Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs - CC Tango7174

Dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul – Secrète


Secreta.
Annue, quǽsumus, Dómine, précibus nostris : ut, dum hæc vota præséntia réddimus, ad ætérna prǽmia, te adiuvánte, perveníre mereámur. Per Dóminum.

Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs - CC Tango7174
Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs – CC Tango7174

Nos mains jointes, ô Triple Rais,
Tenez-les serrées dans les Vôtres,
Car en l’honneur de Vos apôtres,
Le sacrifice est déjà prêt.
Lorsque nous serons nus, au soir,
Faites s’envoler du piémont
Nos habits jusque sur le Mont
Où Vous êtes l’eau douce à boire.

  • Triple Rais : Dieu
  • prendre les mains jointes dans les Siennes : agréer les prières
  • soir : mort
  • habit : âme
  • piémont : ici-bas, la terre
  • Mont : Paradis (vu d’en bas)
  • eau (dans le Paradis) : récompense des élus
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Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège

Vigile des saints Pierre et Paul – Postcommunion


Postcommunio.
Quos cælésti, Dómine, aliménto satiásti : apostólicis intercessiónibus ab omni adversitáte custódi. Per Dóminum nostrum.

Saint Paul et saint Pierre - Le Corrège
Saint Paul et saint Pierre – Le Corrège

Voyez ces hommes en prière,
Les yeux clos, les genoux à terre
Et les mains jointes fermement ;
Seigneur Jésus, comment se taire
Quand l’âme enflammée toute entière
Reçoit le Roy du Firmament ?

Nourris du pain plus blanc que jour,
Nous implorons votre secours,
Saints apôtres remplis de foi ;
Apportez-nous votre concours
Jusques au céleste séjour
Où nous poserons notre croix.

Le Caravage - La Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas

Conversion de saint Paul – Alleluia


Allelúia, allelúia. V/. Magnus sanctus Paulus, vas electiónis, vere digne est glorificándus, qui et méruit thronum duodécimum possídere. Allelúia.

Ô grand saint Paul, ô vase d’élection,
Ô grand apôtre envoyé aux nations,
Notre Seigneur et sa très sainte épouse,
Que vous avez si noblement servis,
Et auxquels fut consacrée votre vie
Vous ont donné un trône au sein des douze.

Et nous, enfants des malheureux gentils,
A qui le diable a si longtemps menti,
Qui, si longtemps, vécurent dans le noir,
Vous nous avez apporté la clarté
De l’espérance et de la vérité,
Ô grand saint Paul, nous chantons votre gloire.

Saint Simon et saint Jude - CC Rh-67

Saints Simon et Jude – Offertoire (Sonnet)


Ant. ad Offertorium. Ps. 18, 5.
In omnem terram exívit sonus eórum : et in fines orbis terræ verba eórum.

Les peuples de la terre
Entendirent leur voix.
Les hommes écoutèrent
Les envoyés du Roy.

Seigneur, pour Vous complaire,
Brandissant Votre Croix,
Aux gentils ils montrèrent
Votre impeccable voie.

Jusqu’aux confins du monde,
Sur la poussière et l’onde,
Vous les avez conduits.

Par eux Votre Évangile
Illumina cent villes
Et rejeta la nuit.

Année de la miséricorde (logo)

Saint Jean de Kenty – Introit (extrait) – Sonnet


Année de la miséricorde (logo)
Année de la miséricorde (logo)

Ant. ad Introitum. Eccli. 18, 13.
[…]Qui misericórdiam habet, docet et érudit quasi pastor gregem suum. […]

Qui dit à tout un chacun : « Je suis miséricordieux »,
Qu’il n’ose point, quand l’un ou l’autre,
Quand son prochain dans le péché se vautre,
Qu’il ne le tolère pas et ne ferme point les yeux !

Car la vraie miséricorde enseigne les voies de Dieu.
Son partisan harangue comme un apôtre,
Et ne dit point : « Venez, soyez des nôtres :
Vous verrez que sans effort on peut s’élever aux Cieux. »

Il est semblable au berger qui prend grand soin de ses ouailles
Et qui ne les laisse point devenir les victuailles
De quelque fauve, ours, loup, panthère ou lion.

Mais lorsqu’il les voit blessées, lorsque la bête les blesse,
Il accourt, il les reprend, il les soigne avec tendresse
Bien que sur la plaie brûle la potion.

