Le Bon Pasteur

Dix-septième dimanche après la Pentecôte – Collecte


Oratio.
Da, quǽsumus, Dómine, pópulo tuo diabólica vitáre contágia : et te solum Deum pura mente sectári. Per Dóminum.

Le Bon PasteurLa griffe affreuse du diable
A pour nous yeux
Quelque chose d’agréable :
Protégez-nous, ô mon Dieu !

Que notre cœur reste pur
À tout jamais,
Que notre œil regarde l’azur
Et monte jusqu’au sommet.

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Le Bon Pasteur (attribué à Philippe de Champaigne) - CC Yelkrokoyade

Confiance ! – Ballade


Le Bon Pasteur (attribué à Philippe de Champaigne) - CC Yelkrokoyade
Le Bon Pasteur (attribué à Philippe de Champaigne) – CC Yelkrokoyade

J’entends… Qu’entends-je ? Au loin, comme un gouffre qui rit,
Comme des rocs, des crocs, qui grincent et qui tranchent ;
Mon œil voit tous les ciels serrés sous une manche,
Et l’air à mon nez semble une haleine pourrie.
Tout croule, tout se meurt, tout se perd, tout périt,
Tout reflète à mes yeux la rougeur de l’enfer,
Mais c’est Vous, ô Seigneur, qui régnez sur la terre.

Ma demeure, inondée de rats et de souris,
Ne peut porter le poids d’une telle avalanche ;
Déjà le mur vacille et déjà le toit penche,
Mais sa sœur n’en a cure et va sourde à mes cris.
Abominable et folle, elle se croit guérie,
Et pour que je guérisse, elle me fait la guerre,
Mais c’est Vous, ô Seigneur, qui régnez sur la terre.

Hélas, sanglote encor ! Regarde, ô mon esprit,
Semblable au rouge-gorge agrippé sur sa branche,
Regarde le loup noir sous une toison blanche
Qui mâche le troupeau qui l’adore et le prie.
Ces moutons insensés sous ses ongles sont pris ;
Ils ne gémissent point, et lui disent : « Mon Père ! »,
Mais c’est Vous, ô Seigneur, qui régnez sur la terre.

Envoi.
Seigneur plein de bonté de qui je suis chéri,
Faites que mon cœur soit de confiance nourri,
Car l’orage nous bat sous une pluie de fer,
Mais c’est Vous, ô Seigneur, qui régnez sur la terre.

Le Bon Pasteur (attribué à Philippe de Champaigne) - CC Yelkrokoyade

Saint Josaphat – Communion


Ant. ad Communionem. Ioann. 10, 14.
Ego sum pastor bonus : et cognósco oves meas et cognóscunt me meæ.

Je ne suis pas un mercenaire
Qui travaille pour un salaire
Et qui déguerpit aussitôt
Que le loup montre son museau.

C’est Moi qui suis le bon pasteur,
C’est Moi qui suis rempli d’ardeur
Et ne prends jamais de repos
Pour les brebis de Mon troupeau.

Je connais chacune d’entre elles,
De la plus grasse à la plus frêle,
Et Mes brebis n’ignorent point
Que Je leur prodigue Mes soins.