Saint Albert le Grand - Vincenzo Onofri - CC seilko

Saint Albert le Grand – Postcommunion


Postcommunio
Per hæc sancta quæ súmpsimus, ab hóstium nos, Dómine, impugnatióne defénde : et intercedénte beáto Albérto Confessóre tuo atque Pontífice, perpétua pace respiráre concéde ; Per Dóminum.

Saint Albert le Grand - Vincenzo Onofri - CC seilko
Saint Albert le Grand – Vincenzo Onofri – CC seilko

Rayon d’or, que l’Agneau que nous avons reçu
Des méfaits du serpent à jamais nous défende.
Albert, degré qui mène à la Montagne grande,
Demandez que le soir nous découvre dessus.

  • Rayon d’or : Dieu
  • Agneau : Eucharistie
  • serpent : diable
  • degré : saint intercesseur
  • Montagne : Paradis, vu de la terre
  • soir : mort
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Vision du pape Clément Ier - Giovanni Battista Tiepolo

Saint Clément Ier – Secrète


Secreta

Oblátis munéribus, quǽsumus, Dómine, Ecclésiam tuam benígnus illúmina : ut, et gregis tui profíciat ubique succéssus, et grati fiant nómini tuo, te gubernánte, pastóres. Per Dóminum.

Vision du pape Clément Ier - Giovanni Battista Tiepolo
Vision du pape Clément Ier – Giovanni Battista Tiepolo

L’ombre avait recouvert les flancs de la montagne,
Et le pauvre troupeau d’agneaux et de brebis
Tremblant de voir le ciel ténébreux et subit,
Allait se dispersant : quelques uns dans la fagne,
D’autres vers la vallée, ou au fond d’un ravin,
Certains dans la forêt, sous l’obscure ramure
S’offraient au loup, à l’ours, à la dent la plus dure,
Et qui pourra nous dire, alors, ce qu’il advint ?
Or, les bergers, plongés dans l’ombre, la plupart,
Se querellaient, guidaient un morceau de troupeau,
Et chacun dans son sens voulait un bout de peau,
Chacun suivait sa voie et réclamait sa part.
Il en fut un, pourtant, qui voyait beaucoup mieux,
Et dont l’obscurité se tenait à distance ;
Il élève un autel, et rempli d’espérance,
Il fait cette prière en élevant les yeux :
« Daignez jeter Votre œil sur cette alme victime,
Et exaucer celui qui se penche à Vos pieds ;
Reformez le troupeau et, rempli de pitié,
Conduisez Vos pasteurs le plus loin de l’abîme. »

Le martyre de saint Chrysanthe et de sainte Darie

Saint Chrysanthe et sainte Darie – Communion (Sonnet)


Ant. ad Communionem. Sap. 3, 4, 5 et 6.
Et si coram homínibus torménta passi sunt, Deus tentávit eos : tamquam aurum in fornáce probávit eos, et quasi holocáusta accépit eos.

Le martyre de saint Chrysanthe et de sainte Darie
Le martyre de saint Chrysanthe et de sainte Darie

Ils ont souffert
Mille tourments :
Le feu, le fer,
Terriblement !

À Dieu le Père
Dans ces moments
Ils ont su plaire
Splendidement.

Dans cette mort,
Ils miment l’or
Qu’on purifie ;

Et leur modèle
Est l’humble agnel
Qu’on sacrifie.

Saint Laurent de Brindes

Saint Laurent de Brindes – Alléluia (Messe In medio)


Allelúia, allelúia. V/. Eccli. 45, 9. Amávit eum Dóminus, et ornávit eum : stolam glóriæ índuit eum. Allelúia.

Saint Laurent de Brindes
Saint Laurent de Brindes

Le Seigneur sur son front fut un torrent d’amour,
Et tant qu’il vécut ici-bas,
Dieu le soutint dans le combat,
Et dans tous les périls lui porta Son secours.

Quand sur son front chenu l’obscurité tomba,
Dieu le recueillit à Sa cour,
Lui ouvrit les portes du jour,
À la mort éternelle, enfin, le déroba.

Il lui fit un triomphe à la cime du Ciel,
Et au plus haut du firmament
Il le couvrit d’un vêtement
Brillant comme un soleil et blanc comme un agnel.

Pour avoir observé tous Ses commandements,
Et pour avoir été fidèle,
Dieu le vêt de gloire éternelle
Et resplendit en lui comme dans un diamant.

Saint Silvère

Saint Silvère – Introït (messe Si diligis)


Ant. ad Introitum. Ioann. 21, 15, 16 et 17.
Si díligis me, Simon Petre, pasce agnos meos, pasce oves meas. (T.P. Allelúia, allelúia.)
Ps. 29, 2.
Exaltábo te, Dómine, quóniam suscepísti me, nec delectásti inimícos.
V/.Glória Patri.