Coeur Immaculé de Marie - CC Diana Ringo

Coeur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie – Evangile


Coeur Immaculé de Marie - CC Diana Ringo
Cœur Immaculé de Marie – CC Diana Ringo

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Ioánnem.
Ioann. 19, 25-27.
In illo témpore : Stabant iuxta Crucem Iesu Mater eius, et soror Matris eius, María Cléophæ, et María Magdaléne. Cum vidísset ergo Iesus Matrem, et discípulum stantem, quem diligébat, dicit Matri suæ : Múlier, ecce fílius tuus. Deinde dicit discípulo : Ecce Mater tua. Et ex illa hora accépit eam discípulus in sua.

Parmi les railleries des Juifs et des Romains,
Et sous les quolibets de l’un des criminels,
Sous les yeux triomphants du chérubin1 rebelle,
Des femmes sanglotaient, la tête dans les mains.

Tout autour de Jésus pleuraient Marie, sa mère,
Marie de Cleophas, Marie de Magdala,
Trois femmes près du Christ, dans l’ombre et dans l’éclat,
Et le dernier apôtre en ces heures amères.

Alors, le Roy des rois, les voyant près de lui,
Dit à sa mère et Jean, au milieu du supplice :
« Voici ta mère, ô Jean ; Mère, voici ton fils. »
Et la Vierge habita chez l’apôtre depuis.

1 Cf. Ezechiel 28,14 sqq.

14 Tu cherub extentus, et protegens,
et posui te in monte sancto Dei :
in medio lapidum ignitorum ambulasti,
15 perfectus in viis tuis a die conditionis tuæ,
donec inventa est iniquitas in te.
16 In multitudine negotiationis tuæ
repleta sunt interiora tua iniquitate, et peccasti :
et ejeci te de monte Dei,
et perdidi te, o cherub protegens, de medio lapidum ignitorum.

Antiphonaire - CC ignis

Te Deum – Liturgie #9


Antiphonaire - CC ignis
Antiphonaire – CC ignis

Il était d’usage, après les grandes victoires, de célébrer un Te Deum pour remercier Dieu de l’appui qu’Il avait accordé. Bien que je ne sois pas une nation, j’ai reçu de nombreuses grâces pour obtenir un concours, la semaine dernière précisément, raison pour laquelle je n’ai pas publié de poème sur ce blogue. Rassurez-vous, toutefois, la cadence va reprendre, à un rythme plus soutenu.

Mon Seigneur, ô mon Dieu, je chante Vos louanges !
Avec toute la création,
Avec l’armée des saints et le chœur de Vos anges,
J’entonne un chant de gloire et de bénédiction.

De leur plus belle voix, les puissances du Ciel,
Derrière Vos grands séraphins,
Glorifient Votre Nom, ô Seigneur éternel,
Et tressaillant d’amour, ils répètent sans fin :

« Qui peut se dire saint, sinon Vous, ô Seigneur,
Vous dont la perfection,
La majesté, la gloire, éblouit à toute heure
Les cohortes du ciel et les mille nations ? »

Du crépuscule à l’aube et du matin au soir,
Qu’importe le lion ou le loup !
Le prophète et l’apôtre, ô Prince plein de gloire,
Et le martyr candide, à l’unisson Vous louent.

L’Église immaculée proclame Vos mérites,
Vous, ô Père radieux,
Vous, ô Fils, divin Fils, dans son plus noble rite,
Et Vous, ô Saint-Esprit, qui n’êtes pas moins Dieu !

Fils éternel du Père, ô Christ, je Vous adore !
Ô Jésus, très doux Souverain,
Qui pour revêtir l’homme et rejeter la mort
N’avez point dédaigné la Vierge pour écrin !

Sur le hideux péché, Seigneur Dieu, quel triomphe !
Tous ceux qui croient en Votre Nom
Pourront Vous voir siéger au trône chrysogomphe
Parmi tous Vos guerriers portant Vos gonfanons.

Un jour, avec le sceptre et la main de justice,
Vous reviendrez pour nous juger ;
Pitié ! Dès maintenant, extirpez tous nos vices ;
Avant le Jugement, venez nous corriger.

Conduisez Votre peuple, ô Colonne de flammes,
Jusques aux joies du Paradis ;
Faites souffrir nos chairs, mais délivrez nos âmes ;
Que l’homme soit sauvé comme il lui fut prédit.

Tous les jours, ô Seigneur, que Votre main nous donne,
Avec ma trompette fendue,
Dans le sombre du cœur, ou la foule, je sonne,
Je chante en Votre honneur, me sachant entendu.

Nous Vous en supplions, regardez en ce jour
Votre serviteur à genoux ;
A nos supplications, ne demeurez point sourd :
Loin du péché, Seigneur, par pitié, tenez-nous.

Nous avons mis en Vous une grande espérance :
Soyez-nous miséricordieux ;
Ô Seigneur, Votre amour est pour nous plus qu’immense :
Laissez-nous pour toujours Vous rejoindre, ô mon Dieu.