Sur une satire très-mauvaise – Nicolas Boileau

Nicolas Boileau-Despréaux
Nicolas Boileau-Despréaux

Boileau, bien connu pour son art poétique et ses satires, était également un redoutable épigrammatiste. Il en écrivit une quarantaine dont certaines touchent au génie. Dans l’ensemble, il se montre bien meilleur que tous ceux que j’ai publiés sur ce blogue. Boileau avait l’art de se faire des ennemis (tout comme Malherbe du reste, et pour des raisons similaires) ; il les écrasait sous ses vers, et ceux-là le lui rendaient bien. Parmi eux, l’abbé Cotin, peint par Molière sous les traits de Trissotin dans Les Femmes savantes. Cotin avait violemment critiqué les satires de Boileau, notamment dans une poème prétendant imiter le style de son adversaire. N’ayant jamais lu cette parodie, je ne saurais dire si elle était ressemblante. En revanche, Boileau n’a pas goûté la plaisanterie. Quelle surprise !

SUR UNE SATIRE TRÈS-MAUVAISE,

Que l’abbé Cotin avait faite, et qu’il faisait courir sous mon nom.

En vain par mille et mille outrages
Mes ennemis, dans leurs ouvrages,
Ont cru me rendre affreux aux yeux de l’univers.
Cotin, pour décrier mon style,
À pris un chemin plus facile :
C’est de m’attribuer ses vers.

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