strophe de notre paraphrase du psaume 118. C’est la fin, mais, comme disait je ne sais plus quel auteur, les grands poèmes ne s’achèvent qu’au ciel. C’est le cas de ce psaume, à défaut de ma pauvre paraphrase.

Tau

169 Appropinquet deprecatio mea in conspectu tuo, Domine ;
juxta eloquium tuum da mihi intellectum.
170 Intret postulatio mea in conspectu tuo ;
secundum eloquium tuum eripe me.
171 Eructabunt labia mea hymnum,
cum docueris me justificationes tuas.
172 Pronuntiabit lingua mea eloquium tuum,
quia omnia mandata tua æquitas.
173 Fiat manus tua ut salvet me,
quoniam mandata tua elegi.
174 Concupivi salutare tuum, Domine,
et lex tua meditatio mea est.
175 Vivet anima mea, et laudabit te,
et judicia tua adjuvabunt me.
176 Erravi sicut ovis quæ periit : quære servum tuum,
quia mandata tua non sum oblitus.

Tau

Seigneur, que ma prière atteigne Vos oreilles :
Donnez-moi d’embrasser Votre loi nonpareille !

Pitié, prêtez l’oreille à ma supplication :
Arrachez de mon cœur l’horrible damnation !

Et quand je connaîtrai Votre loi sans mélange,
Je ferai retentir une hymne de louange !

Vos préceptes sacrés, je les proclamerai,
Car l’Homme doit savoir qu’il n’en est d’autre vrai.

Que Votre main, mon Dieu, me saisisse et me sauve,
Car j’ai gardé Vos lois sous la griffe du fauve.

J’ai médité Vos lois, et sans fin j’ai voulu,
Par dessous tout, Seigneur, avoir Votre salut !

Rempli de vie, mon cœur chantera Votre gloire :
Au jour du Jugement, Vous m’aurez en mémoire.

Cherchez moi, retrouvez Votre brebis perdue,
Car à garder Vos lois, j’ai été assidu.