Saint Silvère
Saint Silvère

Si tu M’aimes, Simon, laisse ici tes filets
Et dans ce pré dont Dieu te confie la tutelle,
Fais paître Mon troupeau de brebis et d’agnels,
Et du terrible loup, Pierre, protège-les.

Vers Vous Seigneur, mon chant s’élève !
Vous m’avez trouvé terrassé
Et sous la menace d’un glaive.

Mais Vous avez daigné chasser
Celui qui m’avait mis à terre,
Et ma honte s’est effacée.

Il ne rit plus, mon adversaire,
Il se lamente dans la nuit !
Soyez béni, ô divin Père,

Secourable et céleste appui !

Le Christ en Croix

Vexilla Regis – Stances #78 – Liturgie #4 – Hymne #3


Le Christ en croix
Le Christ en croix

Il n’était pas possible d’achever ce Carême sans une adaptation du Vexilla Regis de saint Venance Fortunat, dont le vers le plus remarquable donne le titre de ce blogue. J’aurais voulu me tenir au plus près de ce texte admirable en employant la même métrique ; malheureusement, le manque de temps et la moindre concision de notre langue ne me l’a pas permis.

Note sur le texte : il existe plusieurs versions du Vexilla Regis ; je me suis fondé non sur le texte original, mais sur le texte liturgique, qui compte moins de strophes et quelques modifications notables.

Vexilla Regis prodeunt:
fulget Crucis mysterium,
qua vita mortem pertulit,
et morte vitam protulit.

Quae, vulnerata lanceae,
mucrone, diro, criminum
ut nos laveret sordibus,
manavit unda et sanguine.

Impleta sunt quae concinit
David fideli carmine,
dicendo nationibus:
regnavit a ligno Deus.

Arbor decora et fulgida,
ornata Regis purpura,
electa digno stipite
tam sancta membra tangere.

Beata, cuius brachiis
pretium pependit saeculi:
statera facta corporis,
praedam tulitque tartari.

O Crux ave, spes unica !
hoc Passionis tempore,
piis adauge gratiam,
reisque dele crimina.

Te, fons salutis Trinitas,
collaudet omnis spiritus:
quibus Crucis victoriam
largiris, adde praemium. Amen.

Voyez venir vers nous les étendards du Roy,
Et voyez resplendir la mystérieuse Croix :
C’est la Vie qui du bois est tombée dans la mort,
Et c’est de cette mort qu’à jamais la vie sort.

Percé par une lance en un dernier assaut,
Du côté du Seigneur un rouge et blanc ruisseau,
Ru pur et plein d’amour qui coule sur le monde
Qui lave nos péchés et nos fautes immondes.

Ce qui jusqu’à ce jour demeurait imprécis,
Et sous le voile saint d’antiques prophéties,
Ce que David chanta devint clair à cette heure :
« Sur un trône de bois règnera le Seigneur. »

Oh, quel arbre sans prix, quel arbre merveilleux,
Revêtu de la pourpre, et de celle de Dieu !
Lui qu’on a jugé digne entre toutes les souches
Qu’il serve cet Agneau, qu’il le porte et le touche !

Ô bienheureuse Croix dont les immenses bras
Ont porté ce que l’homme a fait, fait et fera,
Ô Croix, toi qui soutins la très sainte Victime
Qui ravit l’homme au diable et racheta nos crimes.

Ô Croix, seule espérance, ô Croix, je te salue !
Ô Croix, source de vie, servante du Salut,
En ces temps douloureux, fais croître en nous la grâce,
Et de la moindre faute, efface toute trace.

Fontaine de Salut, ô Sainte Trinité,
Que tout être Vous loue sans jamais s’arrêter ;
Vous nous avez donné par la Croix la victoire :
Accordez nous son fruit, donnez-nous de Vous voir.

Les anges apparaissant aux bergers

Aux bergers de Bethléem – Epitre #31


Les anges apparaissant aux bergers
Les anges apparaissant aux bergers

Après la Sainte Famille, les Bergers sont les héros de nos crèches (sans oublier les moutons). Ils sont les premiers à avoir reçu le privilège de voir le Christ nouveau-né.

Bergers, pâtres, pasteurs, il est bien naturel
Que vous soyez passés avant mages et rois !
Lorsque l’ange de Dieu, avec ses grandes ailes
Apparut devant vous dans la nuit et le froid,
Vous étiez endormis et couchés sur la terre,
Et recroquevillés au milieu du troupeau,
Le dos tout raviné de racines, de pierres,
La laine des moutons réchauffait votre peau.
Ainsi peuples et rois, dans une nuit profonde
Gisaient, depuis Adam, quasi cadavéreux,
Car ils appartenaient aux ténèbres du monde
Ne sachant rien encor du salut fait pour eux.
Bergers, l’ange vous guide, et bientôt sur la route
Sa lumière et sa voix sont autant de signaux
Qui conduisent vos pas sous la céleste voûte
Vers le divin enfant, pasteur autant qu’agneau.